Friday, December 30, 2011

2011, notre premier anniversaire en musique!

Alors que nous sommes en pleines fêtes de fin d'année et que le blog souffle sa première bougie, nous venons vous proposer, comme la tradition l'oblige, un petit bilan de l'année musicale qui vient de s'écouler. Une année qui fut très certainement riche pour les membres de Bruno&Co.

Mais au lieu de monter des classements sous forme de tops, nous avons décidé de nous auto-interviewer. C'est donc avec plaisir que nous revenons, chacun notre tour, sur la rétrospective de 2011, tout en rappelant que ce lieu est un échange culturel, et que nous sommes très curieux de vos avis ! C'est pour cela que l'on vous invite à répondre aussi aux questions ! Alors à vos claviers, on attends vos commentaires !!!


"-Quel est pour toi, le ou les albums qui t’ont le plus marqué cette année ?"

MusicAndMe: Il est difficile de s'arrêter sur un seul album vu toutes les pépites musicales qui se sont offertes à nos oreilles en 2011. Je me limiterai donc à 3 albums : « Canopy » de Great Moutain Fire, « Running still » de Charlie Winston, « Cosmic Woo Woo » de David Bartholomé.

Pablito : Sans hésitation le troisième album de Stupeflip qui est pour moi la révélation de cette année et mérite un meilleur accueil des médias. C'est une terrible claque que j'ai prise sans être vraiment averti. Un album tellement inattendu et surtout très abouti.
Et en terme de claque je n'ai vraiment pas été déçu cette année d'autant plus que mes artistes "préférés" sont tous revenus avec des albums très marquants. Miossec, Thiéfaine, Fersen, Deportivo, Tiersen, Les Têtes Raides, Les Cowboys Fringants.... bref 2011 est un très très grand cru pour ma discographie.

Lo'birds : Il va être difficile pour moi de n'en choisir qu'un seul donc je vais en mettre 3 , You got me [moving] de Medi, Running Still de Charlie Winston et Rouge Fer de Joseph d'Anvers.

MaxiCastor : Beaucoup d'albums marquants en 2011...Je dirais Je suis au Paradis de Thomas Fersen, Silence on tourne, on tourne en rond, de Thomas Dutronc, Le monde est beau d'Oldelaf et Trafalgar, d'Archimède. Tous de gros coups de coeur.

Ukutsuna : En ce moment, c'est le dernier album de Benabar, Les bénéfices du doute, qui tourne en boucle dans mes oreilles et que je trouve particulièrement réussi. Je mentionnerais aussi Que du vent des Cowboys Fringants, même s'il m'a moins emportée que L'expédition. Il est très difficile de choisir alors je citerai encore El d'Ours, Vagabonde de Claire Denamur et l'album éponyme de Jérome Van Den Hole.

Riziña : La Fuite en Avant de Debout sur le Zinc. Un album très touchant qui m'a beaucoup parlé. Ou The Rip Tide de Beirut, écouter ce disque se suffit à lui-même.

L'as des AS J'ai un problème avec l'actualité, c'est qu'actuellement, chez moi, on n'a pas encore passé l'an 2000 ^^ Plus sérieusement il n'y a qu'un seul album que j’attendais au pied levé cette année, c'est Regarde-Moi de Zaza Fournier.

Céc': Alors pour moi c'est incontestablement Du Rouge et des passions de Cyril Mokaiesh Mais je pourrais aussi citer le best-of de Louise Attaque Du Monde tout autour et l'album de Lulu Gainsbourg From Gainsbourg to Lulu , Coming Out des Fatals Picards... c'est difficile de choisir tout de même !


"-La chanson qui a marqué ton année ?"

MusicAndMe: Là, c'est une vraie colle... Peut-être « Us against the World » de Coldplay.

Pablito : "Fièvre Resurrectionnelle" d'Hubert-Félix Thiéfaine. Une écriture inégalable...

Lo'birds : "Rolling in the deep" d'Adele, parce que je pense que je l'ai eu en tête au moins une fois par semaine (si ce n'est pas plus) depuis sa sortie.

MaxiCastor : Une seule chanson ?? "César", chanson inédite d'Alexis HK.

UkuTsuna : Sans hésitation, "Vodka Fraise" de Zaza Fournier.

Riziña : "Someone like you" d'Adele. Ou comment avoir le cafard quand RTL2 passe cette radio à mon réveil!

L'as des AS "Demain" de Thomas Dutronc qui me donne envie de partir dans la minute pour une longue nuit dans un bar du Sud.

Céc': il n'y a pas plus difficile comme question... alors parce que j'aime bien "m'éclater" sur certaines musiques: "elle me dit" de Mika (et puis qui dit chanson de cet été dit aussi chanson à souvenirs)


"-Quel est le fait marquant que tu retiendras ?"

MusicandMe: Je suis belge et, en tant que passionnée de musique et grande festivalière, je dirai, malheureusement, la catastrophe du festival Pukkelpop qui a eu lieu en août dernier...
Sinon, il y a également la séparation du groupe REM, groupe qui a bercé toute mon adolescence en fait...

Pablito : Je pense à l’Élysée Montmartre qui est parti en fumée... Un lieu culte s'éteint, ça fait toujours quelque chose...

Lo'birds : Il s'est passé plein de chose cette année dans le monde de la musique, mais ce que je vais garder c'est le décès d'Amy Winehouse car même si on pouvait s'y attendre, c'est un talent qui est parti trop tôt.

MaxiCastor : Grosse colle...Mais je dirais la disparition d'Amy Winehouse.

UkuTsuna : Comme MusicAndMe, la catastrophe qui a touché Pukkelpop m'a beaucoup retournée.

Riziña :
Ouf!!Bon bah une touche gaie... La reformation annoncée de Zebda pour 2012, et déjà des concerts de faits en cette fin d'année!

L'as des AS : La mort de Mike Brant évidemment, un terrible drame.

Céc': Riziña nous parlait de reformation, pour moi aussi c'est une reformation mais celle de Louise Attaque (j'attends tout de même quelques concerts) et sinon, tout comme Pablito l'incendie de l’Élysée Montmartre... le live parisien a perdu un de ses meilleurs éléments !


"-Au niveau concerts, un ou plusieurs qui sortent du lot ?"


MusicAndMe: Bon s'il faut n'en retenir que quelques-uns (sachant que beaucoup d'autres ont été aussi excellents), mon top 3 de cette année sera les Kaiser Chiefs à l'Ancienne Belgique, Puggy à l'Ancienne Belgique (en mars et en avril) et Suarez au festival Couleur Café.

Pablito : Sans hésiter Cali à Forest National. C'était mon cinquième ou sixième concert en Belgique, et je reste persuadé que Bruxelles est le meilleur public du monde. Très chaud, très réceptif, et très participant. C'est agréable comme tout. Dans un autre registre et une autre ambiance, je me suis surpris à prendre plaisir devant Aloe Blacc. Quel charisme ce show-man ! Bon après j'irai pas m'acheter un album...
J'ai enfin vu après des années interminables d'attentes, H-F Thiéfaine en concert. Un très grand moment si intense qu'il m'est impossible d'en faire un compte-rendu, car ça reste un moment très intime que je garde au chaud, en moi. Ces moments-là ne doivent pas perdre leur magie. Et puis je ne peux pas ne pas reparler du retour de Miossec sur scène, simplicité et fraîcheur sur fond rock. Dire que beaucoup de critiques le comparent à une épave...

Lo'birds : Au vu du nombre de concerts que je fais chaque année il y en a un certain nombre qui sortent du lot, je vais donc me limiter à 5 (bah quoi sur une cinquantaine, c'est pas beaucoup), Maroon 5 au Casino de Paris, Cyril Mokaiesh à la Maroquinerie, Yodelice à L’Olympia, Kaiser Chiefs à l'Olympia et, même si je n’ai pas tout très bien vu, Coldplay à Bercy.

MaxiCastor : Même si j'ai fait beaucoup moins de concerts cette année que les années précédentes (c'est la criiiiiise !), je dirais...le concert de Moby
à Fête du Bruit à Landerneau, en août dernier...Une découverte pour moi, un Moby en extra-forme, un public enflammé, une ambiance du tonnerre. Florent Marchet évidemment, superbe découverte de 2010, un album "matérialisé" sur scène dès fin 2010, et une dizaine de dates plus tard, la magie toujours intacte. Et Archimède, un retour sur scène plus qu'attendu après leur premier album qui m'avait comblée.

UkuTsuna : Encore une fois, très difficile de choisir ! Je citerais les Ogres de Barback à l'Ancienne Belgique, les Ting Tings aux Eurockéennes, les Cowboys Fringants aux Francofolies de Spa et Cali au Brussel Summer Festival. Et j'y ajoute le concert "Seuls à Trois" au Théâtre 140 avec Renan Luce, Alexis HK et Benoît Dorémus.

Riziña : 2011 n'aura pas été une année de beaucoup de concerts pour moi, mais je parlerai des Ogres de Barback à Aix-en-Provence en octobre car à chaque fois que je les vois c'est spécial. Et puis, Selah Sue à Couleur Café, car une jeune fille avec autant d'assurance sur la grande scène, et qui en plus a l'air toute simple, c'est vachement bluffant! Et Suarez à Couleur Café qui ont réussi à me faire chanter une bonne partie du concert alors que je ne connaissais qu'une ou 2 chanson(s) d'eux.

L'as des AS : Pas d'hésitation : les Têtes Raides aux NJP de Nancy, une vraie claque.

Céc': Je crois que tous mes concerts 2011 ont été de très bons souvenirs.. Les concerts de Cyril Mokaiesh, les concerts sauvages de Thos Henley, Cali à Bruxelles et aux francofolies de Spa, Tryo à Lasemo, Gaetan Roussel aux Solidays, Lulu Gainsbourg au Casino de Paris, Hugh Laurie avec qui j'ai partagé un verre de whisky, Maroon 5 au Casino de Paris qui fut mon premier concert d'un groupe étranger, Les Cowboys Fringants aux francofolies de Spa, De Palmas à la maroquinerie. Sinon, très récemment je peux dire avoir vécu un superbe concert niveau scénographie: Coldplay à Bercy.. un vrai spectacle !



"-Quelle est ta découverte marquante de l'année ?"


MusicAndMe: Là encore, je vais tenter de me limiter mais c'est difficile de s'arrêter à un seul artiste ou groupe, sachant qu'il y en a beaucoup d'autres : Meltones, The Waow, Cold War Kids, Applause, Cyril Mokaiesh, Fastlane Candies et Kiss&Drive.

Pablito : Dinah Whashington, Lazzy Buddies, Monsieur Rémi, After in Paris, Chingon, The Corrigan Fest, Harold Alexander... j'ai eu des ressentis très fort par petits bouts cette année. Chansons après chansons. Même chez des artistes plus connus dont je n'avais jamais vraiment pris le temps d'écouter : Marvin Gaye, Led Zep, Gill Scott Heron, Prince... C'est la magie des vinyles à 3 euros sur les brocantes. Je pourrais écrire des lignes et des lignes tellement ça m'enthousiasme.
Il y a quelques semaines à peine j'ai découvert Joan As Police Woman. Une artiste similaire à Cat Power qui vient de sortir un album chez Pias "The Deep Field". Je crois que j'en suis tombé amoureux, mais prudence, je pense qu'elle n'arrivera pas à la hauteur de Rodrigue qui est mon GROS coup de cœur de cette année. Yep vive Rodrigue !

Lo'birds : Encore une fois j’en ai plusieurs à citer, il y a plein de talents qui sortent chaque année, Thos Henley, The Waow, Mamas Gun, Nico Stai, Botibol, Great Mountain Fire, Applause, School is cool et je vais m'arrêter là.

MaxiCastor : Ma plus belle découverte : Oldelaf, avec son dernier album Le monde est beau. Artiste découvert sur le tard mais qui vaut son pesant de cacahouètes.

UkuTsuna : Adele, The Waow, Scarlet Queens, Cyril Mokaiesh, Melissmell, Moonjellies et Giedre.
(Parmi tant d'autres ...)

Riziña : Maika Makovski, une chanteuse espagnole (comme son nom ne l'indique pas) dans la veine de PJ Harvey; Eels, que j'ai découvert cette année à peine,

L'as des AS : Pas vraiment de "nouveautés" pour moi mais j'ai découvert Lana Del Rey avec la chanson "Video Games" qui est un vrai régal et j'ai également découvert Debout sur le Zinc sur scène.

Céc': Je me répète mais... Cyril Mokaiesh ! Sinon je dirais Thos Henley, Shaka Ponk, j'ai redécouvert Coldplay et Puggy (oui mieux vaut tard...)


"-Et ta plus grosse déception musicale ? Le truc qui t'a déçu, voire que tu ne peux pas ou plus supporter"


MusicAndMe: Ma plus grosse déception, pour cette année, relève de la dernière tournée en salle de Cali. Je suis une grande fan de Cali, depuis 2005, mais je n'ai pas compris le virage que celui-ci a pris dans son dernier album (sorti fin 2010) et je n'ai, du coup, pas adhéré à la tournée qui a suivi. Heureusement que la tournée des festivals s'est avérée quelque peu différente et m'a réconciliée avec l'univers de l'artiste.
Sinon, je dois aussi avouer avoir été déçue par le concert des Smashing Pumpkings. Le concert était très bon mais je suis probablement trop restée branchée sur les Smashing du début, j'ai donc été déroutée par le fait de ne reconnaître quasi aucun titre durant leur concert. Et puis, au niveau des échanges avec le public, j'ai connu mieux, je dois l'avouer...

Pablito : Pas forcément une "grosse" déception, mais disons une "petite" déception à laquelle je pouvais m'attendre, le premier titre phare du nouveau Bénabar "politiquement correct" me laisse tiède. J'attends d'écouter l'album en entier, mais je pense que là où beaucoup de chanteurs cette année on évolué ou ont su surprendre, Bénabar lui, me laisse un sentiment de déjà entendu. Bon j'irai le voir en concert sur sa nouvelle tournée en 2012, il reste un monstre de scène.
Mais ma plus grosse déception fut d'apprendre que les Noir Désir ne rejoueront plus jamais ensemble. Dégouté...

Lo'birds : Je n’arrive pas à en trouver. Parmi les albums et les concerts que j’attendais en 2011, je n’ai pas été déçue. A part peut être si on compte Cali en salle, mais comme je ne plaçais pas
beaucoup d'attente dans le concert, on ne peut pas dire que j'ai été déçue je pense.

MaxiCastor : Comme Pablito, petite déception concernant le dernier album de Bénabar, Les Bénéfices du Doute. Je crois pouvoir dire n'aimer que la moitié des chansons de l'opus, mais je place tellement d'espoir dans la tournée à venir que je ne garde à l'esprit que les quelques chansons de l'album que j'apprécie.

UkuTsuna : Pas de grandes déceptions cette année, qui fut assez bonne (et 2012 s'annonce encore meilleure j'ai l'impression !!). Peut-être un petit bémol pour le dernier album de Felipecha, Les lignes de fuite. Il ne m'a pas autant emportée que le précédent et je suis restée un peu sur ma faim.

Riziña : Ne pas avoir pu voir Ojos de Brujo sur leur tournée d'Adieux. Ou n'avoir vu qu'1/4 d'heure trèèès frustrant du concert de Patrice à Couleur Café. Et la (mauvaise) qualité des concerts d'Aix-en-Provence.

L'as des AS : Le fait que Noir Désir ne se reforme pas.... J'étais jeune lors de leurs gros succès, j'ai vraiment pu découvrir le groupe alors qu'il ne jouait plus et j'aurais aimé pouvoir dire un jour "oui Monsieur, j'ai vu Noir Désir sur scène"

Céc': une décéption ? alors, alors... on va dire que je suis décue de ne pas avoir vu plus de mobilisation pour la "sauvegarde" de l'Elysée Montmartre ! Sinon je dirais l'annulation de la tournée entière de Sinclair malgré un Zénith Parisien [pratiquement] complet !


"-Qu'attends-tu ou qu'espères-tu pour tes oreilles en 2012 ?"


MusicAndMe: Beaucoup de nouvelles découvertes, des chouettes concerts (Coldplay, Bénabar, les Cowboys Fringants, Dionysos, Charlie Winston, Pearl Jam,...) et plein de chouettes festivals ! Je suis très confiante pour tout ça en 2012 !

Pablito : Comme chaque année, j'espère le retour de Renaud. (sic)
J'attends avec impatience et je suis très curieux d'écouter le premier album solo de Tristan Néhouarn, le chanteur de Matmatah ! Le grand retour de Dionysos est bien sûr aussi un évènement que je ne vais pas louper.
Sinon Les Cowboys Fringants reviennent en France avec "des tounes pour faire un show festif" ;) pas besoin de faire un dessin ?

Lo'birds : Pour 2012 j’attends de bons concerts (Charlie Winston, Coldplay, Bénabar,…) et de la bonne musique avec la sortie de l’album de Dan San, mais aussi du nouvel album de Muse et plein de découvertes qui font du bien aux oreilles. Mais surtout j'attends le retour de Jil Is Lucky avec impatience et espérons le, leur nouvel album!

MaxiCastor : J'attends avec beaucoup d'impatience la sortie de l'album de Da Silva, prévu pour début 2012. Et le concert qui ira de paire, bien évidemment. Sinon comme les copains, la tournée de Bénabar. Le concert des Cowboys Fringants, en janvier. J'attends également de pied ferme le prochain album d'Alexis HK, prévu pour septembre 2012 aux dernières nouvelles. Ainsi que celui de Florent Marchet, qui est me semble t'il en cours d'écriture.
Les festivals aussi, qui font partie intégrante d'un été réussi (Festival des Vieilles Charrues, Francofolies de La Rochelle...). Des pépites nous attendent, j'en suis persuadée !

UkuTsuna : Les festivals promettent des affiches détonantes !!! Celle des Déferlantes d'Argelès nous promet déjà Dionysos, Bénabar, Selah Sue, Charlie Winston et ce n'est que le début ! Niveau albums, j'attends avec impatience ceux de Da Silva, Dionysos, Tryo, Muse, ... Et bien sûr, vivement les prochains concerts !!! Fin du monde ou pas, 2012 s'annonce plus que jamais ... musicale !

Riziña : Faire plus de concerts que cette année, ou aller voir des gros noms tels Radiohead au BBK à Bilbao ou Pearl Jam...

L'as des AS : J'attends que mes oreilles soient plus curieuses et traînent plus du côté des "bonnes" radios histoire de faire de belles découvertes.

Céc': Comme d'habitude, j'attend les programmations des futurs festivals d'été.. sinon comme les autres j'attends les concerts de Dionysos, Shaka Ponk, Tryo, Coldplay, Bénabar... J'attends également le premier album de François Raoult (finaliste de la dernière Nouvelle Star) qui promet d'être bien sympa ! Pour 2012 je veux encore faire encore de nouvelles découvertes pour mes petites oreilles, des concerts imprévus, des achats compulsifs d'albums... bref, que cette année soit aussi musicale que 2011 ! Et puis soyons fous... la reformation de Téléphone ?



Sunday, December 25, 2011

Coldplay illumine Bercy (14-12-11)



Mercredi 14 décembre dernier avait lieu le concert tant attendu de Coldplay à Bercy. En arrivant sur place vers 17h30 on se rend compte que le concert était en effet très très attendu. Je n’avais jamais vu autant de queue devant le palais omnisport, pas même pour Muse (mais une âme plutôt intelligente me fera remarquer que Muse avait plusieurs dates programmées sur leur dernière tournée, là est toute la différence).
En arrivant à l’entrée dans la salle, on nous remet un bracelet de couleur qui nous occupera un moment pendant l’attente. Mais à quoi peut-il bien servir ? Pour faire de la lumière pardi !!!
La première partie, Emeli Sandé, entre en scène et nous offre une musique soul, R’n’b. Je ne suis pas vraiment conquise par la chanteuse,et je me rends compte que je ne suis pas la seule.
Pendant l’attente je dois avouer que j’ai été une peu déçue du manque d’ambiance dans le public, surtout après l’attente mémorable que j’avais connue au Parc des Princes en 2009. Oui je suis fan des olas et alors ? Ah ah !!
Le décor de la scène est magnifique. En arrière-plan il y a une grande toile parsemée de mots peints avec des couleurs fluos qui ressortent selon les jeux de lumières. Ils y a aussi 4 écrans géants ronds qui sont suspendus en l’air et un sur scène derrière le groupe.
Le groupe de Chris Martin entre en scène sous une pluie de lumière. Dès les premières notes de "Mylo Xyloto" tous les bracelets se mettent à scintiller et illuminent Bercy sous les yeux du public. Comme sur l’album s’en suit « Hurts like Heaven » et dès ce début de concert, le public est réceptif et profite à fond du groupe.
Le groupe alterne chansons du dernier album et chansons plus anciennes et il nous offre ensuite le magnifique « Yellow », pendant lequel les spectateurs peuvent jouer avec les traditionnels ballons géants.
Chris et ses acolytes reprennent ensuite « In my place » qui permet au public de montrer ses talents de chanteur, quand tout le monde reprend le refrain en chœur sous une pluie de confettis fluos qui donnent un côté magique et féérique au palais des sports. Nous pouvons assister à un très beau moment entre Chris et Jon sur le devant de l’avancée sous les confettis.

Même si l’échange verbal n’est pas forcément très présent, Chris fait des efforts et s’essaye à des phrases en français qu’il ne maîtrise pas si mal que ça !
On ressent une grande énergie sur scène, Chris ne tient pas en place et bouge dans tous les sens, même quand il est au piano, on a parfois l’impression qu’il a du mal à rester statique.
A la moitié du concert les quatre garçons viennent nous offrir deux titres sur le devant de l’avancée, au milieu du public, « Up in flames » et « Us against the world ». Cette petite coupure, tout en douceur, ravit les spectateurs, comme moi, qui peuvent davantage profiter du groupe, car il faut l’avouer, la scène de Bercy est un peu basse et quand on est loin (et pas forcément petite), la visibilité n’est pas des meilleures.
Le public est réactif et dès les première notes de « Viva la vida » on peut entendre raisonner des OooOoooOoh dans tout Bercy et tout le public reprend la chanson en chœur.
Pendant « Charlie Brown », les bracelets scintillent à nouveau et il n’y a pas à dire cette idée est excellente car ça donne une autre dimension au spectacle auquel nous avons la chance d’assister. Sur cette chanson le public saute, sur l'invitation de Chris, et s’en donne à cœur joie. A l'instar de "Major minus", ce titre est parfait pour une représentation live.
Le groupe revient sur scène pour un rappel au cours duquel il nous interprète les incontournables « Clocks » et « Fix you » et le premier single de l’album « Every Teardrop is a waterfall » où le public donne tout ce qu'il a pour le dernier titre de la soirée.

Encore une fois Coldplay a réussi à me faire passer un moment magique, grâce à de bonnes chansons, une énergie communicative, un show dont ils ont le secret tout en réussissant à garder une certaine proximité avec le public. Seul bémol, la durée du concert, un poil trop court à mon goût. Mais je leur pardonne et je serai au Stade de France le 2 septembre prochain !!!




Lo'birds


Saturday, December 10, 2011

Monsieur Rémi tout simplement !

C'est grâce à internet que j'ai pu écouter Monsieur Rémi pour la première fois... C'est le formidable avantage de cette technologie qui nous permet de découvrir de jeunes artistes qui chantent et jouent à des centaines de kilomètres de chez soi. Sans ça, il m'aurait été impossible de le découvrir au hasard d'un concert dans un troquet par exemple. Donc au début, j'ai du me contenter d'écouter ses chansons sur son myspace. Ma foi c'est déjà pas mal et voilà que pour ma plus grande joie, Monsieur Rémi vient de sortir en septembre dernier son premier E.P de cinq titres : "Monsieur Rémi tout simplement !".

Je pourrais utiliser son exemple pour souligner, une fois de plus, que ce beau pays regorge d'artistes bourrés de talent prêts à éclore, qui peuvent galérer pour se faire connaître ou s'imposer dans le milieu, alors que pendant ce temps, il suffit de gagner un jeu télévisé pour se voir la chance de sortir, hélas comme trop souvent de la musique sans grand intérêt artistique. Après tout, il en faut pour tous les goûts et les joies. Chacun son chemin, chacun son destin. J'ai découvert un très bon chanteur talentueux, et c'est ici que je vais tenter de défendre ses qualités !

Monsieur Rémi s'est jeté dans le grand bain, guitare à la main en 2007 quand il s’est dit «Et pourquoi je ne ferais pas écouter mes musiques aux oreilles de tous ?» après avoir, comme tous les amoureux de musique, joué de la guitare devant les amis. Il a vraiment bien fait. Depuis le Lillois chante les tracas de la vie, avec une superbe écriture et une configuration musicale simple mais authentique et rafraîchissante. Seul à la guitare, ou accompagné d'une basse ou de percus, on se demande du coup, pourquoi faire compliquer quand il suffit de donner une belle place à un instrument qui, chez ce jeune chanteur, est si entraînant et mélodiquement maîtrisé.
"Monsieur Rémi, tout simplement !" commence avec "On aurait dû" le premier morceau qui justement confirme ce que je viens de dire sur l'importance de la guitare dans son riche univers. Progressivement le ton monte, le rythme s'enflamme et on se prend l'envie d'écouter attentivement ce que le chanteur nous conte. Il interprète derrière son micro, l'histoire de nos vies, un éventail du quotidien qui nous touche et nous interpelle. Avec "Le bleu de tes yeux" la chose va de soi, Monsieur Rémi est un grand parolier, dans les pas de ces poètes de rues de la trempe d'un Mano Solo, d'un Monsieur Roux, ou d'un héritier de Renaud... un artiste capable de manier les mots et les maux ensemble sans tomber dans le cynisme et le fatalisme... La preuve avec "Pardonne moi" où l'on peut comprendre que c'est un père qui pardonne à son enfant de l'avoir fait naître dans notre monde actuel. Textuellement c'est magnifique. Puis en bon conteur de vie, la mort fait également partie de son répertoire avec "Demain je meurs", qui va plus nous faire sourire que nous effrayer. En reprenant en choeur le refrain on en vient à sublimer ce qui est une dure épreuve de la vie. "Prendre le large" termine ce premier voyage dans l'univers de Monsieur Rémi. Nous prenons le large avec lui, en espérant qu'il n'aille pas trop loin et nous revienne vite avec un premier album plus complet, car cinq titres c'est pas mal, mais quand c'est si bon on en redemande forcément !




La conclusion de "Monsieur Rémi, tout simplement !", nous fait admettre en seulement cinq chansons que, sans aucun doute, le patrimoine de la chanson à textes vient de se trouver un nouvel ambassadeur qui n'a pas fini de nous faire chanter et nous enchanter. Tout simplement beau !

Wednesday, December 7, 2011

The Great Mountain Fire au Botanique - 02 décembre 2011


Vendredi soir, 2 décembre 2011, le voilà enfin le fameux soir tant attendu: le concert des Great Mountain Fire au Botanique! Quelques heures auparavant, le concert affiche sold-out et vu la vidéo "teaser" du concert, préparée par le groupe, quelque chose me dit que l'on peut s'attendre à une très chouette soirée!

20h10, à l'Orangerie, c'est le groupe BRNS (prononcé "Brains") qui ouvre la soirée. La salle se remplit alors peu à peu. Je ne connais absolument pas le groupe mais je suis agréablement surprise par ce que je découvre sur scène. Leur univers est vraiment captivant, surprenant et électrisant, le tout résultant sur un son rock aux sonorités exotiques.
La soirée commence vraiment bien, je suis ravie de la découverte que je viens de faire!

A la fin de la première partie, je remarque que le public arrive et lorsque les lumières s'éteignent à nouveau après 21h, la salle est pleine et on peut même, à certains endroits, se sentir un peu à l'étroit. Je migre donc sur le côté, histoire de pouvoir respirer et profiter au mieux du concert.

Le quintet débarque sur scène et c'est alors parti pour une bonne heure et demie de folie festive sur scène et dans la salle!
Vous donner exactement la setlist du concert me sera difficile (faudrait que j'apprenne à retenir ça de tête ou, accessoirement, à prendre des notes!?!) mais les garçons nous offrent l'ensemble des titres de leur album "Canopy" (dont on vous a déjà parlé par ici d'ailleurs) et ils font cela de façon judicieuse en faisant monter progressivement l'ambiance et la température dans la salle.

Quand arrive le fameux titre "Late Lights", deuxième single de l'album, le groupe nous offre tout d'abord une version "acoustique" du titre (rappelant quelque peu la version enregistrée sur Twizz Radio il y a quelques temps). Et c'est après avoir enfilé, chacun leur tour, leur cape de super héros (petite référence au clip) qu'une toute autre version voit le jour. En effet, les garçons ont invité le groupe Alek et les Japonaises sur scène pour partager une version japonaise du titre. Une petite chorégraphie (partagée avec une partie du public au fil de la chanson), des confettis et des serpentins, ils s'éclatent et ne sont pas les seuls à voir les réactions du public! Difficile de rester stoïque et de ne pas remuer son popotin vu l'ambiance qui règne dans l'orangerie!


Après moult applaudissements à la fin du concert, les Great Mountain Fire reviennent sur scène pour nous offrir encore une reprise surprenante de Paul Mc Cartney et une ou deux dernières chansons, dont, si ma mémoire ne me fait pas défaut, "Cinderella".

Après plus d'1h30 de concert, je pense pouvoir dire que le pari est gagné, les Great Moutain Fire ont complètement séduit l'Orangerie du Botanique!

MusicAndMe

Tuesday, November 29, 2011

Fastlane Candies - DUBAI - Le clip!

Les Fastlane Candies, on les aime tout simplement et on vous en a déjà parlé. Pour les retardataires, vous pouvez trouver une petite note de rattrapage ici et une de nos premières interviews ici!

Et comme on aime ce qu'ils font, on n'a pas fini de vous en parler! Hé non!

Voici donc leur nouveau clip "DUBAI", cliquez, regardez, partagez, c'est tout bon, tout chaud! Le clip parfait pour nous réchauffer lors des longues soirées hivernales qui nous attendent!
Bon visionnage à toutes et à tous!




MusicAndMe

Friday, November 25, 2011

Colline Hill - Wishes


(Crédit photos: HamiltonLake)



"Wishes", rien que le titre de cet album éveille ma curiosité et me donne envie d'aller voir ce qu'il se cache au sein de l'univers de Colline Hill, pas vous?
Et si nous allions découvrir ensemble les voeux et les souhaits que cette artiste exprime à travers cet opus? Mesdames et Messieurs, accrochez vos ceintures, nous voilà partis pour un voyage musical d'une durée approximative de 40 minutes!

Dès les premières notes de "Someone Left Before Me", premier single de l'album, le ton est donné et le décor est planté! Avec sa musique pop-folk aux rythmes entraînants, Colline est bien décidée à nous emmener dans ses valises pour voyager musicalement à travers les immenses contrées américaines, et loin de nous l'idée de nous en plaindre! Je me suis rapidement retrouvée à fredonner les "palala palala palala lapaaaaa" sans même m'en rendre compte! Un premier titre accrocheur, porteur de belles promesses pour l'ensemble de l'album.

C'est le titre "Autumn Girl" qui prend ensuite le relais et qui s'inscrit dans la même lignée. Mais ce dernier, sans même qu'on ne s'en aperçoive, opère une transition parfaite, tout en douceur, pour nous amener dans l'univers plus intimiste de la superbe ballade "She Believes In Me". A travers cette dernière, on divine un peu quelles sont les influences de Colline. A vue de nez (ou plutôt d'oreilles), je dirais que Tracy Chapman et Alanis Morissette ont dû beaucoup compter dans son paysage musical.

Après l'émotion, place à nouveau à un titre plus péchu et très pop, "From Now", qu'on imaginerait bien écouter à fond au volant d'une vieille voiture lors d'un road-trip avec les copains et les copines! Quand je vous disais que Colline allait nous faire voyager musicalement, ce n'était pas une blague!

Vient ensuite "No More No Less", un titre calme qui, par son introduction entre autres, me fait quelque peu penser à d'anciennes ballades d'Elvis Presley. Non, ne me demandez pas le pourquoi du comment de ce rapprochement qu'a opéré mon esprit, je ne pourrais pas vous l'expliquer! Peut-être à cause de l'atmosphère qui s'en dégage? Comme si Colline avait eu envie de nous plonger dans la vieille Amérique, celle des années Rock & Roll et Blues durant les années 50. Mais peut-être suis-je la seule à faire un tel rapprochement, qui sait?

Curieusement, la chanson qui suit, "Rassure-toi", est, comme son titre l'indique, en français. C'est agréablement surprenant de retrouver un titre dans la langue de Molière au sein de cet album. Autre fait positivement surprenant, les intonations de la voix chaude de Colline varient lorsqu'elle chante en français. Ca m'a fait sourire à la première écoute.

"By You" et "Cause I Love" viennent ensuite nous titiller les oreilles et nous rappeler l'esprit du premier single "Someone Left Before Me", dont je vous ai déjà touché quelques mots. Le genre de chansons qui nous incite à l'évasion et au vagabondage de nos esprits trop souvent enfermés et torturés!

La douceur de la guitare folk vient ensuite ponctuer le magnifique "When You Joigned the Sky" où l'accent est davantage mis sur la chaleur se dégageant de la voix de Colline qui vient parfaitement épouser le message troublant et émouvant de ce titre... Difficile de rester alors insensible...

C'est avec le titre "Where You Are" que vient se clôturer notre road-trip musical. Pour moi, ce titre résonne comme une petite bulle musicale où l'espace de 4'16", le temps s'est mis sur pause et tout reste en suspens. Le genre de petites bulles qu'on n'a pas du tout envie de briser et qu'on aimerait qu'elles durent pour toujours...

C'est ainsi que s'achève notre voyage musical. J'espère que cela vous plaira autant qu'à moi et que, tout comme moi, vous serez séduits par l'univers que nous offre Colline Hill. Retenez bien ce nom, quelque chose me dit qu'on n'a pas fini d'en entendre parler!

Date de la sortie de l'album: février 2012 chez AkaMusic/Universal
Date de la sortie du single "Someone Left Before Me": 21 novembre 2011 (autrement dit, il est déjà dans les bacs les amis!)

MusicAndMe

Tuesday, November 22, 2011

LES COWBOYS FRINGANTS - Que du vent

Oui, bien sûr, la pression montait, j'étais presque mort d'impatience, ce n'est pas facile d'attendre le nouvel album d'un groupe qu'on adore terriblement. En même temps l'album était sorti une semaine en avance en version numérique, et des morceaux commençaient à fleurir sur le net, l'horreur ! Mais non, je suis resté fidèle à ma bonne conscience, têtu comme un breton, j'ai patienté pour m'en tenir à mon bon vieux rituel préféré.
Jour-J. Je dois encore attendre ma pause syndicale de l'après-midi, du coup je passe la matinée à tourner en rond à l'intérieur de moi-même en attendant de pouvoir glisser le CD dans le lecteur et me délecter de plaisir. (même si j'ai un amour profond pour les Cowboys Fringants, pas la peine de chercher de métaphore). Mais au lieu d'entrer dans des confessions intimes de frotti-frotta, partageons plutôt ce "Que du vent", le huitième album studio des québecois.

Dès la toute première écoute, je n'hésite pas à dire que la cohérence est éblouissante (le superlatif est faible...), tant dans la thématique des paroles que dans les ambiances musicales, ce nouvel album sorti des entrailles du quatro québécois explore, comme ils savent si bien le faire, les histoires banales et bancales de la vie. Ils jouent leur musique, leurs envies de telle façon que plus aucune autre étiquette ne peut leur être collée, sauf celle du meilleur groupe folk-rock francophone... Si si j'insiste, "Que du vent" nous le prouve encore une fois.

D'entrée de jeu le premier morceau est une surprise générale ! "Télé" m'égrène quelques déhanchements enthousiastes puis je glisse dans une transe déchaînée provoquée par le rythme de la batterie et les riffs de guitare. Je suis assez surpris par ce style disco/rock... Mais c'est réussi, je suis entré de plein pieds dans l'album... passé cette intro funky déjà mémorable, la suite est un régal. C'est effectivement un album créé pour la scène comme le prouve "Paris-Montréal" au refrain fédérateur qui sera évidemment repris en chœur par tous les fans lors des concerts, moi le premier.
Deux trois paroles accrocheuses sur fond dramatique, un coup de violon-piano-accordéon, une batterie présente et une guitare entraînante, voilà la recette qui a fait et fait encore le succès du groupe. Les chansons poignantes sont toujours de la partie, comme "Marilou s'en fout" la petite sœur de la Catherine ou d'Hannah, ces femmes à qui la vie ne sourit pas et avec deux-trois accords de poésie, il y a toujours une lueur d'espoir. Tout comme "l'horloge", magnifique chanson sur les désillusions de la vie et les rêves perdus. La voix de plus en plus maîtrisée de Karl Tremblay, se pose sur les mots de J-F Pauzé comme de la chantilly sur un gâteau moelleux. Et contrairement à "L'expédition" ou il était peut-être moins évident à l'oreille, l'accent québécois reprend du service dans cet album, notamment sur "Que du vent", "Classe moyenne (avec anchois)" ou "Party!". Dans cet album, je retrouve l'énergie festive du groupe lorsqu'ils jouaient Break Syndical. Il y a du plaisir qui en découle, c'est évident, et de mon côté, une irrésistible envie de taper des mains, des pieds et de danser sur la table à mémé.
Et puis badaboum !! "Comme Joe Dassin" vient chatouiller nos tympans et ramène des vieux souvenirs d'amour lointain qui brillent encore au fond des yeux. Parce que, dans toutes douleurs, il n'en ressort finalement que le bonheur. C'est ce que m'ont appris les Cowboys Fringants. Et j'espère qu'ils m'en apprendront encore longtemps, même quand ils seront "Hasbeen (on est des)", chanson ironique dont on rigolera quand ils la chanteront dans vingt-cinq ans. Chiche ? Les Rolling Stones l'ont bien fait, pourquoi pas eux?
A noter qu'un disque des Cowboys Fringants sans engagement, sans révolte n'est pas imaginable et "Shooters" confirme la règle, cette volonté du groupe pour la revendication. Dans cette ballade-country, ils chantent avec affection la détresse d'ex-salariés dont l'usine a fermé. On ne reste pas insensible.

Clap final :

C'est rien qu'une histoire / Comme il y en a d'autres / Mais ça reste quand même la nôtre / Quand arrive le soir / On tire les couvertes / Au lieu d'lancer la serviette / Couchés en cuiller / Collé su' ton derrière / T'es mon petit port de mer / A la fois la lumière / Et le gouvernail / Qui me ramènent au bercail.
C'est sur ce dernier couplet de "On tient l'coup", très jolie chanson, que se termine le nouvel album de nos cousins fringants.

Je pourrais être un peu déçu qu'il n'y ait que 11 chansons. Mais Jean-François Pauzé me rassure dans une interview : «On avait pas loin de 20 chansons, mais pour les autres albums, avec le recul, on se disait souvent qu'il y en avait deux ou trois de trop. Cette fois-ci, on voulait un album plus festif et précis. Les autres, on les enregistrera sur un petit disque, ou on les donnera sur Internet».

Pour conclure, je dirais que "Que du vent" n'est pas leur meilleur album car à mon goût "La Grand Messe" (2005) ne peut être égalé mais il peut se vanter d'être bien en place, plus rock, comme à leurs débuts, séduisant, énergisant, rafraîchissant, plus mordant, fringant. Il peut être fier d'être un album fait sur mesure pour faire trembler les planches. Who-ooooh-oooooh-oooh ça va être chaud !
Un nouvel opus de grande classe, une pierre de plus à ajouter à l'édifice de l’œuvre générale des Cowboys Fringants, et ça c'est vraiment l'fun !

Saturday, November 19, 2011

Deluxe

Un petit tour en ville, de la musique au loin, un groupe de gens qui regarde quelque chose sur une des nombreuses places d’Aix…Chouette un concert impromptu ! Malheureusement je suis arrivée pour les 10 dernières minutes, mais cela a suffit à plaire à mes oreilles !Je vous présente (quand même) Deluxe, un groupe de jeunes aixois apparemment aux sons electro-jazzy-punchy. J’ai beaucoup aimé la voix plutôt rauque de la chanteuse. J’ai bien sur acheté leur cd et je vous conseille vraiment ce groupe car on ne peut s’empêcher de dandiner son popotin en l’écoutant (bien sur, j’en fais de même en écrivant ce petit article). A première écoute, le disque semble plus instrumental, mais reste très agréable à écouter. Ce groupe a de l’avenir !
Pour les écouter, vous pouvez aller sur le myspace ou bien sur leur site où plusieurs titres sont disponibles à l'écoute.
Riziña

Sunday, November 13, 2011

Les Têtes Raides, festival Eclectik'rock, Saint-Dizier (52), 12/11/11

    
     Enfin ce rendez-vous tant attendu avec les Têtes Raides !

     Mais je voudrais d'abord commencer cet article par un coup de gueule. Chez moi, on se plaint beaucoup du fait qu'il ne se passe pas grand chose au niveau culturel, qu'il n'y a rien à faire etc. Certes. Et là, les Têtes Raides sont à l'affiche dans une petite salle, avec deux autres groupes, pour à peine le prix d'une place de cinéma et que vois-je ? Un public très très très clairsemé (dont une petite  partie légèrement trop alcoolisée qui passe son temps à gueuler... vive le manque de respect pour les artistes.) ! Franchement, BOUGEZ-VOUS les gens !!!
     Voilà, la parenthèse est refermée.

     On arrive à la salle Aragon quelques minutes avant que le premier groupe ne commence à jouer. Il s'agit des NTTF, un groupe que je qualifierais de punk/métal (jetez moi des pierres si je me trompe) avec la plupart des textes très décalés (dont un sur la cuisine au beurre). Ça n'est pas vraiment mon style de musique mais c'est plutôt marrant. On se dit qu'après quelques verres, ça doit l'être encore plus... ce qui nous sera confirmé quelques minutes après par joyeux papy qui enchaînait les coupes de champagne et abordait les gens avec un « c'est pas mal heiiiin ? ».
     Vient ensuite le groupe Tournelune, et là je retrouve un peu plus un style qui me plaît. Ils ont la pêche et j'accroche plutôt bien. Leur myspace ici.

     Vers 22h, c'est enfin au tour des Têtes Raides de monter sur scène. Le groupe nous a offert une superbe prestation avec toujours autant d'énergie et des fans qui font plaisir à voir. Je n'ai pas eu l'impression que la playlist avait beaucoup changé depuis octobre mais j'ai eu beaucoup de plaisir à la réentendre. Deux chansons en particulier ont été des coups de cœur : So free qui sonne vraiment très rock et avec des jeux de lumières très réussis. Et je ne saurais pas tellement dire pourquoi mais je trouve qu'Emma dégage quelque chose de très émouvant.
     Et puis bien sûr il y a eu les incontournables Gino et Ginette. J'ai remarqué qu'encore une fois Ginette était très attendue, j'ai entendu pas mal de personnes en parler bien avant que le concert ne commence (moi y-compris d'ailleurs). Ce moment est tellement énorme que je crois pouvoir dire que de tous les lives que j'ai pu voir et tous artistes confondus, ça reste mon plus grand souvenir de concert. Après le premier rappel, je doute que le groupe ne remonte sur scène. Finalement, même s'il n'y a pas foule, les nombreux applaudissements et chœurs de Ginette parviennent à faire revenir les Têtes Raides pour un second rappel. L'identité achève un concert que pour ma part, j'ai adoré du début à la fin. Je quitte la salle un peu mélancolique, avec quand même un goût de trop peu. Je fredonne un air, celui d'Emma. 
   
                                                                                                                                            L'as des AS


Saturday, November 12, 2011

Rock'n mode aux Galeries Lafayette


Comme tous les ans, les Galeries Lafayette ont inauguré leurs vitrines de noël cette semaine et l’honneur d’allumer les illuminations est revenu à Charlie Winston, le plus français des chanteurs britanniques.
Ce choix n’est pas un hasard, en effet, cette année, les vitrines ont enfilé leur plus beaux atours rock pour un thème rock ‘n mode imaginé par l‘américain Andrew Yang. Les galeries ont choisi d’explorer le thème rock côté scène et côté coulisses.
A cette occasion, et en partenariat avec W9 et le programme « Talent tout neuf », les parisiens et les touristes qui se baladent du côté du boulevard Haussmann pour observer les vitrines de noël ont eu, ou auront l’occasion, de découvrir une vitrine toute particulière. Du 9 au 17 novembre, des « talents tout neuf » se produiront dans une vitrine prévue à cette effet! Oui, oui j’ai bien dit dans une vitrine.
Imany a ouvert le bal mercredi 9 novembre. Puis ce fut au tour de Joseph d’Anvers, qui a passé «un étrange, mais bon moment » , de se prêter au jeu le jeudi 10 novembre.
En ce qui me concerne, j’ai pu assister aux prestations de Cyril Mokaiesh le 11 novembre et de Medi le 12 novembre.

Cyril Mokaiesh et ses musiciens avaient l’air d’avoir un peu de mal à trouver leur marque en s’installant dans la vitrine pour les réglages techniques, ce qui n’est pas étonnant dans un si petit espace. A 17h, ils donnent un premier mini concert de 4 titres : « Le sens du manège », « Tes airs de rien », « Des jours inouïs » et « Mon époque », puis ils reviennent à 18h pour « Nos yeux », « Va savoir », « Des jours inouïs » et une chanson qui détonne un peu dans ce lieu, « Communiste ». Les passants s’arrêtent et découvrent l’artiste avec plaisir. Certains qui ne connaissent pas semblent repartir, en voulant en savoir davantage sur l’artiste.




Aujourd’hui, c’était au tour de Medi de se produire en vitrine. A 17h, il nous offre 3 chansons, « The woman I used to love », « I know what you did » et « How would you do it ». Il se prend au jeu et s’amuse de la situation en se collant à la vitre ou en proposant un prix de vente pour chacun de ses musiciens en les présentant. Avant le deuxième concert, quelques personnes arrivent pour assister à la prestation de Medi, contrairement à la veille où le public était principalement composé de badauds qui passaient par là. A 18h, Medi et ses musiciens reviennent en vitrine pour une deuxième session durant laquelle les garçons nous jouent « Excuse my French », « How would you do it », « Say the word » et « I know what you did ».



On peut dire que l’expérience est pour le moins originale, que ce soit du côté du public comme du côté des artistes, qui n’entendent pas ce qui se passe dans la rue.

Si vous avez un moment durant la semaine et que vous voulez aller y jeter un œil au concept, le programme est le suivant :

- Nadeah le lundi 14 novembre à 17 et 18h30
- Mademoiselle K le mardi 15 novembre à 17h et 18h30
- Inna Modja le mercredi 16 novembre à 12h30 et 14h
- Brigitte le jeudi 17 novembre à 12h30

A la fin de la deuxième prestation chaque artiste offre une séance dédicace au 6ème étage au rayon loisirs.


Lo'birds

Thursday, November 10, 2011

Kaiser Chiefs à l'Ancienne Belgique - 6 novembre 2011


Dimanche 6 novembre, je me retrouve une nouvelle fois à l'Ancienne Belgique (qui a dit que j'y avais pris un abonnement?^^) pour assister alors au premier des deux concerts sold-out du groupe Kaiser Chiefs.

Eux, j'ai déjà eu l'occasion de les voir dans cette même salle lors de leur tournée précédente et j'en ai gardé un excellent souvenir! En 2009, j'avais fait le choix de m'asseoir durant le concert. Ici, je me sens d'humeur à profiter à 500% du concert et me faufile donc au premier balcon.

20h, les Tribes entrent en scène, je ne connais pas du tout, je découvre sur le moment-même. C'est pas mal, c'est sympa, mais pour être honnête, je trouve ça un peu "passe-partout" et banal, rien de bien transcendant en gros.

La salle se remplit au fur et à mesure et à 21h, quand les lumières s'éteignent à nouveau, il y a foule et le public semble en grande forme.
Si ma mémoire ne me joue pas des tours, c'est avec un de leurs gros succès "Everyday I Love You Less and Less" que le groupe entame son set. Le ton est tout de suite donné, ça envoie du lourd, du très lourd même, et ça décoiffe!
Il me sera difficile de vous dire exactement ce qui a suivi dans la setlist car j'avoue ne pas connaître le répertoire des Kaiser Chiefs sur le bout des doigts (erreur qui sera très vite réparée, promis!). Mais on aura droit aux autres gros succès comme "Ruby", devenu presqu'un hymne et durant lequel le public s'en donnera à coeur joie, "I predict a Riot" ou encore "Angry Mob" pour ne citer que ceux-là, ainsi qu'à des titres de leur nouvel album "The Future is Medieval".

Le fait que je ne connaisse pas tous les titres ne m'empêche pas de profiter au maximum du show qu'ils nous offrent car, oui, je pense qu'on peut le dire, ce n'est pas un concert mais véritablement un show auquel nous assistons. Le petit (gros?) grain de folie du chanteur, qui ne cesse de sauter et de courir dans tous les sens, fait monter rapidement l'ambiance dans la salle et quand celui-ci se décide à sauter dans la fosse, la température grimpera encore de quelques degrés supplémentaires.

Je remarque une chose (et je ne suis sûrement pas la seule à l'avoir remarqué), Ricky connaîtra de gros problèmes avec son retour du son durant tout le concert et ce, même après avoir changé plusieurs fois de boîtier. Mais, malgré tout, cela ne l'empêchera pas d'assurer tout le concert avec professionnalisme. Donc chapeau!

Après 1h30 de concert, le groupe s'éclipse sous un tonnerre d'applaudissements et revient alors nous offrir un bis qui se clôturera avec un magistral "Oh My God" (titre qui me trotte dans la tête depuis ce jour!).


A la sortie du concert, je suis ravie et conquise et je ne suis sûrement pas la seule. Il n'y a rien à faire, les British restent les maîtres dans ce domaine musical!

MusicAndMe

Wednesday, November 9, 2011

DAGUERRE - Le coeur entre les dents

Si l'on se fie à la pochette, on pourrait dire de Daguerre que c'est un dur. Le genre de rockeur qui fait peur, tatoué et moustachu. Mais lorsque l'on plonge derrière son regard noir, que l'on se laisse guider par sa voix de papier-verre, que sa poésie chatouille nos oreilles, alors c'est une énergie d'amour et de vie qui s'empare de nous. Et oui ! "Le cœur entre les dents" c'est en quatorze titres une façon de (re)découvrir un artiste aussi intense que tendre.

Daguerre a croisé mon chemin musical un soir de concert en novembre 2009. Il assurait en binôme avec son extraordinaire bassiste Mimi, la première partie du BORDEL TOUR de Cali vS Les Hyènes. Sa voix et sa présence s'étaient parfaitement prêter à l'atmosphère rock de la soirée. Depuis je me contentais de quelques titres sans jamais avoir un de ses albums dans ma discographie. Mais maintenant j'ai le troisième album du basque entre les mains (et non pas entre les dents). Un troisième opus aux couleurs du Sud-Ouest, qui marque une amitié catalano-basque car coproduit par Bruno Caliciuri et Bruno Buzan sous le jeune label BCBA. Mais, même si l'empreinte de Cali peut paraître évidente, notamment avec la présence du trompettiste Nicolas Puisais ou du pianiste Julien Lebart, Olivier Daguerre sort magnifiquement son épingle du jeu, il ne joue pas les apprentis de service et livre un album sincère et authentique qui le place parmi les grands de la chanson française, même si j'ai l'impression qu'il lui manque encore une étape à franchir pour être définitivement reconnu. Laquelle ? Je ne saurais dire. Ce n'est qu'une impression.

Le cœur entre les dents balance sans cesse entre opposés. Tantôt une bonne dose d'amour sur fond de colère, tantôt un désir de vivre sur fond de révolte, mais garde toujours l'équilibre… Là est tout le talent de Daguerre. Musiques à textes, chansons réalistes, engagées, festives ou encore poétiques, dans cet album, il y a du bon partout à déguster sans modération, les oreilles toutes grandes déployées comme mes petites préférences :
"Notre amour était presque parfait" en duo avec Aurélie Cabrel annonce la couleur. C'est l'histoire d'un couple à la recherche du second souffle sentimental. Musicalement les connaisseurs iront s'intéresser au génie de Michel Mousset le bassiste.
"Et dehors" la poésie de Daguerre donne ici toute l'étendue de sa beauté. Les notes du violoncelle glissent comme des caresses sur une peau douce et l'ensemble donne un tableau magnifique. Le même exemple d'écriture, dans la chanson "Faut-il" où Daguerre joue de la plume comme Jimmy Hendrix jouait de la guitare. C'est pour vous dire ! Bon oui j'exagère peut-être un peu, mais il faut reconnaitre que c'est vachement bien écrit... A noter aussi, le bel hommage dynamique pour Léo Ferré dont Daguerre est fan avec "Le Revenant". L'intéressé en serait surement très fier. Y a vraiment de quoi !
Et puis "De L’ivresse" la chanson phare de l’album dont il n'est pas question ici d’abus alcoolisé mais plutôt d'étreinte brûlante entre deux corps amoureux à vous en donner des sueurs. Une intense chanson "d'amour"... Bref on ne s’ennuie pas. On dansera même sur "passager du vent" ou sur le semi-reggae "un peu moins con" ou encore sur le rock de "Des histoires".
L'album se termine sur un sensationnel "Time to go" qui me laisse penser qu'il y a sûrement du Bob Dylan dans les influences de Daguerre. En tout cas la comparaison des timbres de voix est assez troublante de ressemblance.



Alors si vous ne l'avez jamais écouté, et qu'un jour l'envie vous prend d'acheter son dernier album (qui commence à dater quand même), n'hésitez pas à croquer l'amour et toute sa rage à pleines dents avec un artiste en devenir ! Et puis la bonne nouvelle c'est que Daguerre sort un nouvel album le 24 septembre 2012. Avec ce quatrième album, je lui souhaite d'être définitivement le chanteur à la hauteur de son talent, un très grand !

Pablito
Daguerre sur myspace

Monday, November 7, 2011

Archimède fait son grand retour sur scène et dans les bacs



Le 5 septembre dernier rimait avec retour pour Archimède, groupe lavallois désormais bien connu du public depuis la parution de leur premier album éponyme, en 2009. J’avais déjà bien accroché avec ce premier opus mais dès le jour de la sortie de Trafalgar et son écoute attentive, il m’a semblé que celui-ci était encore meilleur que le premier. Des mélodies plus affirmées, que l’on reconnaît dès la première écoute comme étant la plume d’Archimède. Et ça, c’est assez rare pour être souligné.
Alors, puisque ce nouvel album est si bon, je n’ai pas attendu bien longtemps avant d’aller voir Nicolas, Fred et leurs copains sur scène. Ce fut le 20 octobre dernier, à l’Ubu, petite salle de Rennes, parfaitement adaptée à la « situation ». Atmosphère intimiste, on est en petit comité dans la salle.
Mixons maintenant album, nouvelles chansons et prestation scénique. Le concert quoi, comme on dit par chez nous.
Ca commence fort avec le premier titre, L’Intrus. Ca cause de Kévin, intellectuel de la famille un peu mis à l’écart par des parents un peu has-been, passionnés de tunning, de films pour grands sur Canal et tutti quanti. Certainement la chanson la plus drôle de l’album. Elle pourrait d’ailleurs servir de bande-son des mauvais documentaires du jeudi soir d’une célèbre chaîne de la TNT made in France. Parce que c’est ultra ironique et à prendre au 4ème degré.
Vient ensuite Le Bonheur, premier extrait du nouvel album du groupe. Il faudrait être parti s’exiler en Alaska pour ne pas l’avoir entendue sur les ondes, alors un petit visionnage de clip suffira pour causer de cette chanson ! Chanson qui, soit dit en passant, envoie de la pâte à crêpe sur scène.
♪♫♪♫♪♫♪


♪♫♪♫♪♫♪
3ème chanson, Je Prends, l’une de mes préférées de l’album. L’histoire d’un Caliméro de service qui nous chante ses moult râteaux, ses lapins, ses rendez-vous manqués, et qui du coup est prêt à conter fleurette à « tout c’qui glousse en [sa] présence, tout c’qui trépigne et tout c’qui danse ». C’est marrant, en écoutant attentivement la chanson, on dirait que le chanteur nous raconte son histoire. Enfin non, tout bien réfléchi, c’est un peu tragique quand même (et là tu pleures public, t’es compatissant !).
Les Premiers Lundis de Septembre (qui est, soit dit au passage, l’une des chansons favorites de Laurent Ruquier, qui a très récemment reçu Archimède sur le plateau d’ On est pas couchés) semble être elle aussi une chanson autobiographique, qui, sur scène, est d’ailleurs chantée en guitare-voix. Moment émotion du concert, Fred-le-guitariste est discrètement assis par terre, derrière son micro. Je n’avais pas été vraiment attentive à cette chanson sur l’album. La scène m’a réconciliée avec elle. Ce fut également le cas pour Tout Fusionne, chanson pour laquelle le groupe fait participer le public en fin de chanson. On peut alors participer à un chœur de « Nanananana » des plus splendides. On est bons à Rennes, y’a pas à dire. C’est eux qui le disent hein.
Mention spéciale pour On aura tout essayé, hyper rythmée et entrainante, que j’attendais avec impatience sur scène. Je n’ai pas été déçue, bien au contraire. Et tout le public semble avoir apprécié, à en juger par l’ambiance électrique qui secoue la salle. Il était temps d’ailleurs, parce que le public était quelque peu mou du genou. Même le chanteur s’en est aperçu, c’est un peu gênant tout de même.
Evidemment, la set-list du concert est également composée des anciens titres du groupe : Vilaine canaille, L’été revient, Au Diable Vauvert, Eva et les autres…Plus d’ambiance sur ces titres-là, il semblerait que le public n’ai pas vraiment eu le temps d’intégrer les chansons du nouvel album. Dommage car ce dernier album est aussi bon que le précédent. Voire meilleur.
Côté concerts, à noter qu’Archimède est lancé depuis début septembre sur les routes de France et de Navarre à la rencontre de leur public. Point important également, ils font actuellement les premières parties d’Hubert-Félix Thiéfaine (rien que ça !) dans de nombreux Zénith.
  • Les dates de concert ici
  • Le site officiel ici

*MaxiCastor
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