Monday, May 30, 2011

ALB begs for a summer


Les beaux jours sont là, le soleil s'est invité chez nous pour le printemps et a décidé d'y rester, et l'été approche. C'est le groupe ALB qui va être content, puisque leur EP I beg for a summer nous sera servi en amuse bouche le 6 juin avant la sortie prochaine d'un album.

ALB, avec à sa tête Clément Daquin, est un groupe qui nous arrive tout droit de Reims, vivier de jeunes groupes tous aussi talentueux les uns que les autres (Yuksek, The Shoes, The Bewitched Hands,...). Après un premier album, Mange Disque, sorti en 2007, un nouvel opus du groupe était attendu avec impatience. Ce sera chose faite cette année.

I beg for a summer vient nous servir sur un plateau un assortiment de titres frais aux consonances pop-rock avec une petite touche électro qui sentent bon l'été.
Parmi les 4 titres qui nous sont proposés, on retrouve le très entraînant "Golden Chains", sur lequel on peut retrouver la participation de The Shoes, détenteur du label d'ALB. Dès la première écoute on se surprend à chantonner le refrain de cette chanson qui met de bonne humeur dès le réveil. On peut y retrouver un petit côté Bewitched Hands, groupe rémois de talent également. Cette chanson a tout pour être un tube.


Nous pouvons aussi retrouver sur cet EP "Show me your love", chanson qui nous embarque au fur et à mesure que la mélodie avance et que le rythme de la batterie se fait de plus en plus entendre.
"Brand new start" et "Never miss you" ont eux aussi un charme indéniable et une mélodie qui reste en tête.

En bref, cet échantillon nous donne envie de découvrir le groupe davantage et on attend avec impatience l'arrivée de l'album. D'ici là, inutile de vous restreindre, je vous recommande une consommation sans modération de ces quelques titres qui s'accordent parfaitement avec l'arrivée de l'été.

Ils seront en concert à le Flèche d'Or le 10 juin.




Lo'birds


Friday, May 27, 2011

Bénabar "Teaser de la prochaine tournée" en 2012

Si l'adresse URL de ce blog comporte le prénom "Bruno", ce n'est pas pour rien!
En voici un qui vient de nous annoncer une excellente nouvelle: un nouvel album pour Bénabar pour le 5 décembre 2011 et une nouvelle tournée dès février 2012!

Et si on commençait dès à présent à décompter les dodos?




MusicAndMe


Wednesday, May 25, 2011

"Willows"


Il est des hasards qui sont parfois bien heureux! Et ce dont je vais vous parler maintenant en fait partie!

Il y a quelques temps, à présent, je me suis baladée sur la page facebook d'un certain groupe dont je vous ai déjà tant et tant parlé (je vous laisse deviner lequel!) et, par le plus grand des hasards, j'ai cliqué sur un lien qui y était posté. Et là, boum, quelle ne fut pas ma surprise! Un groupe de musique qui séduit mes petites oreilles (oui un de plus!): Willows.

Qui se cache derrière ce groupe? 4 musiciens et amis originaires de Haute-Savoie: Leo, Marc, Thomas et William.
Pour le moment, le groupe n'a pas de maison de disque et donc pas encore d'album à son actif. Mais ils nous offrent déjà 6 titres en écoute gratuite sur le net.

A travers ces 6 titres, on retrouve des influences diverses de grands groupes de la mouvance pop-rock actuelle ou passée.

Les titre "Colder than Snow" ou "Blind" me font, par exemple, quelque peu penser au groupe Hoobastank et leur titre "The Reason": une introduction douce et calme au son de différentes guitares avec une montée crescendo dans la puissance des instruments et la voix du chanteur. Si vous avez vibré au son de cette ballade de Hoobastank, aucun doute, vous tomberez sous le charme de ces titres de Willows.
Dans "A Way Out", le duo piano/guitare peut nous faire songer à quelques titres du groupe The Fray. Mais, malgré ces petites touches de rappel, la voix doucement rauque du chanteur de Willows donne cette petite touche particulière à la ballade.
Certains diront peut-être que c'est Radiohead et la chanson "Creep" qui a plutôt influencé Willows au sein du titre "Carolyn". Si vous allez écouter le titre, vous comprendrez le pourquoi du comment de cette petite similitude. Quant à savoir si c'est voulu ou non, il faudrait le demander au groupe pour le savoir.

Il reste deux titres dont je ne vous ai pas encore parlé: "Among the Stars" et "Sad Melody". Qu'en dire? Que du bien, croyez-moi! Mais si vous allez y jeter une oreille par vous-mêmes, vous vous ferez sûrement une meilleure idée de la magie qui se dégage de l'univers de ce groupe.

Que peut-on leur souhaiter? De trouver une maison de disque pour enregistrer leur premier album et de rencontrer le succès qu'ils méritent car, si la musique adoucit les moeurs, alors la leur permettra à la paix d'enfin régner sur la terre! (oui, oui, je vois grand!).


Latest tracks by Willows

MusicAndMe


Monday, May 23, 2011

Scarlet Queens - Outside Play


Avec l’approche de l’été et le retour du marathon des festivals, on a comme l’impression qu’il y a moins de sorties d’albums. Mais que nenni, ce n’est en effet qu’une impression, on regarde juste du mauvais côté. Plein de petits groupes bourrés de talent en profitent pour sortir leur EP ou leur album.
Je viens aujourd’hui vous parler de l’un d’eux, les Scarlet Queens, dont l’EP, Outside play, vient à peine de sortir.

L’origine de Scarlet Queens est pour le moins originale, cela vient du nom que l’on donnait aux prostituées de luxe à Londres au début du 19ème siècle. Le groupe naît en 2007 avec Quentin Guglielmi et Gaspard Ménier. Après plusieurs allers et venues et l'arrivée d'un troisième membre à part entière dans le groupe en la personne de Raphael Fabre, les deux compères ont également été rejoints par Thomas Clairice et Jean Etienne Maillard.

Après deux EP passés relativement inaperçus, le groupe revient avec Outside Play qui marque un tournant pour le groupe. Ce troisième EP nous propose des morceaux au multiples influences et sonorités tout en restant dans des tons essentiellement rock, avec quelques touches électroniques utilisées avec parcimonie.

L’EP s’ouvre sur « T.S.C. », qui nous plonge tout de suite dans l’univers rock du groupe, qui a son identité propre.
Le titre « Outside Play » débute de manière plutôt calme pour aller crescendo et finir dans la rage.
Nous pouvons retrouver, sur cet EP, un titre en deux parties, « Lullabies grave intro » suivi de « Lullabies grave ». Ce dernier est un titre plutôt calme, rythmiquement parlant, avec cependant une batterie et un clavier très présents dès le début.
« The Horsedown» est un titre réellement calme, porté principalement par une guitare sèche, et dont la voix du chanteur et les chœurs nous transportent jusqu'à la dernière note.
« Downtown » est un titre très énergique qui nous donne envie de sauter dans tous les sens à chaque fois que se font entendre les premières notes du refrain.
Enfin, Outside Play se termine sur une petite pépite, « Cocaine Josephine ». On sent le chanteur tout en retenue au début de la chanson, puis qui finit par lâcher prise vers le milieu du morceau sans pour autant tomber dans trop de force et d’énergie.

Entre force et douceur, Scarlet Queens nous propose un EP plein de titres prometteurs qui, à mon avis, doivent prendre toute leur dimension sur scène.


Vidéo réalisée par l'auteur du blog It's My Live.


Lo'birds

Sunday, May 22, 2011

Moriarty aux Nuit du Botanique - 17 mai 2011


Me revoilà parti à nouveau pour une fameuse soirée avec, entre autre, des découvertes et une confirmation, tout cela dans le cadre des nuits du Botanique ! Durant l'après-midi, mon amie me fait la surprise en m'invitant à un concert intimiste, un "show-case", de Moriarty au Cook&Book, situé près de shopping de Woluwé à Bruxelles, un restaurant dans lequel on peut acheter des livres et des BD. Je dois avouer également être un grand fan de la musique du groupe Moriarty! Le groupe se baptise Moriarty, en référence à Dean Moriarty, le héros de "Sur la route de Kerouac".

Il n'empêche que faire un petit concert dans une libraire est assez peu courant et une preuve d'une démarche en dehors du circuit musical traditionnel, ligne fidèle des membres du groupe depuis le début... Les nouvelles chansons ont d'abord été créées et rodées sur scène pour ensuite être enregistrées.

C'est donc vers 17h que débute, dans une salle du restaurant, type art-déco, un concert accoustique, sans micro. Le groupe enchaîne les morceaux du dernier album "Where is the light", "Isabella", "Beasty Jane" ou "Decaf", et même un morceau inédit "Back in Town" qui se trouve sur la face B du 33 tour single d'Isabella. Le groupe termine par un morceau très connu du premier album "Lilly". Rosemary, chanteuse du groupe, possède une voix qui, personnellement, me donne des frissons, elle a une maîtrise telle que cela paraît même facile. Mais c'est tout le contraire...
La mise en scène est simple, le groupe possédant son propre univers. Ils se permettent même une version alternative de "Where is the light" avec le piano du Cook&Book. Le groupe quitte la librairie vers 18h en souhaitant voir un maximum de personne le soir à 20h au Cirque Royal.

C'est donc avec des images et des chansons plein la tête que je me rends, avec des amis, au concert du soir, avec comme tout bon festival, une programmation riche et variée : tout d'abord La Fiancée, suivi de Jacques Duvall et, pour finir, Moriarty.

La Fiancée, Claire Cosnefroy de son vrai nom, nous propose une prestation pop, voire un peu folk. Elle est pétillante et drôle! Je dois l'avouer, je n'ai vu que les 4 derniers morceaux mais je suis convaincu par son univers un peu "fleur bleue"

Ensuite vient donc l'expert en désespoir, comme il s'est présenté lui-même : Jacques Duvall, accompagné de son groupe dont, notamment, Miam Monster Miam aux percussions et à la réalisation du concert et de l'album. C'est un univers très noir, dans les costumes et dans les textes, teinté sans surprise de morosité, présenté comme caustique, ce que je n'ai, personnellement, pas réussi à percevoir. Expliquer qu'on va faire une chanson pour les enfants et dire que la vie est triste me laisse assez perplexe... La seule chose "joyeuse" du concert est sa version alternative de la chanson "Banana Split" qu'il avait écrite pour Lio à l'époque.

Et voilà le concert que j'attendais débute vers 22h. Le groupe Moriarty est en forme, en très grande forme même. Une mise en scène dépouillée, faite de vieilles valises et autre bric-à-brac, comme si le groupe venait nous ouvrir son univers, ses différentes facettes, le tout dans un environnement intimiste malgré la taille immense du Cirque Royal. Un des guitaristes plaisante même en faisant une chanson sur l'espoir (cf l'expert en désespoir Jacques Duvall).

Personnellement je me serais cru dans un saloon américain des années 30. Le groupe a réussi à me faire rêver, à me faire oublier tout ce que j'avais déjà vu durant l'après-midi. Les deux concerts sont complétement différents, l'un acoustique et l'autre plus électrique, avec comme point commun, une proximité avec le public. J'ai vu deux concerts opposés sur bien des points mais semblables malgré tout, notamment au niveau de l'univers, mais aussi l'innovation et de l'improvisation. Le groupe alterne les chansons des deux albums. La musique de Moriarty est un OVNI dans la musique actuelle, inclassable selon moi, novatrice tout en retournant aux sources de la musique. Le groupe termine sur une ovation générale d'un cirque royal conquis.

Mer'Simon


Saturday, May 21, 2011

Hugh Laurie - Le Trianon - 11/05/11



Lorsqu'on vous demande «eh ! Tu connais Hugh Laurie?», le première réponse qui vient c'est «bah oui c'est Dr House». Eh bien, plus maintenant! Au revoir canne et blouse, bonjour piano et guitare !
Le britannique (car oui, autre surprise, il n'est pas américain!) échange sa chemise de comédien pour celle de chanteur. Mais n'allez pas imaginer que, parce qu'il a du sang anglais dans les veines,il vous jouera des reprises des Beatles ou de Bowie... non lui, sa vicodine c'est le Blues! Non ne fuyez pas à la vision de ce mot ! Il ne faut pas être un grand connaisseur pour pouvoir apprécier cette musique, je vous le promets...


La preuve : j'ai écouté l'album et je suis allée faire un petit tour au Trianon ce 11 mai (seule date française de sa tournée et dernière date)! Ah ce Trianon, petite salle sympa que je vous conseille! Mais la n'est pas la question, je suis donc allée voir ce que donne le médecin sur scène (ah oui au fait : ne jamais dire ce que je viens d'écrire devant un groupe de fans : Hugh c'est Hugh et House c'est House !). Mon ressenti se résumerait par un seul mot : classe ! Ce mec a réellement de la classe, que ce soit son entrée (par la salle), ses petits pas de danse certes maladroits mais tellement classes (quoi ? Je me répète?), ses blagues so british, son groupe de supers musiciens, son whisky sur scène. Et donc si vous ne connaissez rien de rien sur le blues (comme moi je l'avoue), je peux vous dire que cette soirée n'est en rien gâchée, bien au contraire, cela m'a permis de découvrir des classiques du Blues et même, une fois rentrée chez moi, d'écouter les chansons originales !


Bon le concert en lui même : un enchaînement de classiques à l'américaine (donc géré à la minute près) mais avec un gros coté européen : beaucoup d'échanges avec le public ! Il nous demande si l'on voit bien, se moque de lui-même et de sa présentation des chansons : «je vais vous chanter une chanson... ou faire une partie de ping-pong» (traduction approximative), échange un verre de whisky avec son équipe et le premier rang donc un vrai bon moment de partage !


Bon au niveau du public, ca serait vous mentir de dire qu'il était homogène... non la grande majorité était des filles ! Mais pas d'hystérie, non ! Un public sage mais génial : une super ambiance et même « le meilleur public de la tournée » dixit Hugh, le concert a débuté et on a pu lire sur ses lèvres «c'est ça la France » en parlant à ses musiciens ! Sur certaines chansons, on s'est même levés pour danser et à la vue du regard de Hugh, cela devait être la première fois de sa tournée.

Donc vous l'avez compris : si Hugh et son équipe reviennent en France... courez-y !




passage télévisé de Hugh Laurie "C à vous"
You don't kwow my mind


-Céc-


Thursday, May 19, 2011

Winston McAnuff and the Bazbaz Orchestra - A Bang


Alors qu'il y a quelques jours à peine le monde fêtait le trentième anniversaire de la mort d'un des grands piliers de la musique reggae, l'incontournable Bob Marley, un autre grand artiste de cette mouvance s'apprête à sortir son nouvel album le 23 mai prochain: Winston McAnuff.

"A Bang", rien que le titre de cet album est très évocateur! C'est en effet le résultat d'une rencontre détonante entre le reggae man jamaïcain Winston McAnuff et le non moins talentueux auteur-compositeur français Camille Bazbaz.

Bien que l'artiste soit bien ancré dans le style reggae, on ressent tout de même des petites pointes plutôt "rock & roll" sur certains titres de l'album, avec une présence bien marquée des guitares électriques, comme dans "Walking Razor" avec lequel débute ce fameux "bang", ou encore dans "Jacob's Ladder" où la rythmique me fait même quelque peu penser à Deep Purple et leur célèbre "Smoke on the Water"!

A côté de ces références à l'univers rock, on retrouve tout de même des titres reggae aux consonances plus "classiques", comme "Hey Girl", "The Path" ou "Toys Are Us" dans lesquels les amateurs de reggae fondamental devraient trouver leur bonheur.

Quant au titre "Special Surprise", il peut rappeler, de par sa mélodie, certains titres de grands rappeurs américains comme 50 Cents ou 2 Pac, bien que les voix de ces derniers diffèrent totalement de celle de Winston McAnuff.

En bref, même pour des personnes qui, comme moi, ne sont pas attirées de prime abord par ce créneau musical, cet album est une belle surprise qui vaut vraiment la peine qu'on prenne le temps d'y attarder nos oreilles!

Date de la sortie de l'album: 23 mai 2011.

Winston McAnuff chez Ephelide.
Sa page facebook.

MusicAndMe

Wednesday, May 18, 2011

Joseph d'Anvers - La maroquinerie - 16-05-11


Nous y voilà enfin, la date tant attendue de Joseph d’Anvers à La Maroquinerie!
En effet, ce lundi 16 mai, Joseph d’Anvers nous offrait son premier concert parisien depuis la sortie le 4 avril dernier de son troisième album, Rouge Fer (critique ICI). Il nous avait déjà fait un cadeau en nous présentant ses nouveaux titres sur scène le 4 février dernier à la Flèche d’Or lors de la [PIAS]Nites (live report ICI).
Arrivée devant les portes à 10 minutes de l’ouverture, on ne peut pas dire qu’il y ait foule, loin de là, puisqu’à 19h30 quand les postent ouvrent nous sommes 5 à entrer. Après 35 minutes dans la salle nous ne sommes qu’une petite trentaine, en comptant le vigile. Heureusement que je sais que la date est complète.
Les gens arrivent petit à petit et il est aisé de repérer ceux qui suivent le chanteur sur un célèbre réseau social. En effet, depuis une semaine le mot d’ordre y ait donné, pour la soirée il faut porter du rouge! T-shirt, verni, chaussures, pantalon, bandeau dans les cheveux,…Tout est accepté. Un bon quart de la salle a joué le jeu et ça rendait plutôt bien.

20h30, le concert commence et c’est Mesparrow (qui pourrait se traduire par "moi le moineau) qui vient occuper le micro sur scène pour nous présenter ses chansons. Tantôt accompagnée de son piano, tantôt de sa pédale de boucle sur laquelle elle enregistre des sons pour s’accompagner. Elle nous offre des chansons plutôt fraîches de son grain de voix légèrement rocailleux qui peut parfois rappeler (de loin) celui de Regina Spektor, selon les intonations. Elle termine son set avec une reprise de « My heart belongs to daddy », autrefois chantée par Marylin Monroe. Je n’ai pas été emballée par tout ce qu’elle nous a proposé, mais on ne peut pas lui renier un certain talent qui peut retenir l’attention.


A 21h30 c’est Joseph d’Anvers qui entre en scène pour nous offrir ses nouvelles chansons, accompagné de ses 4 musiciens, Raphael Séguinier à la batterie, Ludovic Legros à la basse (et à la contrebasse), aux claviers, David « Tahiti Boy » Satane est remplacé par Julien (je crois) dont je ne connais pas le nom.
Joseph débute le concert avec la très belle chanson « Ma peau va te plaire » qu’il a réussi à très bien réarranger pour la scène, même si on aimerait retrouver les cordes du Budapest Symphony Orchestra sur scène avec eux pour interpréter la chanson.
Le dernier album, joué en intégralité, compose essentiellement la set list de la soirée. « A contretemps », qu’il joue en général seul sur scène à la guitare, est jouée avec tout les musiciens, ce qui lui donne une nouvelle dimension. Nous aurons quand même le droit à un titre en guitare-voix, « Les cicatrices », magnifiquement interprétée, et qui ne peut que réveiller certaines émotions.
Des émotions, il nous en a aussi offert avec une très belle interprétation de la chanson "Les âmes solitaires" qui a dû donner des frissons à une bonne partie du public.


Sur scène les moments rock et électriques alternent avec des moments plus calmes. Joseph est très bien entouré et les musiciens peuvent nous montrer tout leur talent sur scène. Cédric Le Roux, qui l'accompagnait déjà sur scène sur la dernière tournée, est toujours aussi impressionnant et bourré d'énergie.
On sent que Joseph d'Anvers est heureux de retrouver la scène et de pouvoir partager ses chansons en live avec le public. Comme il le dit lui même, ça lui avait manqué.


A la fin du concert, le public est conquis et c’est sous un tonnerre d’applaudissements que Joseph revient pour un rappel avec notamment le très beau titre « Las Vegas ».
Pour le deuxième rappel nous offre un morceau qu’il a l’habitude de chanter, une sublime reprise d’ «Angora », d’Alain Bashung , qui ne laisse jamais personne indifférent.

Tout au long de son concert Joseph nous a envoutés et nous a entraînés avec lui dans un univers différent à chacune de ses chansons. Quand les lumières se rallument, on se dit qu’on en aurait bien voulu un peu plus, avec notamment quelques titres supplémentaires de ses deux premiers albums qui regroupent quelques pépites.
Prochain rendez-vous parisien, le 2 juillet devant la mairie du 3ème arrondissement, pour le festival Oui Fm.



Lo'birds

Monday, May 16, 2011

Lucy Lucy! - Someone Else (Nuits du Botanique le 15 mai 2011)


Bon, pour ceux qui ne l'auraient pas encore remarqué, je suis belge et j'ai un tout p'tit peu tendance à le revendiquer dans mes goûts musicaux... Bah oui, on ne se refait pas, que voulez-vous?

Tout ça pour vous amener donc à la découverte d'un groupe que j'aime vraiment beaucoup: Lucy Lucy! Je vous en avais déjà touché un petit mot par ici il y a quelques temps déjà. Mais je pense que le groupe mérite un article à part entière sur le blog.

La première fois que j'ai entendu parler de ce groupe remonte à l'année passée. En effet, c'est à cette époque que quelques grandes radios belges (PureFm, Twizz,...) s'emparent du titre "Clock", extrait d'un premier EP "The Morning can wait" sorti en septembre 2009, pour le diffuser sur les ondes et en faire alors un single, single qui a rapidement attiré et séduit mes p'tites oreilles.


Fin février 2011, soit plus d'1,5 an après le premier EP, sort enfin l'album "Someone Else". Après de multiples écoutes de ce dernier, ce qui s'en dégage principalement, selon moi, c'est une grande vague de fraîcheur et de spontanéité. Effectivement, des titres comme "Amelie", "I Can Give It", "Lonely Bee" ou "Rodeo Pacman", aux mélodies légèrement entêtantes et aux refrains entraînants, peuvent nous donner des envies d'évasion: quitter son quotidien parfois morose pour partir loin dans le pays de l'insouciance, la tête dans les étoiles et la musique de Lucy Lucy! dans les oreilles. Le tableau parfait!
Au sein de cet album, on peut aussi retrouver des titres plus "graves" comme "Pilgrim" ou "Winter's games" avec lequel se clôture l'album.

Selon moi, sur l'album, on retrouve deux ovnis qui font un peu bande à part avec le reste de l'album: "Clock" et "Deepest Coma".
"Clock", tout d'abord, dans lequel les influences folk du groupe se font moins ressentir que sur le reste de l'album. On y retrouve plutôt un univers pop penchant vers plus le rock que vers le folk. Ce qui est curieux, c'est que le choix des radios se soit porté sur ce titre pour un premier single, choix qui a d'ailleurs surpris les membres du groupe également à la lecture de diverses interviews.
"Deepest Coma", ensuite, qui commence comme une ballade folk toute douce au son des guitares sèches mais qui connaît un réveil rythmique progressif durant la seconde moitié du titre. C'est surprenant car, lorsqu'on compare les premières notes du titre avec les dernières, on a presque l'impression de ne pas avoir affaire à la même chanson qui finit sur une tendance plus rock également.

C'est donc après maintes et maintes écoutes de l'album que je me décide à aller découvrir le groupe sur scène, ce dimanche 15 mai, dans le cadre des Nuits du Botanique. Etant fatiguée par deux soirées concertiques enrichissantes précédentes, je fais le choix de n'aller voir que ce groupe sous le chapiteau. J'arrive au moment des balances et premier constat: l'acoustique dans un chapiteau n'a rien avoir avec celle d'une salle de concert classique. Oups, ça va fort et je n'ai pas mes bouchons d'oreille avec moi! Qu'à cela ne tienne, je me recule et assiste alors au concert en étant au milieu du chapiteau.

21h précises, le groupe entre en scène et démarre alors un set de 45 petites minutes, festival oblige. 45 minutes, c'est vraiment court mais les 5 garçons réussissent tout de même à bien défendre leur nouvel album et à conquérir un public pas toujours spécialement venu pour eux mais curieux de nouvelles découvertes malgré tout. Il faut dire aussi que le groupe est un habitué du festival, c'est la 3ème année consécutive qu'ils s'y produisent et semblant de rien, les 5 musiciens font leur petit bonhomme de chemin.

Ce que l'on peut leur souhaiter à l'avenir? Continuer ce petit bonhomme de chemin pour finir par arriver sur le devant de la scène en tête d'affiche de festivals dans notre petit pays mais également au-delà des frontières!

MusicAndMe

Philippe Katerine aux Nuits du Botanique - 15 mai 2011


Dans les cadres des nuits du Bota, avait lieu une soirée sous le signe de la folie, du décalé et du retour en enfance... Trois groupes se sont succédés au cirque royal ce dimanche soir : Playboy's Bend (BE), Irma (FR) et Philippe Katerine dans une salle malheureusement peu remplie.

Tout d'abord le groupe Playboy's Bend, un groupe belge composé d'un compositeur Xavier Gazon et d'une chanteuse Caroline Dehareng. Ce qui étonne dès le départ, ce sont les instruments, des vieux jouets électroniques de notre enfance réarranger pour pouvoir jouer sur scène, c'est assez décalé et novateur dans le choix des instruments. L'univers assez sympathique du groupe me donne envie de les écouter jusqu'au bout.

Ensuite vient Irma, jeune auteur, compositeur, interprète révélée par de nombreuses vidéo sur les sites d'échange et signée sur mymajorcompagny dont le single "I Know" est un petit bijou de composition.


Elle débarque sur scène, discrète et lumière tamisée et nous balance un premier morceau guitare-voix qui met les gens du public sous le charme. Personnellement j'ai pris une petite claque tellement cette artiste, d'apparence svelte, a une voix qui envoie. Wouaw incroyable!!! Elle enchaîne ensuite sur les morceaux de son premier album qui vient de sortir en Belgique et que je vais de ce pas aller l'acheter. Vient ensuite deux morceaux des Jackson's 5, "ABC" et "I want you back". Un fan lui crie même que Mickael Jackson aurait été fier d'elle. Elle rougit et sourit. Elle termine par son single "I Know" mais quelle belle confirmation en tout cas. Merci Irma!

Vient ensuite le décalé et déjanté Philippe Katerine, entouré d'un guitariste, un bassiste et d'un batteur mais surtout, de quatres Katerinettes, en tenue sportive qui nous feront des chorégraphies durant la plupart des chansons et qui donnent un côté burlesque à la prestation du chanteur. Philippe Katerine, on aime le détester ou on aime son côté décalé, qui dérange. Pour ma part, je ne sais comment expliquer mais j'aime cet ovni de la chanson française, son humour potache et son univers coloré!

Il arrive sur scène derrière un rideau blanc, sur la chanson "Je m'éloigne autant que je m'approche", première chanson du dernier album d'ailleurs, d'emblée l'univers du personnage est planté. Le rideau se lève et il apparait bien entouré et entame la chanson "bla bla bla" suivit "Des bisous", qui donne l'occasion au public de se lâcher, le concert prend un ton décalé qu'il gardera jusqu'à la fin...

Arrive la chanson sur la reine d’Angleterre, l'occasion pour Katerine de plaisanter sur la famille royale belge et la crise politique du moment! Il chante également ces vieux tubes comme "Totalement VIP" ou "Je vous emmerde" mais c'est à l'occasion de la chanson "Parivélib" qu'un fou rire gagnera la salle car il demande le nom du système de vélo à Bruxelles (qui s'apelle Villo) et il plaisante sur le fait simple " Ville Vélo" -> Villo!
Il va aussi se faire huer par la foule car dans une chanson que je connaissais pas, il parle de l'année 1998 en français 80-18 et en "belge" 90 - 8. Il essaie d'abord à la suisse octante 8 mais les gens huent encore plus... tout cela pour bien évidemment provoquer son public.

Un concert de P.Katerine ne pouvait se terminer sans la plus fameuse et plus folle de ses chansons, "Louxor j'adore", et comme prévu, il coupe le son et il remet le son pour un concert au final sans réelle folie ou alors une folie bien contrôlée. Un décalage dans les chansons et les costumes, les Katerinettes en squelette phosphorescent dans un final dans le noir, c'est pas mal. Un excellent concert qui se termine bien trop rapidement.

Cette soirée des nuits du Botanique a donné lieu à une révélation, une très belle confirmation et une belle folie humorisitique et décalée.

Mer'simon

Sunday, May 15, 2011

STUPEFLIP - The Hypnoflip Invasion

Après trop d'années d’absence, Stupeflip revient enfin sur le devant de la scène en nous offrant leur troisième album. Et qu'on se le dise, le C.R.O.U Stupeflip n'est pas mort. La preuve : personne ne peut les récupérer, ils ne rentrent pas dans le rang, et c'est entre rage et déconne qu'ils reviennent dans ce système dans le but de déranger pour mieux s'exprimer. Une révolution par la déconne en somme. Le groupe le plus déjanté de l'hexagone, nous raconte la suite de l'histoire du C.R.O.U qui remonte à la première ère du Stup créée en 1972 où dans un monde (pas si) imaginaire (que ça) on retrouve des laissés pour compte, des ratés, des laids, des monstres avec des textes toujours un peu plus percutants et violents.

Stupeflip revient donc avec “The Hypnoflip Invasion” , nous entrons dans la troisième ère du Stup. L'intro nous annonce que le Stupeflip C.R.O.U ne mourra jamais. King Ju, Cadillac et McSalo ne sont pas morts et sont de retour bien décidés à faire bouger nos petits neurones à coup de textes teintés d'humour noir et de paroles grinçantes. Le Stup est toujours énervé !

Jonglant merveilleusement entre le bon ridicule avec "Le Cœur Qui Cogne", "Ce Petit Blouson En Daim", l'amour brut avec "Gaëlle" ou "Gém Les Moches", l'enfance "Le Spleen des Petits", la religion "Sinobe Pibouin" ou encore le percutant "Stupeflip Vite" qui nous apporte une certaine réflexion de cette formidable époque sur un rythme acidifié...
Sur fond de mélanges musicaux indissociables hip-hop électro, rock-punk, disco-pop, tout ce que vous voulez, des samples angoissants et intrigants, l'univers de Stupeflip bien particulier fait dans l'art musical le plus complet qu'il soit. Un album irréprochable, un enchaînement de 22 pistes ultra réussi, entrecoupé d'enregistrements sonores comme des anecdotes sur l'histoire du C.R.O.U ou des dialogues entre membres... de quoi rester hypnotisé par cet art mental.

Frisant la perfection, "The Hypnoflip Invasion" va à coup sûr, devenir le phare de toute une génération. Un peu à la façon d'un empereur Tomato Ketchup, qui, vingt-cinq ans plus tôt nous appelait à la révolte. Stupeflip c'est un peu ça, ils nous offrent le moyen d'une révolte intérieure pour mieux sortir de cette bonne société de consommation pleine de moutons !






Samedi 14 mai 2011, Stupeflip pose ses valises en Bretagne dans le cadre du festival ROCK'N'SOLEX à Rennes. Je suis encore hypnotisé par l'album, et rien de mieux que de finir en beauté par un petit concert et conclure l'expérience de la meilleure des façons. Évidemment un concert en festival n'a pas la même intensité qu'un concert en salle, mais qu'importe, je me réjouis de les retrouver pour la première fois depuis cinq ans.
L'heure approche, le public jusqu'à présent assez calme commence à bouillonner. Ça avale bières et alcools en tout genre, ça pousse, ça braille, ça scande. Des fans masqués brandissent des scies. Les lumières s'éteignent et l'intro crache enfin dans les enceintes géantes. Ça commence ! Stupeflip fait une entrée très apocalyptique, mystique. Les moines spiritueux du C.R.O.U prennent place sur scène. C'est flippant mais c'est jouissif à la fois. Bon sang, des moines rappeurs, le contraste est stupéfiant...


Le concert se déroule d'un trait, dans des chorégraphies sordides et déjantées, très bien soignées accompagnées d'un défilé de personnages masqués, imposant respect et admiration. La grande majorité du public reprend en chœur autant les morceaux du nouvel album que les plus anciens et plus connus. "Gaëlle" - "Stupeflip" - "Les Monstres" - "Lettre à Mylène" - "Stupeflip vite" et j'en passe. Je n'en dirai pas plus pour garder une part de suspense (et parce que je n'ai plus la set-list en tête), mais les hymnes terrifiants et les slogans ravageurs qui font la force du groupe se succèdent dans un nuage de poussières, soulevés par une foule en délire. L'osmose est présente, nous sommes tous envoûtés par cette tribu de dingues, et heureux d'être insultés par ce *bip* de Pop-Hip.

La fin est proche, le dernier rappel vite expédié mais pas moins plein de furie : "A bas la hiérarchie" explose avec violence et passion dans la face d'un public déchainé. Fin de la chanson. Sans un mot Stupeflip s'efface. Et puis, les lumières s'allument. Mais qu'importe, ce soir les lumières venaient surtout de la scène et de la performance extraordinaire d'un groupe qu'on est heureux de retrouver dans notre quotidien musical.

site officiel
Stupeflip chez Ephélide

Pablito

Wednesday, May 11, 2011

Gérald De Palmas à la Maroquinerie (10-05-11)


Je pense qu'il est inutile de présenter le garçon qui était "Sur la route" il y a presque 20 ans. Depuis il a sorti 4 albums supplémentaire, dont un, Les lois de la nature, qui a connu un succès d'estime en 1994, et a enchaîné les concerts. Pour ma part, j'ai vu Gérald De Palmas pour la première fois en 2001 sur la tournée de l'album qui l'a ramené sur le devant de la scène, Marcher dans le sable.
A chaque fois que je l'ai vu, c'était dans de grandes salles ou en festivals donc pas forcément dans les conditions que j'affectionne et j'attendais avec impatience qu'il fasse une plus petite salle. Et quelle ne fut pas ma joie en voyant qu'il faisait une tournée des petites salles et qu'il passait à la Maroquinerie dans le cadre des "Mardis de De Palmas". La Maroquinerie est une petite salle de 500 places maximum à deux pas de chez moi et que j'aime vraiment beaucoup. C'est donc avec un très grand plaisir que je m'y suis rendue hier soir pour assister à son concert.

Je suis arrivée vers 18h30, il devait y avoir une quinzaine de personnes qui attendaient déjà, ce qui n'est pas énorme. Les portes ouvrent à 19h30 comme prévu et le public s'engouffre dans la petite salle.
A 20h30, les musiciens entrent en scène suivis de Gérald De palmas, pas de première partie ce soir. Même si on fait parfois de très bonne découverte, c'est agréable parfois d'attaquer le concert directement. Il ouvre la soirée avec "Tomber", une chanson que tout le monde connait et chante avec lui, puis enchaîne avec "Rose". Sur scène c'est un Gérald très proche de son public et très détendu que l'on retrouve. Avant de le voir sur scène pour la première fois, j'avais un peur qu'il soit un peu timide, mais cette timidité disparaît sur scène, et j'avais été agréablement surprise à l'époque. Hier soir on sentait qu'il était d'autant plus détendu car jouer dans une petite salle n'est pas comme jouer dans un Zénith. Il nous a confié que lui et ses musiciens sont ravis de faire cette tournée des petites salles car ils aiment être proches du public, mais que pour des raisons de logistique budgétaire et toutes les obligations derrière, ils ne peuvent pas le faire aussi souvent qu'ils voudraient. Une chose est sûre, nous aussi on voudrait le voir plus souvent dans des salles à taille "humaine".
Les chansons se succèdent et on prend plaisir à retrouver des chansons de tous ses albums, qu'elles soient très connues, "Au bord de l'eau", "Une seule vie", ou un peu moins, "Les lois de la nature", "Rose". Nous avons eu le droit à deux chansons qu'il ne fait pas souvent, le duo enregistré avec Eagle Eye Cherry sur son dernire album, "Pandora's Box" que j'aime beaucoup et que j'avais été déçue de ne pas avoir au Zénith, donc hier j'étais ravie.


Et il a aussi repris la chanson qu'il avait écrite pour Johnny Hallyday, "Marie". L'interprétation de cette dernière a été quelque peu épique car il avait un peu oublié les paroles, mais heureusement, des filles du public étaient là pour les lui rappeler!
D'ailleurs, le jeune homme s'est trompé dans les paroles de ses chansons à deux ou trois reprises, mais en a rigolé et s'est repris. Entre les chansons, il est plutôt rieur, se fait plaisir faisant de nombreuses blagues (plus ou moins réussies) et aime dire que rien n'est préparé à l'avance (mais ça on s'en doute).
Il reste seul sur scène pour interpréter "Elle danse seule", et il nous a offert une très belle version d'une mes chansons préférée, "Le gouffre".

En résumé cette tournée de De Palmas est une petite pépite qui permet de découvrir l'artiste dans une ambiance intimiste qui lui va comme un gant et qui lui permet d'être encore plus près de son public. On ne demande qu'une chose...que ça recommence. Il se fait plaisir et ça nous fait plaisir.


Lo'birds

Tuesday, May 10, 2011

Rodrigue - L'Entre-Mondes

Si je ferme les yeux, j'imagine Rodrigue comme quelqu'un d'immense, très fin, avec de très grands bras et de très grandes jambes, un énorme sourire, et un long chapeau haut-de-forme. Je le vois marcher dans les sombres rues pavées d'une ville peuplée de gens tristes, sans vies, aux âmes fragiles. Je le vois balancer en l'air d'énormes confettis aux multiples couleurs, et semer derrière lui une lumière éclairant le chemin vers l'obligation de rêver. Et l'évasion commence pour ces habitants qui retrouvent le sourire. Tout le monde y passe, tout le monde y a droit. Dans une rage festive, dopée à la folie et à l'imagination, Rodrigue les invite à danser sur les miettes de leurs malheurs. Il faut vite en rire, nous sommes entrain de devenir fous et c'est magique.
Vous voici dans l'Entre-Mondes, là où vos rêves les plus fantaisistes deviennent réalité. Rodrigue va vous guider dans son monde, un monde sans frontière, où le rhum coule à flot, trinquant entre les pirates, les indiens et les sorcières. On vole de nuages en nuages, d'histoires en histoires avec une furieuse envie de crier et d'hurler que c'est tout de suite qu'il faut respirer, faire des trucs loufoques comme jouer à chat perché dans le métro ou profiter de tout et de rien, mais en profiter surtout et fuir tout de suite, fuir l'écrasante réalité de notre quotidien, et se prendre pour Peter Pan le temps de quelques chansons.

Un album incroyablement beau. Un chanteur incroyablement séduisant.
Rodrigue est l'enfant caché de Brigitte Fontaine. Non je déconne, ici ce n'est pas la presse people, les ragots bidons on s'en passe volontier. N'empêche que ça aurait pu l'être, parce qu'ils se font rares ces drôles d'oiseaux là. Ceux capables d'apporter cette fraicheur qui fait un bien fou, ceux dont la musique nous envole vers d'autres cieux. Au lieu de nous rappeler sans cesse la réalité dans laquelle nous vivons comme le font un grand nombre de bons chanteurs, Rodrigue lui nous fait découvrir celle que l'on n'avait plus cotoyée depuis l' enfance, ou un peu oubliée depuis.
Rodrigue on l'écoute, mais pas que, on vit également l'histoire qu'il nous raconte, nous devenons des acteurs. Les héros d'un livre vivant. Le remède contre les araignées noires qui trottent dans nos têtes est là tout proche de vous, il s'appelle "L'Entre-Mondes". Après "le jour où je suis devenu fou" son premier album sorti en 2008, Le lillois nous est revenu depuis la mi-mars avec "L'Entre-Mondes" un album à consommer sans modération. A volonté même ! n'ayez pas peur, vous ne risquez rien pour votre santé mentale, malgré les apparences, cette folie là, on la savoure, on la déguste, on en a besoin !

Avec le concours d’un orchestre symphonique, d’un Jazz Band, d’une vingtaine de musiciens et même de comédiens, l'album s’accompagne également d’un artwork vraiment très beau, avec un épais livret de 36 pages où chaque titre bénéficie de son propre créateur graphique.
Un régal de A à Z.
J'en deviens tellement addictif qu'il faut m'arrêter là tout de suite d'écrire sinon je ne m'arrête plus...Alors je m'arrête... Rodrigue ! retenez bien ce prénom et faites-vous plaisir, écoutez-le. C'est notre marchand de rêves à tous.




Pablito

Monday, May 9, 2011

Meltones - Nearly Colored


Difficile, de nos jours, de se faire une place dans le monde de la musique, tant il y a de groupes et d'artistes doués qui mériteraient de connaître le succès.
Et pourtant, le groupe Meltones a relevé le défi et a réussi à se faire sa place avec son premier album "Nearly Colored".

Alors tout d'abord, ne vous fiez au titre de cet album qui n'est absolument pas "presque coloré" mais plutôt très haut en couleurs, nous faisant voyager dans un univers pop-rock très riche en émotions!

Pour commencer, on entre dans l'univers du groupe avec le titre "Audrey" qui nous donne rapidement une idée de ce que nous réserve le reste de l'album avec une présence des guitares électriques, nerveusement discrètes au début du titre pour évoluer vers une explosion colorée sur les refrains.
S'ensuit le titre "Don't stop breathing" à la mélodie entêtante et dont on peut se surprendre à fredonner le refrain dès la fin de la première écoute. Un des titres les plus accrocheurs de l'album selon moi!
Dans le même esprit, on retrouve "It'll be just fine" qui me fait délicieusement penser à certains titres du groupe Phoenix, comme "Lisztomania" par exemple. Je pense d'ailleurs ne pas me tromper en disant que ce dernier groupe fait partie des grandes influences de Meltones.
Vient ensuite la ballade "Secret rules" avec un petit je-ne-sais-quoi qui me donne des envies d'évasion. Le genre de titres que j'adorerais écouter à fond en voiture lors d'un road-trip par exemple.
Dans le titre "Out & inside", on retrouve les guitares électriques nerveuses dès les premières notes, ce qui, personnellement, me fait penser un peu à l'univers de Green Day avec son titre "American idiot", allez savoir pourquoi!
Avec "Only time can fix my heart", c'est plutôt au groupe Radiohead que je pense, tout du moins aux premiers albums de ce groupe. C'est un titre agréablement envoûtant de la première à la dernière note.
Je suis littéralement tombée sous le charme du titre "Dear Leader" dont la construction rythmique est surprenante et exquise.
En parlant de rythme, c'est ensuite une "cassure rythmique" qui prend le relais sur l'album avec la divine ballade "I don't live today" qui dure plus de 7 minutes 30. Mais il s'agit là de minutes qu'on ne voit pas passer du tout...
Le côté rock nerveux reprend ensuite le dessus avec "Kill me that way" et on retrouve des traces "phoenixiennes" au sein du titre "Early Colors" dont le refrain se veut tout aussi entêtant que celui de "Don't stop breathing" dont je vous ai parlé plus haut dans cet article. A nouveau un titre accrocheur selon moi!
L'album se clôture avec le sublissime "Outer Space" qui me renvoie à mes envies de road-trip à travers les grandes plaines américaines...


En bref, que retenir de l'album "Nearly Colored" et de Meltones? Beaucoup de bien car, même si on ressent nettement les diverses influences d'autres groupes, les 4 garçons ont réussi à tirer profit de tout ce que ces "grands" du rock avaient à leur offrir pour nous offrir, à leur tour, une pépite dont nos oreilles se régalent et se régaleront encore sans fin.

Date de la sortie de l'album: le 6 juin 2011.
En attendant, pour les impatients ou les curieux, un premier EP est disponible ici.

Leurs pages facebook et twitter.
Sur youtube.

MusicAndMe
Vidéo réalisée par l'auteur du blog It's My Live

Sunday, May 8, 2011

5 bonnes raisons d'écouter...(7)

"Feel it burn"
de



  • Les premières notes pourraient nous faire penser à une chanson que l'on connait déjà, mais on se laisse entraîner et on prend plaisir à découvrir la chanson.
  • La voix légèrement rocailleuse du chanteur ne laisse pas indifférent.
  • Les deux compères et amis ont une bonne complicité et on aurait envie de faire leurs conneries avec eux (en tout cas sur al vidéo qui suit).
  • A la fin de la chanson on se surprend à la fredonner et on aurait envie que ça continue.
  • Quand la chanson se termine on a envie de filer sur le net chercher d'autres morceaux à écouter(ce qui est bon signe en général) et des dates de concerts pour les voir sur scène.


Lo'birds

Saturday, May 7, 2011

L'homme à la tête de chou




Ce soir c’était soirée pestacle de danse au Grand Théâtre de Provence. Mais pourquoi un article ici alors ? Car c’était un spectacle tiré de l’album-concept de Gainsbourg, L’homme à la tête de chou, mais aussi car le regretté Alain Bashung a participé à l’élaboration de ce projet.( Mais j’y reviendrai). Pour (re)situer, L’homme à la tête de chou c’est l’histoire d’un homme interné dans une clinique psychiatrique qui y ressasse son aventure fatale avec la belle Marilou pour laquelle il a claqué tout son fric et même plus, avant de la démolir dans un accès de folie à coups d'extincteur (Merci Evene.fr ).

Sur le programme du spectacle, il est expliqué qu’à l’origine du projet Alain Bashung devait être sur scène avec les danseurs pour chanter, mais malheureusement sa maladie en a décidé autrement. De ce projet il reste une chaise vide qui change régulièrement de place pendant la première moitié du spectacle, et qui revient à la fin. Cette chaise de bureau, assez moche il faut le dire, est spéciale…C’était carrément la chaise de Bashung !

Certaines séquences sont…dénudées ! Sans pour autant être vulgaires. Mais ce n’a, apparemment, pas été du gout de tout le monde. J’ai aperçu quelques personnes se lever et partir. A la fin, l’ouvreur confirmait ma vision et disait même que jeudi et vendredi beaucoup plus de personnes sont parties en plein spectacle…Mais à quoi s’attendent les gens ? Un brin de « provocation » dans un spectacle tiré de l’œuvre de Gainsbourg me semble normal, voire obligatoire ! Et pourtant, cette nudité n’était pas choquante. En tout cas, j’admire ce danseur et cette danseuse !! Le jeu de lumière est totalement sobre : une lumière blanche pendant quasiment tout le spectacle, sauf une séquence à contre-jour. Le décor est tout autant sobre. Apparemment Jean Claude Gallotta, le chorégraphe, a retiré au fur et à mesure tous les décors et accessoires. Il n’en reste que la chaise de Bashung (bel hommage), et une guitare rouge qui symbolise la flaque du sang de Marilou. Un rythme assez soutenu dans les chorégraphies.

A la fin du spectacle, les danseurs ont eu droit à une ovation de 10 minutes, et restait devant eux la chaise vide basculée vers le sol. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai été très émue en pensant à Bashung et à toute l’énergie qu’il a du mettre dans ce projet. Bref, tout ceci donne envie d’écouter profondément cet album de Gainsbourg !

Thursday, May 5, 2011

Angus and Julia Stone au Cirque Royal - 2 mai 2011


Bon peut-être que ce nom ne vous dit absolument rien (même si j'en doute sérieusement), mais si c'est le cas, je suis sûre qu'en cliquant par ici, vous vous rendrez vite compte que vous les connaissez sans même le savoir!

C'est donc pour un concert archi-sold-out du duo australien que je me suis rendu au cirque royal lundi dernier.

20h précises, les lumières s'éteignent et c'est Steve Smyth qui entre alors en scène seul avec sa guitare. On le sent un peu tendu à son arrivée sur scène mais dès les premières notes entamées, la magie opère et le stress semble s'envoler une fois qu'il se rend compte de l'enthousiasme du public. Steve nous offre en effet de bien belles ballades romantiques où l'on retrouve des petites pointes de Jeff Buckley. Je ne sais pas s'il a conquis vraiment tout le public mais une chose, il m'a conquise moi! Je suis ravie de cette belle première partie.

Peu après 21h, les lumières s'éteignent à nouveau et le décor est tout de suite planté: lumières tamisées, encens, guirlandes lumineuses, l'ambiance se veut "cozy" et intimiste, et le ton est donné. Angus et Julia Stone arrivent alors sur scène et sont accueillis plus que chaleureusement par le public! Ne connaissant pas assez leurs deux albums (je me les suis acheté quelques jours auparavant à peine), je suis incapable de dire le titre des chansons qui s'enchaînent au fil de la soirée. Mais une chose est sûre, j'aime beaucoup l'ambiance qui se dégage de leur musique, comme un doux et savoureux mélange de zénitude et d'optimisme qui ne peut que nous faire sourire.

En plus de leur musique, j'apprécie également leur simplicité et leur disponibilité durant la soirée. En effet, suite à diverses demandes de la part du public, Angus et Julia nous offrent quelques titres qui n'étaient pas réellement prévus sur leur setlist. J'aime vraiment beaucoup ce principe de concert "à la carte" où les artistes tiennent compte du désir de leur public. Et vu le tonnerre d'applaudissements qui a retenti tout au long de la soirée, je pense ne pas être la seule à apprécier leur proximité.

Je suis épatée par les performances musicales du duo mais plus particulièrement par celles de Julia qui nous joue de la trompette à une seule main tout en gardant une main sur sa guitare. Ca a l'air si simple quand on la regarde faire. Et puis son timbre de voix si unique associée à celle d'Angus emportent réellement mes petites oreilles au paradis!


Après un peu plus d'1h30 de concert et un rappel, c'est un public conquis, ravi et heureux qui sort du cirque royal avec une seule idée en tête: trouver une autre date pour faire à nouveau le plein de bonheur et de zénitude musicaux!

MusicAndMe

Wednesday, May 4, 2011

Puggy on ABtv!


Alors si vous ne savez toujours pas qui se cache derrière le groupe Puggy, je vous conseille de cliquer , ici, ou encore ici ou , pour votre séance de rattrapage! (Celui qui dit que je suis fan et plus du tout objective a tout à fait raison! Mais je l'assume!)

Et pour ceux qui aiment leurs performances scéniques ou qui sont curieux de voir ce qu'ils donnent sur scène, la chaîne de télévision privée de l'Ancienne Belgique nous offre l'occasion de voir ou de revoir quelques images de leur troisième date sold-out à Bruxelles, le 19 avril dernier. Pour ça, il vous suffit de cliquer ICI.

Bon visionnage à toutes et à tous!

MusicAndMe

Tuesday, May 3, 2011

Les sorties d'albums (mai 2011)

Avec le retour des beaux jours, c'est bientôt aussi l'arrivée de l'été et donc le retour des festivals. C'est aussi une période un peu moins riche en sorties d'albums.
Voyons ce que l'on va pouvoir trouver dans les bacs en ce mois de mai.

2 mai : Catherine Ringer sort son premier album depuis la disparition de son partenaire, Ring n' roll.


2 mai : Après un premier album salué par la critique et adopté par le public, Fleet Foxes nous offre un deuxième opus, Helplessness blues.


2 mai : Jérôme Van Den Hole, sort un premier album éponyme auquel vous ne pourrez échapper.


16 mai : Ben Harper revient avec un dixième album studio, Give till it's gone. "Rock'n roll is free" en est le premier single.


30 mai : Après un album éponyme sorti en 2008, Zaza Fournier est de retour pour régaler nos oreilles avec Regarde-moi.

Vous pourrez aussi retrouver dans les bacs,

9 mai :

Mickael Miro , Juste comme ça
Ycare , Lumière noire.


16 mai :

Moby, Destroyer

Lo'birds

Sunday, May 1, 2011

Eté 67 et Frank Vander Linden - Place Rouppe à Bruxelles - 1er mai 2011

Avec le retour des beaux jours, on voit bourgeonner un peu partout des concerts gratuits dans la capitale belge. Et en ce jour de premier mai, fête du travail (bien que ce soit un dimanche), c'est une affiche intéressante qu'on nous propose sur la Place Rouppe dans le centre de Bruxelles avec des groupes comme Machiavel ou Eté 67.

Personnellement, je fais le choix de n'aller voir qu'Eté 67. Me voilà donc à 18h sur la place Rouppe où l'on peut voir que la fête est déjà bien entamée pour une partie de la population présente. Il faut dire que le soleil est au rendez-vous et que la bière coule à flots!

18h15, le groupe entre en scène. Je crains un peu que l'accueil du public ne soit pas trop au rendez-vous puisqu'il s'agit d'un concert gratuit dans un cadre particulier mais rapidement, je me rends compte que tel n'est pas le cas et c'est tant mieux!
C'est sous un concept un peu différent que le groupe se produit aujourd'hui puisqu'il se produit en duo avec le chanteur bruxellois néerlandophone Frank Vander Linden. On a donc droit à quelques titres d'Eté 67 dans les deux langues (néerlandais et français) et à quelques titres de Frank dans les deux langues également. C'est sympa et le message est on ne peut plus clair: non à la scission du pays et stop aux chamailleries "politico-politicailles". Ils nous offriront d'ailleurs une reprise du titre "Vieille Canaille" chanté à l'origine par Gainsbourg et Mitchell où Frank fera clairement un clin d'oeil à la situation tendue entre Di Rupo et De Wever.



Vous dire la set-list exacte, j'en serais tout bonnement incapable mais on a droit, entre-autre, à "Passer la frontière", "Drogue douce", "Plus tôt que prévu", "Le quartier de la gare", ou encore, "Crime passionnel".
Au niveau des duos avec Frank, en plus de celui déjà cité, on a également droit au sublime "Voir un ami pleurer" de Jacques Brel ainsi qu'au titre "Make it with Chu" de Queen of The Stone Age (si ma mémoire ne défaille pas) et à quelques titres de Frank (que je ne connais pas, malheureusement), le tout toujours dans les 2, voire 3 langues (néerlandais, français et anglais).

Après un peu plus d'une heure de concert, le groupe vient saluer le public. Il y a comme un goût de trop peu mais le contexte ne laisse pas vraiment le choix. Et c'est donc sur cette note de bonheur musical que ce week-end ensoleillé touche à sa fin.

MusicAndMe