Pour certains d'entre vous et certains d'entre nous, ce sont les congés pour le moment... Alors si, comme moi, vous avez envie d'en profiter pour décompresser, cliquez et laissez-vous emporter par une playlist tout en douceur et en évasion... Bonne écoute!
Lundi soir, Bercy était plein à craquer pour une soirée en (presque) tête à tête avec Bruno Mars. Le jeune chanteur posait, le temps de quelques heures, ses valises, ses musiciens et ses instruments sur le sol parisien.
Autant vous le dire tout de suite, lors de la sortie du premier album, Doo-Wops & Hooligans, je n'étais pas vraiment tombée sous le charme de sa musique. J'avais trouvé "Grenade" plutôt sympa, mais c'est tout. Et puis j'ai entendu une musique plutôt sympa, qui me restait dans la tête et qui passait dans une pub. Après une petite recherche sur Google, j'ai découvert qu'il s'agissait de "Runaway Baby" d'un certain Bruno Mars.
Mais c'est bien avec la sortie de "Locked Out Of Heaven", premier extrait de Unorthodox Jukebox, que j'ai décidé de me pencher un peu plus sur la musique du jeune homme. Cette chanson aux fortes influences de Sting & The Police me plaît beaucoup et la performance live sur le plateau du Grand Journal m'avait énormément plu. Il avait l'air de s'éclater avec ses musiciens et c'est cette prestation qui m'a donnée envie d'aller le voir.
Tout ça pour vous expliquer comment je me suis retrouvée entourée de 16999 inconnus lundi 14 octobre 2013.
La première partie est assurée par Mayer Hawthorne. Je ne développerai pas trop. Disons que la musique n'est pas trop mal; mais que ce n'est pas ce que j'écouterais. En live, ça passe, c'est dansant et les musiciens sont plutôt bons et rappellent un peu ceux de Bruno Mars dans l'énergie. Mais je n'irai pas creuser davantage.
Pendant l'entracte, un rideau noir sur lequel est représentée une jungle dorée est suspendu sur le devant de la scène. Je pense pouvoir dire sans trop me mouiller qu'il va y avoir un lâché de rideau en début de concert.
Un peu après 21h, les lumières s'éteignent et on peut voir passer sur le côté les musiciens et Bruno Mars qui montent sur scène pour entamer les première notes de "Moonshine" qui lancent officiellement cette soirée française du Moonshine Jungle Tour. L'ambiance monte ensuite d'un cran avec "Natalie".Avant d'enchaîner avec un de ses derniers titres sortis, "Treasure".
Pendant le spectacle, car il s'agit bien d'un spectacle et non d'un simple concert, on passe par des moments calmes, comme pendant "When I was your man", durant laquelle on retrouve un Bruno Mars ému. Moment d'émotion un peu mis à mal pour ma part car j'ai la 'chance' d'avoir derrière moi une fan (groupie?!) qui hurle la chanson. Ce qui rend ce qu'elle "chante" très faux et surtout elle couvre la voix de Bruno...
Le chanteur Hawaïens n'oublie pas de jouer les titres qui ont connu beaucoup de succès comme "Runaway Baby","Grenade" ou "Marry You". La fête se déroule aussi bien dans la salle, où il y a beaucoup d'ambiance, que sur scène.
Je tiens à prendre deux minutes ( ou deux heures) pour vous parler de la mise en scène et des chorégraphies du show. Les musiciens occupent vraiment une place à part entière. Bon allez, comme on commence à se connaitre un peu, je vous mets dans la confidence, lundi dernier, je suis tombée amoureuse de tous les musiciens présents sur scène. Ils se donnent à fond tous autant qu'ils sont et ont vraiment l'air de s'amuser. Ça donne envie de monter sur scène pour chanter et danser à leur côté. Ils s'amusent entre eux et avec Bruno bien sûr, mais le public n'est pas mis à part, les échanges sont nombreux et très plaisants. Ils chantent et dansent tout en jouant de leur instrument (basse, guitare ou trombone entre autres) . Je vais m'arrêter là car je pourrais continuer encore longtemps.
Le show n'oublie pas d’intégrer de l'humour comme pendant "The Lazy Song", de la générosité et de l'échange, comme pendant "Just The Way You Are" sur laquelle Bruno a fait chanter le public.
Tout ce petit monde quitte ensuite la scène avant de revenir pour un rappel qui s'ouvre sur Bruno derrière une batterie, instrument qu'il maîtrise aussi bien que la guitare. Ce petit passage à la batterie est une introduction pour la chanson qui suit,et que j'attendais particulièrement, "Locked Out Of Heaven".
Puis arrive le moment surprise de la soirée, Lenny Kravitz qui monte sur scène pour nous offrir un superbe duo sur "Are You Gonna Go My Way" qui fait monter la chaleur d'un cran dans la salle (si cela est encore possible).
Enfin le spectacle s'achève sur une magnifique interprétation de "Gorilla", le dernier single en date (et dont le clip très sensuel est sorti hier). Dans le fond de la scène, la chanson est ponctuée de flammes géantes et d'étincelles. Je n'avais pas spécialement repérée cette chanson sur l'album mais la version live est vraiment excellente.
Toutes les chansons ont été retravaillées pour le live et ont leur propre vies sur scène ce qui rend le concert d'autant plus intéressant.
Certains l'appellent le nouveau "Michael Jackson", d'autres crient au scandale en entendant ça, moi je vois juste un très bon chanteur, musicien et danseur qui se sert de ce qu'il connait et de ses influences pour faire de la musique et des concerts qui lui ressemblent et j'espère pouvoir le revoir sur scène très prochainement.
"Il aura fallu attendre d'être viré pour organiser un concert". Ce sont les mots prononcés par Nagui pour ouvrir la soirée d'anniversaire des 20 ans de Taratata. De là à dire qu'on aurait bien voulu les voir se faire virer il n'y a qu'un pas, que nous ne franchirons pas. Il ne faut pas déconner non plus! Ah ah Mais il faut quand même avouer que ce concert était attendu par de nombreux fans. Pour rappel, les places ont toutes été vendues en moins d'une semaine. Nagui peut être fier!
Pour cette soirée, une bonne vingtaine d'artistes étaient attendus pour un show de 3h pour fêter un bon anniversaire à une des meilleures émissions musicales du service publique. Nagui, lui, en est le maître de cérémonie, mais aussi le portier (il nous a ouvert la porte d'accès à la fosse, c'est toujours sympa) et le chauffeur de salle (il n'hésite pas à faire ne sorte que le public tape dans les mains, applaudisse,...) Il a ponctué la soirée de ses célèbres "C'est bon ça" et a plusieurs fois fait crier le public sur "Ici c'est TA-RA-TA-TA".
La soirée s'ouvre sur le générique mythique de l'émission joué en live par Louis Bertignac, -M-, Matthew Irons (Puggy), Saule, Raphael, Frédéric Boisnard (une moitié d'Archimède) et j'en oublie sûrement. C'est ensuite à -M- que revient l'honneur d'ouvrir le bal et il ne se prive pas d'enflammer la foule avec son "Mojo". Il enchaîne ensuite un boeuf avec Louis Bertignac, puis ils sont rejoint par Saule pour un trio très Rock'n Roll!
Je ne vais pas vous faire croire que je me souviens dans quel ordre se sont succédé les artistes car ce n'est pas le cas, je vais me contenter de vous raconter tout cela dans le désordre. Sur scène, on retrouve l'esprit de l'émission. Des artistes viennent nous interpréter leurs titres, mais aussi nous offrir des duos ou des trios que l'on n'aurait pas pu voir ailleurs. Ils sont là pour célébrer la musique en live. Seules les interview manquent à l'appel pour laisser une plus grande part à la musique. Cependant, entre chaque artiste, un petit magnéto retraçant les 20 années de Taratata est diffusé et nous laisse apercevoir quelques-unes des prestations des artistes qui ont foulé le sol du plateau de l'émission. Et le moins que l'on puisse dire c'est que ce plateau a vu passer du beau monde, de Sting à Lady Gaga, en passant par Muse, Blur, Stevie Wonder ou Coldplay. Et même si on le savait, ça fait du bien de se le remémorer. Chaque début de magnéto est introduit par une personnalité du monde musical souhaitant un bon anniversaire à l'émission, parmi lesquelles Cali, Brigitte, ou encore Joss Stone et Alicia Keys.
Mais revenons aux prestations sur scène. Raphaël nous interprète une version retravaillée de "Caravane". Vincent Delerm fait chanter tout le Zénith sur "Il est libre Max". Katie Melua et Alain Chamfort revisitent le célèbre "Bonnie & Clyde" de Gainsbourg. Tout en émotions, Bénabar nous chante un titre de son répertoire pas très connu du grand public, "Je suis de celles". Zazie chante un de ses titres qui est de circonstance "20 ans".
Le public a aussi pu se déchaîner pendant "Help Myself" de Gaëtan Roussel ou "Last Day On Earth (Something Small)" de Puggy. Féfé a fait bouger le Zénith de droite à gauche avant de le faire sauter. Quant à Youssoupha, il n'a pas hésité à charrier Nagui sur ses chaussures à étoiles dorées un rien m'as-tu-vu.
Sur scène, ça fourmille, les techniciens vont de droite à gauche, puis de gauche à droite pour que chaque prestations se passe dans les meilleures conditions et que tout le monde puisse profiter du meilleur show possible. Que ce soit le public dans la salle, mais aussi les spectateurs qui se trouvent dans la centaine de salles de cinéma où est retransmis le concert en direct à travers la France, la Belgique et la Suisse.
La soirée s'achève avec deux poids lourds de la scène française, Hubert-Felix Thiefaine pour une très belle interprétation de "La ruelle des morts" (Je n'aurais pas été contre un petit "Loreleï (sebasto cha)" héhé) , puis un duo avec Bertignac sur "Elle est terrible". Ce dernier conclut la soirée avec "Cendrillon" et "Ça, c'est vraiment toi", durant lesquelles le public utilise ce qui lui reste d'énergie pour "faire du bruit" comme nous le demande Nagui. Pour cette dernière chanson, Louis fait venir sur scène tous les techniciens. Il est minuit passé quand le public commence à quitter la salle, ravi d'avoir pu passer cet anniversaire avec Nagui et tous ces artistes.
Je dois l'admettre, j'avais un peu peur de devoir supporter quelques longueurs durant la soirée. Bah oui, on ne peut pas aimer tous les artistes quand il y en a autant présents sur une soirée. Mais, je n'ai pas vu la soirée passer, et même si le réveil a un peu piqué le lendemain, j'aurais bien continué à faire la fête!
Encore Merci à Nagui et à toutes les personnes qui ont travaillé sur cette soirée et qui travaillent sur l'émission depuis 20 ans, et merci aussi à tous ces artistes pour cette magnifique soirée. On espère qu'on n'aura pas à attendre encore 20 ans pour revivre ça!!!! Et n'oubliez pas vendredi c'est TA-RA-TA-TA sur mytaratata.com pour la première de "Taratata 2.0"
La première écoute du single Domino sorti en juin dernier pour nous mettre l'eau à la bouche m'avait laissé un arrière-goût de grand cru.
Je viens d'écouter l'album. Une fois. Puis deux, trois, quatre, cinq... en boucle. Encore. Toute une après-midi. Un jour puis deux... mon Dieu. Je ne peux rien faire d'autre, c'est une vraie hypnose. Mais pourquoi ? Est-ce le fait que cet album n'est plus produit chez Barclay mais par le groupe lui-même qui aurait donc logiquement plus de liberté ? Est-ce l'arrivée d'un clavier ? Ou est-ce juste que Deportivo est tout simplement énorme et ne cesse de nous surprendre ? Ce quatrième album sort le 14 octobre 2013 et va marquer beaucoup d'esprit.
À la sortie d'Ivres et débutants en 2011, certains avis étaient mitigés. Un album trop orienté vers la pop, trop différent des deux premiers opus, beaucoup de fans semblaient être déçus. Comme vous pouvez le lire dans ma chronique, j'étais pour ma part plutôt enthousiaste. J'aime les groupes qui osent, j'aime ces artistes capables d'exploités d'autres sentiers. Alors qu'en est-il de Domino ?
Dès la première écoute "Domino" annonce la couleur. Non Deportivo n'a pas changé, il est peut-être dans une évolution naturelle. Toujours caché derrière des mélodies enivrantes et des faux airs juvéniles, Deportivo c'est aussi et surtout un concentré de sensibilité et de fureur qui fait son charme et qui nous le confirme encore une fois. Avec sa pop-rock tantôt plus pop tantôt plus rock qui s'équilibre de façon magistrale autour d'un clavier vintage, les fans de la première heure aimeront ce retour. À coup de guitares aiguisées et de batterie déchainée "Toutes les choses" et "Impossible" rappel les belles heures du groupe. Les titres s'enchaînent, Deportivo maitrise comme à son habitude le jonglage entre calme et énergie, capable de mettre ses nerfs de côté pour offrir des balades plus soft comme le très beau titre "En ville" ou le clavier apporte une touche très poétique. Et en parlant de poésie comment ne pas parler de la voix douce et criante de Jérôme le chanteur... à entendre "Pourquoi devrais-je" on se rend compte que cette voix si caractéristique est vraiment l'un des charmes majeurs du groupe. On aime aussi chez Deportivo cette capacité d'insérer des titres en anglais sur leurs albums. Dans une pop anglo-saxonne "Both on the same boat" s'impose avec douceur quand "Queen of universe" de l'album Parmi eux par exemple s'imposer lui avec rage, dans les deux cas c'est fait avec la qualité des plus grands.
Mais la nouveauté, ce qu'il faut retenir comme étant le point fort de cet album est vraiment l'arrivée du clavier qui apporte une touche psychédélique comme on peut le savourer dans sa pleine mesure sur les titres "Imbéciles" ou encore "Chez toi". Et il faut applaudir ce choix parce que c'est une idée magnifique ! L'album se termine, il m'est impossible aujourd'hui de sortir une chanson du lot et de dire qu'elle est mieux qu'une autre. L'ensemble est un succès, on se laisse vite emporter avant de se rendre compte qu'une multitude de choses agréables nous traversent l'esprit...
Le seul bémol sera le même que tous les autres albums : une durée trop courte. C'est bien maigre quand on est gourmand et surtout quand c'est tellement délicieux. Mais il faut se dire que toutes ces demi-heures s'additionnent sur scène et c'est là que Deportivo assure définitivement sa place, celle qui fait de lui l'un des meilleurs groupes rock français en activité, en devenant par la même occasion une référence du genre de notre décennie. Sans faire de vagues médiatiques, sans tricher, le talent est récompensé. Cet album est une réussite et va vous entrainer sur la montagne russe de vos émotions.