Monday, October 31, 2011

LES GRANDES BOUCHES - Le bal républicain


Les Grandes Bouches
, issu des collectifs Motivés et 100% Collègues, sont sur le point de nous offrir un quatrième album intitulé "Le bal républicain" qui sortira chez les bons vrais disquaires le 05 décembre prochain. Un album condensé de chants citoyens sur fond de musique swing très communicative.
Fan dès les premières heures de 100% Collègues, "Le bal républicain" me replonge dans l'univers d'une musique festive et militante, et me permet de découvrir ou redécouvrir de nouveaux chants de lutte et de chants citoyens. Chanter et participer, c'est tout l'intérêt de ce bal républicain : PARTAGER PLUS POUR PARTAGER PLUS ! Telle est la devise des Grandes Bouches.

Mais pourtant, j'écoute l'album pour la première fois, et le premier titre "Les menteurs" m'interroge beaucoup. Je n'accroche pas du tout, l'accent toulousain me rappelle un peu beaucoup certains groupes de la dernière décennie, et j'ai du mal à rentrer dans le jeu. Mais petit à petit la mayonnaise prend, les rythmes s'emballent, les mots m’interpellent, et je me retrouve finalement plongé dans l'album sans m'en rendre compte et avec beaucoup de plaisir.

1 - Les menteurs
2 - Le boulot
3 - Les nouveaux amis
4 - Le turbin
5 - La molex
6 - 2 coche (mais pas trop)
7 - L'européenne
8 - J'vous dis pas
9 - Tous pareil
10 - Tout bradé
11 - Les tartuffes
12 - La carmagnole
13 - La complainte de Mandrin

Au final c'est une excellente découverte pour mes oreilles. L'occasion de découvrir un nouveau groupe composé de Philippe Dutheil (voix), Rémi Mouillerac (voix, guitare),Anne-Laure Grellety Madaule (voix, batterie) et un quatrième musicien dont je ne trouve pas le nom... Je les nomme, car l'union de ces belles voix donne une saveur vraiment agréable à ce "bal républicain". Un album dont j'ai du mal à définir le style, car j'ai l'impression qu'ils possèdent et maîtrisent un répertoire très large. On sent qu'ils prennent, tous les quatre un grand plaisir à naviguer où bon leur semble, alternant blues, swing, be-bop, charleston, polka, bal musette, bourrée, tango... J'ai eu la sensation d'avoir effectué un voyage en Amérique Latine, dans les pays de l'Est, en Irlande ou encore en Catalogne du sud depuis mon canapé. Avec toujours ce petit arrière gout délicieux de bals populaires installés sur les places de villages chauds d'été où on y danse et lève son verre dans la joie et l'allégresse.


Les Grandes Bouches proposent, avec "Le bal républicain", un échange vivant et fertile, un album où se mélange toutes les luttes d’hier, d’aujourd’hui, du Nord et du Sud. Un groupe je pense (et j'en doute pas) à voir absolument sur scène ! Des grandes bouches dont on n' pas fini d'entendre parler !

Friday, October 28, 2011

Seuls à trois - Café de la danse - 11-10-11

Avez-vous déjà imaginé une tournée qui réunirait trois artistes que vous aimez beaucoup? Cela s’est réalisé pour quelque uns des membres de notre équipe quand nous avons appris que Renan Luce, Alexis HK et Benoît Dorémus allait parcourir les routes de France avec la tournée « Seuls à Trois ».
Les trois chanteurs se connaissent depuis un certain temps maintenant, Alexis et Benoît ayant assuré à de nombreuses reprises la première partie de Renan. Les trois chanteurs ont également enregistré un titre sur le deuxième album de ce dernier, « Grand-père II», chanson cynique et humoristique sur la fin de vie d’une homme âgé entouré de ses trois petits fils.

Mais revenons-en au concert, il y a déjà foule dans le passage devant le Café de la Danse à 18h45. En entrant dans la salle on découvre un décor intimiste sur scène, trois tabourets, un canapé et des luminaires que l’on pourrait retrouver dans notre salon. On remarque aussi qu’il y a des tapis par terre devant la scène pour les derniers arrivants qui n’auraient pas de siège. Dans le public il y a des personnes de tout âge, il y en a qui sont venus en famille avec les enfants ou les grands-parents, il y a des groupes, mais aussi des personnes seules.


Les garçons entrent en scène 20h15, et entament le concert avec « Le clan des miros ». Puis, chacun leur tour, ils nous interprètent une de leur chansons sous les yeux du public et des deux autres comparses. Nous avons ensuite le droit à une version live du titre « Grand-père II » dont je vous ai parlé plus haut.



Sur scène, les titres se succèdent et les modalités d’interprétation aussi. Ils sont tantôt seul, à deux ou à trois. Malgré la plus grande notoriété de Renan, aucun des chanteurs n’est mis en avant, ils sont tous les trois au même niveau et on ressent une grand complicité entre les trois chanteurs et le plaisir qu’ils ont d’être tous les trois sur scène est perceptible quand on est dans le public. Le spectacle ne manque pas non plus d’humour, car ils en ont beaucoup tous les trois et n’hésitent pas se moquer les uns des autres mais aussi d'eux-même. On a l’impression d’être avec eux lors d’une séance de tour de chant qu’ils pourraient avoir tous les trois dans un studio. Notamment lorsque chacun leur tour il « claque » une nouvelle chanson seul en scène sous le regard des spectateurs et des deux autres artistes qui observent et écoutent installés confortablement dans le canapé qui est sur scène. On ressent également la grande complicité et la passion qui les unient quand ils interprètent chacun une chanson de leur camarade.


Le concert s’achève sur « Je suis une bande de jeunes », une reprise de Renaud, puis le trio quitte la scène sous un tonnerre d’applaudissements, le public n’est pas rassasié et en veut davantage.
Ils reviennent pour un rappel durant lequel nous avons le droit à une chanson de chacun, « Repenti », « Plus rien à te mettre » et « Les affranchis ». Le public, qui vient de passer une très bonne soirée et qui en voudrait plus, ovationne les garçons qui ont du mal à quitter la scène. Ils reviennent une dernière fois pour interpréter une petite phrase humoristique chantée.

Le public quitte la salle visiblement sous le charme des trois garçons.



Lo'birds

Thursday, October 27, 2011

Jean-Louis Aubert - Rennes, le 20 octobre 2011

Jean-Louis Aubert était de retour à Rennes en 2011 pour poursuivre sa tournée "Roc Eclair Tour" et comme je ne l'ai jamais vu sur scène c'était l'occasion de ne pas le louper. En même temps c'était pas difficile puisque j'avais gagné deux invitations grâce à un concours chez Virgin. Mais ce n'est pas à reculons que j'y suis allé, bien au contraire, j'étais content d'aller voir un vrai artiste.

Mais voilà, le répertoire de l’ex chanteur de Téléphone a toujours eu du mal à me convaincre. Bien sûr, la belle palette de tubes qu'il possède je les connais plus ou moins à force d'écouter la radio, mais je n'ai jamais réussi à accrocher à son univers. Comme quoi les goûts nous jouent parfois des tours. Mais je dois bien avouer que sur scène il fait très bien le métier accompagné d’excellents musiciens, et la fraîcheur qu'il possède m'a permis de passer une excellente soirée.

Le concert commence logiquement avec un titre bien choisi et une intro très bien réussie : "Maintenant je reviens", à coup d'éclair et d'harmonica, Jean-Louis revient à Rennes ! La salle du Liberté vibre.
Les tubes s'enchaînent les uns après les autres. De mémoire je me souviens de : Juste une illusion, Plus loin, Demain sera parfait, Temps à nouveau, Mon alter Ego, Puisse-tu... Puis durant le concert j'y ai découvert deux morceaux vraiment bons, que je n'avais jamais entendus. "Marcelle" qui a offert une excellente communion avec les fans, et "Les lépidoptéres" qui m'a beaucoup amusé. Et je n'étais pas le seul.
Il serait inutile de préciser, que comme une bonne partie du public, j'attendais avec impatience les reprises de Téléphone, juste comme ça pour le plaisir de vivre enfin ces morceaux en live, pour le frisson et pour mieux rêver qu'un jour ils se reforment pour une tournée mémorable.
Assis derrière son piano, la version de "Le jour s'est levé" m'a bouleversé à l'intérieur de mon petit corps d'athlète du dimanche. Bouuuuh que c'était chouette de vivre ce moment. Il y a eu aussi "Ca c'est vraiment toi", "Un autre monde" et il n'y a pas à en douter, au vu de l'applaudimètre, le public est comblé. Et moi aussi.

Je retiens de cette soirée, que cet éternel ado heureux, dont il renvoie l'image, se montre très généreux en donnant beaucoup à son public et confirme ce que je savais déjà sans l'avoir jamais vu, qu'il était une énorme bête de scène. Un roc de la chanson française ! Whaouuuu c'était vraiment génial et j'en redemande !

Charlie Winston - Hello Alone - Le clip!

Hey, hey, petits veinards!!! En attendant la sortie de l'album de Mister Charlie Winston, voici le nouveau clip du single "Hello Alone" issu de l'album "Running Still" dont la sortie est prévue pour le 21 novembre prochain!
Enjoy les amis!:)


MusicAndMe

Tuesday, October 25, 2011

Thomas Fersen à l'Ancienne Belgique - 22 octobre 2011


Arrivée à 20h dans la salle de concert, la première partie, Thomas Marfisi, est déjà bien entamée. Je me faufile au 2ème balcon, comme à chaque fois quasiment et assiste tranquillement à la fin de cette prestation. Le contact entre Thomas Marfisi et le public passe très bien et il y a vraiment une ambiance "bon enfant" qui règne. Rapidement, je me laisse gagner par cette atmosphère et me plonge dans l'univers plutôt sympathique de Thomas. J'en viens même à me dire que j'aurais dû arriver quelques minutes plus tôt pour mieux en profiter.
Lors du titre "Les filles comme toi", Thomas parvient à faire chanter quasi toute la salle, même si beaucoup (moi y compris) ne semblaient pas le connaître jusque là.
Bref, même si je n'ai pas assisté à la totalité de sa prestation, je pense pouvoir dire que Thomas Marfisi a vraiment un bon potentiel. Et si l'occasion se présente à l'avenir, je n'hésiterais à pas à retourner le voir sur scène.


20h30, la salle est archi-comble, les lumières s'éteignent et le spectacle commence. Thomas Fersen arrive sur scène sous un grand parapluie noir et nous déclame alors un texte poétique avec en fond sonore des gouttes de pluie (bon ok, on est en Belgique mais Monsieur Thomas, il a fait beau toute la journée, je vous l'jure, c'est possible, si si!). Il ferme alors son parapluie et s'installe au piano pour commencer réellement le concert. Thomas nous offre alors plus de 2 heures de concert en mélangeant savoureusement les titres du nouvel album avec ses succès plus anciens et en variant divinement les instruments (piano, guitare, ukulélé, flûte à bec). Je suis toujours épatée par les réactions du public de Thomas Fersen qui démarre bien souvent au quart de tour et parvient à chanter la majorité des titres d'un bout à l'autre sans se tromper. Cela m'avait déjà frappée en 2009 lors de sa tournée précédente et cela me frappe une fois de plus sur cette tournée-ci! Je pense que très peu d'artistes ne passant quasiment pas en radio peuvent se vanter d'avoir un tel succès et un tel accueil de la part du public.
Entre "La chauve-souris", "Dracula", "Zaza", "Je suis au paradis", "Pégase", "Je suis mort" (durant lequel il s'amusera à faire crier les femmes de la salle comme le dit la chanson) et bien d'autres encore, et toutes ces touches d'humour dont lui seul a le secret (on retiendra alors l'histoire atypique du dresseur de lions), je pense pouvoir dire que Thomas Fersen a, une fois de plus, mis le feu à toute l'Ancienne Belgique.


Ce n'est pas un, ni deux mais bien trois rappels qu'il nous offrira sous la demande plus qu'insistante du public. Il clôturera le concert avec le titre "Le lion" et s'étonnera de voir à quel point le public connaît les paroles de ses chansons. Il n'y a pas à dire, il y a une belle complicité sur scène mais aussi dans la salle avec le public.

Et c'est par un effet "spécial" que Thomas quittera définitivement la scène.

Plus de deux heures de magie, c'est le coeur léger que bon nombre de spectateurs (moi y compris) quitteront alors l'Ancienne Belgique!


MusicAndMe

Friday, October 21, 2011

SKYLINE - Yann Tiersen

Je me souviens il y a à peine un an de ça, Yann Tiersen m'avait époustouflé avec "Dust Lane", un album électro-rock avec une nouvelle sonorité à l'échelle d'un album entier, marquant ainsi un virage musicale chez le breton. Après avoir écouté "Dust Lane" dans tous les sens, il m’apparut vite comme l'une des plus belles œuvres de l'artiste. Après la sortie de cet album, acclamé depuis par la critique, Yann Tiersen annonçait avoir quelques titres enregistrés en réserve ce qui envisageait un possible retour rapide dans les bacs, pour la plus grande joie des admirateurs.
Douze mois plus tard, voici "Skyline" le septième album studio de Yann Tiersen.

Malgré un nombre limité de chansons, Skyline semble être à la hauteur du précédent album et nous offre même une suite logique et cohérente. A l'image des pochettes, nous quittons l'univers brumeux et intense de "Dust Lane" pour les hauteurs planantes du ciel de "Skyline". Une montée en puissance comme si il nous fallait continuer une certaine élévation.

L'introduction commence idéalement par "Another Shore". Une hypnose instrumentale qui nous plonge à merveille dans l'album, suivit par "I'm Gonna Live Anyhow" et "Monuments" qui dévoilent définitivement le nouveau monde électro-rock de Yann Tiersen, un monde fait de synthés vintage, de guitares électriques et de sons venus d'ailleurs. Un contraste marqué avec le Tiersen que les gens connaissent classiquement par la B.O d'Amélie Poulain. "Mon plan était aussi de jouer avec un contraste entre les parties électriques et assez dense et plus sobre et minimal, y compris les pièces calmes piano et cordes", explique t-il.

L'ascension se poursuit pour un décollage enivrant sur des courants encore nouveaux et inattendus. Comme ces bouts de discours sur "The Gutter" ou ces cris glaçants sur "Exit 25 Block 20" ou encore ce son psychédélique sur "Hesitation wound", surprennent soudain quand on croit connaître l'univers de Tiersen. Avec un groupe rôdé, les voix s'unissent en chœur, les rythmes s'emballent, les mélodies s'enchainent jusqu'à nous rendre en transe. "Forgive Me" nous aide à reprendre nos esprits, mais sa montée en puissance nous remet une couche de bourrasque dans la tronche, avant de nous faire atterrir avec "The Trial", une belle balade musicale aux couleurs d'automne ou alors qui donne envie de courir de joie sur ces plages froides d'hiver. On en oublie presque que l'on écoute qu'une simple chanson. On terminera l’atterrissage avec le doux rêvant "Vanishing point". Point. Quarante minutes ce sont déjà trop vite consommées.

En conclusion, Skyline est une enveloppe de mélodies enivrantes, d'un voyage musical sans limite, sombre, mais bourré d'espoir. Triste mais heureux. Heureux à l'infini. Bon sang quel talent !
Pablito



http://www.yanntiersen.com/

Thursday, October 20, 2011

Ladylike Dragons - Turn them into gold



Fans de rock, l'album dont je vais vous parler à présent est définitivement fait pour vous, foi de MusicAndMe!

Faisons tout d'abord rapidement un tour d'horizon pour vous présenter le groupe. Derrière le nom Ladylike Dragons, formé en 2006, se cache un trio français: Cindy (chant), Sébastien (guitare) et Yann (batterie). C'est en 2009 que tout s'enchaîne, un premier album "Heart Burst" en octobre ainsi qu'une victoire à "Ouï love Myspace".
C'est aussi leur rencontre avec Izia en 2010 qui leur donne un laisser-passer supplémentaire en leur permettant d'assurer plusieurs de ses premières parties pour des dates à guichet fermé. Ladylike Dragons entre alors dans la cour des grands!

Deux ans après leur premier opus, le groupe nous revient avec un nouvel album "Turn them into gold", sorti durant ce mois d'octobre. Et concrètement, que peut-on en dire après l'avoir écouté?

Dès le premier titre "He saved the son", le ton est donné! Ca va bouger et swinguer dans les chaumières! C'est rock, c'est fort (attention, jeu de mot pourri!) et c'est ça qui est bon!
La suite de l'album n'en est pas moins riche en surprises. Alors que "Love an so on", single de l'album, me rappelle quelques titres du groupe K's Choice avec une tendance plutôt pop-rock (je rappelle au passage que je suis belge et que donc, ça se reflète irrémédiablement dans mes références musicales... Oui on ne se refait pas! ^^), au sein des titres comme "I'm a shoegazer" ou "Magic potion", l'accent serait plutôt mis la puissance vocale de Cindy qui vient parfaitement se fondre sur les riffs nerveux de la guitare électrique et les tempos endiablés de la batterie. On pourrait voir là quelques influences de grands groupes tels que Skunk Anansie où la puissance de la voix de Skin vient aussi se frotter à une musique très rock!

Après avoir dansé et sauté dans tous les sens sur les titres les plus rock&roll de l'album, on peut aussi apprécier quelques ballades plus posées comme le sublissime "My Dad" ou le superbe "Sun Dog Trail" au sein duquel le blues s'invite quelque peu le temps de quelques rimes.

En résumé, qu'est-ce qu'on en retient? Qu'il s'agit bien là d'un album où l'envolée lyrique de la chanteuse domine au sein d'un univers rock au son très brut, recherché et travaillé. Bref, que du bon! Et je serais très curieuse de les découvrir sur scène, si l'occasion se présente un jour!


MusicAndMe

Tuesday, October 18, 2011

David Bartholomé - Cosmic Woo Woo


Pour les connaisseurs de l'univers pop-rock belge, il n'est plus nécessaire de faire les présentations: David Bartholomé, chanteur du groupe Sharko, devenu au fil des ans, un des groupes piliers de cette mouvance musicale typiquement belge.
C'est en solo que David choisit de se lancer ici avec son projet "Cosmic Woo Woo".

A la première lecture du titre de l'album, il y a quelques temps, je n'avais pas lu "Cosmic" mais bien "Comic", ce qui, quand on connaît un peu son humour et son univers, n'aurait rien eu d'étonnant en soi. Peut-être y a-t-il là un jeu de mots voulu? Rien n'est moins sûr...

Quand j'ai plongé mes petites oreilles dans cet album il y a quelques jours, j'ai d'abord été surprise pour être ensuite séduite par ce que j'y ai trouvé. Exit l'univers de Sharko avec son artillerie lourde très rock, c'est dans la sensibilité et la douceur que David a choisi de diriger son projet solo. Non seulement, on y retrouve de façon certaine une ambiance rétro d'entre-deux guerres, principalement sur "Everybody" ou "Snow" où l'on aurait presque l'impression, le temps de ces deux titres, que notre lecteur cd s'est transformé en vieux gramophone au son crépitant... Mais on plonge également dans une atmosphère délicieusement mélancolique avec des titres comme "Never", "Sing" ou "Jamaica" au sein desquels le timbre unique de David couplé aux douces mélodies viennent nous surprendre...
Et puis à côté de ça, on trouve aussi des titres qui nous font esquisser un sourire puisqu'on y retrouve la pointe d'humour propre à David ("In the middle of", premier single de l'album par exemple).



Bref, entre rires, auto-dérision, humour et émotions, je pense pouvoir dire qu'en plus, d'avoir réussi à bien s'entourer (Fanny Beriaux, Hawskley Workman ou Patrick Deweze), David Bartholomé a relevé le défi avec brio, celui de séduire et surprendre là où on ne l'attendait pas spécialement!
MusicAndMe

Monday, October 10, 2011

Thomas Dutronc, "Silence on tourne, on tourne en rond".



Le 3 octobre dernier sortait le dernier album de Thomas Dutronc, « Silence on tourne, on tourne en rond », très attendu pour ma part. Quasiment 4 ans après la parution de son premier album, « Comme un manouche sans guitare », on retrouve un Thomas Dutronc plus « parolier et chanteur » que « musicien ». Même si son talent de guitariste est indéniable. Et si le son acéré des guitares est toujours bien présent, on perçoit comme une certaine maturation, que je ressens comme un projet musical plus abouti. C’est beau, c’est brillant, coup de cœur certain pour cet album.
Le premier titre à passer en radio est « Demain ». Si ce titre ressemble assez à ce que l’on a pu entendre sur son premier opus, il n’empêche que c’est tout bon. Dommage qu’il ne sorte que maintenant, ça aurait fait un super hymne de l’été. Ca parle de copains, de fiesta jusque pas d’heure (j’aime bien, ça me parle !) …et le clip, tourné en Corse, donne bien envie de se replonger dans l’ambiance estivale qui nous a quitté il y a de ça quelques semaines (hommage).
La preuve en images. Pour le bonheur des yeux.

Tantôt sérieux et grave, tantôt loufoque et décalé, l’ensemble est néanmoins homogène. Gros gros coup de cœur pour la chanson « Sac Ado » qui retrace les péripéties d’une vie adolescente, où tout est vécu comme une épreuve.
La chanson « On ne sait plus s’ennuyer » parle du désarroi ressenti par tout un chacun lorsque l’on est séparé voire dépossédé de l’outil technologique : « Que serions-nous sans connexion, à part des gens pleins de questions ? ». Oui ben bonne question, empressons-nous d’aller chercher une réponse sur le oueb 2.0 !
« Gypsy Rainbow » et « Vinyle 73 » sont quant à elles des chansons quasi exclusivement musicales. Entendons par là que l’on entend que très peu la voix de Dutronc Junior.
Entre les deux, « Oiseau Fâché », qui pourrait être considéré comme le craquage de slip de l’album. La première phrase annonce d’ores et déjà la couleur : « Je suis un oiseau fâché, et je tue des cochons ». Voyons, voyons, quelle sorte de saucisson avarié a-t-il pu avaler lors du tournage de son clip en Corse pour sortir des inepties pareilles (inepties qui au passage, me font bien rire tout au long du morceau !) ? Non, en fait, point d’ingestion de substances illicites, Sir Dutronc Junior parle seulement de son goût prononcé pour les jeux vidéo. Mouais. Pas évident à décrypter au premier abord !
♪ Je suis un camembert jaune, je cours après des fantômes.
Vient suite la chanson « Clint », d’où est issue la phrase qui a donné son titre à l’album, « Silence on tourne, on tourne en rond ». Ce morceau dépeint une vie « comme si on vivait dans un film » (de Clint Eastwood, évidemment, il faut suivre un peu !), le tout de façon très imaginaire et utopique.
Dans « Alerte à la blonde », il explique « qu’il ne fait rien que ce qu’il aime ». On a de la chance, il le fait bien, et même très bien. Y’en a qui devraient en prendre de la graine (CQFD).
« Une chanson, un joli petit air » très « Henri Salvador-ienne » pour la suite. Il s’agit de « A la vanille », qui ressemble à s’y méprendre aux mélodies doucereuses de feu Henri Salvador, le bonhomme à l’éternelle bonne humeur.
Dans le morceau suivant, après une introduction parlée (serait-ce la voix de Coluche que l’on entend ?), on retrouve le rythme fou de la guitare manouche.
Dernière chanson de l’album. Ça chante comme à l’armée, « Relançons la consommation » qu’ils disent. D’accord. Achetons le très bon album de Dutronc, relançons la consommation (poil au menton).
♫ Y’a plus d’issue, on est foutus, turlututu.

*MaxiCastor*

Claire Denamur - Vagabonde


Ca fait une semaine à présent que j'ai le précieux dans les mains, une semaine que je l'écoute, que je le découvre, que je le dévore, que je m'en délecte... "Vagabonde", le nouvel album de Claire Denamur!

A la fin de ma toute première écoute, ce qui m'a sauté aux yeux (ou plutôt aux oreilles), c'est l'évolution entre le premier opus de Claire, sorti en 2009, et ce dernier sorti la semaine passée. Un peu plus de deux ans se sont écoulés entre les deux et la "p'tite dame" semble en avoir parcouru du chemin durant ce laps de temps!
Cet album, selon moi, s'apparente plus à l'album de la maturité. Alors que son premier opus refléterait plutôt l'âge tendre de l'adolescence où l'on a tous tendance à être un brin fleur bleue, "Vagabonde" serait plutôt l'album de l'âge adulte, où l'on a arrêté de se bercer d'illusions et où l'on fait face à la réalité - parfois dure - de la vie.

Un album sobre et sombre, tout à l'image de la pochette en noir et blanc. Des textes, parfois en anglais mais le plus souvent en français nous parlant de nostalgie, de désillusions, de souvenirs ("Le temps passé", "D'un autre monde"). Des guitares folk nous rappelant sur certains titres l'univers des vieux westerns américains ("Tu m'as tuée"). Et la voix doucement éraillée de Claire. Ajoutez à tout cela, une belle pointe de Da Silva qui a guidé les pas de La Dame dans l'élaboration de cet album et vous obtenez ainsi la recette idéale pour un album parfait! J'espère que vous prendrez autant de plaisir que moi en y plongeant vos petites oreilles!
Sur ces belles paroles, je vous laisse, je retourne de suite écouter "Vagabonde" et vous laisse en compagnie du premier single de celui-ci: "Bang bang bang". Bonne écoute!


MusicAndMe

Sunday, October 9, 2011

Les Ogres de Barback au Festival de la Chanson Française-Aix en Provence, le 7/10/2011



Après de longs mois d’absence d’inspiration, de temps, de flemme mais surtout de motivation je reviens ici pour vous parler du concert des Ogres de Barback dans le cadre du Festival de la Chanson Française d’Aix-en Provence.
Arrivée vers 20H45 au Théâtre du bois de l’Aune. La salle parait sympathique. Et, oh étonnant, les vigiles sont super sympas… « Bonne soirée et bon concert », et le sourire sincère avec ça ! Décidément les choses à Aix ne sont jamais comme ailleurs! Et le tampon pour pouvoir sortir de la salle c’est une patte de chat (bon pour moi c’est un ours…un chat un ours, c’est pareil). J’ai trouvé ça très mignon !
Avant le début du concert, un facteur en échasses distribue des jolies cartes postales dans le public. Et voilà…je viens de me rendre compte que je l’ai perdue L . La scène est très jolie, avec des oies sauvages dans les airs, des décors qui nous font penser que ce sera un concert aérien… Le concert commence avec les frères et sœurs en postiers ; ils oblitèrent des colis en rythmes, puis vient le facteur de toute à l’heure, cette fois sans échasse, et il donne une lettre à Fredo. Nous voilà embarqués pour 2h30 dans la Fabrique à Chansons des Ogres de Barback !
Fredo nous lit cette lettre qui commence par « il faut que je vous raconte, cette histoire en forme de conte », et voilà que le concert commence par « comment je suis devenu voyageur », chanson du dernier album. Ensuite, vient aussitôt « contes, vents et marées », une des chansons particulières de ce groupe qui m’est cher ! En voyant le décor, on sent que ça sera encore un concert très visuel. Le public semble long à chauffer, trèèèèès long ! En gros, à part une trentaine de personnes tout devant le public était très motivé sur les vieilles chansons, mais pas du tout sur les nouvelles. Les Ogres ont un peu ramé à faire naitre une ambiance digne de leurs concerts habituels.

Sans trop en dire, le décor a été démonté, remonté, re-démonté… Nos chers multi-musiciens prenaient de la hauteur, et jouaient sur le décor. Il y a également eu une séquence « campagne électorale » sur Elle fait du zèle (pauvre France). Frédo nous chante tel un discours politique cette chanson sur un pupitre, avec en fond de décor un jeu de lumières représentant le drapeau français. Puis, notre acrobate-facteur est arrivé habillé en beauf, une kro à la main ; il huait Fredo, lui a fait des brouillards !!(Petite parenthèse : Un brouillard est une chose très intelligente qui consiste en recracher une gorgée de bière juste après l’avoir ingéré dans sa bouche…Oui c’est dégueulasse, mais tellement drôle de voir que mes copains mâles très intelligents ne sont pas les seuls à connaitre ce principe débile ! ).

Nous avons eu le privilège d’avoir un duo (virtuel) avec les Hurlements d’Léo sur Jojo.
Parmi les classiques nous avons eu droit à Grand-Père , Grand-mère, Rue de Paname, les voyageurs, 3-0, accordéon pour les cons. Pourtant, pour moi il a manqué quelques indispensables…Salut à vous, Angélique, Pas Bien, mais je sais bien qu’il faut faire du tri parmi toutes ces pépites de ce groupe ! J’aurais également aimé avoir une ou deux chansons du dernier Pitt Ocha… Mais tant pis !
Le clou du pestacle aura été, la dernière chanson ! Non remontant à l’orgue de barbarie… FA-BU-LEUX ! On en veut encore !!!! Et c’est ainsi que s’achève mon 5ème concert des Ogres de Barback, avec l’envie de les revoir le plus vite possible !

Saturday, October 8, 2011

Zaza Fournier, Debout sur le Zinc, Têtes Raides, Nancy Jazz Pulsations 06/10/11

NJP, jour 2.
Il pleut, il fait froid, le vent souffle et je suis complétement crevée. Les concerts de ce soir doivent se dérouler à la Pépinière (grand parc de Nancy) et ma motivation est au plus bas. Je songe même un instant à rester au fond de mon lit avec un bon bouquin. Je me décide finalement à partir, sous 3 couches de pulls et 1 K-way, pensant me retrouver au beau milieu de la boue, livrée au quatre vents. Arrivée quelques minutes avant le début des concerts, je me rends compte qu'il y a en fait un grand chapiteau qui est monté, avec un vrai sol, des vrais gradins et une vraie buvette. Il reste un peu de place au premier rang, finalement la soirée ne s'annonce pas si mauvaise.

Zaza Fournier



Zaza Fournier, ou une jeune chanteuse dont j'ai plaisir à suivre le parcours prometteur. Elle semble loin la Zaza que j'ai découverte il y a 3 ans, seule en scène avec son accordéon et son Ipod. Désormais, elle a son « vrai » groupe, composé de 3 musiciens (deux guitaristes et un batteur). Envolées les fleurs dans le chignon, elle nous apparaît avec un look plus rock, bien dans ses bask... talons aiguilles, les cheveux au vent et débordante d'énergie.

Pendant 1 heure, elle interprète avec brio des chansons de son premier album ainsi que du nouvel opus, Regarde Moi. Les morceaux se succèdent sans temps mort puisque Zaza est un vrai spectacle à elle seule. C'est avec humour et auto-dérision qu'elle nous invite d'ailleurs à danser le bon vieux rock d'époque.

Un seul regret peut-être, celui de ne pas avoir entendu des chansons plus douces telles que Maman, Mon frère ou encore mon homme. Mais je suppose que dans le cadre d'un festival, le temps imparti à chaque groupe étant souvent trop court, il faut bien faire des choix.

Peu importe, c'est sous le tonnerre d'applaudissement d'un public conquis que Zaza Fournier quitte la scène.

Debout sur le zinc



Voilà un groupe dont j'ai beaucoup entendu parler mais que je connais malheureusement très mal. Les Debout sur le zinc semblent très attendus pour ces NJP étant donné l'accueil triomphal réservé par le public. Me voici donc au premier rang, entourée de fans fidèles, prête à les découvrir.
La première chose que je dois admettre, c'est que je suis réellement dingue de la voix du chanteur principal, Simon. C'est un peu ma révélation de l'année 2011 :) Il y a une complicité au sein du groupe qui fait plaisir à voir, chacun a sa place et personne n'est relégué à l'arrière plan. Cela fait certainement partie de la recette de leur succès... Comment disent-ils déjà ? Ah oui ! La recette de la Béchamel ! Et bien ajoutez à cette belle cohésion une sacrée dose de bonne humeur, de bons textes servis sur une musique entraînante ainsi qu'une pincée de chansons douces et vous obtiendrez les Debout sur le Zinc.
Je crois que je vais me procurer leurs albums histoire de mieux les connaître et attendre de pouvoir retourner les applaudir, dans une salle plus intimiste si possible !

Têtes Raides


Je pourrais résumer ce concert en une phrase : voir les Têtes Raides et mourir.

J'écoute peu les Têtes Raides et ne connais vraiment que 2 de leurs albums. Jusque là, je n'avais pu les voir qu'une toute petite fois sur scène à l'occasion de 2 ou peut-être 3 chansons dont le mythe : Ginette.

Ce concert aux NJP est pour moi une claque monumentale. Je quitte le premier rang assez rapidement parce que leur public est pour le moins...agité mais surtout exceptionnel. Je pense que peu de groupes peuvent se vanter d'avoir un aussi bon public ! Et puis finalement, un petit peu en retrait, avec une bière à la main, on apprécie tout autant le moment. Il y a quelque chose d'assez hypnotisant chez le chanteur, Christian Olivier, qui fait qu'il est selon moi impossible de rester de marbre face à lui. Les chansons s'enchaînent, le public se déchaîne, et c'est juste magique, comme si on se sentait enfin exister.
Et puis arrive LE moment, où les lumières s'éteignent et où une petite lampe descend sur la scène... Le moment que j'attends par dessus tout. Comme je l'ai dit j'avais déjà fait mon baptême de Ginette l'an passé et le moins que je puisse dire, c'est que ça m'a laissé un souvenir impérissable. La lampe qui valse, l'accordéon, la mélodie, le texte et puis le public, qui chante, qui danse... ça ne s'explique pas, ça se vit. Alors si vous ne connaissez pas et que vous me trouvez légèrement dithyrambique, foncez voir les Têtes Raides ne serait-ce que pour vivre ce moment unique.

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Voilà, pour moi et sauf imprévu le festival est déjà terminé. Comme vous pouvez vous en douter je ne regrette absolument pas de m'être mis un coup de pieds aux fesses pour me rendre à ces 3 (très bons) concerts !

                                                                                                                              L'as des AS

Miossec et The Aerial au Hublot. Nancy Jazz Pulsations 05/10/11

NJP, jour 1. 
Plutôt en forme et excitée par le concert qui arrive, c'est dans un très bon état d'esprit que j’entame ce festival. Je n'arrive pas à me souvenir de mon dernier « vrai » concert et j'attends beaucoup des deux soirées qui m'attendent.

The Aerial




The Aerial, qui assure la première partie de Miossec est un groupe Nancéien qui gagne à être connu. En voyant entrer ces 4 « garçons dans le vent » sur scène j'ai eu peur de revoir un énième et banal groupe formé dans leur garage. Ah, les a priori !!!  Contre toute attente, mon avis évolue très positivement au fil des morceaux . Le groupe alterne aisément les morceaux rocks et les morceaux acoustiques, passant parfois par des compositions qui sonnent plus rap, toujours avec une touche d'originalité. Et la bonne nouvelle, c'est que vous pouvez télécharger gratuitement leur musique directement depuis leur site officiel.

Miossec



Voilà enfin l'occasion de le revoir et dans une toute petite salle qui plus est. Au milieu de quelque 300 âmes et dans une chaleur humaine qui monte de minute en minute, j'attends (im)patiemment le début du concert. C'est un Miossec en très grande forme et souriant qui est venu nous présenter son nouvel album. Je n'avais pu l'entendre qu'une petite fois, d'une seule oreille.
Il s'agit donc pour moi d'une quasi découverte.
Les morceaux sonnent très rock, ce qui me surprend d'ailleurs parce qu'ils m'avaient semblé être plus calmes sur l'album (et si je me trompe, mea culpa). En tout cas, c'est une bonne surprise et j'apprécie le talent des musiciens. La musique couvre parfois la voix, m'empêchant d'entendre certaines paroles mais qu'importe, Miossec a un tel charisme que l'émotion est là.
Je ne suis pas une spécialiste de son répertoire mais si je ne devais retenir qu'un morceau, ce serait Une Fortune de Mer qui fait partie -tous artistes confondus- d'une des chansons qui me touche le plus. Autant dire que je l'attendais impatiemment et que je suis ravie d'en entendre les premières notes. Même si l'interprétation sur cette tournée reste très bonne, je dois avouer que celle qu'il en avait faite à l'occasion des Francofolies de la Rochelle en 2010 m'avait plus marquée. Il me semble que cette version était un petit peu plus longue et qu'il y avait une scie musicale qui vient nous tordre les boyaux, comme dans l'album. Enfin bref, je ne vais pas me plaindre puisque je suis quand même très émue de la voir jouer sur scène.
Le temps file très vite et j'ai une impression de trop peu au moment des premiers saluts. Heureusement, le Breton et ses musiciens nous reviennent pour 2 rappels.

Certains resteront peut-être amer de la façon dont il a envoyé très... énergiquement des poignées de bonbons à la figure du public entre 2 « vivement demain qu'on joue à Metz » mais, en grande fan de cynisme, je me suis régalée. Et puis comme l'a si bien dit Brel, mieux vaut recevoir des bonbons parce que les fleurs, c'est périssable. En plus ils étaient vraiment bons ^^

                                                                                                                  L'as des AS

Monday, October 3, 2011

La chanson du dimanche - La série, saison 1 : l'album

Tout le monde connait ou a déjà entendu parlé de La chanson du dimanche. Moi je connaissais, mais uniquement de réputation, deux trois chansons pas plus. Le concept ne m'intéressait pas plus que ça. Je savais ce que tout le monde savait, qu'en 2007, deux potes chevelus se lancent le défi de poster chaque dimanche sur internet, une chanson en vidéo faisant écho à l'actualité.
La suite, ce fut la porte ouverte au succès. Le nombre de visites sur les vidéos explose tellement, que le duo décide de devenir un vrai groupe et de déplacer leur savoir-faire sur scène. Le public est au rendez-vous et le groupe sort un premier album intitulé "Plante un arbre", accompagné d'une graine de tournesol géant. Quelle belle idée !
Ensuite y a eu la télé, d'autres vidéos sur internet, et en 2010, ils écrivent ensemble une série retraçant les aventures de deux trentenaires immatures confrontés à leur quotidien. "La chanson du dimanche, la série !" qu'on a pu voir sur la chaîne Comédie puis Canal +. Enfin vous, pas moi.

La première saison terminée à la télé, place à l'album (dans les bacs depuis le 26 septembre), et qui regroupe 19 titres inédits. Un album à l'image du groupe : affranchi, éclectique et engagé ! Tout ça teinté de second degré car c'est beaucoup mieux de faire passer des messages dans la bonne humeur.



Après m'être intéressé d'un peu plus près à ce groupe, c'est avec surprise que je découvre un duo de paroliers excellents ! Je me plonge donc dans l'album et ma surprise continue son petit bout de chemin. Moi qui n'ai jamais vu la série, j'apprécie l'humour de l'album.
On y retrouve une ode à la République "Être français", un tube pour Patrick Sébastien "Tombez les braguettes", une chanson punk "Mazerfacker", une chanson composée pour Florent Pagny "Être un homme", ou bien encore une comptine pour enfants "Crabou", une auto-dérision (?) "En quête de buzz"... toute l'actualité y passe. Politique, sport, people... 19 chansons pour 36 minutes de délire et de dérision.

La saison 2 de la Série est actuellement en écriture. Ils seront de retour sur internet avec la campagne présidentielle de 2012, et sur scène l'été prochain.

En fait Alec et Clément sont vraiment des allumés !
Internet, scène, albums, télé ? à quand le film au cinéma ? Autant en profiter. Un peu d'humour dans la chanson française ne fait vraiment pas de mal ! C'est même sacrément rafraîchissant quand c'est bien fait. Et eux ils le font sacrément bien. Un conseil ? Ecoutez vite l'album !


Pablito

www.lachansondudimanche.com
d'autres groupes à découvrir chez mathpromo

Suarez à Braine-L'Alleud


Ce dimanche 2 octobre était organisé à Braine L'Alleud, en Belgique, le festival (gratuit!) des Arts d'ailleurs. Au milieu du parc du Château Cheneau se rassemblaient divers stands aux couleurs exotiques. Les familles sont venues en nombre lors de cette journée, profitant de ce bel été indien. En effet, le soleil était au rendez-vous pour le bonheur de tous. Les enfants ont pu gambader dans le parc, tester les différentes activités qui leur étaient proposées tandis que les parents profitaient ,entre autres, d'un petit verre en plein air.



Et pour clore cette belle journée, quoi de mieux qu'un bon concert ? Divers groupes se sont produits sur la petite scène du parc durant toute l'après-midi. Vers 18h00, la foule - qui s'est faite de plus en plus dense au fil des minutes - a commencé à se rassembler devant celle-ci. Le groupe tant attendu est arrivé dans la plus grande simplicité pour faire ses balances. De quoi faire patienter les yeux des demoiselles du premier rang, sensibles au charme certain du chanteur. Le temps du discours de l'échevine et de se changer, et revoilà notre quintet pour un concert qui s'avérera excellent. Ils commencent par quelques chansons moins connues du public mais très bien accueillies. Ils entament alors On s'en fout, reconnue dès les premières notes par le public. Un des musiciens a joué à la perfection le rôle de chauffeur de salle et le public le rôle de choriste. Nous aurons également droit à deux reprises habituelles du groupe : La vie en rose et Porque te vas.

Les chansons s'enchaînent et le public brainois ne désenchante pas. Il chantera en choeur le refrain de L'indécideur. L'heure de la dernière chanson a sonné et le public entame quelques "oh oh". Mais le chanteur ne veut pas des "oh oh" du stade de foot, ni de ceux des White Stripes. Après quelques longues secondes, le public comprend que ce sont les "oh oh" de Qu'est-ce que j'aime ça qui sont attendus. Le final sera donc chanté en symbiose entre le public et le groupe qui quitte la scène suite à cette chanson. Mais le public en veut encore et ils reviendront pour interpréter L'amant et une très jolie reprise de Couleur Café qui clôture en beauté l'édition de ce festival ensoleillé.

Quelques vidéos sur la chaîne Youtube de Billytheclick1
Le site officiel de Suarez
UkuTsuna

Saturday, October 1, 2011

Miossec à l'UBU - Rennes

C'est à l'UBU, une salle de 350 places à Rennes que Miossec pose ces valises ce 28 septembre 2011. La salle est vraiment petite. L'idée d'une proximité avec le chanteur me laisse enthousiaste.

21h20, la première partie est assurée par Jim Yamouridis. Seul avec sa guitare, le timbre de voix rappelle délicieusement Johnny Cash voir Léonard Cohen. De très belles ballades folk, sobres et captivantes, avec quelques bières comme accompagnement, la soirée débute de la meilleure façon ! Voilà une première partie intéressante, et un artiste qui mérite qu'on se plonge à la découverte de son univers. Je pense que ça vaut vraiment le coup ! Foncez écouter !
C'est sous les applaudissements chaleureux d'un public conquis que l'australien d'origine grecque, quitte la scène.
S'en viennent les chansons d'avant-guerre qui grésillent dans la sono en attendant la deuxième partie. Apparemment cette période aurait eu des influences sur l'écriture de "Chansons ordinaires".



Les lumières s'éteignent et la diffusion d'un extrait de vieux film fait guise d'introduction. Miossec rentre sur scène et commence avec "chanson du bon vieux temps". Comme on s'en doutait, c'est rock, rock, rock, ça résonne dans les tympans. Sur la minuscule scène pas plus haute que le niveau de nos genoux, le chanteur appuyé sur son pied de micro s'en donne à pleine voix comme il aime le faire lorsque il s’enlise jusqu'à disparaitre dans les rythmiques soutenues des guitares saturées. Je le sens en très très grande forme, et contrairement aux deux précédentes tournées que j'ai pu voir de lui, l'abstention d'alcool semble lui réussir. C'est même surprenant. Whaou ! Pas d'erreur de mémoire, et une présence qui porte le respect.

Dans "la capitale administrative et bourgeoise" comme il s'amuse à dire, le public rennais est réceptif. Bon d'un coté je pense que les 350 spectateurs sont surtout des fans et des connaisseurs, présents pour accueillir le breton comme il se doit avec l'enthousiasme qui va avec. C'est l'avantage d'une petite salle. L’inconvénient c'est que... heu... y en a pas. Si ! Il fait chaud, mais ça on s'en fiche.

Les premières chansons sont consacrées au nouvel album. Le groupe excelle dans l'énergie, et même si j'aime beaucoup les chansons de ce dernier album, les frissons apparaissent tout de même quand il se met à chanter "Rose". Et puis d'autres anciennes qui suivront comme "Brest" l'incontournable, "Je m'en vais", "Maman", "La facture d'électricité" ou encore "La fidélité" qui, en communion avec le public, vous colle définitivement les frissons de la tête aux pieds. Mais qui dit anciennes ne dit pas forcément vieilles, démodées... En s'entourant de nouveaux musiciens, Miossec à pu aussi offrir une cure de jouvence à ses classiques. C'est un régal !



Mais quoi qu'il en soit, le mélange est harmonieux et on ne fait pas attention au temps qui passe. Les titres de l'album "Chansons ordinaires" étaient vraiment faits pour la scène. Pas que pour des grandes salles, mais aussi pour des endroits comme celui-ci, loin des paillettes laissant place aux confettis pour un public dégoulinant de sueur avec des relant de bières.
Une vraie atmosphère rock quoi !
Voilà c'était ça, ce soir. Et aussi savoir rester debout en évitant la grosse claque créée par la tempête de décibels qui décoiffe même nos poils de nez. Et quand Miossec reprend "une fortune de mer", l'iode des côtes bretonnes, qui semble flotter dans l'air, nous plonge dans une ambiance digne des grandes soirées inoubliables. Oui, inoubliable, c'est le mot qui me reviendra souvent quand je repenserai à ce concert où j'ai vu Miossec comme jamais je ne l'avais vu.
Une fois les lumières rallumées, c'est en chanson avec "la coco" de Fréhel qui résonne dans les enceintes de l'UBU, que nous sommes invités à quitter les lieux, avec le sentiment d'avoir passé une putain de vraie soirée !

Pablito
photos : Pépito

& Irvin

http://www.jimyamouridis.com/
http://www.christophemiossec.com/


Sur le blog, la chronique de l'album Chansons Ordinaires