Friday, October 26, 2012

Yann Destal - Let Me Be Mine



En juin dernier, je vous parlais de l'EP de Yann Destal, "Stay By Me" et je vous racontais certains titres "coup de coeur", comme "Life It Goes On" ou "Need You So". Après avoir écouté encore, encore et encore les 6 titres de cet EP, jusqu'à m'en faire péter les tympans, j'ai pris le temps, cette semaine, de me plonger dans son nouvel album "Let Me Be Mine", sorti il y a quelques jours à peine.
Et comme vous pouvez l'imaginer, de nombreuses pépites ont, une fois de plus, séduit mes petites oreilles.

En plus des titres présents sur l'EP et dont je vous ai déjà parlé, on retrouve des titres aux sonorités très très rock, comme "Feel it", où les riffs de guitare nous laissent deviner que des groupes légendaires, comme les Rolling Stones par exemple, ont dû bercer Yann durant ses tendres années. C'est accrocheur et efficace, et mon petit doigt me dit que ce titre doit décoiffer en live!

A côté de ça, Yann doit avoir une recette secrète bien à lui pour nous concocter des ballades aussi belles et intenses que "Rise and Fall". Tout en simplicité et en douceur, il s'agit du genre de titres parfaits pour bercer nos longues soirées d'hiver pluvieuses à venir...

"Our Child" prend ensuite le relais avec sa délicieuse intro au ukulélé dont la mélodie retentira tout au long de la chanson. On y redécouvre la puissance vocale de Yann et l'intensité qui s'en dégage ferait dresser les poils des bras aux plus insensibles d'entre nous, croyez-moi!

C'est ensuite au tour d'un ovni musical de prendre le relais durant plus de 7 minutes, "Walk With Me", où se côtoient guitares électriques et touches électro. Un titre délicieusement nerveux, surprenant et intrigant! Je serais curieuse de savoir ce qui a poussé Yann Destal à composer un tel titre et pourquoi l'avoir placé au milieu de l'album, alors que la logique l'aurait peut-être plus vu en morceau d'ouverture ou de clôture de l'album.

Dans les nouvelles chansons, on retrouve également "Like Heaven", une jolie ballade pop-folk classique mais qui, personnellement, me touche moins que certains autres titres de l'album. Mais comme on dit, les goûts et les couleurs...

Et enfin, dans les nouveautés, se trouve aussi "I'm away" dont les premières notes d'intro me rappellent fortement l'intro du titre "Angie" des Stones. Je ne sais pas si ce petit clin d’œil est volontaire ou non.




Bon, si après tout ça, vous n'êtes toujours pas convaincus que Yann Destal est un artiste qui vaut la peine d'être connu, je ne peux vous conseiller qu'une seule chose, allez donc écouter ce qu'il fait. Mon petit doigt me dit que vous en ressortirez tout aussi séduits que moi!


Son site officiel
Son album sur iTunes
Son album sur Deezer

MusicAndMe

Saturday, October 20, 2012

Muse à Bercy - 18-10-12

       
Jeudi dernier, je me rendais à Bercy pour assister au concert de Muse, qui parcourt les routes avec "The 2nd Law Tour". Le moins que l'on puisse dire, c'est que le dernier album divise et nombreux sont ceux qui n'aiment pas cet album. Personnellement, je ne l'ai écouté que 4 ou 5 fois, la semaine précédent, le concert et il y a certains titres que j'aime beaucoup et d'autres beaucoup moins. Mais je suis tout de même très contente de pouvoir assister à ce concert, car Muse sur scène, c'est toujours un show! 

Me voilà dans la salle du côté droit de la scène, plutôt (très) bien placée. Au premier abord, la scène semble moins impressionnante que sur la tournée précédente, mais il faut se méfier des apparences.
A 19H30 précises, la première partie entre en scène, The Joy Formidable. Je ne pourrais pas vous en dire grand chose. Musicalement ils étaient plutôt bons, mais je n'ai pas été emballée par la voix de la chanteuse, j'ai donc rapidement décroché. Après 40 minutes, ils quittent la scène. 

Vers 21h, c'est au tour du trio anglais tant attendu d'entrer en scène. Ils commencent le concert avec un titre du dernier album, "The 2nd Law : Unsustainable" et ils enchaînent avec "Supremacy". Le public est chaud et fait monter la chaleur d'un cran quand les premières notes de "Map of The Problematique" se font entendre. 
L'ambiance dans Bercy est excellente et tout le monde en gradin est debout (enfin c'est l'impression que j'ai en regardant sur les côtés). Mais, c'est sur les anciens titres, comme "Plug In Baby" ou "Knights of Cydonia", que la ferveur du public est à son maximum. Tout le monde chante, danse, saute. Les nouvelles chansons sont bien accueillies, mais les anciennes sont celles qui remportent le plus de succès. "Time is Running out"  en est un autre exemple. 17 000 personnes qui chantent en même temps ça fait beaucoup de bruit. 


Parmi les nouveaux morceaux, "Follow Me" a reçu un très bon accueil et le refrain, facile à retenir, a été chanté en choeur par tout le monde. Ce qui ne m'étonne pas car, en écoutant l'album, je me suis dit que c'était une chanson qui sonnait très Muse et qui me rappelait certains de leurs anciens titres. J'ai aussi beaucoup aimé entendre "Liquid State" en live, titre durant lequel Matthew Bellamy se met en retrait pour laisser le devant de la scène à Chris Wolstenholme, qui a écrit et interprète ce titre sur l'album. 


Pour cette tournée, comme pour les précédentes, Muse a fait les choses en grand. Au fond de la scène, un mur d'écran en demi cercle, surplombé d'une passerelle transparente. En suspension, des écrans géants mouvants, qui, empilés, forment une pyramide  impressionnante d'images, ce  qui "engloutira" le trio à la fin de "Stockholm Syndrome". Sans oublier, les basses lumineuses de Chris, ou les deux minis avancées en hauteur sur les côtés droit et gauche de la scène. 


Après "Stockholm Syndrome", les trois anglais reviennent sur scène pour un rappel durant lequel nous avons droit à "The 2nd Law : Isolated system", "Uprising" et "Knights of Cydonia". Le concert se termine avec un 2ème rappel, sur "Starlight" et "Survival".

Un concert de Muse, c'est un show bien huilé, préparé à la minute près. Certains pourraient trouver que ça manque d’exubérance, d'imprévus, mais quand on voit tout ce qui est mis en place et toute la préparation nécessaire, on comprend pourquoi.


En ce qui concerne le concert en lui-même, on ne peut pas dire qu'il y ait eu de grands changements par rapport à la tournée précédente (je ne les ai pas vus avant). Certes, il y a les nouvelles chansons et la set-list n'est pas exactement la même. Nous avons d'ailleurs eu droit à une très belle version au piano de "Falling Down" et ça fait plaisir d'entendre en live des titres qui n'avaient pas été joués depuis longtemps. Mais en ce qui concerne les anciens titres, j'ai l'impression qu'on ne trouve pas de nouvelles versions, de nouveaux arrangements. Mais est-ce vraiment si important? Quand on va voir Muse on en prend pleins les yeux et les oreilles, on le sait, et c'est ça le plus important!
Une chose est sûre, je serai au Stade de France en 2013. J'espère que la mise en vente sera imminente!

Set list complète du concert ICI

Lo'Birds



The 2nd Law est toujours number one dans les charts Qobuz du 15 octobre !

Monday, October 15, 2012

JE RIGOLE - Qui chante le matin est peut-être un oiseau

La première chose que vous entendrez sur cet album est assez captivante. Je ne parle pas d'une mise en bouche fracassante mais plutôt d'une entrée en douceur, tout en finesse et délicatesse, lorsque la clarinette nous prend par la main. On se pose, on écoute, attentif et curieux.

Je rigole, c'est Andoni Iturrioz, originaire du Pays Basque, passé par Barcelone, après un tour du monde de cinq ans, avant de filer à Paris avec sa guitare fraîchement domptée et ses textes, pour y faire des rencontres (Christelle Florence, Xuan Lindenmeyer, Jean-Brice Godet chronologiquement). "Je rigole" prend petit à petit forme, enregistre des maquettes, se révèle sur scène et entre enfin en studio pour nous concocter ce "Qui chante le matin est peut-être un oiseau", premier album, sorti le 08 octobre dernier.

La pochette interpelle et annonce très vraisemblablement le tournant que va prendre notre écoute. Car il s'agit bien d'une écoute, ce n'est pas un album de fond que l'on peut se contenter d'entendre. Nous voilà embarqués sur un long fleuve tranquille de mots et de mélodies. Peut-être y rencontrerons-nous une cascade, un torrent, mais uniquement invisible, car tout dépendra de l'effet que nous procurera ce voyage au fil des minutes.



Voici un bel objet qui peut donner la belle impression que le temps est une poésie. "Qui chante le matin est peut-être un oiseau" est un disque à écouter, tendre et soigné à la manière de ces groupes et chanteurs de chansons à textes, mais avec la touche d'Andoni Iturrioz. A marquer d'une pierre blanche dans cette rentrée musicale ! En attendant je vous laisse, je file continuer à me plonger dans ce nouvel album pour finir de le découvrir et vous conseille fortement d'en faire autant, vous allez adorer !

Pablito
Pour en savoir un peu plus
La page facebook du groupe
Le MYSPACE du groupe
Le groupe chez Mathpromo

Sunday, October 14, 2012

Daguerre au Zèbre de Belleville - 08-10-12


Lundi 8 octobre, j'étais à la première des trois dates de Daguerre au Zèbre de Belleville pour la sortie de son nouvel album, Mandragore, dont nous vous avons parlé ICI.


Après avoir vu Gaël Faure en première partie de Nadéah une semaine plus tôt, je le retrouve en première partie ce soir-là. La salle n'est pas la même, le public est différent, mais surtout beaucoup moins nombreux. Le jeune chanteur nous offre une set list semblable à celle que nous avions eu à La Boule Noire, mais je ne peux malheureusement pas vous en donner les titres. Il essaie de réveiller le public avec quelques blagues et quelques anecdotes. Comme il le dit lui-même, le rôle de la première partie est de chauffer le public pour l'artiste de la soirée. Il essaie de nous faire chanter sur "Tu me suivras" et, même si l'effet n'est pas le même qu'à la Boule Noire qui était pleine, le public répond présent et pousse la chansonnette. Ses chansons sont tantôt rythmées, tantôt calmes et on ressent fortement l'influence d'artistes francophones comme Tété. D'ailleurs, la dernière chanson de son set, "On dirait l'Islande", a été écrite par Tété lui-même. Après 30 minutes, il s’éclipse pour laisser la place à Daguerre. Je suis contente d'avoir pu le voir une seconde fois et d'avoir pu écouter à nouveau quelques-uns de ses titres. 


Si vous voulez le découvrir sur scène, avant la sortie de son album qui est prévu pour début 2013, il sera en première partie de Nadeah du 15 au 18 octobre et les 27 et 28 novembre à la Boule Noire.



Après une courte pause, c'est au tour de Daguerre d'entrer en scène. Je serais bien incapable de vous donner tous les titres joués ce soir-là, mais je peux vous dire qu'il mélange les titres de ses différents albums pour notre plus grand plaisir. Comme au Sentiers des Halles, il est accompagné par Rémy Devert à la batterie, Bertille Fraisse au violon (entre autres) et l'inévitable Michel "Mimi" Moussel à la basse. 
Certes le public est restreint, ce qui confère une ambiance très intimiste, et nous sommes assis, ce qui est assez frustrant, mais le chanteur basque se donne à fond comme si la salle était pleine. Parmi les nouveaux titres interprétés, nous avons droit au premier single extrait de l'album "Nous Deux", "Au couteau" ou "Une journée à la mer". Il nous interprète également le très beau "Carmen", qui est un des bijoux de l'album. 
Les anciens titres joués ne sont pas non plus pour nous déplaire, avec les titres comme "Passager du vent", "Les sillons de nos rides" ou "Notre amour était presque parfait". En préambule de l'incontournable "De l'ivresse", nous avons droit à une introduction aux sonorités électroniques qui vont crescendo jusqu'au début du morceau.

Merci au chanteur et à ses musiciens pour cette excellente soirée, comme d'habitude, et si vous vous le (re)voir sur scène, n'hésitez pas, foncez!!! Il est en concert dans toute la France.

Merci à Daguerre et à Laurie de chez VS COM

Lo'birds

Thursday, October 11, 2012

FUN. au Bataclan - 10-10-12


Hier soir, avait lieu le concert tant attendu (en tout cas par moi), FUN. au Bataclan. Vous allez me dire qu'il y a déjà eu un article sur le concert à Bruxelles il y a à peine 10 jours, en effet. Mais moi je vais vous parler du concert de Paris (et je dois avouer ne pas avoir encore lu l'article de MusicAndMe afin de ne rien savoir du concert avant d'y aller, ni avant d'avoir écrit mon compte rendu et mon ressenti du concert de Paris). 

Les portes se sont ouvertes plus tôt que dans mes souvenirs, mais je ne vais pas me plaindre, je file à l'intérieur et je me trouve une bonne place au deuxième rang. La première chose que je remarque, c'est que la climatisation installée pendant l'été fonctionne et que c'est très agréable de ne pas ressembler à une flaque de sueur deux minutes après être entrée dans la salle de concert. Merci le Bataclan pour cette nouveauté qui est plus qu'appréciable.


Mais revenons-en au concert. Vers 20h10, Walk The Moon entre en scène, et le moins que l'on puisse dire c'est que , malgré la clim, le public est chaud dès les premiers accords. Il faut dire que les quatre garçons, (presque) cachés sous la peinture qu'ils ont sur le visage, sont plein d'énergie et que cette énergie est communicative. Ça, plus le fait qu'ils ont l'air très doués!


Dès la fin de la première chanson, le public est conquis par le groupe et on pourrait même se demander s'ils ne sont pas la tête d'affiche de la soirée. Après 30 minutes, qui m'en ont paru 15, ils quittent la scène sous les applaudissements et les cris du public, qui les acclame encore et encore quand ils viennent sur scène pour débarrasser leurs instruments. 



Après une courte pause, et quelques réglages sur scène, les lumières s'éteignent à nouveau pour laisser place à Fun. Le groupe débute le concert avec "Carry on", que le public reprend en choeur sur les refrains. La température monte d'un cran instantanément. Ils enchaînent ensuite avec une de mes chansons préférées de Some Nights, "One Foot". Puis vient un titre du premier album, Aim and Ignite. Ils alternent les chansons du premier et du deuxième album, ce qui permet de ravir tout le monde. Les chansons du premier album semblent moins connues du public, ce qui n'est pas étonnant puisqu'il n'est pas sorti en copie physique chez nous. 


Sur scène, Nate Ruess, Andrew Dost et Jack Antonoff sont accompagnés par Nate Harold à la basse, Will Noon à la batterie et Emily Moore à la guitare, au clavier et au saxophone. Nate saute, danse, va d'un bout à l'autre de la scène et communique aussi bien avec le public qu'avec les musiciens. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne s'économise pas. Il fait chanter le public sur "At least I'm not as sad (as I used to be)" et sur "Barlights"
A la fin de "Barlights", Andrew, dont on se demande s'il ne faisait pas quelques micros siestes, la tête posée sur son micro à certains moments, semble trouver un regain d'énergie, se met debout sur son tabouret et saute sur ses claviers (un pied sur chaque clavier), ce qui vaudra, au groupe, un bon moment de rigolade plus tard. 
La version acoustique de "The gambler" est simplement splendide et permet un échange différent avec le groupe qui montre là tout son talent. 


La température monte encore d'un cran quand les premières note de "We are young" résonnent dans le Bataclan. Tout le monde chante à tue tête et on ne peut pas ne pas avoir les poils qui se dressent quand on entend tout le monde chanter "Toniiiiiight, we are young". 
Juste avant le rappel, nous avons le droit à une très bonne reprise de "You can't always get what you want" des Stones. 
Après un petit tour dans les coulisses, Nate, Andrew et Jack reviennent nous offrir "Some Nights (Intro)", avant d'être rejoints par les autres musiciens pour "Some Nights". Une fois encore le public est survolté et chante avec le groupe. Nate nous rappelle que c'est leur premier concert à Paris et l'accueil du public parisien semble vraiment les toucher. 


Quand le groupe quitte la scène à nouveau, tout le monde reprend les "OooohoooOOoooohh" de "Some Nights", ça applaudit, ça tape des pieds et ça fait un maximum de bruit pour que le groupe revienne sur scène. Et les revoilà, pour un dernier titre, "Stars", qui, tout comme "It Gets Better", me plaît davantage en live car les effets du vodcodeur se font beaucoup moins entendre! 
Le groupe quitte la scène, les lumière se rallument. Voilà c'est fini. Une chose est sûre, je ne regrette absolument pas d'avoir autant attendu pour ce concert, ça valait le coup et j'ai, en plus, pu découvrir un excellent groupe en première partie. 
Merci à FUN., j'espère qu'ils ont passé une aussi bonne soirée que nous. C'était leur première fois à Paris, mais j'ose espérer que ce ne sera pas la dernière! 

Set list : Carry On, One Foot, Walking The dog, Why Am I the one, All Alone, All The pretty Girls, At Least I'm Not as sad (as I used to be), It gets better, Barlights, All Alright, The Gambler, We are Young, You cant' always get what you want, Some nights (intro), Some Nights, Stars. 

Walk The Moon sera en concert en Europe début 2013 et à Paris à la Maroquinerie le 3 mars. 



Lo'birds

Friday, October 5, 2012

Blankass - "Je me souviens de tout"

Le groupe Blankass vient de sortir un tout nouveau clip "Je me souviens de tout", les amis! Nous, on aime, alors on partage. Si vous faisiez de même? :)




MusicAndMe

Wednesday, October 3, 2012

Alexis HK nous livre son Dernier Présent




3 ans après la sortie des Affranchis, Alexis HK est (enfin) de retour dans les bacs avec celle que je considère désormais – après moult écoutes – comme étant l’une de ses meilleures réalisations. Ceux qui me connaissent savent que je suis plus qu’assidûment sa carrière depuis maintenant 4 ans (merci merci MERCI les premières parties !). C’est donc tout naturellement que j’attendais ce nouvel opus avec une certaine impatience. 

10 morceaux parfaitement articulés autour du thème du présent, des questionnements existentiels… et toujours empreints de cette voix aux intonations Joe Dassin-esques / Georges Brassens-esques. 
Le premier extrait éponyme évoque la fin du monde, un hypothétique "univers heureux". Le clip a d'ailleurs été tourné en Islande, dans un décor aux paysages apocalyptiques mais néanmoins magnifiques.



L'une des plus belle chanson de cet album est très certainement selon moi César. L'histoire d'un arbre, esseulé, ignoré, pour laquelle j'avais déjà eu un coup de cœur lors d'un concert du monsieur. Cet arbre -César donc- parle de lui à la première personne, déplorant le manque d'attention des personnes à son égard, lui sur qui "les pigeons se soulageaient". 

Autre chanson qui m'a marquée par sa finesse d'écriture, il s'agit de Princesse de Papier .
"Me Voici, me Gala, Ici Paris, je suis là, j'ai dans le cœur de quoi faire jaser la France des voyeurs...". Il est question des voyeurs, des lecteurs, des artistes ou personnalités montrées du doigt dans cette presse dite à scandale. 

La chanson Charité Populaire nous invite (enfin, nous invite, ceux qui le veulent hein - "soyons tolérants non de non" ;) !) à nous "distraire dans la ouate éphémère des femmes de droite". Ces femmes, aux idées parfois pré-conçues et réductrices, pour lesquelles "les chômeurs sont sales et les clochards sont feignants". 

Sur cet album, on trouve aussi un morceau au genre médiéval, interprété avec les deux sacro-saints copains d'Alexis HK, aka Renan Luce et Benoît Dorémus, avec lesquels il a par ailleurs partagé une tournée intitulée "Seuls à Trois", l'année dernière. 

Le morceau On peut apprendre m'a immédiatement fait penser, et ce dès la première écoute, à Gaspard (chanson extraite de l'album Belle Ville), de par la mélodie au banjo ! Magnifique instrument que le banjo, qui donne de façon quasi systématique l'envie irrépressible de se dandider sur sa chaise.
D'ailleurs, puisque le banjo est dansant et chantant, voici une vidéo, que j'ai regardée des centaines de fois...GASPARD !



Je reviendrai sonne comme une lueur d'espoir, un petit halo de lumière dans ce paysage un peu sombre...Il parle de l'importance de se retrouver "auprès des amis et des rires, des racines, et des souvenirs", de revenir à l'essentiel. Et ce avant La fin de l'Empire, dernier morceau qui vient parfaitement clôturer cet album plein de réflexion, de questionnements, comme Alexis HK sait si bien le faire, sous la houlette de Matthieu Ballet qui avait déjà participé à la réalisation de son précédent album, Les Affranchis.

La fine équipe repartira d'ailleurs prochainement en concert. Retrouvez toutes les dates de la tournée sur son site officiel tout neuf tout (très) beau. 


*MaxiCastor*


Jukebox The Ghost - Safe Travels

                                           

Jukebox The Ghost, mais qui se cache derrière ce groupe au nom énigmatique? Les responsables sont Ben Thornewill (chant et piano), Tommy Siegel (Chant et guitare) et Jesse Kristin (batterie). Les trois compères, originaires de Washington, se sont délocalisés sur New-York pour la conception de leur troisième opus, Safe Travels. 

Revenons un peu en arrière pour commencer. Les membres du groupe se sont rencontrés à l'université et décident, à l'époque, de créer un groupe qu'ils baptisent The Sunday Mail. Quelques temps après le groupe décide de faire une longue pause et au moment des retrouvailles, ils veulent changer le nom du groupe, qui deviendra JukeBox The ghost.
En 2008, ils sortent leur premier album, Let live and let ghosts. Ils enchaînent les premières parties et donnent une série de concerts en Europe.
 Parallèlement ils sortent un deuxième album en septembre 2009, Everything under the sun avant de repartir sur les routes.

En juin dernier, le trio sort un nouvel album composé de 13 titres, Safe Travels, qui sortira de notre côté de l'Atlantique le 15 octobre prochain. 
C'est pour vous parler un peu de cet album que je m'adresse à vous aujourd'hui. Je ne pourrais malheureusement pas vous parler de l'évolution des garçons et de leur musique par rapport aux précédents albums car je ne ne suis pas encore penchée sur la question, mais je peux vous dire que cet album m'a donné envie d'aller écouter ça. 

Safe Travels est un album aux sonorités pop teintées de touches rock à certains moments et parsemé de touches de synthé qui sentent bon les années 80. Le tout étant totalement ancré dans le présent.
L'album s'ouvre sur le premier single du groupe "Somebody", chanté par Ben Thornewill. Le titre est très efficace et on se surprend vite à fredonner le refrain sans s'en rendre compte. 


Avec le titre "Oh Emily", nous sommes ensuite transportés au beau milieu d'une rupture qui nous est comptée par Tommy Siegel. En effet, tout au long de l'album, c'est tantôt Ben le chanteur principal et tantôt Tommy. Le passage se fait tout naturellement et s'accorde tout à fait avec l'ambiance de l'album et des chansons. 
Le titre "Adulthood", à travers une mélodie plutôt gaie et enjouée, aborde un thème qui l'est beaucoup moins,  la fin de la vie et la mort, "From adulthood, no one survives" ("Personne ne survit à l'âge adulte"). Un paradoxe, car à la première écoute et avant de me concentrer sur les paroles, le tout début de la chanson me fait penser à une chanson pour enfant que l'ont pourrait apprendre en maternelle. 
Sur "Devils on our side", la voix de Ben et sa façon de chanter, ainsi que la construction de la chanson me font fortement penser à "Money to be made" de The Hoosiers. Ici l'instrument principal est le piano, quand sur "Money to be made" il s'agissait de la guitare, mais quand même je retrouve des similitudes. Mais peut être suis-je la seule?
L'album se termine par une très belle chanson aux influences gospel, "The spiritual", qui pourrait faire couler une petite larme aux plus sensibles d'entre nous. 


Pour finir, je dirais que l'album alterne les chansons calmes et douces, comme "Dead" ou "Man on the Moon" et d'autres aux rythmes un peu plus entraînants, à l'instar de "Don't let me fall behind" ou "Ghosts in Empty houses" et aborde des thèmes plus ou moins graves, tout en gardant une cohérence dans la réalisation de l'album, du début à la fin. Comme le disent les membres du groupe, cet album est beaucoup plus personnel dans les thèmes abordés et ils n'hésitent pas à se livrer un peu à travers les paroles de leurs chansons et on ne s'en plaindra pas, car c'est certainement cela qui a contribué à nous livrer ce très bon opus. 
Bonne écoute à tous! 



Jukebox The Ghost sur Facebook, chez Ephélide

Lo'birds

Tuesday, October 2, 2012

Alexis HK // Le Dernier Présent // Interview par Qobuz

Le dernier album d'Alexis HK, Le Dernier Présent, est sorti le 17 septembre dernier. A cette occasion, l'équipe de Qobuz a eu la chance de l'interviewer. La chronique de l'album arrive très prochainement sur le blog !




*MaxiCastor*

Monday, October 1, 2012

FUN. à l'AB à Bruxelles - 30 septembre 2012


Hier soir, le groupe Fun. (dont on vous a déjà parlé ici) a déposé ses valises, pour la première fois, à Bruxelles le temps d'un concert et je pense qu'aujourd'hui, nous sommes nombreux à avoir passé une excellente soirée! 
Mais revenons, à présent, quelques heures en arrière, histoire de revivre un peu tout ça...

20h, la première partie débute et c'est le groupe Walk The Moon qui ouvre la soirée. Je ne connais pas du tout mais je ne demande qu'à découvrir! Et rapidement, je me rends compte que le groupe qui se produit là, à cet instant précis, devant moi, est excellent! Leur musique aux sonorités pop électrisée et rafraîchissante me plaît tout de suite et je ne suis pas la seule à adhérer! Le public se laisse rapidement embarquer et l'ambiance grimpe au fil des titres! On oublierait presque que c'est une première partie tellement la cohésion entre le groupe et le public est forte! Nouveau coup de coeur, je me pencherai plus amplement sur leur discographie à l'avenir (et ne vous étonnez pas si je vous en reparle un jour!).


21h, la salle est quasi pleine (même si le concert n'est apparemment pas sold-out), les lumières s'éteignent et les stars (très attendues par certaines personnes du public) entrent en scène avec le titre "Carry On". Le ton est donné dès le début, ça va sauter et chanter jusque dans les chaumières voisines de l'AB! S'ensuivent toute une série de titres dont je ne vous en citerai que quelques-uns dans le désordre le plus complet: "All the Pretty Girls", "It Gets Better", "One Foot" (durant lequel Nate prendra plaisir à faire crier le public sur les "oh oh oh oh" du refrain), "All Alright" (mon coup de coeur de l'album), "Why am I the One",... Il y en a encore d'autres mais vous me connaissez, j'ai toujours du mal à retenir l'ordre des setlists et les titres des concerts auxquels je me rends. Oui, vous avez raison, je vais prendre des notes à l'avenir! :-)

Arrive enfin le titre tant attendu par tout le monde "We are young", repris en choeur par toute la salle dès les premières notes. Je pense pouvoir dire que l'ambiance atteint alors son apogée, tout le monde crie et chante à s'en faire péter les poumons, c'est impressionnant. A ce moment-là, je jette un coup d'oeil aux personnes présentes autour de moi et je me rends compte qu'on retrouve aussi bien des jeunes enfants ou des adolescents que des jeunes adultes ou des papys et mamies. Le groupe est donc transgénérationnel. Mais à cet instant précis, qu'importe l'âge de chacun puisque "Tonight we are young" (elle était facile, je vous l'accorde!).

S'ensuit une reprise des Rolling Stones, "You can't always get what you want".

Après avoir remercié à de nombreuses reprises le public bruxellois pour son accueil chaleureux, et après avoir promis de revenir encore, encore et encore, le groupe s'éclipse pour mieux revenir et nous offrir alors le dernier single de leur nouvel album, "Some Nights". Une explosion de joie traverse à nouveau toute l'Ancienne Belgique. La chanson parfaite pour clôturer ce concert!

 
Sauf que... c'est sans compter sur l'enthousiasme des fans présents! Même après que les lumières aient été rallumées, même en voyant les techniciens commencer à démonter la scène, le public ne se décourage pas et n'a de cesse de chanter "Some Nights"! A tel point que les lumières s'éteignent à nouveau, que le décor est replanté en vitesse et que Nate et ses acolytes reviennent nous offrir un tout dernier titre, "Stars", pour le plus grand bonheur des fans.

Le groupe trouvera difficilement ses mots pour remercier son public une fois de plus. Je pense qu'il n'y a pas que les fans qui ont passé une bonne soirée. Eux aussi à mon avis!
Reste à leur souhaiter de parvenir à tenir la distance dans le temps afin de pouvoir revivre de tels moments à maintes reprises à l'avenir!


MusicAndMe