Wednesday, June 29, 2011

Couleur Café 2011 - Day 1



Comme Ukutsuna vous l'a annoncé il y a quelques jours, c'est avec plaisir que nous nous sommes rendus au festival Couleur Café le week-end dernier.



Revenons tout d'abord sur le premier jour (sold-out) de cette 22ème édition, à savoir le vendredi 24 juin 2011.



Arrivées sur place vers 17h30, c'est vers le chapiteau "Univers" que nous nous dirigeons pour assister au concert d'Absynthe Minded (groupe dont je vous ai déjà parlé il y a quelques mois suite à leur concert sold-out de l'Ancienne Belgique). Vu que le groupe se produit assez tôt, on constate un public plutôt jeune dans l'ensemble, les plus âgés étant encore au travail à cette heure-là et sur la route pour venir au festival... Mais cela n'empêche pas l'ambiance d'être bel et bien au rendez-vous, loin de là même!

La dernière fois que j'ai vu le groupe, c'était dans sa formation acoustique. Festival oblige, ici, c'est bel et bien dans sa formation électrique qu'il se produit. Etant donné qu'on se retrouve à Bruxelles, que le groupe est belge et que le festival se veut bilingue, c'est dans un divin mélange de français / néerlandais / anglais que Bert choisit de s'exprimer et cela semble convenir à tout le monde. Le public s'avère être très réceptif à leur univers musical, j'en suis même positivement surprise pour être honnête. Durant une heure, Absynthe Minded nous offre un savoureux mélange de leurs plus gros succès nous faisant voyager dans un univers rock-indie teinté de jazz manouche dont eux seuls ont la recette. Quand les premières notes de leur chanson "Envoi" retentissent, l'ambiance monte d'un cran sous le chapiteau et l'on voit arriver de nouveaux curieux qui ignoraient jusque là que c'était ce groupe qui interprétait cette chanson. Si le but des artistes dans les festivals est de se faire connaître d'un public qui les méconnaît, je pense pouvoir avancer qu'Absynthe Minded a relevé le défi avec brio!









Après cette première heure de concert, direction la rue principale "du bien manger" afin de remplir nos estomacs déjà affamés malgré qu'il soit encore tôt. Et c'est avec le groupe IAM en fond sonore sur la scène principale "Titan" que nous choisissons ensuite de siroter quelques verres de mojitos au bar "Papafoufou". Bien qu'on écoute le groupe d'une oreille plutôt distraite, il faut reconnaître qu'ils savent mettre le feu (mais pas au sens propre du terme comme en 2007... ;)) puisqu'on peut voir une bonne partie des festivaliers sauter et scander les paroles de leurs chansons pendant une bonne heure.



Arrive ensuite l'heure du 2ème concert très attendu pour ma part: Selah Sue. Alors alors, si vous ne savez toujours pas qui se cache derrière ce nom, je vous conseille de cliquer et pour vous faire une idée plus précise sur ce petit bout de femme bourrée de talent.

Couleur Café, pour Selah Sue, c'est une belle histoire. La première fois qu'elle y a montré un petit bout de son immense talent date de 2009, édition dans laquelle elle faisait partie des groupes "Wanted". Trois éditions plus tard, c'est sur la scène principale "Titan" que la Demoiselle vient défendre son premier album sorti en mars dernier. Pendant une heure, Selah nous fera danser, chanter, vibrer au son de ses superbes titres comme "Raggamuffin" (devenu incontournable), "Crazy Vibes" ou "Crazy Sufferin Style", pour ne citer que ceux-là. Le public l'acclame, tout le monde est sous le charme de cette jeune femme si spontanée. Alors quand, en plus, elle nous fait la superbe surprise de nous offrir son titre "Please" en duo avec Patrice, l'ambiance atteint son paroxysme. C'est la folie au sein du public et c'est tellement bon!









A peine 30 minutes après Selah Sue, c'est sous le chapiteau "Fiesta" que le groupe Suarez se produit. On arrive juste à temps pour se faufiler au milieu de la foule et profiter au maximum de leur prestation live. Alors je ne sais pas si c'est moi qui n'ai jamais fait attention les années précédentes (car je participe à ce festival depuis pas mal d'années) mais j'ai l'impression que le public est beaucoup plus réactif que lors d'autres éditions. Toujours est-il qu'une fois de plus, l'ambiance est très chaude et que c'est la folie au sein du public qui danse, saute et chante de tout son coeur au son des titres de Suarez. Le groupe nous offre leurs plus gros succès comme "Qu'est-ce que j'aime ça", "On attend" ou "L'indécideur" et l'on remarque qu'une majorité du public sous le chapiteau les connaît très bien. En même temps, comment ne pas succomber à leur univers fait de chansons françaises teintées de mélodies africaines subtilement mêlées à des guitares folk?

Une chose me frappe durant ce concert, c'est la différence entre les versions studios et live de leurs différents titres. On sent vraiment que le groupe a retravaillé chacune de ses chansons pour offrir quelque chose de différent au public durant le concert. Personnellement, ça me permet de découvrir certaines chansons sous un nouveau jour, c'est un vrai bonheur pour mes écoutilles et je ne suis pas la seule à penser cela!

A la fin de leur prestation, le public en redemande encore et encore. C'est alors que le groupe revient sur scène (fait assez rare en festival qui plus est) et nous offre leur magnifique reprise de "La vie en rose" d'Edith Piaf. Et pour clôturer cette folle heure de concert, Suarez choisit de terminer leur concert avec le titre "Couleur Café" de Gainsbourg. Je vous laisse imaginer l'ambiance qui régnait alors sous le chapiteau!









On se dirige ensuite à nouveau vers la scène principale pour regarder de loin le concert de Patrice. Il y a du monde, beaucoup de monde et la fatigue nous gagne... On boit tranquillement un dernier verre et c'est à ce moment-là qu'on fait le choix de mettre un terme à notre première journée à Couleur Café, d'autant plus que deux autres jours de folie nous attendent par la suite!



MusicAndMe

Monday, June 27, 2011

Couleur Café en quelques mots

Nous vous l'avions annoncé il y a quelques mois, Couleur Café est l'un des festivals incontournables en Belgique. Situé dans la capitale européenne, il était très facile de s'y rendre (trains à moitié prix, bus gratuits, camping sur place, ...). MusicAndMe, Riziña et moi-même étions sur place pour jauger l'ambiance. Mais avant de vous narrer ces 3 jours de folie, petit tour d'horizon du festival !


C'est en 1990 que le festival voit le jour. L'optique était de proposer au public un festival convivial aux couleurs africaines et sud-américaines. Combinant musique, nourriture exotique et échoppes du monde, le festival avait alors accueilli 5700 festivaliers pour une édition plutôt réussie ! Au fil des années, le festival a gagné en popularité. En 1994, il a déménagé des Halles de Schaarbeek vers le site actuel : Tour et Taxi. L'optique est restée la même mais le festival élargit ses frontières et s'ouvre à toutes les cultures du monde. Ajoutons à cela que ce festival, en plus d'émerveiller notre ouïe et nos papilles gustatives, nous en met plein la vue grâce à ses expos d'art plastique. "Eclectisme" est vraiment le mot clé de Couleur Café. "Découvertes" lui sied assez bien également. Découvrons d'ailleurs ensemble ce que nous proposait cette 22ème édition !


Couleur Café c'est le rendez-vous du début de l'été où sont accueillis plus de 75 000 personnes durant 3 jours. Sur place, on y trouve 3 chapiteaux sous lesquels se produisent plus de 40 groupes d'origines et de styles variés. Allant du ragga au reggae, du hip-hop au r'n b ou encore de la chanson française au pop rock anglais, le festival balaie les genres musicaux et tout le monde peut y trouver son bonheur. Malgré l'exotisme qui s'en dégage, c'est aussi l'occasion de mettre en avant quelques groupes belges (nous avons pu applaudir entre autres Puggy, Selah Sue et Suarez). Cette année, nous avons également pu danser au rythme de la Raggaravane (présente à la prochaine édition de LaSemo) et de l'Electrovan, ces deux petites camionnettes diffusant des musiques festives.


Et lorsqu'aucun concert ne vous intéresse dans l'immédiat, vous ne risquez en aucun cas de vous ennuyer. Diverses animations sont proposées en dehors des concerts. Il y a tout d'abord des fanfares qui se baladent régulièrement sur le site. Vous pouvez également rendre visite aux 80 artisans qui vous proposent dans leurs échoppes leurs propres créations. Un petit creux ? Venez goûter aux délices que nous proposent les deux rues du "Bien manger". De plus, les stands sont dans l'obligation de fournir des couverts et des assiettes bio-dégradables. Couleur Café aussi, se soucie de la nature! Sur place, vous trouvez également divers stands d'ONG (au Solidarity Village). Et enfin, impossible d'échapper au traditionnel feu d'artifice orchestré de main de maître par Théâtre Attrape. Encore une fois, Couleur Café nous a séduit et a émoustillé nos cinq sens ! Et notre sixième sens nous informe à l'instant que vous qui venez de lire cet article, ne raterez pour rien au monde la 23ème édition de ce festival haut en couleurs ... cafés !






Live report des concerts à suivre [...]


UkuTsuna


Thursday, June 23, 2011

Applause - Where it all began


Applause, encore un groupe belge me direz-vous! Oui et non car celui-ci est né d'une rencontre entre un chanteur français et quatre musiciens belges: Nicolas Ly (chant), Jérémie Mosseray (batterie et percussions), Manuel Roland (guitare et sax alto), David Picard (synthé, piano, percussions, trompette) et Manu Loriaux (basse). Et c'est de cette belle rencontre qu'est né un premier album "Where it all began", sorti en Belgique depuis le 23 mai et en France depuis le 6 juin.

A peine l'album est-il sorti que déjà les éloges fusent de partout!
Alors que dire sur ce petit bijou qui n'ait pas encore été dit? Penchons-nous quelques instants sur cet opus.

Tout d'abord, le style musical. Difficile de définir l'univers qui se dégage du groupe et de l'album en un seul mot. Je dirais même, impossible! Le temps de 13 chansons, Applause réussit à nous faire voyager à travers de nombreux univers et à passer par une palette d'émotions très large et diversifiée, allant de la pop au rock, en passant par le jazz avec des petites touches groovy-funky ou encore par du blues teinté d'électro. Le moins qu'on puisse dire, à la sortie de l'écoute d'un tel opus, c'est que le groupe refuse d'être catégorisé dans une mouvance musicale précise et aime varier et mêler les styles.

Personnellement, mon coup de coeur se porte sur le premier single de l'album "Hope your better", titre par lequel j'ai d'ailleurs découvert le groupe. C'est le côté "léger" de la mélodie à la trompette qui a tout d'abord attiré et ensuite séduit mes petites oreilles. Mais il ne s'agit pas là du seul titre qui vaille la peine, loin de là.


Le magnifique "Feelings" a également de quoi séduire nos écoutilles avec sa sensuelle tenue jazzy-blues teintée de clarinette et de clarinette basse. Sublime selon moi...
"Woods" ne devrait pas vous laisser indifférent non plus avec son ensemble de cordes. Et le magistral titre éponyme de l'album "Where it all began" peut, par la présence du piano et la voix de Nicolas, nous rappeler quelque peu certaines chansons du groupe Muse, grande pointure de la musique.
Au sein de "A Way out of Blue", c'est plutôt une mouvance très rock avec des guitares électriques très nerveuses qui vient nous surprendre...

Quand je vous dis qu'on traverse de nombreux univers musicaux durant l'écoute de cet album, ce n'est pas pour rien!

Applause, retenez bien ce nom, quelque chose me dit qu'on en entendra encore beaucoup parler à l'avenir!

MusicAndMe

L'herbe Folle - "Le bazar libertaire"

"Le Bazar Libertaire" de L'herbe Folle, en voilà un super album qui annonce les chaudes soirées estivales à venir. Bon pas que, mais quand même. Une bière, des merguez qui chantent sur un barbecue, le CD dans la platine et zou c'est parti pour un sacré bon moment.
Le groupe Carcassonnais nous invite au voyage avec ce nouvel album qui vient de sortir.... Un joyeux bazar de mélange de genres qui nous donne une belle envie de danser et de taper du pied. Même des mains ! Soyons fous ! On ne s'en lasse vraiment pas tant le brassage musical est exceptionnel : rock, jazz, blues, un peu d'électro, un zest de musique manouche, tout ou presque y passe et ils sont forts ! Très riche musicalement on en oublie pas pour autant les chants et les textes, qui forment un ensemble harmonieux très maitrisé de A à Z.




Après deux albums "Au 12+1" paru en 2007 et "Chut" en 2009, voici donc le troisième opus du groupe. "Le Bazar Libertaire" est un album dynamique qui vous offrira ce brin de folie pour vous donnez l'envie de voyager ou (surtout) de faire la fête.

Festif et éclectique à volonté ! Un vrai régal ! Encore, encore, encore !!!

http://www.myspace.com/lesherbesfolles

Pablito

Exposition Rock'Art


Mêler art pictural et musique, c'est possible ? Bien sûr que oui ! Nous trouvons de petits bijoux graphiques de nos jours qui s'inspirent de la musique, que ce soient les pochettes de Cd, les vidéos-clip ou... les affiches ! Voilà maintenant 2 ans que la RATP et le festival Rock en Seine s'associent pour offrir au public des affiches originales. Cette année, 63 artistes ont répondu présents et leur ont proposé des affiches de leur groupe préféré.

Du 29 juin au 5 juillet 2011, à la station de métro Duroc (rebaptisée DurocK) sur la ligne 10, vous pourrez admirer les affiches inédites des 12 premiers artistes qui ont illustré les groupes qui joueront au festival Rock en Seine du 26 au 28 août 2011. La station diffusera également en continu les titres des artistes se produisant là-bas. L'ensemble des affiches sera exposé lors du festival.


Les artistes :
RIAD SATTOUF (Etienne De Crecy)
WINSHLUSS (The Kills)
BARU (Jim Jones Revue)
LOULOU PICASSO (Artic Monkeys)
JEANNE DETALLANTE (Anna Calvi),
GUILLAUMIT (Kid Cudi)
PIERRE MORNET (Keren Ann)
SANDRINE BONINI (The Wombats)
LES JEANCLODE (The Horrors)
GERARD DUBOIS (My Chemical Romance)
CHARLOTTE GASTAUT (Herman Dune)

Si vous êtes sur Paris, n'hésitez pas à aller y faire un petit tour !

Pour plus d'infos sur Rock en Seine c'est ici
UkuTsuna

Wednesday, June 22, 2011

Let's GUSH again



Mais que vois-je? Je n’ai encore écrit aucun mot sur Gush ici! Il est temps de réparer cette erreur et quoi de mieux qu’à travers un petit récit du dernier concert de leur tournée?

Commençons par un petite présentation du quatuor dans le vent. Gush (qui veut dire jaillissement en anglais) c’est avant tout une histoire de famille. Le groupe, originaire de région parisienne, est composé des frères Xavier et Vincent Polycarpe, Mathieu Parnaud, leur cousin, et Yan Gorodetzky, qui est lui-même le cousin de Mathieu. C’est bon vous suivez toujours ou est-ce que j’ai perdu quelques lecteurs en cours de route?



Xavier, Vincent, Yan et Mathieu

Tout ce petit monde fait de la musique depuis de nombreuses années et c’est donc tout naturellement qu’ils ont décidé d’unir leurs compétences et leurs univers pour nous offrir une musique pop rock aux influences multiples. Au sein de Gush pas de leader et de membres en retrait. Il y a quatre meneurs, quatre musiciens multi-instrumentistes qui passent d’un instrument à l’autre, quatre voix uniques qui s'accordent à merveille, quatre personnalités.
En 2009, le groupe sort un EP, un avant goût avant la sortie de leur album Everybody’s god le 15 février 2010.

C’est sur scène que les quatre garçons nous montrent tout ce dont il sont capables. Il se dégage de la scène une énergie communicative et une complicité indéniable. Les garçons s’amusent et se font plaisir sur scène et ça se voit. Après une tournée fleuve durant laquelle ils ont rempli la Maroquinerie, la Cigale et deux Bataclans, ainsi que de nombreuses salles à travers toute la France, le groupe a donné son dernier concert avant de commencer la préparation de leur deuxième album.

Concert du 8 juin 2010 à La Cigale

Mais revenons-en au concert que le groupe nous a offert dans une toute petite maison au cœur de Paris à deux pas de Montmartre. On n’assiste pas tous les jours à un concert dans une véranda de 30m² avec 70 personnes autour. L’espace étant réduit, il y a le strict minimum sur la « scène ».
Le groupe entame le concert, comme à son habitude, avec "The big Wheel" et on sent dès le but que le public est en forme, avec plein d’énergie à dépenser. Plus la température monte plus nos quatre compères sont en forme.
Gush nous a fait danser et chanter sur "No way", "Jeg digger deg" ou "Back home". Il y a aussi eu de la douceur avec Mathieu avec Remedy. Sans oublier la folie de Yan sur "Blow Frankie" ou "Dragster Cowboy". Le public a repris en chœur le titre qui les a fait connaître, "Let‘s burn again". L’énergie du public a atteint son point culminent sur "Vondelpark" et "You really got style" qui donnent toujours autant envie de bouger et sauter dans tous les sens. Le groupe a fini son set tout en douceur dans le patio a Capella avec le très beau titre "Jealousy".

Le public semble ravi à la fin de leur prestation et on n’attend qu’une chose la sortie du deuxième album et de nouveaux concerts!!!!


Set list (dans le désordre et peut être incomplète)
The big Wheel
Back Home
No Way
Jed Digger Deg
Dragster cowboy
Blow Frankie
P-Nis
Remedy
Vondelpark
You really got style
Let’s burn again
Jeaousy


Concert du 29 novembre 2010 au Bataclan
Lo'birds

Thursday, June 16, 2011

Fastlane Candies - Cold cold Caribbean


Il y a une petite semaine, je vous parlais du groupe "The Waow" issu de la cité ardente et je vous parlais de mes suspicions sur un nid à talents artistiques dans cette ville. Maintenant, je n'en doute plus une seule seconde. Il se passe un truc à Liège et c'est le groupe Fastlane Candies qui vient de confirmer mes doutes!

C'est d'abord avec leur titre "Wound me" qu'ils m'ont attirée dans leur guet-apens. Non mais c'est vrai quoi, comment résister à un titre aussi original et entraînant que celui-là?


Je me suis donc intéressée de plus près à ce que faisait ce groupe et après une écoute approfondie de leur premier EP "Cold cold Caribbean", me voilà séduite! C'est le genre de musique qu'on aime écouter pendant une longue et belle journée estivale où le seul programme de la journée est la détente! Des rythmiques qui donnent envie de remuer son popotin et d'aller se dégourdir les jambes sur une piste de danse avec les amis, une voix masculine particulière doublée d'une voix féminine douce, ça sent bon tout ça! C'est léger, très frais et sucré, comme un bonbon au miel qu'on laisse fondre sur la langue!
Je suis curieuse de voir ce que le groupe nous réserve avec leur futur album! Affaire à suivre donc...

En attendant, si vous êtes curieux de découvrir l'univers du groupe, vous pouvez télécharger leur EP ici!

Et si vous voulez, vous pouvez les suivre sur facebook et myspace.
MusicAndMe

Tuesday, June 14, 2011

The Chase



Après une petite période d'errance musicale où quasiment aucun artiste ne sortait du lot à mes yeux (ou oreilles en l'occurrence), où le fait d'allumer la radio me donnait juste envie de pleurer (sérieusement, c'est QUOI cette programmation actuelle ??), j'ai enfin eu le coup de cœur !
Merci au hasard de m'avoir amenée à cliquer sur l'une des vidéos de The Chase. C'est frais, entraînant, original autant d'un point de vue musical que du point de vue des clips vidéos qui sont vraiment bien réalisés. C'est donc ma surprise du jour, moi qui pensais qu'une épidémie de manque de talent s'était abattue sur nombre d'artistes français...

       Aller hop, 2 très bons clips : Butterfly (in my stomach) pour avoir la pêche,What's in you eye pour un peu plus de douceur :)



L'autre bonne nouvelle du jour c'est que l'album sortira le 05 septembre prochain ! Bonne écoute !

                                                                                                                              L'as des AS

Friday, June 10, 2011

The Waow - Orange SuperGreen


En tant que belge, je vais finir par croire qu'il y a quelque chose de spécial au niveau musical à Liège. En effet, après Eté 67 (dont on vous a déjà parlé ici, ou encore sur le blog), Dan San (sur lesquels une note a déjà été faite aussi sur ce blog), My Little Cheap Dictaphone ou encore Malibu Stacy, c'est le groupe "The Waow" qui nous vient tout droit de la Cité Ardente et qui commence à faire parler de lui!

Il y a quelques semaines à présent, en écoutant une des grandes radios pop-rock belges, mon attention a été attirée par un titre qui sortait un peu du lot. Après vérification sur le net, j'ai donc pu découvrir qu'il s'agissait du premier single du groupe en question: "Pretty Princess". Rien qu'avec ce titre, on peut se faire rapidement une idée de l'esprit musical de "The Waow": sortir de la routine et bousculer le train-train quotidien! Je pourrais vous donner un tas d'autres raisons pour vous inciter à cliquer sur la vidéo mais je pense qu'il sera plus simple que vous vous fassiez une idée par vous-mêmes.


Ce titre très coloré nous donne un petit aperçu du reste de leur EP. D'ailleurs, chanceux que nous sommes, le groupe nous offre ce dernier en téléchargement gratuit ici! Et pour l'avoir téléchargé, je peux déjà vous dire que leurs 7 titres décoiffent vraiment à coups de guitares électriques et de synthés électros! Donc, je n'ai qu'une chose à ajouter, foncez, vous ne serez pas déçus du voyage!


Voici quelques dates de concerts où vous aurez l'occasion de les croiser durant l'été à venir:

17 juin 2011: Fiesta du Rock
02 juillet 2011: Le Cube
20 juillet 2011: Francofolies de Spa
30 juillet 2011: Pyramide Festival
13 août 2011: Brussel Summer Festival
3 septembre 2011: Ward'in Rock
16 septembre 2011: Fêtes de Wallonie à Namur
23 septembre 2011: Hop Festival

Leur page facebook.

MusicAndMe

Thursday, June 9, 2011

Regarde moi, Zaza Fournier


Zaza Fournier, pour moi, c'est d'abord une rencontre par hasard, au détour d'un forum FNAC où elle présentait son premier album. J'ai très vite accroché à l'originalité de sa musique et de la personnalité de cette sacrée Nana, en robe à pois, avec des fleurs dans les cheveux, un accordéon et... un anachronique Ipod qui n'était autre que son « groupe ». Après avoir usé son disque à force d'écoutes, j'ai eu le plaisir de retourner l'applaudir aux francofolies de la Rochelle pour un « vrai » concert. Zaza Fournier sur scène, c'est un juste vrai régal alors foncez-y dès que possible !

Aujourd'hui, elle nous revient avec un second album, Regarde moi, sorti le 30 mai 2011. Alors que j'avais eu un véritable coup de cœur immédiat pour le premier, j'ai été un petit plus dans la réserve pour celui-ci lors de la première écoute. On reconnaît rapidement la touche Zaza Fournier mais l'accordéon et le chant sont parfois plus en retrait, laissant la place à une instrumentation qui semble beaucoup plus travaillée que pour le premier album. Malgré cela, au fil des écoutes, j'apprécie de plus en plus ce nouvel opus au petit goût d'Amérique, tantôt celle des Cowboys ou tantôt celle d'Elvis. Zaza nous livre des textes drôles et incisifs (Happy Birthday avec pour cadeau d'anniversaire un magnifique revolver), d'autres plus sensuels (Regarde-moi qui, et cela n'engage que moi, me rappelle Belle à en Crever d'Olivia Ruiz) et des textes très touchants, presque chuchotés dans Maman ou presque parlés, comme on lirait un poème, pour Les Mariés.
Zaza se joue donc de nos émotions et apparaît plus femme, plus sûre d'elle dans cet album plein de charme, de fantaisie et bien sûr, d'amour. Elle nous affirme son style qui, de par son hétéroclisme et son originalité n'est décidément pas comparable !

Je vous conseille donc Regarde-moi et, si jamais vous ne connaissez pas Zaza Fournier, allez d'abord jeter une oreille du côté du premier album !





Vodka Fraise, premier clip du nouvel album

L'as des AS

Wednesday, June 8, 2011

The Boxer Rebellion et leur nouveau clip "The Runner"


Un clip qui peut surprendre lors du premier visionnage mais qui vaut tout de même le coup qu'on s'y attarde quelque peu!
En plus du côté provoquant et sexy qu'on retrouve dans ce clip, le single du groupe est on-ne-peut plus agréable à écouter, encore, encore et encore!

Foncez donc l'écouter, vous ne serez pas déçus!



MusicAndMe

Le retour de Sinclair



J'avais une peur: que Sinclair arrête définitivement la musique... cette peur s'est envolée mais s'est vue remplacer par une autre : que son nouvel album me déçoive.. pour connaître la réponse, patience ! Avant de vous en parler, revenons sur son parcours.

Pour les plus jeunes d'entre nous, Sinclair est simplement un ex-membre d'un jury d'un télé-crochet... mais pour les autres, Mathieu (alias Sinclair) est un artiste qui ,après neuf albums (dont deux best-of et deux lives) de nombreux tubes ("Si c'est bon comme ça","ça m'fait plus mal","votre image", "ensemble")et quelques BO, avait décidé de se retirer de la scène et des studios.
Cette absence a duré cinq ans... Eh oui, il lui a fallu cinq années (et apparemment une rencontre amoureuse) pour lui redonner goût à ce qu'il fait de mieux : la musique. OUF ! (oui, suivez un peu... ceci est un ouf de soulagement suite à ma première crainte)... Allez..hop, hop, hop direction mon disquaire préféré (oui cela fait plus classe de dire ça, plutôt que de dire «direction biiiiip») pour acheter (oui car le téléchargement c'est pas beau!) ce nouvel opus éponyme!

Pour résumer l'album, je citerais le premier concerné : «j'ai envie de m'amuser» (chanson : envie de toi). Car, oui son album est léger : on ne peut pas rester assis en écoutant cet album... et tant mieux ! Sinclair a un don pour me donner envie de bouger, de danser, de rigoler.. bref : de faire la fête ! Cet album est résolument POP et cela risque peut-être de déboussoler les fans de la première heure, habitués à des sons plus rock ou funk... mais qu'ils se rassurent, on retrouve tout de même cette voix si particulière qui rappelle le funk et qui provoquait cette fameuse comparaison avec Jamiroquai et puis le style Sinclair !
En plus de ce coté festif que l'on retrouve dans des chansons comme «ça tourne dans ma tête» (premier single de l'album) ou encore «dangereuse», «la fête est finie» et d'autres, on peut apercevoir un Sinclair crooner, lover, romantique (aah les filles, comment ne pas craquer?) avec des chansons comme «victime du bonheur» ou bien «Funky drama».
Une chanson m'a particulièrement surprise : «Rose etc..». J'étais loin, voire très loin, d'imaginer un tel hommage dans cet album et surtout par cet artiste. Bah oui, à première vue, il existe tout de même un fossé entre Edith Piaf («la vie en rose») et Sinclair... mais pourquoi pas ! Et le résultat n'est pas mauvais, loin de là !
Alors répondons à ma dernière crainte: est-ce que le nouvel opus de Sinclair m'a décue ? NON ! Ahhhhhh, vous voilà rassurés ? Oui ? Alors vous savez ce qu'il vous reste à faire !

Premier single: Ca tourne dans ma tête



Qui dit nouvel album, dit tournée... voici quelques dates:
23/03/2012 au Zenith de Nancy
30/03/2012 au Zénith de Paris
03/04/2012 au Zénith d'Orléans
07/04/2012 au Zénith de Nantes
14/04/2012 au Zénith de Rouen
et pleins d'autres...

A noter: il a également créé la musique d'un spectacle musical pour enfants qui se nomme Lili Lampion et qui se jouera au théâtre de Paris du 22/10/2011 au 01/01/2012
-Céc-

Sunday, June 5, 2011

Eté 67 et sa fanfare éphémère bruxelloise


Est-il nécessaire de présenter une nouvelle fois le groupe Eté 67? Pour ceux qui ne connaîtraient pas et qui auraient besoin de cours de rattrapage, c'est par et par !

En avril dernier, le groupe avait déjà mis sur pieds une fanfare éphémère à Paris. Cette fois-ci, c'est aux habitants de la capitale belge que le groupe a fait appel pour s'improviser musiciens du groupe le temps d'une chanson.

L'appel a été entendu et en arrivant sur place 15 minutes avant le rendez-vous, je peux me rendre compte que la fanfare est bien étoffée et qu'en plus des musiciens qui la composent, il y a pas mal de curieux, de fans et d'amis du groupe qui sont présents pour assister à ce sympathique moment de partage musical.
Coup de chance, le soleil et la chaleur sont également de la partie. Donc que demander de plus?

Après quelques mesures d'échauffement, Eté 67 et sa fanfare éphémère se lancent pour interpréter une première fois "Passer la frontière". Tout le monde y met sa petite touche: guitares, violoncelle, flûtes, tambourins, barytons, maracas, claquements de doigts et de mains, trompette, saxophone,... Tout est réuni pour faire de cet événement une réussite et ce, tout âge confondu!



Après ce premier essai pleinement réussi, le groupe décide de se faire plaisir une seconde fois et de nous faire plaisir également par la même occasion en interprétant une fois encore le même titre.
Les plus timides lors du premier essai se montrent alors un peu plus entreprenants et le résultat n'en est que meilleur!

Malheureusement, une chanson, c'est court, très court, trop court...

Mais une chose est sûre, ce moment de partage musical entre les membres du groupe et les fans est couronné de succès! Et on espère voir encore souvent se reproduire de telles initiatives à l'avenir...



MusicAndMe


Saturday, June 4, 2011

Sorties du mois (JUIN 2011)


Qu’allez vous écouter en ce mois de juin? Mois de l’arrivée (officielle) de l’été, mois de la fête de la musique. Voici une sélection parmi laquelle vous trouverez peut être votre bonheur.


6 juin : Lise, Lise. Lise nous arrive avec un album éponyme après avoir sorti un EP très apprécié par la critique.


13 juin 2011 : Arctic Monkeys, Suck it and see. Le groupe d'Alex Turner revient avec un quatrième album, deux ans après leur précédent opus.


13 juin : Owl city, All things bright and beautiful. Après avoir été révélé grâce au titre Fireflies, de son deuxième album, Ocean eyes, le chanteur est de retour avec son troisième album studio et on lui souhaite autant de succès.


27 juin : Milow, North and South. Son album précédent l'avait propulsé sur le devant de la scène grâce aux titres, Ayo technology et You don't know. Espérons que les onze chansons du nouvel album plairont tout autant.


6 juin :
Ycare , Lumière noire (sortie initialement prévu le 8 mai)
Shaka Ponks, The Geeks & the jerkin socks
Meltones, Nearly colored (dont nous vous avions proposé une critique, ICI )
Lise, Lise

13 juin :
Yuksek, Linving on the edge of time


14 juin :
Benjamin Biolay, Pourquoi tu pleures

20 juin :
Simple plan , Get your heart on
Luce, Première phalange


Lo'birds



Ours à la Rotonde



Pas facile de remplir une salle, même petite, lorsque Moby joue le même soir dans une salle juste à côté. Néanmoins, nous étions plusieurs en ce vendredi soir particulier à avoir choisi de venir voir Ours. Celui-ci était déjà venu dans cette même salle deux ans auparavant et avait déjà conquis le public. Pour ceux qui ne le sauraient pas, Ours ou Charles Souchon est le fils d'Alain et le petit frère de Pierre. La musique, c'est de famille ! C'est un univers bien à lui qu'il nous propose , riche de jeux de mots et de poésie. Ce concert était l'occasion de présenter son deuxième album : El (dont MusicAndMe a fait la critique ici). En voici le récit ...


A 20h précises est entrée la première partie du concert. Il s'agissait de Samir Barris, un artiste bruxellois dont je n'avais jamais entendu parler. Grave manque à ma culture. Je l'ai d'abord perçu comme quelqu'un de réservé, nous livrant un timide bonjour derrière sa guitare ainsi que de très jolies et douces mélodies. Mais au fur et à mesure des chansons nous avons pu découvrir un artiste très à l'aise qui a fait intervenir le public à plusieurs reprises. C'était le cas notamment sur sa chanson "Air" où nous avons (après avoir éprouvé quelques soucis de compréhension) pu faire les choeurs rendant le moment unique. La Rotonde entend encore résonner nos "pam pam". Pour sa chanson "Si bien dire", Samir nous a décrit les conditions pour que cette chanson soit parfaite. Cela incluait la salle intimiste, le public claquant des doigts, les filles chantant "tu ne crois pas si bien dire" et les garçons répondant "Non, non". Jusque là, toutes les conditions étaient parfaitement réunies. Mais, à l'étonnement général, aucune fille n'est montée sur scène pour danser autour de lui tout en se dévêtissant. Le garçon était, pour le coup, trop gourmand ! Vient alors une chanson qui ne m'est pas inconnue : "Velours et mensonges". En effet, celle-ci passe en radio mais dans une version en duo avec Vanessa Klak. C'est un public conquis que quitte Samir à la fin de son set.


C'est discrètement qu'Ours fait son entrée sur scène. Accompagné de sa guitare, on le sent tout de suite désireux de partager avec le public et de faire de ce concert, un concert unique. Mission réussie. Il commence son set par le premier single de son second album : Balancer. Le public semble bien le connaître et le chante avec lui du bout des lèvres. Il enchaîne ensuite avec "Vélo" suite à un petit sondage sur les moyens de locomotion du public. Entrent sur scène deux musiciens qui l'accompagneront pour le reste du set. Et ceux-ci ne nous sont pas inconnus ... Il s'agit d'Alexis Bossard (à la cruche) que j'avais vu il y a 2 mois à Paris avec son groupe Selim (à découvrir ici) et de Lieutenant Nicholson ou Nicolas Voulzy (au synthé), le fils de Laurent. Cela ne vous rappelle rien ? Les chansons s'enchaînent, alternant aux choeurs Alexis et notre lieutenant Nicholson qui, aidé du public, réalise une performance très sportive sur ceux de "Qui est qui". Nous avons droit à une grande partie des chansons de El mais aussi quelques perles de Mi et même une reprise de Nougaro : "L'amour sorcier". Sur la chanson "Chocottes", le public est invité à reprendre, seul, plusieurs passages de la chanson. Il jouera très bien le jeu et nous aurons droit à une symphonie de "Crac Crac" lors de l'arrivée de la biscotte.
Ours est, comme je l'ai dit plus tôt, un grand poète. Mais il est aussi un excellent improvisateur! Il nous demande de lui proposer des mots afin d'improviser un couplet. Nous avons eu droit à "Champignon" et j'ai suggéré le mot "Ukulélé" (Cela vous étonne ? Non, il ne faut pas être fêlé pour jouer du ukulélé !). Lorsqu'il présente à nouveau ses musiciens avant "Le cafard des fanfares" cela sentait la fin du concert. Il nous a alors interprété "Comment c'est ?" seul à la guitare avant de rappeler ses musiciens pour une dernière chanson, très attendue : "Quand Nina est saoûle". C'est sous un tonnerre d'applaudissements qu'ils quittent tous les trois la scène et nous donnent rendez-vous le 15 août au Brussel Summer Festival pour une version Grizzli du concert (4 musiciens et des arrangements plus rock). Mais le public en veut encore et ne veut pas les laisser partir. Alors que les lumières s'étaient déjà rallumées, nos trois Winnie sont revenus. Nous proposant d'abord un passage très approximatif de "Around the world", Ours nous rechante "Balancer". Mais le public est très gourmand, et redemande encore du MiEl ! Il clôturera donc ce magnifique concert par "Orange", inédite sur cette tournée. C'est des étoiles et des abeilles plein la tête que je quitte cette petite salle. Une seule envie, courir le revoir au Brussel Summer Festival cet été ! Cela tombe bien, ma place est déjà prise ...

UkuTsuna

Friday, June 3, 2011

Coldplay, premier single du nouvel album

Ce n'est plus un secret depuis un moment, Coldplay est en pleine préparation du nouvel album qui devrait sortir à l'automne prochain et c'est aujourd'hui à midi que le groupe a dévoilé le premier single de ce 5ème opus, "Every teardrop is a waterfall".




Je dois avouer que je ne suis pas complètement sous le charme de ce titre. La mélodie me plaît bien, en revanche je ne suis pas conquise par la trop grande présence de synthétiseurs.
Cela dit, nous n'avons ici qu'un petit échantillon de l'album et j'attends le prochain avec impatience. Une chose est sûre, quoiqu'il arrive, je courrai les voir sur scène lors de leur prochaine tournée.

En attendant vous pouvez retrouver Coldplay à l'affiche de plusieurs festivals, dont une date en France Au Mainsquare festival d'Arras, le 3 juillet.


Lo'birds


Lilly Wood & The Prick à l'Olympia, essai transformé


Hier soir, mercredi 1er juin 2011 la mythique scène de l’Olympia accueillait le groupe Lilly Wood & The Prick, qui nous offrait hier soir leur dernier concert parisien programmé. Après avoir joué à guichet fermé à la Maroquinerie (la 24 septembre 2010), La Cigale (le 7 février 2011) et Le Bataclan (le 11 mai dernier), c’est l’Olympia que le groupe a également réussi à remplir.

Est-il encore nécessaire de présenter le duo parisien à qui tout sourit depuis un an? Un an avant leur Olympia, le 31 mai 2010, Nili et Benjamin sortaient leur album Invicible friends, suite au succès de leur EP sorti en mai 2009, Lilly Who and The What? Le groupe s'est fait connaître notamment grâce à son single "Down the drain", au clip tout à fait loufoque, à l'image du duo. Par la suite, la pub pour le parfum Idylle de Guerlain, qui a repris leur titre "Love song", a permis d’accroître leur notoriété.

Arrivée à 19h40 dans la salle (ça faisait longtemps que je n’étais pas arrivée à un concert après l’ouverture des portes), je me dirige dans la fosse où les gens déjà présents sont encore assis. Je vais vers le devant de la scène où je me trouve une bonne place pour pouvoir bien profiter de ce concert.

Vers 20h15, la première partie, Séverin, entre en scène. Le chanteur, accompagné d’un pianiste et d’un bassiste, nous propose une musique plutôt pop. Je ne suis pas vraiment sous le charme de la musique, mais le public a l’air de plutôt apprécier. On ne peut pas lui dénier un bon échange avec le public et un humour qui nous fait passer un bon moment tout de même.

21h, c’est au tour de Lilly Wood & The Prick de prendre place sur la scène de l’Olympia.

Comme à son habitude depuis quelques mois, le groupe commence le concert tout en douceur par "Hymn to my invisible friend" durant laquelle le public écoute avec attention, pendu aux lèvres de Nili qui nous interprète ce titre tout en émotion.
Depuis la dernière fois que je les ai vu, la set list a été un peu remaniée et le groupe enchaîne avec le très énergique "Hey it’s ok" qui permet de nous faire danser et qui donne envie de bouger.
On sent le groupe, et surtout Nili, d’être là et toujours aussi étonnée de voir qu’autant de gens peuvent se déplacer pour venir les voir et les écouter sur scène.
Pourtant c’est bien sur scène que le groupe prend toute sa dimension, aussi bien Ben et Nili, que les musiciens qui les accompagnent, Pierre Guimard (guitare, basse, flûte traversière), Mathias Fisch (batterie) et Matthieu dénias (basse et clavier). On sent une réelle complicité entre tout ce petit monde sur scène et il en ressort un moment magique pour le public qui a la chance d’assister à leur(s) concert(s).
Le groupe alterne titres de l’album et chansons inédites telles que "Middle of the night" qui donne vraiment la pêche ou "Let me cry". Un petit regret, l’absence de "Horny" que j’aime beaucoup.
Quand les première notes de "Down the drain" raisonnent dans la salle, le public est survolté et tout le monde reprend en chœur les paroles du titre qui leur a, entre autres, permis d’arriver ici ce soir.

Down the drain

L’excitation et l’énergie monte encore d’un cran sur la dernière chanson du set, "My best", pour laquelle Nili demande à tout le monde de sauter. Pendant plus de 5 minutes le public chante à tue tête en sautant et fait trembler le sol de l’Olympia.
Le groupe revient nous offrir quelques titres dont le très beau Prayer in C ou encore Hopeless Kids.
Ben et Nili finissent le concert comme ils l’ont commencé, sur une note calme. Nili nous interprète de sa belle voix éraillée une chanson pleine d’émotion, Untitled,(la vidéo est du concert au Bataclan) qui nous apporte un peu de douceur avant de regagner un monde de brute. C’est sur ces dernière notes que le duo quitte la scène visiblement ému et ravi.

Quant à moi j'en redemande même après avoir eu la chance d'assister aux quatre dates parisiennes.
Kids (no, no)
Lo'birds

Thursday, June 2, 2011

Rendez-vous avec Zazie: Acte II - Le Cirque Royal (28 mai 2011)


Samedi 28 mai 2011, me voilà en direction du Cirque Royal de Bruxelles pour assister à la 3ème date belge consécutive (la seconde pour ma part) de Zazie.
Je garde en tête l'excellente soirée concertique que la Dame nous a offerte la veille et je me demande alors ce qu'elle nous réserve pour cette dernière soirée en territoire belge. Est-ce que ce sera la même setlist ou y aura-t-il quelques changements ? Vais-je ressentir la même émotion que la veille ?

20 heures, je suis dans la salle, assise dans les premiers balcons, cette fois-ci.
Tout comme la veille, il n'y a pas de première partie prévue. Avant même que les premières notes ne débutent, le public se montre très en forme en scandant le nom de Zazie à tour de bras. Ce n'est peut-être que de mon point de vue, mais à ce moment-là, j'ai l'impression que le public est encore plus chaud que celui des Halles... On verra comment se poursuivra la suite de la soirée...
20h20, les lumières s'éteignent et c'est à nouveau le titre « Plus fort » qui entame la soirée. Alors bon, je ne vais pas vous refaire toute la setlist puisqu'à un titre près, il s'agit des même chansons que la veille. Je m'attarderai plus ici sur quelques petites anecdotes qui, même si les titres chantés étaient les mêmes, ont rendu ce concert unique malgré tout.
La première qui me vient à l'esprit, c'est Anne-Lise. Zazie insiste durant la soirée sur le fait que sans toutes les petites mains de l'ombre, elle ne serait rien et que la tournée n'existerait pas. Elle fait donc le choix de présenter ces personnes à chaque fois que celles-ci arrivent sur scène pour l'aider, dont Anne-Lise. Les deux-trois premières fois, elle le fait en plaisantant, sauf que, le public se prend au jeu. Et c'est donc celui-ci qui finit par présenter Anne-Lise à chacune de ses entrées sur scène, à tel point qu'il insistera sur la présence de celle-ci pendant le dernier titre. C'est drôle parce qu'on voit alors vraiment une complicité grandissante entre Zazie et le public.

A côté de ça, lorsqu'elle nous parle des deux soirées précédentes, Zazie s'étonne de voir les gens réagir et demande alors qui était présent lors de ces deux concerts. A sa grande surprise, elle remarque qu'une partie du public ne s'est pas contenté d'une seule date et on la sent alors vraiment touchée. C'est à ce moment-là qu'elle enchaîne avec un titre qu'elle n'a pas chanté la veille : « Pas que beau ». Pour être honnête, cette chanson ne fait pas vraiment partie de mes coups de coeur dans son répertoire. Mais cela ne m'empêche pas de l'apprécier en live.
Durant la soirée, même si je connais à présent la setlist et qu'il n'y a plus cet effet de surprise de la veille, je ressens tout de même encore autant d'émotions sur « J'étais là » ou « Aux armes citoyennes ». C'est fou comme certaines chansons sont percutantes et prennent vraiment une dimension tout autre en live...
Autre petite anecdote qui me revient à l'esprit, juste avant la chanson « Zen », tout le public est debout, standing-ovation pour la Dame, ça applaudit, ça crie, ça siffle. Et là, quand elle choisit de venir s'asseoir sur le devant de la scène, tout le monde la suit et se rassied tranquillement sur les sièges. Ca la surprend, ça nous fait rire et on se retrouve à nouveau en tout intimité avec Zazie et ses musiciens...
Deux petites choses encore durant le rappel.
Premièrement, durant la chanson « Oui », Zazie se décide à descendre dans le public. Et c'est dans des instants comme ceux-là qu'on remarque un respect mutuel entre l'Artiste et son public. Pas de cri, pas de mouvement de foule, pas d'hystérie (Ouf ce n'est pas le public de Tokyo Hôtel!). Simplement un moment de partage entre elle et nous.
Et deuxièmement, sur « Trois P'tits Tours », tout comme la veille, au moment du refrain, le public réagit quand elle parle de partir, sauf que cette fois-ci, je ne sais pas si c'est juste mon impression, mais Zazie a l'air beaucoup plus émue que la veille... Tellement qu'elle choisit de siffler ou de ne pas dire ces fameux mot d'au revoir...

Au final, c'est une Zazie acclamée, émue et heureuse qui quittera péniblement le public comblé du Cirque Royal qui, de son côté, a beaucoup de mal à la laisser partir...
Entre Zazie et la Belgique, c'est une grande histoire d'amour et celle-ci n'est pas prête de s'arrêter...
MusicAndMe


Wednesday, June 1, 2011

Rendez-vous avec Zazie: Acte I - Les Halles de Schaerbeek (27 mai 2011)


Entre Zazie et la Belgique, c'est une grande histoire d'amour. C'est d'ailleurs dans notre plat pays que la Dame avait choisi d'enregistrer son live lors du Rodéo Tour.
Quand j'ai appris en octobre dernier que Zazie avait prévu de poser ses bagages pendant 3 jours à Bruxelles en mai 2011, je n'ai pas hésité une seule seconde et j'ai acheté deux places : une pour les Halles de Schaerbeek le 27 mai et une pour le Cirque Royal le 28 mai. Car oui, il faut le savoir, la Dame a, en plus, choisi de nous gâter en faisant 3 concerts dans 3 salles différentes, toutes aussi sublimes les unes que les autres : l'Ancienne Belgique, les Halles de Schaerbeek et le Cirque Royal. Les 3 dates sont archi-sold-out depuis des mois déjà.
Pour des raisons pratiques, je n'ai malheureusement pu faire que 2 dates sur les 3 (certains diront que c'est déjà pas mal!).
Commençons donc par le début, à savoir, le vendredi 27 mai.
Arrivée à 19 heures sur place, je me rends vite compte que la file est déjà bien longue et que les portes ne sont toujours pas ouvertes. Mais l'attente sera de courte durée. Une fois dans la salle, des souvenirs me reviennent en tête puisque c'est dans cette même salle que j'ai eu l'occasion de voir les Cowboys Fringants l'année passée. Mais je m'égare... Revenons-en à nos moutons ! Rien de tels que les balcons pour profiter au maximum des concerts dans ce genre de salles selon moi, surtout vu ma toute petite taille. Je ne sais rien de la soirée qui m'attend. Par choix, je n'ai absolument rien lu ou écouté sur les autres dates déjà passées de la tournée. Ce sera une totale surprise et je m'en réjouis d'avance !
20h10, les lumières s'éteignent. Pas de première partie, c'est tout de suite la voix de Zazie qui retentit dans les enceintes avec son titre « Plus fort », extrait du mini-album « Samedi on sort ».
La Dame entre ensuite en scène en entamant son titre « FM Air ». Le public est bel et bien là, dès les premières notes, et le montrera de façon crescendo au fil de la soirée. S'ensuit un délicieux mélange de titres du nouvel album, élaboré et divisé en 49 titres sous forme de concept autour du chiffre 7, et de titres plus anciens. « Gomme », « Des rails », « Les pieds nus », tout est là, parfaitement réuni pour faire bouger le public et faire grimper doucement mais sûrement l'envie de bouger et de danser.
Premier grand moment d'émotion de la soirée pour moi : « J'étais là ». La force de cette chanson prend vraiment toute sa dimension en live. Entendre le public crier de tout son coeur et de toutes ses forces « J'étais là et je n'ai rien fait ! » repris ensuite par Zazie, c'est juste...waouw... J'en reste sans voix et je sens mes poils se dresser...


Vient ensuite un second moment d'émotion, dans un registre différent mais tout aussi poignant, « Aux armes citoyennes ». Je me souviens alors de la première fois où j'ai vu ce titre en live sur la tournée de l'album "La zizanie". Déjà à l'époque, ce titre m'avait profondément touchée. Une fois encore, je n'y échappe pas... Des paroles percutantes et un arrangement scénique qui me font à nouveau vibrer et dresser les poils...
S'ensuit le titre « Dimanche » et peut-être une autre chanson dont j'ignore le titre (mais là, ma mémoire me joue des tours, je n'en suis plus sûre). Je découvre certaines chansons pour ma part, étant donné que je n'ai pas la totalité des 49 titres du dernier album en ma possession.
Dame Zazie viendra s'asseoir ensuite sur le devant de la scène, accompagnée de ses musiciens et nous fera la papote sur le titre à suivre : « Zen ». La version fatiguée selon ses mots. Une version acoustique, différente de celles déjà entendues par le passé. C'est frais, simple et ça fait son effet puisque le public reprend la chanson en choeur.

L'artiste nous l'a souvent prouvé dans sa carrière, elle est douée pour trouver les mots justes pour expliquer ou exprimer la complexité des relations hommes-femmes (cfr « Je ne t'aime pas », duo avec Vincent Baguian, « Meilleurs ennemis », duo avec Obispo, « A ma place », duo avec Axel Bauer, « chanson d'ami »,... Et j'en passe...). Ici, c'est le titre « Le Jour J » qu'elle nous interprète en duo avec Philippe Paradis, titre qui me fait toujours sourire car chanté sur le ton de l'humour mais tellement véridique sur le fond...
« Je vous aime ». Zazie nous explique alors le pourquoi du comment de cette chanson, toujours avec simplicité, humour et authenticité, 3 de ses plus grandes qualités, il faut le reconnaître. Puis s'enchaînent, dans l'ordre ou le désordre le plus complet, les titres « Cheese », « Etre et avoir » (durant lequel la Dame aura quelques mots d'amour pour son public belge), « Chanson d'amour », « A copier 100 fois » (titre que je découvre pour la 1ère fois) et « L'addition ». Elle nous fera remarquer que le thème principal de toutes ses chansons reste et restera l'amour car, sérieusement, qui voudrait d'une chanson qui parle de topinambour ?
C'est le titre « Amazone » qui prendra ensuite le relais, directement enchaîné par « Rodéo ». Et ce dernier a comme l'effet d'un électro-choc sur le public qui se déchaîne de plus bel !
« Avant l'amour », premier single du dernier album, déjà devenu un classique repris en choeur par le public, suivi par « Poupées Zarbie » dans lequel Zazie n'a pas peur de s'attaquer au dictat de la mode, font grimper la température de quelques degrés supplémentaires dans la salle. Mais l'apothéose, selon moi, se fera avec le titre « Rue de la paix » durant lequel le public se mettra à sauter dans tous les sens. C'est impressionnant à voir des balcons et j'en aurais presque envie de changer de place et d'aller me faufiler dans la fosse pour sauter avec les autres...
Après avoir sauté, chanté, dansé dans tous les sens, Zazie fait le choix de nous offrir une de ses plus belles chansons d'amour au piano : « Sur toi ». Cette chanson résonne et a toujours résonné en moi, je pense même pouvoir dire que c'est une de mes préférées de cette artiste, bien qu'elle ne soit pas récente. Je suis donc ravie et touchée de la retrouver sur cette tournée... Nouveau moment d'émotion intense pour ma part...

La Dame s'éclipse alors... Et c'est sous un tonnerre monstrueux d'applaudissements qu'elle revient accompagnée de ses musiciens pour nous offrir encore quelques titres, comme « Je suis un homme » ou « Oui ».
Lorsque les accords de « 3 p'tits tours » commencent à retentir sur la guitare sèche d'un de ses musiciens, je comprends alors que la fin du concert est là... Déjà... Et je ne suis pas la seule à me faire cette réflexion quand Zazie parle de partir dans le refrain de cette chanson. Mais elle tournera à nouveau cela avec humour, même si on la sent alors très émue...
Ce n'est pas fini ! Zazie nous offre un tout dernier titre, « Tout le monde », chanté de façon acoustique et intimiste, après avoir fait monté deux personnes du public sur scène pour faire les « perche-men ». Le public s'en donne à coeur-joie pour chanter avec elle et ses musiciens. On sent et on a pu ressentir vraiment une grande complicité entre la salle et Zazie pendant toute la soirée!
L'Artiste remercie le public belge d'être... le public belge, pour reprendre ses mots et s'éclipse sur la pointe des pieds et sous une trombe d'applaudissements.
La soirée se termine, sur les écrans du fond, un générique de fin, toujours sur le ton de l'humour, est projeté...

C'est donc complètement conquise et sous le charme que je quitte les Halles en cette fin de soirée en ayant une seule idée en tête : heureusement que demain est encore là pour savourer cela une seconde fois !
A suivre...
MusicAndMe