Tuesday, July 31, 2012

Quelques moments forts des francofolies de Spa 2012... (II)






Revenons, à présent, sur la journée du 21 juillet (jour de fête nationale) avec, entre autres, le concert de Suarez.

L'histoire entre les Francos de Spa et Suarez est une belle histoire d'amour, c'est d'ailleurs lors de l'édition 2008 que j'ai eu personnellement l'occasion de voir le groupe pour la première fois sur scène. Cette année, c'est carrément une "fête à Suarez" que le festival a programmé au sein du village et en lisant le journal "Francoscoop" du jour, peu de temps avant le concert, je découvre que de nombreux duos et de belles surprises sont prévus. Chouette, mon petit doigt me dit qu'on va tous passer un agréable moment!

Cette journée du festival étant sold-out, on a conscience qu'il y aura beaucoup beaucoup beaucoup de monde durant ce concert, c'est pourquoi on tente de se faufiler et de se trouver un petit coin sympa parmi la foule. Car oui, on peut le dire, il y a foule pour accueillir le groupe comme il se doit.

Pour l'occasion, le groupe a réarrangé ses morceaux en live avec des cuivres supplémentaires sur chacun des titres. Ca donne une dynamique nouvelle et l'ambiance est là dès les premières notes. Durant le concert, ils interpréteront des titres de leur dernier album "L'indécideur", comme par exemple "On s'en fout", leur reprise de "Porque te vas", "L'indécideur" ou "La danse", en alternance avec des titres de leur premier album, comme "Aïe aïe aïe" ou leur reprise de "La non demande en mariage", pour ne citer que ceux-là. Le public répond présent et se joint à Marc en chantant, à de nombreuses reprises. Il y a une vraie symbiose entre la foule et le groupe et franchement, c'est beau à voir.

Entre-temps, étant donné qu'on leur a donné carte blanche, Marc et ses acolytes invitent plusieurs de leurs amis artistes à les rejoindre sur scène le temps d'une chanson. C'est ainsi qu'on voit alors sur scène (la liste est dans le désordre le plus complet, ma mémoire n'étant pas toujours des plus fiables) FM Laeti, Mariama, Ben Mazué, Renato, le Quatuor Tana et Eva De Roovere.

C'est avec le premier single de leur second album "Qu'est-ce que j'aime ça" que Suarez clôture son concert, avec un public déchaîné et accompagné de chacun des artistes invités à l'occasion de leur carte blanche.
On a alors un p'tit goût de trop peu au sein de la foule mais comme on dit souvent, toutes les bonnes choses ont une fin!



MusicAndMe

Thursday, July 26, 2012

Quelques moments forts des francofolies de Spa 2012... (I)


Alors alors, voilà déjà plus d'une semaine que les Francofolies de Spa 2012 débutaient... 
C'est fou comme le temps file! Même si j'ai un peu de mal à mettre de l'ordre dans mes idées depuis mon retour à la réalité, je vais tenter de vous raconter, en quelques lignes, quelques-uns des moments forts de cette édition 2012. Il me serait impossible de vous raconter tout dans les moindres détails tant cette édition fut riche, et la liste des concerts que je vais évoquer ici même, ou plus tard, n'est en rien exhaustive évidemment.

Bon replantons à présent le décor...

Jeudi 19 juillet 2012, en fin d'après-midi, même si le soleil est au rendez-vous (ce qui ne sera pas toujours le cas durant le festival), on se retrouve à l'ombre sous le Dôme pour un des concerts attendus de la journée (en tout cas pour ma part), le concert de Benoît Dorémus. J'ai découvert cet artiste en première partie de Renan Luce, lors de la dernière tournée de celui-ci à Bruxelles, et tout de suite, le déclic s'est produit. J'ai donc, par la suite, creusé sa discographie et découvert un artiste talentueux qui a tout pour rivaliser avec les plus grands de la chanson française selon moi. J'ai eu l'occasion de le revoir sur scène en première partie d'Aldebert, lors de son spectacle "Enfantillages" à Paris, et lors de la tournée "Seuls à trois" à Bruxelles (oui j'aime voyager au gré des concerts au cas où vous ne le sauriez pas encore!;)). Là je me suis dit que ce concert serait une bonne occasion de le voir dans un set rien qu'à lui.
On arrive quelques minutes avant le début du concert et on se faufile facilement dans les premiers rangs. Je remarque que, même si le Dôme n'affiche pas complet, les fans de Benoît sont bel et bien présents au sein du public.
C'est en formule duo que Benoît arrive sur scène, accompagné de Cyril Montreau, tour à tour à la basse et à la guitare.
Durant le concert (qui ne durera qu'une petite heure à peine, festival oblige), on aura droit à des titres de son dernier album "2020", comme, entre autres, "Bilan de carbone" (qu'il introduira en évoquant sa venue à Spa en Thalys), "Paris", "Tu dors à contre-jour", "Chose rare", "Calumet" (durant laquelle un petit trou de mémoire sera tourné en touche d'humour), "De l'autre côté de l'ordi", "T'as la loose" (durant laquelle les fans s'en donneront à coeur joie); mais aussi à des titres plus anciens comme "Rien à te mettre", , ou encore "Je m'en rappelle pas", pour ne citer que ceux-là. La pluie, ou plutôt la drache, s'invitera durant le concert (ah ben oui, ça faisait tellement longtemps! On est en Belgique, ne l'oublions pas!) et on verra alors de nouvelles têtes se joindre au public déjà présent à l'abri sous le dôme.
Benoît profite aussi de ce concert pour nous présenter quelques nouvelles chansons prometteuses, dont "Marque ton stop que j't'embrasse" et une autre (ou peut-être même deux) dont le titre m'a échappé (ma mémoire et le manque de sommeil me jouent beaucoup de tours dernièrement).

Au fil du concert, on sent un Benoît à l'aise et un public de plus en plus conquis, à tel point qu'un rappel sera réclamé, malgré le fait que le concert de Balimurphy ait commencé sur la scène d'à côté. Même pas peur de la grosse bête en face, Benoît et Cyril reviendront sur scène pour interpréter alors une chanson que les fans connaissent sur le bout des doigts, "J'écris faux, je chante de la main gauche". Et c'est sur cette touche que le concert touchera déjà à sa fin.



Alors, Benoît, sache que c'est quand tu veux pour un nouveau concert dans le plat pays!

MusicAndMe

Sunday, July 22, 2012

Charlie Winston aux Terres du son - Interview et Live Report


Nous avons eu l’occasion de rencontrer rapidement Charlie Winston avant son concert aux Terres du Son à Tours. Notre anglais impeccable (hum hum) nous a permis de vous traduire cette petite interview.

Bruno & co : Bonjour. Désolées, notre anglais est un petit peu confus.
Charlie Winston : C’est ok !

B&C : Comment t’es-tu senti lorsque tu as appris que ton concert aux Francofolies de La Rochelle était annulé (Ndrl : Son concert de la veille aux Francofolies de La Rochelle a été annulé à cause des conditions météorologiques)
CW : Triste … et frustré parce que nous avons attendu toute la journée pour jouer et peut-être seulement 3 heures avant de jouer, cela a été annulé. Nous étions vraiment frustrés.

B&C : Nous étions là …
CW : Oh non ! Shit !

B&C : Avais-tu apprécié la première fois que tu as joué à ce festival ?
CW (en français) : Ouais ouais, c’était bien, c’était super même ! Et c’était un honneur aussi pour l’invitation pour moi parce que je suis anglais.

B&C : Quel est ton album préféré en ce moment ?
CW : Maintenant ? Je pense Other Lives de Tamer Animals Vous connaissez ?
B&C : De nom seulement.
CW : Le groupe est bon !

B&C : Si tu n’avais pas été dans le milieu de la musique, quel art aurais-tu aimé pratiquer ?
CW : J’aurais aimé être réalisateur pour le théâtre et le cinéma.
B&C : Et pour la télé ?
CW : Peut-être bien !

B&C : Si tu devais choisir un mot pour dire ce que la musique signifie pour toi, quel serait-il et pourquoi ?
CW (en français) : L’expression. Je crois que l’explication est simple. C’est juste un aboutissement, pour moi c’est la chose la plus importante dans ma vie, l’expression.

B&C : Avec quel artiste français aimerais-tu travailler ?
CW : J’aime Rover et Skip the Use. Peut-être Orelsan aussi.

B&C : Merci beaucoup ! 
CW : C'était un plaisir !



C’est sur la scène de l'étang que s’est ensuite produit Charlie Winston. L’artiste anglais nous a livré principalement des chansons de son second album « Running Still ». Il commence en puissance en interprétant le déjà célèbre « Hello alone » repris en chœur par le public. Il rejoint ensuite son cher piano pour « The Great Conversation ». Vient ensuite une chanson du premier album "Kick the bucket" dont les choeurs sont chantés alternativement par le public féminin et le public masculin. Nous sentons le public assez réceptif et participatif au niveau des gestes, des applaudissements mais un peu plus timide au niveau du chant. Nous apercevons même certaines personnes agitant leurs bottes. Il faut dire qu'à partir d'une certaine quantité de boue, elles ne servent même plus à rien ! Entre les chansons, Charlie s'adresse au public en français, il a fait d'énormes progrès dans notre langue. Petit passage de beat box avant d'entamer "Speak to me" dont la mise en scène s'annonce très originale. Les musiciens quittent leur instrument pour venir sur le devant de la scène. Seul un technicien vient jouer de la batterie. Les musiciens, entourant Mister Winston, chantent ou s'occupent de la beat box. A chaque refrain, ils passent tous en rythme une plaque de verre grossissant devant leur visage, ce qui donne un effet assez sympathique. Les musiciens s'amusent de cette technique, pour le plus grand plaisir du public. Benjamin, à l'harmonica, est vraiment à fond et son sourire est communicatif, notamment sur " Until you're satisfied" où il montera même sur le piano. Les festivaliers ont des milliers de mains et n'hésitent pas à les montrer et les agiter sur "In your hands". Long moment de silence pendant la chanson où toutes les mains sont levées. Charlie reprend a cappella avant d'être relancé par la musique. Vient "Rockin' In the Suburbs" où il incite le public a reprendre les refrains, ce qu'il fera assez timidement. Heureusement, leur voix guérit un peu lorsque Charlie leur demande s'il connaissent le fameux chapeau ... Tout le monde a compris que c'est l'heure de "Like a hobo" qui enflamme la scène de l'étang. Il quitte la scène sous les applaudissements chaleureux. Après quelques minutes, Benjamin revient pour nous jouer l'introduction de "Generation Spent" au xylophone. Les deux derniers morceaux verront s'installer Charlie au piano et les briquets se soulever pour un effet fleur bleue à souhait. L'heure de fin sonne ... C'est conquis que le public quitte sa place pour se diriger vers la scène du ruisseau... Merci Monsieur Winston !

Merci à toute l'équipe de Terre du Son pour leur confiance, ainsi qu'à l'équipe de Charlie Winston et ce dernier himself.

UkuTsuna

Friday, July 20, 2012

LaSemo - Vendredi 6 juillet


C'est un réveil ensoleillé qui nous attend pour la première journée de concerts. Direction le centre sportif où il  est possible de prendre une douche pour seulement un jeton. Dans le camping, nous croisons la troupe Trollandia qui vient à la rencontre des campeurs déjà présents. Trollandia est un pays bien étrange, où les trolls naissent géants et rapetissent au fur et à mesure qu'ils vieillissent. Faites attention où vous marchez, vous risquez d'écraser les aînés ! Nous avons sympathisé avec le troll Flouch, qui nous a présenté sa femme Charlotte (enfin sa tête empalée sur un bâton plutôt) et sa fouine Gertrude. Quelle drôle de famille ! Je vous reparlerai plus tard du virus qu'il a réussi à propager dans tout le festival. Après avoir profité du soleil, nous nous dirigeons vers le site du festival (10 min à pied du camping Va-Nu-Pieds).


C'est sur la scène du Cabaret que nos pas nous guident. Cette scène très intimiste nous rappelle un peu les maisons de nos grands-mères avec ses vieux fauteuils, ses cadres et ses carpettes. Mais c'est un tout jeune groupe namurois qui a l'honneur d'y ouvrir le bal : The Travel Minds. Composé de quatre membres (Natan Rainotte à la contrebasse et au chant, Adrien Pestiaux au violon, Basile Cornet à la batterie et Pol Beeckman à la guitare), The Travel Minds a débuté en livrant des reprises (Les Cowboys Fringants, par exemple). C'est en 2011 qu'ils commencent à composer leurs propres chansons. Leur première composition s'intitule "When I walk". J'y perçois des consonances assez irlandaises et le public est rapidement conquis. Les chansons se suivent, la musique est dansante et très vite le public assis se lève. Sur la chanson "Repeat", il se mettra même à chanter avec le quatuor. L'inclusion du ukulélé sur une des chansons m'emplit de joie. Une composition beaucoup plus douce permet ensuite au public de se balancer bras dessus dessous. Les lauréats de la Rock's cool namuroise termineront leur set par la reprise de Louise Attaque "Je t'emmène au vent" qui déchaînera l'assemblée. Au final, ouverture du festival très réussie : une belle découverte, des jeunes talentueux qui en veulent ... Retenez bien leur nom, fort à parier qu'ils perceront bientôt !


Courons vite vers l'Esplanade (non, pas Saint-Jean d'Acre, nous y viendrons plus tard!) où va se produire dans quelques minutes pour la première fois en Belgique, Barcella. Cet artiste reimois, découvert en méga avant-première par notre auteure marnaise préférée : l'as des AS, nous présente son deuxième album, Charabia, qui se fait connaître petit à petit. Barcella monte sur scène accompagné par ses quatre musiciens devant un public encore timide, venu par curiosité. Néanmoins, dès le début, il arrive à obtenir une ola du public avant la chanson "Sornettes" qu'il adresse aux personnes de plus de 97 ans. Vient une chanson totalement pédagogique où le public est encore amené à participer en revisitant ses cours de diction. Ce "Ser Cherge"et "L'Archidussesse" auront été bien malmenés ! "Mixtape" bat tous les records de prononciation. Cela va si vite, qu'il est parfois même difficile d'en comprendre les paroles. Mais cela ravit toutes nos petites Barcellettes qui restent en admiration devant cette performance. Ce jongleur de la langue française nous livre également un très beau slam ayant pour thème les jeux de mots sur les poissons. Baleinades assurées ! En parlant de poissons, la queue de celui dont il est question dans la chanson ne correspond sûrement pas à celle d'une baleine mais plutôt à celle d'un poisson clown. "Queue de poisson" est fichtrement bien ficelée et la réponse à Miss Lycée est digne des plus belles répliques. Thomas le pianiste, star d'une soirée, est accompagné au piano de Marcel le trompettiste pour la chanson "L'âge d'or". Si elle était adressée aux enfants nés dans les années 80 (le meilleur cru, sans aucun doute), j'ai pu observer plusieurs générations se reconnaître dans cette magnifique composition rappelant les bancs de l'école. LaSemo est un festival familial, et Barcella ne l'a pas oublié ! Pour sa chanson "Salope" (repris de très bon c(h)oeur par le public), il propose aux (grands) enfants de la transformer en "Escalope". Sonne l'heure de la dernière chanson (mais, Ô joie, encore un ukulélé!), au grand désarroi du public conquis par leur nouvelle découverte scénique. "Ma douce" passe de plus en plus souvent en radio et certains chantonnent les paroles. Barcella&co quittent la scène ... avec, je l'espère, un très bon souvenir de leur premier passage en Belgique (et sûrement pas le dernier !).


Jean-Jean (aaah il nous avait manqué !) nous annonce la suite du programme. Au Patio, nous quittons le registre musical (enfin presque ... I believe I can fly hante encore mes nuits) pour découvrir un acrobate : The Human God. Ce jongleur nous promet de voler à la fin du spectacle... ou plutôt de tomber avec grâce dirons-nous. Mission réussie dans un costume gonflable en forme de croix (nous ne voyons pas du tout à quoi cela fait référence, PAR(a)DI(s) !


Sur la grande scène arrivent les très attendus Têtes Raides et leur dernier album : L'an demain dont la chanson du même nom ouvre le bal. Le concert est entièrement traduit pour les mal-entendants par une dame très expressive et emportée par la musique. Elle reviendra sur plusieurs concerts. Suit l'entraînante "Jm'en fous" et ses bananes flambées sur laquelle on a droit à un incroyable solo de batterie. Pas de xylophone ni de flûte à l'intro de "Latuvu" mais la chanson démarre rapidement en force et le public suit. Il est maintenant temps de reprendre des cours d'anglais. Si les 5 premières leçons nous ont été données dans le spectacle de Gad Elmaleh, la "Leçon No 6" nous est livrée en musique par les Têtes Raides. Brian a quitté la cuisine et s'est retrouvé in the garden. Aorès moultes aventures, il connait la même fin tragique que de les leçons précédentes et se pend dans le jardin... Le public se lâche sur "l'iditenté" (non, je n'ai pas fait de faute de frappe). Sonne l'heure du rappel. Fort à parier que Ginette va venir faire un petit tour à LaSemo ! En effet, cette chanson et incontournable et tous les regards se posent sur cette lampe qui se balance, encore et encore. Au final, très bon concert des Têtes Raides, même si "Expulsez-moi" m'a un peu manqué.


Il commence à faire un peu frisquet sur l'île de l'Oneux. Hop, petit saut au camping pour rajouter quelques couches ! Mais, Ô malheur, lorsque nous revenons le concert de Thomas Fersen a déjà commencé ! Nous arrivons pendant "la Chauve-Souris". Manque de bol, je n'avais pas encore acheté mon parapluie LaSemo (il faut dire qu'on n'en avait pas encore eu l'utilité en ce vendredi). Le Monsieur et son inséparable ami ukulélé nous transporte dans son univers particulier. Ses personnages fétiches sont à l'honneur, de Pégase à Zaza, de Mireille à Diane de Poitiers, de Barbe-Bleue à Dracula. Ils sont venus, ils sont tous là ! Il y aurait de quoi en faire un parc à thème ! Imaginez-vous un Fersenland ... Je pense qu'on serait tous ... au paradis ! Thomas laisse son ukulélé au profit du piano pour nous jouer Félix, reprise en choeur par le public. Le balafré, Croque et Chocolat, viendront finir d'enchanter un public conquis. Monsieur Fersen, revenez vite en Belgique ! (Retrouvez-le le 15 août au Brussel Summer Festival !)

*****

Nous filons au Cabaret pour applaudir David Bartholomé. Le chanteur de Sharko nous présente un invité très spécial : Sean, la marionnette ! Celle-ci possède un talent certain pour le chant ! Mr Batholomé nous propose à la fois des chansons de Sharko comme Sweat Protection ou No Contest qui sera traduite en français par une de ses choeurs à chaque phrase. Le public est conquis et crie à pleins poumons "NO CONTEST, I'M THE BEST". Je suis sûre que nos cris ont perturbé les Ardentes, à quelques kilomètres de là ! La chanson "We Spent", issue de l'album Cosmis Woo Woo enchante le public et donne un petit air de vacances qui reprend en choeur ces jolies paroles : "We spent all weekend / Spitting on each other / What a sunrise". Le concert finit en beauté avec le single "in the middle of"


Emir Kusturica ... ce nom me dit quelque chose ! Mais oui, c'est lui qui a réalisé entre autres le film Chat noir, chat blanc. L'artiste serbe vient sur scène accompagné de son No Smoking Orchestra. Ce sera une véritable découverte pour nous. Les chansons entraînantes aux consonances nordiques s'enchaînent, enflammant de plus en plus le public, conquis. Des pogos naissent ici et là sous les yeux peu contents des vigiles. Mais qu'à ne cela tiennent, la fête continue et c'est dans la bonne humeur que l'ensemble du concert se déroule. Des jeunes filles ont l'occasion de monter sur scène pour danser avec l'ensemble du groupe. Le violoniste, Dejan Sparavalo, est incroyable. Il peut tout faire. Quatre jeunes femmes sont appelées sur scène pour tenir un archet géant. Mr Sparavalo et Mr Kusturica s'en servent pour jouer de leurs instruments respectifs, le violon et la guitare électrique. Jolie battle et résultat impeccable ! C'est une de mes plus belles découvertes de ce festival... A aller applaudir de toute urgence !

C'est après une journée bien remplie, de musique, de rencontres (eh oui, LaSemo sert aussi à ça ! A la fin du séjour, tu connais tous tes voisins de camping !), de partage et de découvertes que nous rentrons au camping Va-Nu-Pieds pour continuer la fête jusqu'au bout de la nuit (au début de la journée suivante, même ...) 

J'ai l'impression d'avoir oublié quelque chose ... Ah oui le virus de Flouch ! Je vous préviens, si vous ne voulez pas être contaminé, ne lisez pas les lignes qui suivent ! 

Ce virus est en fait un jeu de trolls qui comporte trois règles ...

1. Ce jeu se joue partout, tout le temps et avec tout le monde.
2. Quand tu penses à ce jeu, tu as perdu !
3. Quand tu as perdu, tu dois dire tout haut "j'ai perdu".

Ne me remerciez pas, cela va vous hanter toute votre vie ! D'ailleurs ... J'ai perdu !


UkuTsuna

Wednesday, July 18, 2012

Oldelaf en interview au festival Terres du Son


Les Flibustiers de l’Actu : Comment as-tu ressenti le public parce que nous, c’était la boue, c’était la galère…

Oldelaf : Honnêtement, en vrai, il y a deux choses, voire trois. C’était juste un miracle ce qui s’est passé au niveau du temps alors on s’est dit que ça mettait forcément dans de bonnes dispositions. Deuxième miracle, c’est qu’on jouait en premier et souvent, c’est pas la fête quand on passe en premier et qu’à la fin il y avait beaucoup, beaucoup de monde déjà et ça j’étais content car on a déjà joué dans des festivals où tu joues pas forcément en premier mais tu joues tôt et…
Bruno & Co : Oui par exemple à Fouesnant la semaine dernière, c’était pas la grande foule…

Oldelaf : Oui voilà mais le pire c’était à Montendre. Je crois qu’il y avait 500 personnes quand on a joué et 40.000 quand Snoop Dog a joué en fin de soirée. C’est cool 500 personnes tu vois, mais quand tu parlais aux gens qui te disaient « Super, vous étiez programmés! », on leur demandait « Tu as vu le concert ? », ils répondaient « Non, je suis arrivé après. ». Donc c’est un peu dur quand t’es là, donc là, quand on a vu que les gens venaient déjà, faisaient la fête, ça nous a mis dans de supers dispositions. Ce temps a aidé tout le monde à participer. Et puis il y a les conditions en général :  le praticable de batterie a pété quand j’ai sauté. Il a pété sur la dernière note mais s’il avait cassé avant, ça aurait été moins marrant aussi. Franchement, bravo Terres du Son !

*****
Bruno & Co : Tu as collaboré avec GiedRé qui est une artiste que j’aime beaucoup, et je voulais savoir comment cette collaboration est née, comment tu l’as rencontrée, est-ce que tu as entendu parler de ce qu’elle faisait ou inversement ? 

Oldelaf : Les deux en fait. Au début, on a entendu parler l’un de l’autre, puis après elle avait fait la première partie d’Oldelaf quand on a fait l’Alhambra il y a un petit moment maintenant. C’était il y a plus d’un an. J’avais bien aimé son univers, sa personnalité mais on ne s’était pas parlé du tout, on s’était dit bonjour, voilà, point barre. On a rejoué en fait plusieurs fois, elle a fait beaucoup de fois la tournée. C’était entre un co-plateau et une première partie. Tu sais, ce qu’elle faisait, c’était 45 minutes, et 2h15 les deux sets, et ça se mariait vachement bien les uns avec les autres. Du coup, un jour, on est arrivés l’après-midi et on s’est dit « Tu veux qu’on chante ensemble ? ». Elle a répondu « Oui, carrément, et on écrit la chanson en direct ». On a chanté une première chanson et après on s’est dit « Attends, faisons ça », et on l’a fait une fois, deux fois, trois fois. On s’entend très très bien avec GiedRé, c’est quelqu’un que j’admire beaucoup et que je trouve d’une très grande intelligence et d’une simplicité… Elle a compris beaucoup de choses et ça fait comprendre aux gens qu’il n’y a pas besoin d’avoir forcément de gros amplis pour faire du rock, et elle est rock’n’roll dans sa tête. On est devenus très amis et il y a des gens que je croise en festival mais elle c’est quelqu’un qui compte beaucoup. On l’adore et elle adore toute l’équipe, du coup je sens que je la titillerais pour qu’elle se renouvelle et tout. Elle me supplie de lui apprendre à jouer d’autres trucs, du coup ça va être super de voir comment elle va, au fur et à mesure, amener les choses. Je sais qu’elle réfléchit à ça et qu’on sera amenés à rebosser ensemble. 

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Les Flibustiers de l’Actu : On se disait que c’était quand même assez multi-générationnel finalement. On a vu une fille de 4 ans qui connaissait toutes les paroles par cœur, sur le dos de ses parents, et la mère qui connaissait exactement les paroles aussi, et on s’est dit qu’on ne voyait pas toujours ça en festival. Hier, c’était résolument jeune, très jeune. Là, c’était vraiment deux générations qui chantaient les mêmes chansons. 

Oldelaf : Ben écoute moi, ça m’a toujours fait plaisir de voir ça ; hier quand on a joué, un grand-père nous a dit que c’était vraiment très générationnel car aussi bien lui que ses enfants et ses petits-enfants avaient pris du plaisir. Moi, ce qui me fait plaisir, c’est que les gens ne rient pas forcément pour les mêmes choses et n’apprécient pas forcément les mêmes choses. Finalement, je pense que le spectacle précédent d’Oldelaf et Monsieur D était encore plus large. Parce qu’il y avait vraiment des chansons, comme le Gros Ours, que tu pouvais prendre à plein de degrés différents. C’était intéressant, en tout cas on s’éclate et on ne veut surtout pas mettre de barrière aux gens à qui on s’adresse. Moi, je fais de la musique pour que les gens chantent mes chansons. Je veux que mes chansons soient chantées, qu’elles aident les gens à faire la fête, et je suis très content. Je ne veux surtout pas me dire « Moi je fais un truc, je m’adresse plutôt aux garçons entre 28 et 29 ans qui sont plutôt en sciences-éco… » ; Non, moi, je veux faire des chansons pour tout le monde, je veux que mes chansons soient chantées, vraiment. C’est vraiment ça que je veux et c’est pour ça que ce festival m’a fait très plaisir. Les gens ont mis l’ambiance et ça se faisait très bien de manière générale sur la tournée donc, j’ai de la chance. 

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Bruno & Co : Tu n’as jamais songé à commencer une carrière d’humoriste ?

Oldelaf : (rires)…Ouais, euuh, alors si, bien sûr. Enfin, en ce moment, c’est très particulier, parce que via ce qui se passe pour ma médiatisation, à part la radio, je ne croise que des humoristes, qui m’accueillent à bras ouverts et qui me disent « Voilà, viens, tu es fait pour ça ». Le milieu des humoristes est un milieu très confortable et c’est ça qui est très rigolo. Moi, j’ai la chance avec Oldelaf et Monsieur D avant, et même avec Oldelaf maintenant, d’être à cheval entre chanson et humour, et ma particularité est d’être invité pour les deux. Et les festivals de musique c’est vraiment très très drôle, j’adore ça. C’est roots, on se bat pour défendre les droits dans le monde, les inégalités, les machins…On fait caca dans des toilettes sèches, on a des plateaux repas, une bonne ambiance, on  partage tous la même scène mais il n’y a pas de concours. On est là et ça brasse des millions de personnes sur certains festivals. Là, je pense qu’on va atteindre les 10.000 personnes ce soir. Le milieu de l’humour, c’est complètement différent : tu accueilles des équipes où il y a un mec sur scène, parfois deux, donc du coup t’es logé dans des hôtels hyper luxueux. Les mecs sont payés bien plus cher alors qu’ils sont beaucoup moins. T’es toujours dans des palaces, dans des conditions incroyables. Tu joues plutôt beaucoup plus souvent devant 800 personnes quand t’es plus connu mais sinon de façon récurrente dans ses salles. Nous les musiciens quand on va faire un concert à Paris on va jouer, là ça se passe bien alors ça sera l’Olympia en janvier, mais sinon tu vas faire le Café de la Danse, un 500 personnes, etc.…Les humoristes, non, il faut rester pendant 3 mois, 6 mois, 2 ans à l’affiche d’un cabaret où tu vas voir 50 ou 100 personnes, 200 quand t’es connu mais même quand c’est une grosse salle, il faut le faire. C’est deux mondes différents et moi je suis le cul entre deux chaises, c’est-à-dire qu’on a à la fois cette récurrence avec les Blancs Manteaux (on est restés 6 mois, tous les lundis, mardis aux Blancs Manteaux). C’est un spectacle qui est connu pour l’humour. Après nous on a fait cette carrière de musiciens mais je me retrouve chroniqueur chez Drucker, où il n’y a que des humoristes qui m’invitent avec eux. Je suis invité au Marrakech de l’Humour avec Drucker, Jamel, et je suis là et je ne suis pas. La Tristitudec’est une chanson qui aura été clé là-dessus parce qu’en fait, elle réunit tous les univers. C’est une chanson qui est acceptée par le monde de la musique, c’est-à-dire qu’elle a été programmée en tant que chanson en radio, elle marche vraiment dans les festivals, elle marche sur disque, les gens achètent. Tu vois La Tristitude, elle cartonne sur les festivals d’humour. J’ai été intégré à des programmes d’humoristes purs parce qu’il y a un gag, ça répond aux mêmes critères qu’un stand-up, il est accepté par le monde de la télé, où on se dit « Très bien, un truc un petit peu différent de l’habitude, un mec un peu à cheval », et voilà, moi, je n’avais pas du tout programmé ça comme ça. Je pense qu’Oldelaf et Monsieur D, c’est un spectacle clairement humoristique, j’aurais été beaucoup plus prêt à franchir les étapes du monde de l’humour. Avec Oldelaf, on a fait le choix de la musique. Sur scène, c’est beaucoup plus musical, on répète beaucoup plus, c’est quelque chose qu’on veut plus standardisé « musique », et, paradoxalement, c’est au même moment qu’on ouvre beaucoup plus les portes de l’humour. Je ne sais pas te dire aujourd’hui où j’en suis, par contre je sais que oui, forcément, j’y ai pensé à un moment mais c’était plus à l’époque d’Oldelaf et Monsieur D., où j’aurais dit « Si ça se trouve, je suis plus fait pour un truc humoristique ». Mais là, j’ai pris la position d’être musicien. Et c’est à ce moment-là que ça marche le mieux dans le milieu de l’humour ! 

*****
Les Flibustiers de l’Actu : Musicien, oui, mais on t’as vu récemment dans le final de Bref. 

Oldelaf : (rires)

Les Flibustiers de l’Actu : Tu peux nous raconter un peu comment s’est passée la rencontre avec l’équipe ? 

Oldelaf : On s’est croisés par personnes interposées, par Monsieur Poulpe qui fait des golden shows, des humoristes très connus sur internet, golden show auquel j’ai participé à plusieurs reprises, avec GiedRé aussi d’ailleurs. Pas dans le même truc, mais on a participé à ce truc-là. D’abord, j’admire particulièrement ce qu’ils font, et ensuite, je leur ai dit que j’étais vraiment prêt à leur prêter main forte. Et là, on est pratiquement plus dans un truc humoristique, donc là je fais l’acteur mais encore avec une guitare (rires), le cul entre deux chaises. On s’est croisés et puis…comment ça s’est passé ? Kyan (Khojandi) m’a dit « Ecoute, si tu veux faire un jour un truc, n’hésite pas ». Donc je l’ai appelé et je lui ai proposé de venir faire un truc au Trianon, en guest. Il est arrivé et on a fait une chanson ensemble, qui s’appelait Showbiz, qui se trouve sur internet et qui est très rigolote. Enfin, on avait fait un sketch et on a beaucoup rigolé, lui surtout ! On avait des choses à se donner chacun, qu’on avait pas à la base. Kyan, c’est la personnalité de l’année certainement, c’est un buzz comme on en a rarement vu. Je ne sais pas combien de couvertures de magazines il a faites cette année, mais c’est un truc de malade ! Il le mérite parce que sa série est vraiment incroyable, tu vois, eux, dans l’humour, ça marchait moyennement et ils ont trouvé l’étincelle. Je suis fan de ce qu’ils font ! Lui en fait, il a beaucoup aimé mes chansons, il les connait vraiment bien, il sort les paroles par cœur ! C’est pas juste « J’aime bien, c’est sympa ta chanson la « Bristitude », - non, non, La Tristitude !". Du coup, comme on admire vraiment ce qu’on fait les uns les autres, c’est d’autant plus agréable de travailler ensemble. C’est comme ce qui se passe avec GiedRé, je crois que j’ai vraiment besoin d’admirer les gens pour travailler avec eux, c’est pas juste des guests pour dire « J’ai bossé avec untel ou untel », j’ai vraiment besoin d’aimer les gens que j’invite. Ça s’est toujours passé comme ça, et heureusement ! C’est là qu’il m’a dit « On va faire un final de Bref, j’ai un personnage pour toi ». Ca a été très compliqué à gérer parce que le même jour, je jouais à l’Olympia avec des humoristes, donc je faisais un plateau d’humour, le plateau de Bref, et le lendemain, j’avais un autre truc… Tout est arrivé en même temps et j’ai bien fait de le faire parce que c’était la dernière. Ça n’aurait pas été remis à plus tard ! je suis très content d’avoir fait partie de ça parce que c’est le clin d’œil que tout le monde a vu. Je suis fier d’être là dedans, c’est pas une pub pour de la lessive. Je pourrais dire à mes enfants « J’ai fait partie de cet épisode, un petit personnage dans Bref, et c’est pas rien ». Moi je trouve que c’est une super décision d’arrêter là…ils ont été hyper haut et avant qu’on dise « Oh la saison 2 c’est moins bien », ils sont partis en haut de…c’est Jeff Buckley qui a eu la « présence d’esprit » de mourir à 27 ans, au sommet de sa gloire. C’est très astucieux de sa part de se faire mourir au bon moment (parlant de Kyan Khojandi). Et à ce moment-là, je meurs d’une crise cardiaque (rires). 

*****
Les Flibustiers de l’Actu : Multi-générationnel, multi-instrumental aussi. J’ai l’impression qu’ils savent tout faire, les musiciens ? Qu’est ce qu’ils ne font pas, en fait ? 

Oldelaf : C’est vrai que cette particularité là…en gros, chacun pourrait faire un album ! Moi, la batterie, c’est pas mon truc, il faut être honnête ! En fait, c’est un petit peu ce que je leur demandais, qu’ils jouent chacun de deux instruments et qu’ils chantent. Ca, c’est très important ! Comme aujourd’hui, beaucoup de gens se mettent à bricoler la musique sur ordinateur, chez eux…Tu te prépares à pouvoir rebondir, la musique est un peu cruelle alors tu as intérêt à pouvoir dire «Je fais de la guitare aussi mais je peux jouer de la basse. Le clavier, je dois pouvoir apprendre. » Très vite, tu es obligé de multiplier tes compétences. Après, c’est rare dans un groupe que chacun joue vraiment beaucoup de choses bien. J’ai beaucoup de chance là-dessus. Moi, à la base, je suis pianiste de formation. La guitare, c’est venu parce que je voulais faire ça pour être avec les gens en face, avec un piano, tu es derrière. La guitare, tu es beaucoup moins caché, t’es plus avec les gens. Et après tout, je pense qu’on est tous très curieux de tenter un instrument quand il nous passe entre les mains : le ukulélé…

*****
Bruno & Co : Peux-tu dessiner ce que représente pour toi la musique ? 


Oldelaf : Je vais d’abord préciser que je suis le pire dessinateur de France ! Autant, je soigne parfois le fond, mais la forme…Alors, pour moi, qu’est ce que c’est la musique ? C’est peut-être un peu bateau, mais je vais expliquer ! Voilà, j’ai fait un cœur, c’est pas un cul, hein, c’est bien un cœur (rires). C’est pas l’amour que je vois là-dedans, ça l’est aussi certainement parce que ça m’a permis de dire des choses aux personnes, c’est surtout le cœur qui bat et qui me fait vivre. C’est vraiment toujours ce qui m’a fait avancer (en parlant de la musique). C’est une partie de moi…Peut-être j’aurais pu dessiner une bouche, voilà. Et puis on dit « avoir la bouche en cœur ». On va dire que c’est là tout le symbole.

Merci à Oldelaf de nous avoir accordé de son temps, merci à toute l'équipe de Terres du Son pour leur accueil et leur gentillesse ! 

Les Flibustiers de l'Actu : de la musique en tout genre, des interviews, des comptes-rendus de concert, c'est par ici

*UkuTsuna & MaxiCastor*

Oldelaf, de la terre et du son à Monts (Festival Terres du Son)

S’il est un artiste dont j’attendais impatiemment le passage sur scène, c’est bien Oldelaf. Son arrivée sur scène aura chassé les nuages de la plaine au festival Terres du Son, près de Tours, ce 14 juillet. L’entrée sur scène est progressive : d’abord les musiciens puis Oldelaf lui-même, sous l’acclamation de la foule, ravie du concert qui arrive et des trombes d’eau qui s’arrêtent (enfin) ! 


Le set débute avec la chanson "Le monde est beau", issue de son premier album solo du même nom. La foule semble d’ores et déjà conquise . 
S’en suit une présentation des musiciens, dont les deux pseudos frères, Alain et Charles Berthier (respectivement Alexandre Zapata et Julien Breton dans la « vraie vie »). Il présente également Fabrice Lemoine dans le rôle d’Amaury à la batterie, qui aurait participé (imaginairement) à divers tubes de Michel Sardou, ainsi que Victor Paillet , qui, durant tout le concert, témoigne des marques d’affection –plus ou moins sincères- à Oldelaf. 4 beaux personnages en somme. 


Oldelaf ironise également sur la région tourangelle ainsi que sur le temps exécrable qui régnait avant qu’il ne monte sur scène. Toute guitare électrique dehors, le concert se poursuit après les présentations d’usage avec Le Crépi, issue de l’avant dernier album d’Oldelaf et Monsieur D, Dernière chance d’être disque d’or, paru en 2009. Instant magique que celui où Alain craque littéralement  et entame un solo endiablé sur la chanson Mon Mec à moi, de Patricia Kaas, avant de se faire gentiment houspiller par Oldelaf. 


1ère chanson animalière ensuite avec Raoul mon pitbull, qui provient, quant à elle, du premier album d’Oldelaf et Monsieur D, Chansons Cons, sorti en 2003. 
Petit retour en arrière…Oldelaf et le premier Monsieur D, Frédéric Draps, réalisent un spectacle mêlant théâtre et musique. Ils se produiront à plusieurs reprises sur la péniche El Alamein ainsi qu’à l’Européen, salles mythiques de la scène parisienne. 
Le concert se poursuit avec Vendredi, suivie d’une chanson a capella " Comme on dit chez vous ", puis Barres Techno, elle aussi issue de l’album Dernière chance d’être disque d’or. Viennent ensuite Nous les Vedettes, Danse, Courseulles Sur Mer et la Tristitude, reprise en chœur par l’ensemble des festivaliers. 


Arrivée d'une chanson plus douce par la suite avec Les Mains Froides, puis retour au monde animalier grâce aux Hippopotames. La chanson J’ai chaud, issue du dernier album, est quant à elle instrumentalisée à l’aide d’un objet totalement improbable, à savoir une raquette de ping-pong qui servira à frapper une gouttière, apportant ainsi un son sourd à la mélodie. 


Le café, chanson réclamée à l’unisson par le public, est jouée en fin de set, morceau qu’il introduit d’ailleurs en expliquant que « c’est la dernière, mais il y a des rappels…à tout de suite pour les rappels donc ». Oldelaf et sa fine équipe de musiciens terminent le concert avec la célébrissime chanson Nathalie (mon amour des JMJ), qui finit d’enflammer le public. 
Petite boutade d’Oldelaf qui ironise en disant « on a du son, de la terre, ça c’est sûr » (rapport à l’environnement boueux), avant de terminer par un saut qui achèvera le praticable de batterie (dont il nous parlera par la suite dans une interview qu’il nous a accordée, que vous retrouverez prochainement sur le blog).



 Vous pouvez également retrouver la critique du dernier album d’Oldelaf ici.


*MaxiCastor*

Tuesday, July 17, 2012

Lasemo - Jeudi 5 juillet

Il y a maintenant plus d'une semaine que s'est terminée la 5ème édition du festival LaSemo. Et celui-ci a tenu toutes ses promesses ... Retour sur un festival pas vraiment comme les autres. Cette année, il était proposé aux campeurs de venir poser leurs tentes dès le jeudi soir ! Bien pratique pour profiter à fond du vendredi sans avoir à perdre du temps en montant sa tente 2'' Q*****A. Nous arrivons donc sur le site en début de soirée. Peu de tentes peuplent l'herbe de la plaine d'Hotton et nous avons l'embarras du choix quant à la place. Le choix est difficile, cornélien même ! 

Mes conseils : 
1. Trouver une place pas trop près du bar et de la cooking zone pour pouvoir dormir un peu.
2. Trouver une place pas trop loin du bar et de la cooking zone pour aller faire la fête facilement. (Au fond, c'est juste une question d'équilibre.)
3. Trouver une place pas trop éloignée des toilettes et des points d'eau.
4. Trouver une place loin des bois. On ne sait jamais ce qui peut se passer dans un bois !
5. Trouver une place à côté de tentes de couleur différente de la vôtre.
6.Trouver une place au milieu des zones de camping. Près des allées, vous risquez de transformer votre glacière en open bar pour tout le camping.



C'est en respectant les 5 premiers points (vous comprendrez aisément que notre glacière a souffert) que nous nous sommes installées en deux temps, trois mouvements. Après avoir profité de la cooking zone pour faire cuire notre succulent met, petite balade pour découvrir la charmante ville d'Hotton. Retour à la tente :"Et si nous nous reposions un peu pour être en forme pour les 3 jours du festival ?" Excellente idée ! Tombée à l'eau (dans tous les sens du termes)... Des festivaliers nous invitent à rejoindre l'espace dédié aux artistes de rue où se produisent, sous la pluie, les Orryflammes. Ces artistes jongleurs, spécialisés dans l'art de manier le feu sous toutes les formes nous ont livré un très beau spectacle nocturne, sous les applaudissements des quelques festivaliers motivés. La pluie a même donné une autre dimension au spectacle, mêlant les 4 éléments dans une danse endiablée. Je dois dire que sans cette belle drache, les cercles de feu au sol dans les herbes sèches ne m'auraient pas vraiment procuré les mêmes sensations. Trêve de bavardages, le prologue du festival est terminé, il est maintenant temps de vous conter ces 3 jours musicaux et circassiens...

UkuTsuna

Sunday, July 15, 2012

Dour Festival 2012 - Day One




Alors que le festival de Dour touche doucement à sa fin dans un bain de boue général, revenons, à présent, sur la première journée de cette édition 2012.

Je n'ai jamais eu l'occasion de me rendre à ce festival avant cette année mais la réputation de ce dernier m'est parvenue jusqu'aux oreilles. Je sais donc, avant même d'arriver sur place, que la boue risque fortement d'être de la partie. Mais qu'à cela ne tienne, la motivation est là. Let's go!


En arrivant sur place, le soleil est au rendez-vous (oui oui, tout arrive!), on en profite temps qu'il est là et on s'installe tranquillement dans l'herbe à l'entrée du "Club Circuit Marquee" où l'on écoute d'une oreille distraite ce que le groupe Juveniles a à nous offrir. Je ne connais le groupe que de nom mais leur musique aux sons des années 80 me paraît bien sympathique. Je me dis donc qu'il va falloir creuser un peu plus leur discographie.

Après avoir siroté quelques verres, c'est vers le chapiteau "Magic Sound System" qu'on se dirige pour y découvrir The Peas Project. Pour être honnête, je n'accroche pas des masses à la musique de ce groupe mais je ne remets absolument pas en cause leur prestation scénique qui, d'ailleurs, emballe pas mal le public présent.
C'est ensuite au "Dance Hall" qu'on marque un arrêt alors que c'est le groupe Nick Waterhouse qui est en train de jouer. Ca sonne rock, ça me plaît mais ça va fort, très fort, même avec des bouchons d'oreille. Encore une chose pour laquelle ce festival est connu, son volume sonore!

Nos petits pieds nous amènent ensuite à "La petite maison dans la prairie" où se produit Dan San. Je ne compte plus trop le nombre de fois où j'ai pu voir ce groupe sur scène ces derniers temps. Mais je ne m'en lasse pas. Leur musique pop-folk m'a conquise depuis bien longtemps, j'apprécie donc cette nouvelle occasion de les voir en live.

Petit arrêt devant la scène principale "The Last Arena" pour écouter quelques chansons du groupe Black Box Revelation. Le ciel se couvre mais il ne pleut toujours pas. On en profite donc pour s'asseoir tranquillement dans l'herbe (temps qu'il y en a) et manger un morceau avec en fond sonore les titres les plus connus de ce fameux duo.

Let's go back to the "Club Circuit Marquee" pour le groupe bruxellois Great Mountain Fire (dont on vous a déjà parlé ici et ). Si vous ne le savez pas encore, j'aime vraiment beaucoup l'univers pop-rock-électro du groupe. Mais là, dès les premières notes, je sens que ça va faire mal. Le son est fort, beaucoup trop fort, mes écoutilles n'aiment pas trop ça. On choisit donc de reculer un maximum pour mieux profiter de la prestation du groupe mais, même si je les apprécie vraiment beaucoup, je dois reconnaître que le son n'est vraiment pas top. Dommage... Malgré tout, l'ambiance est au rendez-vous. Les gens dansent, chantent, s'amusent et c'est le principal!

On sort du chapiteau et on découvre alors que... la pluie a fait son entrée sur le site du festival... Aïe, l'herbe commence doucement à faire place à la boue... Et ça ne va pas aller en s'améliorant au fil de la soirée.
On choisit alors d'affronter le temps pour aller voir Selah Sue sur la Mainstage. Que dire qui n'ait pas déjà été dit sur ce petit brin de femme? Ce qui m'épate, c'est de me rendre compte que la setlist de ses concerts évolue vraiment au fil du temps et que de plus en plus de nouveaux titres y font leur apparition, ce qui est tout à son honneur! Et c'est avec son dernier single "Crazy Sufferin Style" qu'elle clôture une heure de concert sous une pluie battante et au sein d'un public ravi.

Il pleut, les amis, c'est la folie! On cherche un endroit où se mettre au sec en attendant le concert de Franz Ferdinand mais ça devient dur d'en trouver un! Le terrain se transforme en bain de boue et les glissades et dérapages se font de plus en plus nombreux. Mais je parviens, malgré quelques frayeurs, à rester sur mes deux pieds! On se réchauffe quelque peu près de la machine à feu en attendant la grosse tête d'affiche de la soirée.

23h, Franz Ferdinand entre en scène sur la scène "The Last Arena", il pleut à drache mais le public est présent et déchaîné! Le groupe nous balance rapidement ses gros succès, ça envoie du lourd, ni plus ni moins! Le public chante et se moque totalement de toute la boue, c'est impressionnant de voir comme les gens réussissent à en faire abstraction au profit de la fête!
Malheureusement, on ne restera pas jusqu'à la fin pour des raisons pratiques qui veulent qu'on évite les files pour sortir du parking à la fin de la prestation du groupe.


Je ne vous raconterai pas notre épopée pour réussir à nous rendre à la voiture sans tomber. Mais sachez qu'on a beaucoup rigolé et que, rien que pour tous ces fous rires, je ne regrette absolument pas d'avoir piétiné toute cette boue et d'être venue à Dour cette année!



Photo tirée du facebook officiel du festival.

MusicAndMe

RockinRio Madrid le 07/07/2012




Le week-end dernier se déroulait le festival Rock in Rio à  Madrid. Pour la petite histoire, ce festival a été créé en 1985 à Rio. Ce festival a également lieu à Lisbonne. Depuis 2008, et tous les 2 ans, Rock in Rio s’installe à 30 km de Madrid, à Arganda Del Rey, sur le site Ciudad Del Rock construit pour l’occasion. Nous étions là-bas le samedi 7 juillet pour voir dans l’ordre Gogol Bordello, Incubus, les Red Hot Chili Peppers et Deadmau5. En entrant sur le site du festival, nous étions comme des enfants…Et pour cause : Waaaaouuuu une GRANDE ROUE ! Oooh P***** une TYROLIENNE au pied de la scène.



Premier concert de la soirée, Gogol Bordello. Nous les avons écoutés d’une oreille lointaine, préférant en profiter pour boire un coup, manger, et se balader dans l’enceinte du festival. De ce que j’en ai écouté-entendu, il y avait une bonne ambiance à ce concert, et ça m’a donné drôlement envie  d’écouter plus en profondeur cet artiste.



Ensuite, à la tombée de la nuit, vient Incubus. Je connaissais très peu ce groupe, mais quoi de mieux que de les découvrir sur scène ? Nous avons eu droit à Nice To know you, Drive, et ensuite je ne suis plus sûre des titres. En tout cas, j’ai été très frustrée de ne pas connaître mieux ce groupe pendant le concert !

Vue de la ciudad del Rock du haut de la Grande Roue

La soirée continue avec un tour de Grande Roue, et le concert des Red Hot. Les premières chansons ont été quelque peu massacrées par le chanteur, mais une fois rodé tout allait beaucoup mieux ; et l’ambiance du festival était à son maximum ! Heureuse de les avoir vus en concert une fois, et que leur setlist était composée de la plupart de leurs vieux succès. Et en plus, le concert s'est terminé sur un feu d'artifice!
Ensuite, la soirée s'est terminée avec Deadmau5 sur la grande scène, puis la scène électro a continué jusqu'au bout de la nuit, mais sans nous. Il était temps de rentrer des étoiles plein les yeux, du bon son plein les oreilles, et des supers souvenirs plein la tête! 

Scène électro

L’ambiance de ce festival était vraiment bon-enfant ; pas de viande saoule, des gens très souriants avec qui on pouvait discuter et rigoler !! Bref, dans 2 ans, si la programmation vaut le coup je vous recommande vivement d’aller visiter Madrid et de faire ce festival en même temps ! Supers souvenirs assurés !

Riziña

Tuesday, July 10, 2012

CARROUSEL - En équilibre

Le 18 juin dernier est sorti le deuxième album de Carrousel "En équilibre". Pour ma part, ne connaissant pas du tout ce groupe, c'est dans le rayon de musiques d'un grand magasin culturel, que la rencontre s'est faite. L'intrigue poussée au maximum par le visuel de la pochette, curieux jusqu'au bout des oreilles, j'ai pris le casque et j'ai écouté. Le premier morceau m'a installé confortablement dans ce carrousel et j'ai tourné, tourné... tellement tourné que ça vaut bien une petite chronique ici...
Allez, c'est parti !

Pour la petite histoire, en 2007 dans le Sud de la France, Léonard Gogniat, originaire de Suisse, chante sur la place du marché d’un petit village. Alors qu’il se rafraîchit à la terrasse d’un café, il entend une voix qui l’interpelle tout de suite… La jeune fille qui a pris sa place, c’est Sophie Burande, elle provient d’Auvergne et elle a une voix envoûtante. Entre les deux artistes, c’est le coup de foudre artistique et… amoureux. Sophie et Léonard en ont tellement sous le pied, qu'un style se dégage et ainsi naît Carrousel. Après un premier album "Tandem", sorti en février 2010, un triomphe les attend en Suisse. Suite à 130 concerts, le duo marque une pause pour se consacrer à ce deuxième album "En équilibre".

L'album débute avec "Gris-bleu". L'image qui vient aux premières notes, est celle d'avoir une guitare en bandoulière, marchant sur un long chemin vers un rayon de soleil caché. Bon, je peux avouer que le coup de foudre a très vite frappé, alors je me laisse emporté sans résistance dans ce tourbillon mélodieux... Je ferme les yeux sur "Sergio Leone" et à l'écoute de cette chanson, je dirais volontiers qu'avec ce morceau, Carrousel est l'alternative féminine de Dionysos. Le timbre de voix, le ah-ah du refrain, le thème, l'écriture aussi. C'est facile mais ça paraît tellement flagrant. Mais évidemment comparer n'enlève rien au talent de ce duo multi-instrumentistes. Sophie proposant accordéon, mélodica, clarinette, guimbarde, sifflets et léonard, guitare acoustique et électrique, ukulélé, bouzouki, toypiano, percussions... autant dire que ce sont de vrais amoureux de musique et que ça se ressent!
"On s'est manqué" prouve que le duo maîtrise également la plume et de bien belle manière : "Quand le soir se fait vieux / Qu'il éteint les fenêtres / C'est là que je mesure le peu / De toi qu'il me reste", une chanson simple mais efficacement douce. On peut se le dire, Carrousel fait partie de ces groupes de chansons à textes. Encore un dans la longue liste de groupes talentueux, encore un qui va nous faire aimer un peu plus notre belle langue française. Amateurs de mots bien choisis, amoureux de mots bien assemblés, de poésie, d'amour fragile, vous allez être conquis. Plongez-vous attentivement dans "En équilibre", "Dis-moi encore" ou encore "Autour de toi", vous allez avoir de quoi satisfaire vos oreilles. Carrousel chante aussi la société avec "Welcome", les tourments de la vie avec "Quand la nuit tombe" ou "J'voudrais pas", et tout cela, encore une fois avec une écriture infiniment sublime à faire saliver n'importe quel amateur de poésies.




"Je me souviens" m'interpelle et me révèle qu'en fait, depuis le début de l'album, une voix ne prend pas le dessus sur l'autre, qu'elle soit féminine ou masculine, l'une ne pouvant se mettre en valeur sans l'autre, c'est en parfaite harmonie qu'elles se complètent, et "Jardin d'hiver" ne fait que confirmer ce que je pense. "Dans ma tête" est ma petite préférée de ce deuxième opus, la mélodie entraînante aura eu raison de moi en seulement deux écoutes. Un morceau forcément à vivre sur scène. Comme le reste de l'album. Un groupe à découvrir forcément et rapidement sur scène. Faut pas hésiter !!!

Pablito

écouter l'album sur deezer
www.groupecarrousel.com

Monday, July 9, 2012

Human Project



Il y a quelques temps de cela, j'ai eu l'occasion de découvrir un projet musical original et qui vaut, selon moi, le coup de s'y attarder quelque peu. Je vais donc vous présenter tout ça un peu plus en détails.

Human Project est un projet principalement musical mais qui a comme particularité de mêler le graphisme et les couleurs, à la musique. Ce qui veut dire que, sur scène, durant les concerts, le graphiste du groupe se charge de croquer en direct les divers instants live qui se présentent devant lui et de mettre le tout en couleurs. Je n'ai, pour le moment, jamais eu l'occasion de les voir sur scène mais tout cela a éveillé ma curiosité, comme vous pouvez l'imaginer!

En attendant que l'occasion de les voir sur scène se présente, je me suis plongée dans le premier EP du groupe. Et dès les premières notes de "Quand je sens le vent", je comprends que cela va me plaire! Une valse atypique, aux accents jazz dans un premier temps, qui se laisse surprendre par des sonorités plus rock par la suite, pour revenir finalement aux premières amours, il fallait oser, ils l'ont fait et ils ont réussi! On se laisse très facilement embarquer dans cette valse folle et on en redemande lorsqu'elle touche à sa fin, vous pouvez me croire!

Dès l'intro du 2ème titre "Ne faire qu'un", je comprends qu'on vire alors vers le funk. J'ai l'impression de retrouver un peu l'esprit de Babylon Circus, au sein de ce titre, où se côtoient également le jazz et le ska. Je ne doute pas un seul instant que ce genre de titre doit "envoyer de la pâte à crêpes" en live tant l'énergie qui s'en dégage sur la version studio est communicative!

C'est dans une ambiance plus intimiste que débute le titre suivant, "Introspection". Personnellement, je me suis alors plus attardée sur le texte que sur la musique, car je dois avouer être moins sensible aux sonorités jazzy du saxophone qui y occupe une place plus importante. Mais rien que pour le texte qui parle au nom de notre conscience, ça vaut le coup de s'y arrêter et de l'écouter attentivement.

Et c'est le titre "Un air 2 vies" qui vient clôturer ce premier EP.  "Mais finalement, c'est peut-être ça la vie, de chercher qui on est, qui je vois en face de toi et vice-versa". J'aime l'alternance entre les couplets ska et le refrain qui sonne plutôt pop dans un premier temps, et la rupture de rythme avec laquelle le titre se clôture dans un second temps.

Vous pensiez que c'était fini? Moi aussi j'y ai cru. Mais alors pourquoi le dernier titre durerait presque 9 minutes? Mmmh? Oui, comme vous l'aurez deviné, c'est parce que le groupe nous offre un rappel du premier titre "Quand je sens le vent" à la fin de l'EP, histoire de clôturer le tout en beauté!

Pour résumer, si vous aimez faire des découvertes surprenantes, je vous conseille vivement d'aller jeter une oreille (ou deux, ou trois, ou quatre!) sur l'EP de Human Project. Je pense que vous serez très agréablement surpris par l'univers haut en couleurs musicales du groupe!

Pour suivre le groupe sur facebook, c'est par là !



MusicAndMe

Tuesday, July 3, 2012

Les reprises du mois #1 - spécial Jacques Brel

Des reprises y en a eu des tonnes, de tout genre, des hommages sur albums, sur scènes, en duos... Bien souvent émouvantes, quelques fois catastrophiques, mais qui ne laissent jamais indifférents car il existe des chanteurs qui resteront toujours uniques. C'est le cas avec Jacques Brel, le formidable chanteur belge. Le Grand Jacques comme on dit. Et c'est avec beaucoup de respect et d'honneur que nous commençons cette nouvelle chronique avec ses chansons qui ont traversé le temps. Bien sûr je ne pourrais pas parler de toutes les reprises, de toutes les chanteuses, de tous les chanteurs et de tous les groupes qui ont eu le courage de reprendre son répertoire, car la liste serait bien trop longue.

Une fois j'ai entendu une, et même deux chanteuses, reprendre "Le port d'Amsterdam", et j'ai bien failli m'arracher les cheveux. Je ne critiquerai pas le talent d'Isabelle Boulay ou encore d’Élodie Frégé, chacun ses goûts, mais faut avouer que, dans un autre registre totalement différent, David Bowie casse la baraque ! Faites-vous votre propre idée. Je trouve que la ré-appropriation de la chanson est bien faite, avec le respect de l'énergie de l’œuvre originale, collée au style du grand chanteur anglais, le mélange me séduit. Transition parfaite avec Sting et "Ne me quitte pas" qui peut nous faire sourire dès les premières notes...avec un style qui rappelle quand même Julio Inglesias, si si écoutez bien... mais au fil des minutes je trouve qu'il s'en sort super bien. Comme pour Franck Sinatra avec "If you go away". Après tout, ce sont des grands chanteurs, ils ne peuvent que réussir. Même des grands groupes ! Nirvana s'y est collé avec "Seasons in the sun" (Le Moribond). Cette chanson de 1961, Indochine s'y collera également en anglais, et Beirut en français. Dans les deux langues, cette chanson reste magnifique.

Avez-vous déjà entendu "Voir un ami pleurer" chanté par son compatriote belge Arno ? On y ressent toute l'émotion qui peut se dégager de cette chanson et on ne peut qu'applaudir sa performance, même si la chanson se prête facilement à l’exercice. Écoutez la version de Cali sur scène, ou encore celle de Scala en version chorale et vous verrez que cette chanson colle des frissons.

En survolant toutes ces reprises, ma petite préférée reste "Ces gens-là" par Noir Désir accompagné de Yann Tiersen. Chanson présente sur l'album hommage "Aux suivants" sorti en 1998 (d'ailleurs pas mal d'artistes cités dans cet article se retrouvent sur cet album). Nul doute que Bertrand Cantat n'a eu besoin de forcer son talent..En parlant de talent, on y retrouve aussi Matthieu Chedid qui lui reprend "Au suivant", Louis Attaque avec "Vesoul"... Autant dire que du très bon, et une oreille à poser sur cet album pour les curieux.
Il y a quelques années, avec des ami(e)s nous nous sommes rendus à Narbonne, dans un petit bar perdu au beau milieu d'une nuit de novembre... Nous allions découvrir Les Croquants en concert. Et c'est là qu'au son d'une guitare et d'un accordéon j'ai découvert "Grand Jacques" que je n'avais jamais entendu, comme quoi les reprises ne peuvent être que bénéfiques... Plus tard sur leur deuxième album ils ont repris "Le Moribond" et "La chanson de Jacky". Un groupe à découvrir d'urgence !
Et sinon vous en voulez d'autres des découvertes ? Car je doute que beaucoup connaissent la version très personnelle (et à s'arracher les cheveux) de "Ne me quitte pas" par l'excellent groupe punk Ludwig Von 88, qu'on aime ou qu'on aime pas, l'effet de stupéfaction était, ici, la volonté du groupe avec son album de reprises intitulé "17 plombs pour péter les tubes". Parabellum surprendra son monde également en chantant "L'ilot Amsterdam" une version très largement inspirée du "Port d'Amsterdam". Y a l'hommage à Brel mais avec la méthode et les mots du groupe Dans un sens ce genre de reprises vaut aussi le détour, et puis ça peut faire découvrir Jacques Brel à d'autres personnes issues de cultures différentes.
Il existe également des reprises évidentes comme ce clin d’œil de générations, où Jean Corti qui fut l'un des accordéonistes de Jacques Brel, fût aussi celui des Têtes Raides. La reprise sera "Les vieux" et le délice est toujours au rendez-vous.

En conclusion, dans tout ce que je peux connaître, ou tout ce dont je peux me souvenir de mémoire, je m’aperçois que beaucoup d'artistes ou de groupes ont souvent pioché, dans le répertoire du Grand Jacques, des chansons qui ne pouvaient que leur coller à la peau. Qui d'autres auraient pu chanter "Jaurès" à part Zebda ? "Le tango funèbre" à part Alain Bashung ? "Les bourgeois" avec la voix pleine de sagesse de Serge Reggiani ?



Oui, la liste serait bien trop longue, tant Jacques Brel marque encore plusieurs générations. Il fait partie de ces grands qui ne s'éteindront jamais...


Et vous ? qu'en pensez-vous ?


Pablito