Wednesday, June 13, 2012

Yann Destal - Stay By Me

Yann Destal, ce nom ne vous dit peut-être rien. Et pourtant, mon petit doigt me dit que si vous cliquez sur la vidéo "Lady" du groupe Modjo, vous vous direz "Aaaah mais oui, bien sûr que je connais!".
Bon alors, maintenant que vous situez un peu tout ça, oubliez ce que vous venez d'écouter pour vous plonger dans un univers totalement différent aux sonorités beaucoup plus rock.

Après un premier album solo "The Great Blue Scar", sorti en 2004, Yann Destal revient sur le devant de la scène avec un nouvel EP "Stand by Me" qui vaut le coup de s'y attarder quelque peu, je vous en donne ma parole!
Ce dernier s'ouvre avec "You Know Me", un titre aux sonorités rock britannique au sein duquel la voix de Yann vient rapidement surprendre nos oreilles quand elle s'envole pour atteindre des notes que peu d'artistes oseraient tenter. L'effet de surprise donc, un premier bon point pour l'artiste!

C'est ensuite le sublime "Let Me Be Mine" qui prend le relais. Il s'agit du genre de ballade qui me fait curieusement penser à certains titres de grands groupes internationaux, comme Muse et leur incontournable "Unintended", pour ne citer qu'eux. Une montée en puissance progressive au fil de la chanson pour finir par revenir brusquement à la douceur du début. Le Monsieur a séduit mes écoutilles, deuxième bon point pour lui!

En écoutant le titre suivant "Oh!Darling", il m'a fallu quelques instants pour me rendre compte que je connaissais déjà cette chanson puisque c'est une reprise des Beatles. Et là, je pense pouvoir dire qu'il s'agit d'une reprise parfaitement réussie! Si je ne connaissais pas le répertoire des Beatles, je pourrais croire que cette chanson est sienne. Encore un bon point!

Ensuite vient mon gros coup de coeur de cet EP "Life It Goes On". Je suis tout simplement tombée amoureuse de cette chanson. Et vous expliquer le pourquoi du comment me paraît mission impossible. Je vous laisse donc juger par vous-mêmes avec la vidéo ci-dessous.



C'est beau, non?
Vient ensuite "Need You So", encore une ballade dont seul Yann Destal semble avoir la recette, où se côtoient guitare sèche et moments acoustiques, et sonorités beaucoup plus rock. Un titre surprenant où l'on ressent beaucoup d'émotions dans la voix du chanteur. A mon avis, cette chanson doit être intense à voir et à entendre en live!

Et c'est avec "Stay by Me" que vient (déjà!) se clôturer cet EP (beaucoup trop court à mon goût!). Un dernier titre "choral" qui vient nous donner des envies d'évasion. Exactement ce qu'il faut pour nous donner envie d'aller voir plus loin.

Donc, après tout ça, je ne dirais qu'une seule chose, tout ceci s'annonce très prometteur pour le futur album à venir! Vivement!

MusicAndMe

Sunday, June 10, 2012

Charlie Winston à L'Olympia - 07-06-12





Jeudi dernier, en grandes lettres rouges sur le devant de l’Olympia, on pouvait lire CHARLIE WINSTON. Après deux concerts complets à la Cigale en mars dernier, c’est une nouvelle fois à guichet fermé que se produisait le chanteur sur la scène de la salle mythique.



Je suis contente de retrouver King Charles en première partie pour cette soirée qui s’annonce excellente. Le chanteur anglais, dont nous vous avons déjà parlé ICI,  entre en scène à 20h et est bien décidé à conquérir la salle avec ses musiciens. Ils interprètent les titres du premier album de King Charles, Loveblood, sorti en avant-première en France il y a un mois. Après un premier titre dont je n’ai pas retrouvé le nom, ils enchainent avec "Bam bam" qui donne envie de danser et bouger dans tous les sens, un peu comme la majorité des titres du jeune anglais. Viennent ensuite les titres "Mississippi Isabel", "Lady Percy" et "Loveblood". Puis c’est le moment de la pépite de l’album que j’apprécie tout particulièrement en live, "Polar Bear". Un petit bijou tant sur le côté instrumental que sur le côté chant du roi. Les musiciens qui accompagnent le chanteur à la chevelure et au look improbables sont excellents et prennent autant de plaisir que lui sur scène. Nous aurons également droit à "The brightest light", "Death cannot tear us apart", "Coco Chitty" et évidemment au premier single "Love lust". Après 35-40 minutes de set, le groupe quitte la scène sous les applaudissements d’un public visiblement conquis.  



Vers 21h c’est au tour de Charlie Winston de se présenter devant un public qui a déjà été bien chauffé !!! Les lumières s’éteignent, le public acclament déjà Charlie qui met quelques minutes (peut-être moins d’une minute, je ne sais pas le temps s’est arrêté pour moi à ce moment-là) à entrer sur la scène avec ses musiciens. Je le soupçonne d’avoir fait exprès pour profiter de tous ces applaudissements et ces cris d’encouragement. Il y a une volonté de commencer fort puisqu’il commence le concert par "The wild ones" et "Hello Alone", le premier single de Running Still, son dernier opus en date. Et le public répond présent et est chaud dès ce début de concert. Puis, vient un de mes titres préférés de ce deuxième album (mais il se peut que je dise ça pour plusieurs titres, voire tous), "The Great conversation", qui commence par un jeu chorégraphique avec une lumière, avant qu’il ne rejoigne le piano. Ce titre me plaît encore plus en live et je n’en perds pas une miette. 


D’ailleurs quand on va voir Charlie sur scène, on vit le concert comme lui vit ses chansons sur scène. On n’assiste pas juste à une suite de chansons calquée sur celles que l'on peut entendre sur l’album. Il aime la scène, il aime cette rencontre avec le public et on le sent. On ne va pas non plus voir Charlie seul sur scène, on va voir Charlie et ses musiciens. Ils forment un groupe, une bande d’amis qui font leur métier en s’amusant et qui prennent du plaisir ensemble. Il y a un échange avec le public mais également entre eux, les musiciens n’ont pas changé depuis la tournée précédente et la cohésion est toujours au rendez-vous. C’est aussi ce qui fait le show.  En parlant de musiciens, ce concert à l’Olympia aura été pour moi la découverte de Charlie et de son nouveau batteur, le remplaçant de Medi (dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises) avec qui il tournait depuis le précédent album. Je dois avouer que j’avais un peu peur de ce changement, mais j’étais prête à laisser sa chance à ce nouveau batteur. Après tout, si Charlie l’a choisi, il ne doit pas être mauvais. Et dès son arrivée, je sais que je l’ai déjà vu sur scène avec un autre artiste et que je l’ai aimé, mais impossible de retrouver où. Du coup, la transition se fait en douceur et j’apprécie ce changement. Ce n’est qu’après une recherche suite au concert que je me rends compte que ce remplacent n’est autre qu’Olivier Ferrarin, le batteur de Nadeah (avec qui Charlie avait fait un duo sur son premier album).

Mais revenons-en au concert. Charlie alterne les titres du premier et du deuxième album. Le public est ravi quand il entame  "Kick The Bucket" après un peu de beat box dont il a le secret. Toute la salle reprend le tube en choeur.  J’avais déjà assistée aux deux concerts de la Cigale et je suis ravie de voir que quelques chansons du premier album ont été ajoutées à la set list, notamment "Tongue Tied" ou "My life as a duck". Quand les premières notes de "Boxes" se font entendre, le silence s’installe dans la salle et tout le public est suspendu aux lèvres du chanteur qui nous livre une très belle prestation de ce titre, comme à chaque fois. 



Pour "Speak to me", Charlie et ses acolytes ont droit à un accessoire chacun qui montre, une fois encore, la cohésion entre eux. Je ne révèle pas la  surprise, mais je peux vous dire que le rendu est encore meilleur qu’à la cigale puisqu’ils ont chacun le leur, ce qui rend encore mieux !  L’ambiance monte encore d’un cran dans le public à la fin du concert (avant le rappel) avec les titres "Until you’re satisfied", "In your hands", "Rocking in the suburbs" et "Like a Hobo", durant laquelle Charlie vient mettre le feu dans le public.

Benjamin Edwards est le premier à revenir sur scène pour le rappel, pour nous jouer les première notes de "Generation spent" sur son instrument unique dont je ne connais pas le nom (n’hésitez pas vous, derrière votre ordinateur, à me le dire si vous le connaissez, je ne me vexerai pas). Il enchaîne ensuite avec "I Love your smile", durant laquelle le public fera les choeurs à merveille. Nous aurons aussi le droit à sa reprise d’"Au suivant" de Jacques Brel, que j’aime aussi beaucoup. Enfin, le concert se termine tout en douceur et en émotions avec "She went quietly". Charlie l’interprète seul au piano et termine les derniers mots A capela, ce qui donne encore plus d’intensité à la chanson. Non je ne finis pas avec une petite larme au coin de l’œil…



C’est sous une véritable ovation que Charlie quitte la scène après 2h de concert et on se dit qu’on aimerait que ça continue. 


Lo'birds

Saturday, June 9, 2012

Retour sur une semaine de concerts entre bocage normand et capitale [2ème partie]

Retour à la maison pour deux jours et dès le mercredi, je repars sur les routes. Le soir même, Les Blérots de Ravelse produisent dans un lieu insolite, à savoir la péniche El Alamein, sur les bords de Seine, à Paris. La chaleur est quasi intenable dans le bateau bien rempli. Je ne connaissais le groupe que de nom et je n'ai pas été déçue. Une heure et demie de musique festive, accompagnée d'accordéon, de cuivres, d'une batterie et de guitare électrique. Peu de temps avant la fin du concert, les musiciens se frayeront un chemin parmi les tables et les spectateurs pour interpréter l'un de leur morceau.


Le lendemain, jeudi 31 mai donc, le Café de la Danse nous accueille pour le concert -complet- de Barcella. Il y avait déjà fait salle comble en mars. J'adore cette salle, que j'avais découverte il y a un an de cela, lors d'un concert de Tom Poisson. On remarque tout de suite qu'il y a plus d'instruments sur scène que lors de son concert de mars dernier à Lanester. Un piano, une batterie, et toujours l'éternelle guirlande à bouboules multicolores. On est pas tout à fait dépaysés donc !
Il jouera la quasi totalité de son dernier album, Charabia, paru dernièrement. On voit que les spectateurs sont de fins connaisseurs, ils reprennent en chœur certaines chansons dont Queue de Poisson ou encore Salope. C'est divin d'entendre plusieurs centaines de personnes scander à l'unisson "salopeuuuuuh". Pas très politiquement correct mais quand même ! Encore une excellente soirée donc en compagnie de ce poète des temps modernes !


Samedi, ultime soirée de ce marathon conceristique avec Aldebert, en concert acoustique aux Trois Baudets,  à Paris toujours. La première partie a clairement failli nous achever, après la moiteur de la journée et la fatigue qui mine de rien, commence à s'accumuler. Petites natures que nous sommes !
Aldebert arrive enfin, accompagné d'Hubert, musicien multi-instrumentiste de son état. Batterie, accordéon, guitare, le monsieur sait tout faire. Ils reprennent ensemble les morceaux du nouvel album ainsi que des chansons plus anciennes, telles que La Plage ou  Hypocondriaque. Mention spéciale à Mon Homonyme, morceau toujours émouvant, ainsi qu'à Les Amis. Cette version acoustique du concert est forcément moins pêchue que la version électrique mais n'en reste pas moins bonne. On ressent en plus une sacrée complicité entre Aldebert et Hubert-le-musicien-magique, que l'on ne percevait pas forcément autant dans l'autre version. Ça raconte des blagounettes, ça se marre à gorge déployée...Le changement, comme dirait l'autre...ben c'est cool aussi !! 

*MaxiCastor*



Retour sur une semaine de concerts entre bocage normand et capitale [1ère partie]


Les beaux jours tant attendus étant enfin arrivés (et bel et bien repartis depuis, malheureusement !), les concerts et festivals allant de paire ont également débarqué, pour notre plus grand plaisir ! Revenons donc sur une semaine riche en musique et concerts en tout genre.
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Le marathon commence donc le jeudi 24 mai avec des invitations pour le concert privé France Bleu, organisé à la Maison de la Radio à Paris. Les deux artistes conviés étaient Thomas Dutronc et Bénabar. Après avoir adoré son concert sur sa première tournée, j’étais ravie de voir ce que son nouvel album Silence on tourne, on tourne en rond pouvait donner sur scène. Il ouvre les festivités avec 7 chansons dont Sac Ado(sans doute ma préférée) et Demain. Il chantera deux fois Sésame, pour cause de ratage entre sa voix et la guitare. A ce moment précis, j’avais déjà hâte de voir Bénabar arriver sur scène. D’une parce que je n’aime pas cette chanson mais également parce que je n’ai pas apprécié outre mesure la prestation du monsieur. Arrivé sur scène avec ses musiciens, ses lunettes roses et ses cheveux 6 fois trop longs, il ne parait pas à l’aise et je trouve qu’on le ressent dans sa façon de chanter. Il trifouille tour à tour ses cheveux (trop longs disais-je), sa ceinture, sa poche de pantalon…Le sentiment de malaise sera accru par l’interview qui suivra son set. Une blague fait tout de même mouche (dont je ne me souviens plus à cet instant précis) et provoque l’hilarité du public. 

Quelques minutes et un changement de plateau plus tard, Bénabar débarque, sous les applaudissements bien fournis du public. Dès la première chanson, le public est debout. Il débute par Infréquentable, petite pépite de son précédent album du même nom. Vient ensuite l’Agneau, morceau sur lequel nous pouvons admirer toute la beauté artistique de deux musiciens qui nous délecteront d’une chorégraphie qui ferait pâlir de jalousie Kamel Ouali. D’ailleurs, mon attention est fixée sur eux deux. Un vrai petit spectacle ! Puis La Phrase qu’on a pas dite. Cette chanson est loin d’être ma préférée de son nouvel album donc sans étonnement, je n’ai pas accroché plus que ça… Le concert se termine par Maritie et Gilbert Carpentier, Les Râteaux, Je suis de Celles (aaaah cette chanson…), Dis lui oui, l’Effet Papillon et le Dîner, chanson réclamée à corps et à cris par le public, après l’interview. Un peu embêté semble t’il car il n’avait pas prévu de la chanter, il n’a pas les paroles avec lui donc ce sera « de mémoire ». L’exercice est réussi, pas de plantage et un public heureux. Le studio Charles Trenet est debout, bondissant, applaudissant et conquis. Je m’inclus dedans mais ce n’était pas gagné, après l’immense déception des deux concerts de Rennes et Nantes, en mars. Je suis ravie, j’ai redécouvert le Bénabar que j’aimais tant. Voyons ce que cela donnera en juillet, aux Francofolies de la Rochelle !
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Le lendemain, des péripéties de voiture et quelques kilomètres plus à l’ouest, nous voilà en Normandie, au festival des Papillons de Nuit. Nous arrivons assez tard et le vendredi débute donc pour nous par Shaka Ponk . Ils passent à 23h45, la chaleur ambiante n’a pas pour autant découragé les festivaliers qui sautent dans tous les sens. Même configuration qu’en concert « solo », même set-list me semble t’il, leur musique et leur énergie font toujours autant mouche sur les spectateurs. Le festival commence bien. 

Puis vient le très attendu Orelsan. Depuis quelques temps, je faisais une fixette sur La Terre est Ronde, j’étais donc ravie de découvrir ce que ça pouvait donner sur scène, n’étant pourtant pas amatrice de rap (à fromage) habituellement. Bien que dubitative au début du concert, les divers morceaux chantés me feront changer d’avis. Bonne découverte au final !

Yuksek clôt cette soirée de manière très électrique. Deuxième chanson, biiim, Always on The Run. Dommage, il eut été plus judicieux de placer ce morceau un peu plus tard. Ca n’a pas loupé, la chaleur de la journée et la fatigue aidant, nous ne sommes pas restées jusqu’à la fin. Rideau sur cette première journée de festival. 

                                    

Le samedi, début des festivités à 17h30 avec General Electricks. Pas forcément très adapté de les faire jouer si tôt dans la journée, je trouve. Comme leur nom l’indique, il s’agit de la musique electro, donc plus indiqué en fin de soirée. Qu’importe, ils finissent de chauffer le public déjà bien attaqué par la chaleur, c’est la fiesta sur la scène Thécia. 

18h30, Catherine Ringer. Après l’avoir vue l’an passé au Festival de Malestroit, dans le Morbihan, je peux dire que le coup de foudre n’est toujours pas arrivé. Je ne sais pas si c’est la chaleur ou autre chose, mais j’ai l’impression que pendant son set, le public est tout ramollo. On finit par s’asseoir. Et s’ennuyer, accessoirement. 

Peter Doherty déboule à 20h. Surprise déjà, on s’attendait à tout moment de la journée à ce qu’on nous dise que finalement, le concert était annulé, le monsieur s’étant fait porté pâle. Mauvaises langues que nous sommes, il arrive, et bien à l’heure. Seul sur scène avec sa guitare, ça monte, ça monte, on croit qu’une flopée d’instruments et de musiciens va arriver mais que nenni. Peter Doherty en acoustique, simplement accompagné de deux danseuses classique. Très épuré, très sobre, étonnant venant d’une personnalité dite si sulfureuse. Les pancartes « Pete Doherty » accompagnées de petits cœurs sont de sortie, c’est tout à fait splendide, le public semble conquis. 

Et enfin, le moment tant attendu de la journée arrive, Hubert-Félix Thiéfaine. 10 minutes avant que le concert ne commence, le public scande déjà son nom, c’est la folie sur la scène Vulcain. Il interprètera de nombreux titres de son nouvel album, dont La Ruelle des Morts, chanson coup de cœur de cet opus. Le public explose littéralement lorsqu’en rappel, il débarque avec La fille du coupeur de joints. 




Skip The Use prend le relai, à 22h45. Je ne connaissais pas les chansons, mis à part le désormais célébrissime Ghost, très efficace sur le public des Papillons qui reprend en chœur les paroles. Le chanteur est une vraie pile électrique sur scène, pas un moment de répit dans ses petits (grands) sauts de kangourou ! Un concert plein d’énergie donc. 

Changement de scène, voici Charlie Winston. Moyennement convaincue par son nouvel album (que je n’ai peut-être pas assez ou bien écouté), j’apprécie tout de même son spectacle. Des espèces de porte-manteaux lumineux, un Charlie avec une chemise mi-rose mi-bleue que j’ai adorée, des chaussettes roses, la classe à Langolvas en somme. Le concert commence par Hello Alone, repris en chœur par le public qui chante à l’unisson les chansons les plus connues. Il entreprendra même d’escalader un échafaudage, pour le plus grand bonheur d’un vigile qui aura toutes les peines du monde à le suivre. 




Et pour clore cette deuxième journée de festival, Etienne de Crécy s’empare de la scène Thécia pour un set très electro, dans un immense cube orné de néons de couleur. Un show qui nous en mettra plein les mirettes. 

Après un orage du tonnerre (jeu de mot Ramuncho) et une nuit pluvieuse, le soleil revient sur Saint-Laurent-de-Cuves pour une dernière journée musicale et plus familiale. 36 cafés plus tard, nous revoilà sur le site pour le concert d’Archimède. C'est loin d'être la première fois que je les vois en live mais la magie opère toujours. Le public n'est pas très très nombreux (heure "matinale" de la journée oblige, il est 16h), mais qu'importe, les spectateurs présents se prennent au jeu et scandent avec le groupe des "lalalalala" et des "ohohohoh" du plus bel effet. Pari gagné pour les Mayennais.


Thomas Dutronc prend le relai à 17h15.Après ce que j’appellerais le fiasco du jeudi précédent à la Maison de la Radio, je suis plus que dubitative mais j'écoute tout de même d'une oreille attentive ce que nous propose le monsieur. Exit les lunettes roses et les cheveux bien trop longs, il arrive en toute simplicité, chemise blanche et pantalon noir (et passage chez le coiffeur par la même occasion). Ses chansons font mouche sur le public, et, pour ma part, j'apprécie beaucoup plus ! Je m'enflamme une fois de plus sur la chanson Sac Ado


Il fait décidément trop chaud et nous décidons de faire une pause buvette/sieste. Sieste assise mais sieste quand même. Goran Bregovic entre sur scène, accompagné de ses musiciens. On ne reste pas assises longtemps, il ne nous faudra pas bien longtemps pour arriver devant la scène et danser avec les autres festivaliers ! Le p'tit coup de jet d'eau dont nous aspergent les vigiles fait le plus grand bien et on repart à danser de plus belle. 



Nolwenn Leroy arrive à la suite, plombant quelque peu l'ambiance festive de Goran Bregovic et ses acolytes. Elle ponctue son set de quelques blagounettes sur la pseudo rivalité entre Normands et Bretons. On s'assoit de nouveau. Quand on décide de lever nos fesses, ce sera pour aller voir HK & les Saltimbanks, sur la scène surplombant le site. Gros coup de cœur pour un de leur morceau, Passer ma vie, que j'écoute maintenant en boucle.

Le festival se termine par Julien Clerc, accompagné d'un orchestre. Les trois premiers quarts d'heure de son concert sont consacrées à son nouvel album. Je ne connais pas, je m'ennuie un peu. Et d'un seul coup, je me réveille : il entame les premières notes de Laissons entrer le soleil. Il enchainera sur Ce n'est rien, Le Patineur, Ma Préférence, ainsi que d'autres morceaux plus vieux mais plus connus semble t'il, de l'ensemble du public.


Ainsi s'achève l'édition 2012 des Papillons de Nuit. Une programmation éclectique, un cadre idéal, un soleil de plomb et de la bonne musique, tout était réunit pour que le week-end se passe de la meilleure manière qui soit. A l'année prochaine donc !

                                                   


*MaxiCastor*

Wednesday, June 6, 2012

Concert privé So Music: Maroon 5 à l'Alhambra





Nous avons eu la chance d'être conviées au concert tant prisé, et surtout privé, des Maroon 5 à l'Alhambra qui s'est déroulé lundi dernier... donc inutile de vous décrire notre degré d'excitation. En effet les cinq californiens n'avaient pas joué en France depuis plus d'un an autrement dit, ils manquaient beaucoup aux fans français dont nous faisons partie. Cette soirée se présentait donc comme extraordinaire !

Arrivées sur place, nous apprenons qu'en plus des Maroon 5, nous aurons deux premières parties: Dave Dario et les Starliners. Le premier étant un ancien candidat de la nouvelle star qui sort son premier single "je cours" et qui interprète des chansons qui sentent bon le soleil et les vacances. Les Starliners ont ensuite enchaîné avec des titres dit "acoustiques" car plus électros normalement, mais dont les sonorités rocks dominaient largement.
                                                                          
Dave Dario
le chanteur des Starliners


Après cinq titres chacun, place à l'installation de la scène pour les Maroon 5... et là grande surprise lors de l'installation des setlists: le groupe n’interprète que cinq titres ! Et oui, ce qui nous était vendu comme un concert privé n'était qu'en fait un showcase privé, il aurait été sympa et judicieux d'en prévenir le public, car aux vues des réactions ce n'était pas le cas ! Bref, après notre étonnement, nous avons décidé de profiter du show, même si trop court.


© Guillaume Chomet

Après une vingtaine de minutes d'installation, les lumières s’éteignent et le groupe entre en scène, James Valentine (le guitariste) vient même taper les mains de tout le premier rang pour le bonheur des fans présents. Le show débute avec le premier single du nouvel album Overexposed "Payphone" ! Mais dès les premières notes, on décèle dans le regard des musiciens un problème et dans le public, on devine ce problème: le son ! On entend très mal la voix d'Adam Levine et apparemment, il en est de même pour eux, mais qu'importe le show continue. Après ce premier titre, ils enchaînent avec "Harder to Breathe", qui se trouve être leur tout premier single sorti et issu de l'album Songs about Jane (qui fête d'ailleurs ses 10 ans le 25 juin, date de sortie de leur nouvel album). Le public est emballé et chantent (surtout les premiers rangs) en choeur avec Adam. Mais les problèmes de son persistent, ce qui a l'air de perturber les californiens durant le show. Puis, on arrive au milieu du showcase, cela passe vraiment trop vite malgré les quelques intermèdes (on notera une vraie volonté de la part d'Adam Levine d'avoir un partage avec le public)... Le troisième titre se trouve être également un extrait du premier album "Sunday Morning". L'ambiance, avec ce morceau est bien installée, ils en profitent donc pour interpréter un morceau inédit du nouvel album: "One More Night" et, malgré le fait que ce soit un titre inédit, quelques fans du premier rang connaissent les paroles, ce qui surprend les membres du groupe. Pour le reste du public, ils sont très calmes afin d'écouter ce nouveau titre qui donne un avant-goût de ce que sera cet album tant attendu. Et enfin, le show se termine sur le désormais culte, "Moves like Jagger" ! Ce titre enflamme définitivement l'Alhambra comme à son habitude ! Et voila, le "concert" tant attendu se termine... 



Les spectateurs du premier rang tentent de chanter le refrain de "She will be loved" afin de les faire revenir, mais rien n'y fait, le show est bel et bien terminé. Donc, au grand désespoir des fans présents, nous n'avons pas eu de titres provenant de If Won't Be Soon Before Long ni du dernier en date Hands all over ! Tant pis, on devra attendre des vraies scènes pour cela ! 




Pour terminer cette soirée, So Music offre au public des consommations gratuites pour fêter cette soirée: CHAMPAGNE !

Si je devais faire un bilan de cette soirée, il serait assez mitigé. En effet après la joie de revoir nos californiens préférés, une certaine amertume s'empare de moi. En effet nous aurions préféré savoir qu'il ne s'agissait que d'un showcase et non d'un concert. De plus nous aurions aimé savoir également que cela était organisé dans le cadre de la promotion de l'opération "Le Job So Music, c'est le job le plus cool de l'été" plus que pour la promotion du prochain album du groupe.

Pour finir sur une note positive: nous réalisons la chance que nous avons eu d'être présentes. Les Maroon 5 nous manquaient vraiment et les voir c'est comme un gros KIFFE ! Vivement la sortie de leur album et surtout l'annonce de la tournée européenne et donc française ! Et attention news exclusives : il y aura bien DES dates françaises !!!

Dernière précision, il s'agissait bien d'un concert des Maroon 5 et non d'Adam Levine, comme on a pu le penser en lisant certains réseaux sociaux, dont celui de l'oiseau bleu.



-Céc-


Saturday, June 2, 2012

DIDIER WAMPAS - Taisez moi

L'électricien à la RATP et leader depuis vingt-cinq ans d'un des plus charismatiques groupes punk français, a embarqué en solitaire dans le paysage musical français en novembre 2011. Exit les guitares barbelées et refrains criants, Didier sans ses Wampas, ça donne un disque très surprenant. Une voix posée vient, en effet, nous parler de chansons romantiques à la tonalité très sixties, d'auto-dérision narguant des histoires simples, touchantes, authentiques à l'image de ce chanteur hors-norme.

Si vous avez quelques réticences envers ces gens qui tentent des aventures solitaires loin de leur groupe, n'ayez crainte, Didier Wampas a bien noué ses lacets, contrairement à beaucoup. Le chemin qu'il prend est différent, mais il semble avancer avec assurance et maîtrise jusqu'à devenir, probablement avec le temps, une œuvre personnelle réussie. Je n'en doute pas. Le concept graphique de l'album est déjà une réussite. C'est très agréable à regarder.

D’entrée de jeu, "La Propriété c’est du Vol" est accrocheur et annonce un grand Didier. On y reconnaît la touche de l'artiste, textes efficaces, refrains chantants, chœurs... dans le style de "Rimini" des Wampas tant adulé... si on adhère alors c'est gagné. "Éternellement" me renvoie dans les années 60, au temps des yéyés (non je ne suis pas si vieux oh ! juste un peu éclectique), une chanson d'amour simple, mais on n'en demandera pas plus, la satisfaction est là. Si vous en voulez plus, direction la piste 3 avec "Magritte", musicalement c'est une claque. Ray-ban sur le nez, col de chemise ouvert, direction la piste de danse !
Ce que j'admire chez lui, c'est qu'il est la preuve vivante qu'on peut éviter d'attraper le melon avec le succès, dans ce sens "Punk Ouvrier" sonne comme une autobiographie. Un peu de nostalgie avec "Le Mans", Didier Wampas est touchant et les sensibles n'en resteront pas insensibles (Hum... je me comprends). "Karmann" me fait penser à Archimède avec vingt-cinq ans de plus. Dans cette chanson Didier Wampas rend un bel hommage à un vieux pote décédé et encore une fois c'est touchant. Des hommages il en donne, notamment avec la chanson "Chanteur de Droite" pour Michel Sardou. Parait qu'elle fait polémique ? Voyons Michel, pète un coup ! Didier il n'est pas vraiment sérieux, il reste authentique... D'ailleurs il ressortira ses vieilles guitares barbelées sur "Par dessus la troisième corde". Ca fait beaucoup de bruit mais pas pour longtemps car après il y a "Mais je sais très bien", une ballade/guitare sèche. Si tu l'écoutes en plein après-midi de juillet et qu'il fait trente-six degrés dehors, c'est la sieste garantie, mais c'est beau, vraiment. Comme l'apparition des cordes sur "La folle de Marjevols" ma petite préférée. "Magique" nous donnera l'envie de danser un slow envoutant et fiévreux... "Magique / j'aime tes baisers / Ils sont magiques / Comme le serait la plasticité mentale / Qu'on aurait choisi de vivre / Toi et Moi"
"Ainsi parlait Didier Wampas" est la conclusion de son premier opus, il le faut bien...

Des thèmes variés, une plume affûtée, des arrangements musicaux assez larges et finalement un ensemble cohérent qui offre un album solide et équilibré qu'on risque fort de se repasser en boucles en espérant déjà la sortie de son deuxième album solo. Car "Taisez moi" nous confirme bien que Didier Wampas est le roi.

Pablito