Sunday, July 21, 2013

CALI - L'amour parfait

Entre deux mojitos sous un soleil de plomb je me replonge dans des vieux souvenirs d'autant plus qu'en ce moment une date anniversaire mérite d'être le sujet d'un article.

Je me souviens des salles communales de Néfiach, de Salses, de Thuir, des villages catalans... A l'époque j'étais un fan indétronable des Kargol's, groupe ska-core perpignanais que je suivais dès que l'occasion se présentait et je me souviens avoir souvent croisé la route d'Indy et après de Tom Scarlett, les groupes successifs dont faisait parti un certain Cali. Je ne réécrirai pas l'histoire du comment du pourquoi du début de carrière de l'artiste, mais il est à souligner qu'en 2001 il a eu la belle idée de se lancer seul au piano et de composer les chansons qui feront naitre "L'amour parfait", son premier album solo qui fête cette année ses dix ans. Amateur de musique et curieux de naissance, très vite j'ai prêté une oreille amusée par ce choix de carrière d'une personne qui de concerts en concerts m'étais devenue musicalement familière et dont l'album se retrouvait dans un autre rayon que celui des artistes et groupes locaux. C'était une première pour beaucoup de monde dont je faisais partie.

Derrière son titre ironique, L'amour parfait raconte l'histoire d'une douloureuse séparation en treize chansons qui vacillent entre douceur amère, colère, rage et lueur d'espoir arrachée comme on peut. Le catalan chante une femme qui va s'en aller Elle m'a dit, ou qui revient après avoir passé la nuit avec un autre C'est toujours le matin, la supplie à genoux Tes désirs font désordre, et puis bon débarras Le Grand Jour... pour qu'au final il nous fasse croire que Tout va bien, que L'amour est parfait... il paraît...

Si le prix à payer
Est de mourir étouffé de chagrin on s'en fout
Ça vaut le coup
D'oser s'aimer maintenant peut être trop fort
Mais d'y croire jusqu'au bout
(L'amour parfait)

Avec tout ça, il aurait pu tomber dans la catégorie des artistes dépressifs à mourir d'ennui mais avec son accent qui chante (gloire à Pilule et André - désolé fallait que je le place), sa musique absolument jouissive aux rythmes festifs, classique et celtique qui contraste avec son écriture ravageuse, pas forcément gaie mais qui nous tire vers la bonne étoile et avec son énergie rock et punk il réussit d'entrée un coup de maitre et impose son style. Un vent nouveau souffle désormais sur le paysage musical français à l'aube de ces années 2003-2004.

Mais il n'y a pas que la tempête de l'amour assassin qui souffle dans cet album. Il rêve toujours Fais de moi ce que tu veux, il veut se donner les moyens d'y croire encore Pensons à l'avenir, il a compris qu'il fallait encore espérer J'ai besoin d'amour, et que au plus profond du désespoir, l'espoir a besoin d'être nourri C'est Quand Le Bonheur ? On ne s'en doutait pas, mais il ne faisait que commencer...


Alors dix ans après combien de personnes parmi nous voteront la main levée pour dire que cet album est devenu un album culte ? Un album référence ? Un album qui a sauvé des vies torturées par l'amour ? Je lève la main bien haute. Même les deux. L'amour parfait a dans son titre un mot pour définir l'OVNI que Cali nous avait offert cette année là : Parfait. Il n'y a pas d'autres mots, oui Parfait.

Pablito


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Déferlantes d'Argelès-sur-mer - Mardi 09 Juillet 2013

Les 7-8-9 Juillet c’était les DEFERLANTES d’Argelès sur Mer, tout près de Perpignan. Pour ma part, j’y suis allée le 9 Juillet avec une belle affiche rock en prime : Iggy Pop & the Stooges, The Hives, Asaf Avidan, Skip the Use (en remplacement de Motorhead qui a annulé sa tournée estivale suite aux problèmes de santé de leur chanteur légendaire Lemmy), Jake Bugg, Lescop, Bow Low et BBBrunes.



C’est un jeune festival qui en est à sa 7èmeédition et qui se déroule dans un cadre magnifique :  le domaine viticole du Château de Valmy.  Sur votre droite, vous avez le beau château, sur votre gauche les deux belles scènes côte-à-côte (dont l’une avec la mer à l’horizon) pour nous permettre de ne pas attendre entre les concerts et de ne rien rater des concerts ; en face de vous une belle pente pleine de pins pour patienter à l’ombre jusqu’aux premiers concerts … WAOU !




18h : nous commençons le marathon des concerts avec le groupe français Bow Low. Groupe assez sympa à écouter. Voici leur chanson phare : Little river.
Le deuxième concert m’a permis de découvrir le prodige anglais Jake Bugg.C’est un univers folk, très agréable à écouter. Il m’a impressionnée car il changeait de guitare presque à chaque chanson.
Ensuite nous avons eu droit à Lescop, chanteur ayant plus ou moins le même timbre de voix que Daho. Je n’aime pas du tout donc je n’ai rien suivi du concert.


Les choses sérieuses commencent enfin à 21 h ! Skip the Use entre en scène. Le chanteur s’excuse auprès du public car il est malade  et d’ailleurs ça s’entend car lorsqu’il parle avec le public il a une voix de canard. Le public a acclamé le groupe dès le début du concert ; ça leur a fait chaud au cœur puisqu’ils n’étaient pas prévu dans la programmation de base. Grand moment vers la moitié du concert : Skip the Use décide de rendre hommage à Motorhead puisque c’est ce groupe qu’ils ont remplacé au pied levé. Je vous laisse écouter cette reprise de Ace of Spades . Je pense que les nombreux fans de Motorhead ont apprécié ce clin d’œil de feu !
A la tombée de la nuit, mon chouchou , le fameux Asaf Avidan (dont nous vous avons parlé il y a 2 ans lors de la sortie de son album Poor Boy Lucky Man ), entre sur la scène du Château. N’ayant jamais accroché à son dernier album (en solo sans The Mojos), j’ai été très déçue qu’il ne chante quasiment que ces chansons-là. Cela n’enlève rien à son talent mais j’avais adoré et adulé l’univers folk des deux premiers albums.  Les dernières chansons de son set ont donc été du bonheur pour mes oreilles. Le meilleur moment ? Un Hangwoman d’anthologie !   Bien évidemment nous avons eu droit à Reckoning Song . Le public ne connaissait que le remix de ce titre ; j’ai eu un sacré moment de stress lorsque cette chanson SU-BLI-ME a été gâchée par le public. Pour la petite histoires, sachez qu’Asaf Avidan déteste le remix One Day…Ce doit être ça la rançon du succès !
23h : LA légende Iggy Pop accompagné de son groupe The Stooges met le feu au Château Valmy. L’Iguane a fait son show comme je me l’étais imaginée : musique très forte (je m’attendais à bien pire !), les classiques ont tous été chantés, un concert très puissant tant au niveau du son comme de l’ambiance. Le public était là pour eux ce soir-là ; nos papys du rock l’ont vite compris et ont empiété sur leur temps de passage avec en prime un rappel pour nous interpréter  The Passenger !!Bref, Je ne peux que résumer cette heure trente par un mot : le BONHEUR d’avoir vu cette légende du rock !! Je ne crois pas qu’Iggy et ses compères  soient « ready to die ».  
Il y a un petit bémol dans la programmation de ce mardi des Déferlantes : passer du charisme et de la puissance d’Iggy & the Stooges à la musique des BB Brunes a été rude pour nos oreilles…

Dernier concert de l’édition 2013 : « mesdames et messieurs The HIves !! » . Pour moi ce groupe aura été la grosse découverte du festival. On m’avait dit que le chanteur avait beaucoup de charisme (et de charme). C’était un euphémisme ! J’ai beaucoup aimé l’échange que le groupe a créé avec le public ; le chanteur Howlin' Pelle Almqvist est complètement survolté, plein d’humour ; et musicalement ça envoie du lourd, du très lourd ! Et c’est après avoir divisé le public en deux parties que le  concert des Hives et les Déferlantes 2013 se terminent…