Saturday, August 24, 2013

STROMAE - Racine carrée



Un OVNI. Le genre de truc insaisissable, totalement captivant, à la limite de l'hypnose : voici Racine carrée le deuxième album de Stromae.

Racine Carrée débute avec "Ta Fête". Une chanson à double sens qui décrit les envies de fête d'un adolescent et les risques que cela pourrait lui apporter. Des paroles simples mais efficaces, et une musique qui sans raison libère le corps de sa rigidité. Comme pour le premier album, c'est très électro mais à la différence de Cheese j'ai l'impression qu'un niveau vient d'être franchi dans les sonorités. J'y connais rien dans l'électro, je sais que c'est du son qu'on peut faire avec des machines à donner le mal de tête à un novice, mais si c'est bien fait et qu'on veut bien y prêter une oreille la surprise peut-être de taille. Je plonge dans l'album les yeux fermés car j'ai confiance... S'ensuit le tube de l'été "Papaoutai". Outre le fait que le morceau au rythme des îles nous donnent des bouffées de chaleur dès qu'on se prend à entonner le refrain, je trouve que le clip, esthétiquement, relève du génie. Une oeuvre visuelle qui prouve que Stromae possède une belle ouverture d'esprit artistique.
Deux premières chansons qui vont résumer ce nouvel album aux sonorités plus ouvertes et plus développées que sur Cheese avec des paroles parfois tristes, parfois cyniques mais toujours dans l'air du temps comme il nous avait habitué. Enfin Stromae nous rappelle qu'il ne fait pas que chanter, il vit ses chansons. Sa musique est sa sueur. Il fait danser ses maux et nous donne pourtant le sourire.

Pour "Ave Cesaria" je suis tombé amoureux dès la première écoute. Pas de Cesaria, d'elle je l'étais déjà, mais amoureux de cet hommage à la diva aux pieds nus. Entrainé par un accordéon et des claquements de mains, j'ai souri. Oui un véritable coup de foudre musical. Et à la troisième minute quinze de la chanson je décolle systématiquement pris d'une envie incroyable de la prendre dans mes bras... un morceau tellement envoûtant...  Envoûtant c'est le mot d'ordre de cet album surtout avec l'incontournable "Formidable" qui se hisse dans le panthéon des chansons qui collent le frisson. Bon j'avoue que j'étais tombé dans le panneau lorsque les premières vidéos pirates ont circulé sur internet le montrant ivre dans la rue... et puis le clip. Un coup de génie, un coup de maitre. Ce n'est ni un gag ni une opération marketing, c'est une vraie mise en abime vertigineuse qui montre du doigt la laideur de notre voyeurisme, le pouvoir dangereux des médias sur notre rapport à l'image qui nous plonge dans une crédulité trop facile... C'est juste l'histoire d'un garçon paumé qui vient de se faire plaquer mais avec un maestro aux commandes : Bluffant. Stupéfiant. Une claque formidable.


Si certains morceaux me transportent moins, l’homogénéité de l'album n'en demeure pas moins forte. On garde toujours le volume à fond, on bouge sans cesse. Il parle du cancer avec justesse dans "Quand c'est ?", des origines qu'on ne veut pas choisir dans le très dansant "Bâtard", le drôle "Moules frites" ou encore avec l'étonnante adaptation de "Carmen" de Bizet qui parle des réseaux sociaux. Et même si ma sensibilité est moins forte sur ces quatre titres cités, les enchainements de morceaux avec "Tous les mêmes" dont je suis très heureux de la voir sur l'album après l'avoir adoré dans la leçon 24 (voir la vidéo) tout comme "Humain à l'eau" (voir la vidéo) et enfin avec l'excellent "Sommeil" ces morceaux sont là pour nous séduire. Décidément cet album relève d'un nombre incroyable de hits. Et dire que les radios se montraient frileuses pour programmer "Papaoutai" avant le carton de "Formidable" sur internet pensant que le phénomène Stromae était fini... Comme quoi il ne faut pas se fier à certaines radios et médias. Et puis je ne sais pas pourquoi mais le morceau instrumental "Merci" m'a évoqué de suite la puissance du titre Fade To Grey de Visage. Puissance dans l'émotion qu'elle procure, puissance dans l'énergie qui s'en dégage, puissance dans l'effet qui nous emporte. A côté de ça dans le "même style", Daf Punk c'est du beurre doux pour un breton... m'enfin une house-électro lancinante qui me transporte dans quelque chose de magnifique. Il nous fait également vivre sa musique. Pour terminer, Stromae a invité Orelsan et maitre Gims sur un morceau qui envoie du lourd : "AVF". Un titre hip-hop bien bourrin, violemment beau mais avec de tels invités cela ne pouvait pas être autrement. Je ne connais pas maitre Gims, mais la présence d'Orelsan me réjouit, ils se sont bien trouvés ces deux-là...  

Avec ce deuxième album, il assume plus que jamais son pseudonyme à l'endroit, et qu'à l'avenir il ne sera plus associé au gros tube trop entendu de "Alors On Danse" dont on pourrait oublier. L'album de la maturité ? pas forcément, Stromae l'était déjà, un album abouti ? oui assurément, c'est un passionné. Alors si Cheese a gagné la Victoire de l'album de musiques électroniques en 2011 je ne me fais aucun doute que Stromae mettra son plus beau polo pour la cérémonie de 2014, car il sera légitiment très en vue.
La Belgique peut être fière...


Wednesday, August 14, 2013

Soirée "A la française" et le come back intime des Innocents - BSF - Day 5


Après quelques mois d'absence sur le blog, je me décide enfin à reprendre la plume pour vous raconter cette belle soirée qui nous a été offerte hier soir au Brussels Summer Festival.

19h30, on prend place tranquillement au sein du Magic Mirrors. On arrive tôt, histoire d'être sûr d'avoir une place car, étant donné les expériences des années précédentes, on sait que, quand une tête d'affiche attendue se présente sur cette scène, il n'y a souvent malheureusement pas assez de places pour tous les spectateurs.

20h, c'est Emilie Gassin qui ouvre la soirée "A la française". Je ne connais pas du tout et pour être honnête, je ne connaîtrai quasiment rien des 3 artistes de cette soirée, je suis surtout là pour le fameux retour des Innocents.
La demoiselle arrive seule sur scène avec sa guitare et nous offre alors un set de 30 minutes qui réussira à me séduire totalement. J'apprécie son univers et sa simplicité, et je pense ne pas me tromper en disant qu'elle réussit également à séduire le reste de l'auditoire. Emilie semble avoir pas mal d'humour et une belle complicité s'installe rapidement entre elle et le public. Sa reprise de Gala "Freed From Desire" surprend lors des premiers accords mais la foule ne se fera pas longtemps attendre pour fredonner avec elle le refrain de ce tube des années 90.
C'est avec son single "A Little Bit of Love" qu'elle clôturera ce premier showcase de la soirée et après avoir écouté ces 5 titres (à peine), je ne peux que vous conseiller d'aller écouter ce qu'elle a à nous offrir, je pense que vous ne serez pas déçus!

20h45, c'est au tour d'Antoine Chance d'entrer en scène. A ce moment-là, le Magic Mirrors ne désemplit pas, bien au contraire et rapidement, les organisateurs se voient obliger de refuser l'entrée à de nombreux spectateurs. Mais, coup de théâtre! On apprend alors que les Innocents, conscients que de nombreux fans ont fait le déplacement juste pour eux, acceptent de faire deux concerts, l'un à la suite de l'autre, histoire que les personnes restant dehors puissent également avoir l'occasion de profiter de ce fameux comeback. Pour faire patienter le public à l'extérieur, on nous dit que des jetons-boissons vont être distribués. Belle initiative des organisateurs selon moi!
Mais revenons-en à Antoine. Alors lui, en fait, je le connais un tout petit peu. J'ai, en effet, déjà eu l'occasion de le voir sur scène avec son projet Coco Royal en première partie de Puggy il y a quelques temps déjà. J'avais apprécié l'univers simple, romantique et rêveur de l'artiste à ce moment-là. Et il s'avère que c'est encore le cas à l'heure actuelle! Un album est en cours de préparation et devrait prochainement voir le jour.



21h30, c'est au tour de Cléo de prendre le relais. Et là, dès les premières notes, je me rends compte que je ne vais pas du tout accrocher à son univers, emprunt de gospel, de jazz et de blues. Attention, je ne dis pas que ce n'est pas bien, loin de là, je dis juste que ce n'est pas un univers musical qui m'attire. Mais le public semble tout de même conquis après ses 30 minutes de prestation et c'est tant mieux, bien évidemment, pour l'artiste. (Je ne trouve pas de vidéos ou de site officiel pour cette artiste, je tiens à m'en excuser...)

22h, la salle est plus que comble et le public commence à s'impatienter... C'est à ce moment-là que débarquent sur scène les deux compères du groupe "Les Innocents", JP Nataf et Jean-Christophe Urbain, pour faire leurs balances. Ils en profitent pour plaisanter avec le public et plantent alors le décor de la soirée: décontraction, humour et bonne humeur sont au rendez-vous.
22h15, le concert débute et le duo nous invite, dès les premières notes, à un voyage dans le temps en nous offrant un de leurs nombreux succès, "Un monde parfait". S'ensuivront de nombreux autres titres à succès comme "Dentelle", "Fous à lier", ou "Raide, raide, raide", par exemple, mêlés à quelques nouveaux titres de leur album à venir. Tout comme la majorité des personnes présentes dans la salle, je me réjouis de réentendre des chansons qui ont bercé mon adolescence et qui, malheureusement bien souvent, étaient tombées dans le placard aux oubliettes pour ma part. Quant aux nouveaux titres, ils s'avèrent prometteurs et lorsque le duo entament ceux-ci, on pourrait presque entendre les mouches voler dans le Magic tant le public est suspendu à leurs lèvres. Vient déjà l'heure des derniers titres et quand les premières notes de "Colore" ou de "L'autre finistère" se font entendre, le public se joint au groupe pour chanter à plein poumons les paroles de ces titres devenus incontournables! Pour ma part, debout sur ma banquette (on fait ce qu'on peut quand on est petite!), je ne rate pas une miette de ces instants de bonheur musical!
Ils s'éclipsent alors mais pour mieux revenir et nous offrir encore deux autres titres: "Hairy Young", chanson faisant partie de la BO du film "Pop Redemption", et bien évidemment, l'incontournable et sublime "Un homme extraordinaire" qui sera repris par l'ensemble de la salle. C'est sur ces notes que se clôture le premier des deux sets que le groupe nous offre ce soir et c'est la tête remplie de souvenirs et de douce nostalgique que je quitte alors le Magic Mirrors.


MusicAndMe

Les 10 chansons à écouter devant un coucher de soleil ...

Eh oui, dans un peu plus de deux semaines, c'est déjà la rentrée scolaire ! Pour beaucoup, les vacances sont déjà finies depuis un moment ... Les températures descendent, les journées raccourcissent... Ca sent la fin ... Et on se remémore alors tous ces moments qui ont embelli nos vacances ! 

Si je ne devais citer qu'un seul moment de mes vacances, ce serait cet incroyable-splendide-magnifique-unique-magique-idyllique-etd'autresmotsen'ique' coucher de soleil sur le Saint-Laurent, au Québec ... Imaginez 30 minutes d'images incroyables, entouré d'amis sur fond musical planant ... Je vous laisse avec ces images et mon top 10 des chansons à écouter devant un coucher de soleil.


1. Les prémices



2. La percée



3. L'adrénaline



4. L'apothéose



5. L'émerveillement



6. La suspension



7. Le contraste



8. La plénitude



9. La nostalgie



10. La fin







UkuTsuna

Saturday, August 10, 2013

Festivaliers, le jeu de 7 familles !

Été rime avec festivals. Et qui dit festivals, dit festivaliers. 
Nous croisons tellement de gens en parcourant d'innombrables festivals que certains clichés nous reviennent souvent, c'est flagrant et ça peut faire sourire. Aujourd'hui j'ai eu envie, à travers ce petit jeu de sept familles, de leur rendre hommage en humour bien sûr, parce que sans eux, un festival ne sera jamais un vrai festival !

~

Le jeune
Lui vient pour la première fois, voire la deuxième. Pour lui tout est nouveau, c'est génial, et il aime tous les artistes qui se succèdent sur la scène. Le bon public enthousiaste par excellence. L'indice sur son tee-shirt nous dit qu'il vient surtout pour voir la tête d'affiche, mais autant ne pas gâcher le plaisir, après une gorgée de redbull -partenaire du festival- mélangé à de la vodka piquée dans le placard des parents, il ira danser et faire des cœurs avec ses petites mains devant les autres chanteurs. Mais, t'inquiètes, il gère en musique, il est inscrit sur mymajorcompany.

L'accrédité
Il est journaliste, il est surtout photographe, et n'a pas payé une place de concerts depuis... heu... depuis très longtemps. Il ne s'en souvient même plus c'est pour dire. Théoriquement il vient pour bosser, officiellement c'est à la buvette qu'on peut le retrouver après avoir fait ses photos sur les trois premiers titres autorisés, parce que c'est avec le ventre plein qu'on travaille le mieux, il s'y connait après tant d'expériences. Et puis ça donne soif de se trimballer quinze kilos d'appareils-photos sous un soleil de plomb.

Le connecté
Lui c'est le relou devant toi avec son Iphone en l'air qui t'empêche de bien voir ton guitariste préféré durant tout le concert. Mais grâce à lui, ses ami(e)s facebook pourront également suivre tout le concert en live et en flou, c'est généreux un geek, faut pas croire le contraire.. mais quand même un peu maladroit... oui oui, les flashs dans la tronche c'est lui aussi. Et les vidéos pourries sur Youtube qui dure trente secondes et qui font mal aux oreilles, c'est lui aussi. Merci beaucoup parce qu'après tout, on s'en fiche de la qualité des souvenirs. Sic.

Le bourré

Le gars hystérique qui gueule "Po po po po lo po popopo pooo" derrière toi et qui ne connait rien de Vincent Delerm qui joue actuellement sur scène, c'est pas grave, il braille quand même. Du coup tu te sens obligé de boire également, peut-être que tu supporteras mieux après... Bien qu'il chante faux, qu'il pue de la bouche et qu'il t'éclabousse de sa bière, il te fera marrer à la fin des concerts quand il sera couché par terre la tête dans son vomi. Dans quelques mois il sortira "Ce festival c'était un truc de malade !" et toi... ben la même chose mais pas avec les mêmes images en tête.

Le nostalgique
Avec moins de cheveux et plus de bedaine papy fait de la résistance. Souvenir d'adolescence, nostalgie du passé, il peut paraître parfois mal à l'aise au milieu de ces gens qui ne font pas partie de son monde. Il vient surtout pour siffloter l'air de Win Of Change de Scorpions qui, eux aussi, se retrouvent là avec moins de cheveux et plus de bedaine. Il a vu Johnny sur la même scène il y a trente ans, ça fait vingt-deux fois qu'il le répète, et alors ? Il a plein de choses à raconter au sujet de ce festival et il ne va pas s'en priver ! Il ne fera d'ailleurs plus que ça le reste du temps...

La baba-cool
Elle va balancer ses bras sur l'air d'accordéon de Sylv' et ses acolytes. Personne ne connait ce groupe qui commence la prog à 14h29 au moment de l'apéro, mais elle oui, et elle les adore ! Elle a même acheté leur CD en autoproduction sur amazon.com. C'est que Sylvain est très engagé et qu'il est merveilleux quand il chante "Arrêtez de jeter vos papiers par terre c'est mal...al al la lala". Bon en regardant autour d'elle, elle est désespérée de s’apercevoir qu'il y a plus de gobelets vides que de spectateurs mais son enthousiasme sans faille prendra le dessus et sa fête ne sera pas gâchée... un joint et ça repart ! Surtout qu'après y a Zaz.

La famille en vacances
En vacances au camping à côté, ils ne vont sûrement pas louper ça ! Bon une soirée de festoch' va leur plomber un peu le budget, mais c'est surtout pour faire plaisir aux enfants. Le problème c'est qu'il y a trois scènes, mais hors de question de se séparer ! On passe nos vacances ensemble ! Thérèse est ravie, Patrick Bruel va monter sur scène dans quelques instants, par contre les gamins tire la tronche... maman dit que Stupéflip qui passe sur la deuxième scène au même moment, c'est de la musique de sauvages.



 
*Les personnages et les situations de cet article étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite, assurément.


Pablito 

Thursday, August 8, 2013

Ronquières Festival


Qui l'eut cru ? Une telle affiche à seulement 10 minutes de chez moi ! Il faut dire que Ronquières, principalement connue pour son Beach Volley de village annuel, a mis les petits plats dans les grands ! Des têtes d'affiche comme Mika, Archive, Olivia Ruiz et Arno juste en dessous du plan incliné ... On me l'aurait dit que je ne l'aurais pas cru ! Mais trêve de bavardages ! Revenant de vacances mouvementées le samedi soir (le reste ne vous regarde pas, bande de curieux!!), me voilà déjà repartie, cernes sous les yeux pour la soirée mémorable du dimanche soir !


J'arrive sur le site avec une des navettes gratuites mises en service par la TEC. Très bonne initiative ! Ma place achetée, me voici sur le site ! J'assiste à la fin du concert de Tété que j'avais déjà eu l'occasion de voir aux Solidays. Le bonhomme, toujours de bonne humeur, semble avoir conquis le public ! Il est alors temps de se diriger vers la deuxième scène ... de l'autre côté du plan incliné ! En effet, la scène Babord et la scène Tribord s'opposent, chacune d'un côté du plan ! D'ailleurs, je pense que c'est à Babord qu'on a gueulé le plus fort (pour Suarez, à n'en pas douter) ! Mais il est temps d'aller applaudir Giedré ! Connaissant le personnage, je guettais un peu le public m'entourant ... Des enfants (glourps), des mamies (reglourps), quelques jeunes connaisseurs impatients et aussi, déjà, des médisants. Eh oui, Giedré ne fera jamais l'unanimité je pense ! Encore faut-il pouvoir lire entre les lignes du quatre-millième degré ! Mais non, Mamie, Giedré n'est pas pour la pédophilie, ni pour la pédokillie ! Tout ce qu'elle fait c'est souligner les travers de notre monde qui sont devenus à la limite du tabou ! Mais au fond, c'est de notre monde qu'il s'agit ... Après les classiques de la "jolie histoire", la chanson de contraception, "pisser debout" ou encore sa chanson engagée qui souligne que toutes les femmes sont des putes (bah oui, toutes nues sous nos vêtements, c'est trash quand même ! Allo, quatre-millième degré !), elle nous livre une chanson fédératrice, qui, comme Grégoire, rassemblerait tout le monde (enfin presque vu que les cul-de-jatte peuvent pas entrer dans la ronde avec Grégoire... C'est elle qui l'a dit, ne me fusillez pas !). Eh oui, nous faisons tous caca ... Sur ces belles paroles, changement de scène pour aller écouter notre chanteur BIO national qui commence à percer à l'étranger ! Il s'agit de se dépêcher à passer sous le plan incliné car le festival se veut très ponctuel ! A peine un concert fini, c'est l'autre qui commence ! Et quand des milliers de personnes se dépêchent d'aller au même endroit, ça peut faire des dégâts ! Saule commence donc son set pendant que certains ont la bonne idée d'aller chercher à manger ... D'ici 1h, il vous faudra au moins 1h d'attente avant d'être servi (2h si vous voulez manger cambodgien !). Mais on profite quand même de ses classiques comme Dusty Men qui cartonne en ce moment ! Pour les fans, il est possible de rencontrer l'artiste à la fin de son concert au stand mershandising, où il prendra le temps pour autographes, photos et discussions. 


Pendant ce temps-là, à Vera Cruz (ah non, pardon), c'est Eiffel qui se produit à Babord ! Le groupe de rock avait déchaîné les foules à l'Inc'Rock festival ... mais il faut dire qu'au Ronquières festival, le public n'est pas tout à fait le même. Habitués à un brin de folie, les Bordelais ont dû être un peu déçus par le manque de réaction du public. A tout moment le public peut aussi dire NON ! Eh bien, il s'est fait attendre, tandis que je m'égosillais... Pas cool.  Mais l'effet était plutôt général, public réservé dans l'ensemble ! Je me dis que l'ambiance sera plus au rendez-vous pour la belle Olivia Ruiz que je m'empresse d'aller applaudir ! Toujours aussi pétillante et dynamique, la jolie sudiste nous emmène dans son univers bien à elle ! Des classiques à ses nouvelles pépites, c'est un set sans embûche qu'elle nous livre, pour le plaisir de nos écoutilles ! Le public peine encore un peu... J'essaie, du haut de mon mètre septante-trois et à 1000km de la scène, de les emporter, de les encourager mais sans grand succès ! Lorsqu'Olivia annonce "J'traine des pieds" sensé entraîner un certain engouement, je crie un bon coup, pensant être suivie ... Mais non, je suis seule, encore ... Ce qu'elle remarque et ponctue d'un "Au moins, il y en a une à qui ça fait plaisir !". Eh oui Ronquières, je sais que tu as surkiffé ce festival ... mais tu l'as pas beaucoup démontré ... Quoique ... Il est temps de se diriger à Babord (again) pour applaudir Suarez ! Et là, surprise, c'est le feu dans le public ! Le public chante les paroles par coeur, danse, saute, montre ses petites mimines, crie ... Waouh, c'est lancé, c'est parti ! Le groupe belge a toujours autant la côte et chacune de ses chansons est un tube par chez nous ! Marc pourrait se contenter de jouer de la guitare en souriant, le public suit ! Très beau set, malgré quelques petits soucis de son en début de concert mais qui ne l'a en rien entaché ! On sent, deux-trois chansons avant la fin, une certaine tension dans le public ... Eh oui, c'est qu'il est tiraillé ! Mika va bientôt commencer à Tribord ... Alors que faire ? Partir avant la fin pour éviter le rush et être bien placé ou profiter de chaque minute de Suarez ? Nous décidons de partir pendant le rappel, comme de nombreux festivaliers ! 


C'est avec une douce chanson en français que Mika commence son set pour continuer avec une Grace Kelly dont certains couplets sont réaménagés en français ! Zut, me dis-je, comment vais-je pouvoir chanter avec mon splendide accent anglais ces paroles que je connais par coeur ? Me voilà vite rassurée quand il entonne Relax, Big Girls, Billy Brown et tant d'autres succès, tous des tubes ! Mika est de ces artistes qui aiment communiquer avec le public. Entre chaque chanson, une petite anecdote (eh oui les leçons de sifflage ça existe !), un petit mot ... d'un français limpide malgré quelques petites fautes de syntaxe (l'instit reprend le dessus) qui lui apportent un certain charme. Nous apprenons d'ailleurs qu'il va fêter prochainement ses 30 ans ! L'occasion pour le public d'égosiller un "Happy Birthday" mythique ! C'est pour ensuite "Celebrate" cela avec d'énormes ballons ! Parce que, oui, Mika ne fait pas les choses à moitié et nous en met plein la vue ! Et les oreilles ... quand il nous demande de fermer les yeux et de chanter avec lui "Underwater" en murmurant ... avant de le crier pour qu'on l'entende jusqu'à Bruxelles ! "Elle me dit" et "Love Today" continuent d'enchanter le public qui saute et danse ... L'heure du rappel a sonné et c'est sous une pluie de confettis que Lollipops permet au chanteur de tirer sa révérence ... 


Pari réussi pour Ronquières, c'est une très belle édition qui nous a été livrée, et à n'en pas douter que nous y reviendrons ! 

UkuTsuna