Wednesday, February 27, 2013

Oldelaf, artiste révélation

Avec une voix de plus sur les incontournables Skip The Us, Oldelaf remporte la victoire dans la catégorie "artiste révélation" de nos victoires de la musique.

Il faut reconnaître qu'après la sortie de son premier album "Le monde est beau", Oldelaf n'a pas cessé d'être au cœur de l'actualité en 2012, notamment avec ses passages à la radio pour chanter ses tristitudes, ou encore, avec une tournée à succès qui s'est achevée en janvier dernier par l'Olympia.




Après le succès de "La tristitude", Oldelaf a innové en terme de clip vidéo avec "Le monde est beau" qui est en lice dans la catégorie Vidéo-clip, avec, qui sait, peut-être une deuxième victoire à la clef !



L'actualité du chanteur continue avec quelques dates en 2013, notamment à l'Alhambra de Paris..

Boulevard des airs - Révélation scène

Bon ok, nos victoires de la musique ne sont pas aussi prestigieuses que celles sur France 2, mais voici une belle consolation pour Boulevard des airs qui termine en tête de notre sondage avec 50% de votes.



L'engouement de vos votes prouve à quel point la présence de Boulevard des airs dans nos nominés n'a rien d'anodin. Nous en parlions sur le blog cette année à l'occasion du festival LaSemo, et si comme Pablito*, vous n'avez toujours pas entendu une chanson de ce groupe (*la hoooonte ! -joke), alors laissez-vous transporter par un savant mélange de mélodies cuivrés teintées d'une ambiance rock et reggae, qui va vous transporter dans un bien agréable monde.


Monday, February 25, 2013

FUN., groupe international

Pour la catégorie "groupe international", nous avons remarqué, chers lecteurs, que nous avions les mêmes chouchous, le groupe FUN.!

 
Alors à moins d'avoir vécu dans une grotte perdue sur une île déserte durant l'année 2012, il est tout simplement impossible que vous n'ayez jamais entendu, fredonné, ou peut-être même chanter à tue-tête (et très faux, sinon ce n'est pas drôle), leur single "We are young"!
On vous en a également déjà parlé à plusieurs reprises sur le blog et on ne vous cache pas que de savoir que vous les appréciez tout autant que nous, nous fait extrêmement plaisir.
Bien que ce soit avec leur second album "Some Nights", sorti en février 2012 que le groupe a réellement explosé des deux côtés de l'Atlantique, il faut tout de même noter que leur premier album "Aim and Ignite", sorti en 2009, est, lui aussi, truffé de petites pépites qui valent le coup d'oreille.




Ils sont actuellement en tournée à travers le monde et peut-être faites-vous partie des chanceux qui les (re)verront sur scène lors de leur second passage à Paris, le 11 avril prochain?  Nous vous le souhaitons en tout cas.

L'équipe d'En chanson 

Nadéah et Birdy, artistes (ex-aequo) interprètes féminines non-francophones

Vous avez voté et ce sont donc deux artistes ex-aequo, avec des univers bien distincts, qui remportent cette catégorie, à savoir Nadéah et Birdy.




La première, Nadéah, est l'une de nos petites préférées, on vous en a d'ailleurs parlé à plusieurs reprises. C'est avec son album "Venus Gets Even", sorti en septembre 2011, que Nadeah a parcouru les scènes durant l'année 2012, en assurant, entre autres, les premières parties de Moriarty, AaRON ou encore The Do. Elle a également assuré des dates en solo dont, par exemple, celle à La Boule Noire dont on vous a déjà parlé également et pour laquelle elle avait invité plusieurs de ses amis.


L'univers acidulé et riche en couleurs de la Dame nous a séduits et nous ne sommes apparemment pas les seuls, vu les résultats de vos votes!

La seconde, Birdy, est surprenante par la maturité et la clarté de sa voix quand on sait qu'elle n'a même pas encore 17 ans! C'est par sa reprise du titre "Skinny Love" de Bon Iver que celle-ci se fera connaître internationalement lors de la sortie de son premier album en novembre 2011. Son talent lui promet un bel avenir et une carrière internationale digne des plus grands.
Elle travaille actuellement en studio sur son second album qui devrait sortir dans le courant de l'année 2013.


L'équipe d'En Chanson

Sunday, February 24, 2013

JULES et le vilain orchestra - Le sale gosse



Jules débarque avec un nouvel album pour lequel il est probable que pas mal d'oreilles tombent sous le charme, si ce n'est pas déjà fait.
Pour être honnête, je n'avais écouté que le single "Mal barré" et j'ai beaucoup aimé, mais lorsque j'ai reçu l'album il est resté muet trois jours à côté de la chaine Hi-Fi. Je passais devant, je regardais la pochette et, même si quelque chose m'attirait, je n'osais pas glisser le disque dans le lecteur. Un peu trop timide, peur peut-être de ne pas apprécier.
C'est tout et finalement sans intérêt.

Dès que je me suis lancé, la première chanson a provoqué chez moi ce que j'adore. Un électrochoc d'extase, une bouche qui s'ouvre et lâche le mot qu'il faut au bon moment : Whaou ! C'est ce qu'on appelle un coup de foudre n'est-ce pas ?

Toutes trompettes en avant avec un clavier entraînant, l'album s'ouvre avec "Nemours", une contre chanson d'amour qui semble être sortie des tripes, avec une énergie incroyable et un humour décapant. Il m'a juste fallu le deuxième morceau "Louanges" pour rentrer définitivement dans l'album. La même recette s'applique, c'est rock'n'roll, le verbe est relevé et les vers sont raffinés. Et puis, si vous appréciez, comme moi, les refrains repris en chœur, vous allez kiffer, c'est juste jubilatoire.

"Je me contente" fait comprendre entre les lignes qui est l'artiste... "Aimer ce que j'ai sans renifler chez le voisin, prendre le bon coté et voir le verre à moitié plein"... on le cerne un peu mais sans s'arrêter de gigoter pour autant. Par la suite, Jules enfile plusieurs costumes pour chanter les vies d'un homme comme lui, comme vous, comme moi, comme nous. Avec une assurance déroutante et une légèreté rassurante, tout y passe, les femmes, c'est "Mal barré" (le premier single de l'album), la politique "Par amour", la famille "Des réacs" ou "Le dimanche pascal", avec humour "Jean-Jacques", ou en rendant un hommage à l'une de ses influences en reprenant "Mon copain Bismarck" de Nino Ferrer.

A être totalement absorbé, on ne se rend pas compte que l'album tire à sa fin avec "Maintenant que je suis seul", une ballade tendre qui commence tout doucement pour finir dans un splendide solo de trompettes, et quand la dernière note disparaît, on ne peut qu'applaudir pour le morceau et l'ensemble de l'album parfaitement réussi.

Après "Les Années douces" et "L'homme le plus fort du monde", ce troisième opus aura -je lui souhaite, bien que je n'en doute pas- un beau succès. Une voix de velours, des chansons aux ingrédients savoureux : une écriture de sale gosse talentueux, des rythmes enflammés, des refrains chantants, la recette parfaite pour faire éloge à la chanson française et qui confirme que Jules n'a pas besoin de jouer des coudes, il a une belle place dans le paysage musical. Bref sinon est-ce qu'il est sympa Jean-Jacques ?

Pablito



01 - Nemours
02 - Louanges
03 - Je me contente
04 - Mal barré
05 - Jean-Jacques
06 - La prudence
07 - Des réacs
08 - Le dimanche pascal
09 - Vilain
10 - Un cri
11 - Mon copain Brismarck
12 - Par amour
13 - La bonne nouvelle
14 - Maintenant que je suis seul

Sortie de l'album le 04 mars 2013

Saturday, February 23, 2013

Charlie Winston, artiste interprète masculin non-francophone


C'est avec une large avance que celui qu'on appelait "l'homme au chapeau" remporte la Victoire de la catégorie de l'artiste interprète masculin non-francophone. Vous l'avez compris Charlie Winston nous a séduits, une fois de plus ! 

Ce talentueux artiste anglais a trouvé, auprès du public de la francophonie, une belle reconnaissance. Son premier single "Like a hobo" a directement été un vrai succès et nous a poussé à s'immerger dans son univers. Son deuxième album, "Running Still" est sorti à la fin de l'année 2011. L'année 2012 a été subtilement imprégnée de la patte Winston. Sa tournée s'est terminée cet automne mais nous vous tiendrons évidemment au courant des futures news, que nous attendons aussi impatiemment !







Wednesday, February 20, 2013

Archimède, groupe francophone


Vous avez voté, nous avons voté et voilà le résultat, c'est Archimède qui remporte la victoire de groupe francophone. Comme pour l'artiste féminine francophone, c'était serré, vous étiez nombreux à plébisciter Suarez quand c'est Archimède et Tryo qui étaient en tête de notre côté.

Après avoir sorti leur deuxième album, Trafalgar,  fin 2011, le duo originaire de Laval a parcouru les routes de France en première partie des concerts d'Hubert Felix Thiéfaine ou de Bénabar, mais également pour leur propre tournée Trafalgar Tour. Ils ont notamment fait un arrêt à La Cigale le 24 mai 2012.
Leur tournée s'est achevée dimanche dernier et ils vont maintenant se concentrer sur leur troisième opus.


L'équipe d'En Chanson

Saturday, February 16, 2013

Olivia Ruiz, Artiste Interprète féminine francophone


Voici la première victoire serrée de notre sondage ! En effet, les lecteurs ont avantagé d'une seule voix Giedré ! Mais il ne faut pas oublier que nos votes comptent aussi et ceux-ci ont fait pencher la balance en faveur d'Olivia Ruiz

Son album, "Le Calme et la Tempête", sorti début décembre a remporté un franc succès et est d'ores et déjà disque de platine. Olivia vient de débuter sa tournée et nous avons justement eu l'occasion de la voir hier soir à l'Ancienne Belgique (nous en reparlerons bientôt). Débordant d'énergie et d'émotion, la jeune femme semblait ravie de reprendre la route d'une tournée. N'hésitez pas à aller l'applaudir !



Merci pour votre participation et rendez-vous demain pour élire le Groupe Francophone !

L'équipe En Chanson

Wednesday, February 13, 2013

-M- , Artiste Interprète Masculin Francophone


Vous avez voté et nous aussi. -M- remporte cette première victoire avec 43,3% des voix face à Daguerre (26,7%), Cali (22%) et Jean-Louis Aubert (8%).

Après la sortie de son album, Îl, fin 2012, le chanteur sera en tournée dans toute la France en 2013. De nombreuses dates sont d'ores et déjà complètes, mais peut être en trouverez-vous une qui vous va en cliquant sur le lien suivant.


Merci pour votre participation et à demain pour voter pour l'artiste interprète féminine francophone.


L'équipe d'En Chanson

Tuesday, February 12, 2013

Nos victoires de la musique

Vendredi soir avaient lieu, au Zénith de Paris, les traditionnelles Victoires de la Musique qui revenaient pour leur 28ème édition ! Nous étions tous devant notre télé et un même constat a été tiré pour chacun de nous : plusieurs catégories nous ont déçus. Voilà qui nous a donné une idée : Organiser les Victoires de la Musique d'En Chanson ! Nous nous sommes vite aperçus qu'il était très difficile de nommer uniquement 4 artistes par catégorie ! Après de multiples mises en commun et votes voici, ci-dessous, notre liste finale. Maintenant, c'est à vous de jouer ! Chaque jour, nous soumettrons à vos votes les artistes d'une catégorie ! Vous aurez 24h pour voter. Les votes des lecteurs compteront pour 60% des voix. Les 40 autres % seront les votes des auteurs du blog. A vos claviers, en espérant que vous serez nombreux à faire entendre votre voix !


Artiste interprète masculin francophone

-M-
Jean-Louis Aubert
Cali
Daguerre

Artiste interprète féminine francophone

Olivia Ruiz
Giédré
Berry
La Grande Sophie

Groupe francophone

Dionysos
Tryo
Suarez
Archimède

Artiste interprète masculin non-francophone

Charlie Winston
Hugh Coltman
Asaf Avidan
King Charles

Artiste interprète féminine non-francophone

Birdy
Nadeah
Lou Doillon
Julia Stone

Groupe international

Fun.
The Lumineers
Coldplay
Of Monsters and Men

Groupe ou artiste révélation

Jukebox the ghost
School is cool
Skip the Use
Oldelaf

Révélation scène

Walk the moon
Boulevard des Airs
Foster the people
Skip the use

Album de chansons francophone

Vernet-les-Bains – Cali
Îl - -M-
Charabia – Barcella
Géant - Saule

Album de chansons non-francophone

My head is an animal - Of Monsters and Men
 The Lumineers (éponyme)
Some Nights - FUN.
Entropology - School is cool

Album Rock

Can be late - Skip the Use
The fight – Lilly Wood and the Prick
Vampiric Way – The Bewitched Hands
Bird’n roll - Dionysos

Album urbain

Le chant des sirènes – Orelsan
Paris Sud Minute - 1995
Extra-lucide – Disiz
Roi sans carosse – Oxmo Puccino

Album du monde

Revoltosa – Bongo Botrako
Sigue Luchando – El Communero
Kingdom Tavern – Soldat Louis
C’est la vie – Khaled

Album Electro

Tetra – C2C
Pony Pony Run Run – Pony Pony Run Run
Panic – Caravan Palace
Electric Soul – Zenzile

Chanson originale francophone

Mojo - -M-
Ma douce – Barcella
L’amour est éternel – Cali
Dusty Men – Saule et Charlie Winston

Chanson originale non-francophone

We are young – FUN.
Ho Hey – The Lumineers
Little talks – Of Monsters and Men
To win the world - Puggy

Tournée / concert

Charlie Winston – Running Still Tour
Bénabar – Les benefices du doute Tour
Coldplay – Mylo Xyloto Tour
Shaka Ponk – The Geek Tour

Vidéo-Clip

Le monde est beau – Oldelaf
Hello alone – Charlie Winston
To win the world – Puggy
Mojo - -M-

Thursday, February 7, 2013

Jil is Lucky à La Maroquinerie - 06/02/13



Mercredi 6 février, cette date était marquée dans mon calendrier depuis septembre dernier. Pourquoi? Parce qu'elle marquait le retour sur scène de Jil Is Lucky (abstraction faite de la Recycling Party en septembre dernier). Jil, je vous en avais parlé lors de mon premier billet sur le blog, ICI. J'attendais cette date avec beaucoup d’impatience et, je ne veux pas vous spoiler, mais je dois dire que l'attente en valait largement la peine!  


La première partie est assurée par un duo belge venu de Bruxelles, Joy Wellboy. Il est composé de la chanteuse Joy Adegoke  et du réalisateur Wim Janssens. Leur musique est assez indescriptible. C'est un mélange de pop rock électro, tout ça est mis dans une boîte, secoué très fort et leur musique est le résultat de ce qui sort de cette boîte. 
La chanteuse chante, saute, danse ou sautille tel un boxer sur le ring. Sur certains titres Wim fait les choeurs et sur d'autres, il chante davantage, comme sur l'avant dernier morceaux qu'ils nous ont joué et dont j'ai complètement oublié le titre. Et je dois avouer que c'est ce que j'ai le plus apprécié. J'aurais bien voulu l'entendre davantage. 
Pour résumer, ils ne sont pas mauvais, mais je dois avouer que je n'ai pas particulièrement accroché à leur musique. 

Vient ensuite le moment tant attendu! Le public semble aussi impatient que moi de voir arriver les garçons sur scène. Ça crie, ça applaudit, les lumières s'éteignent, ça crie plus fort. Les musiciens apparaissent, puis c'est au tour de Jil, qui brille de mille feux avec sa chemise à paillettes et ses chaussure vernies! Pour leur retour, ils sont tous sur leur 31. 
Tout au long du concert, ils nous offrent en avant première des titres du nouvel album, ainsi que d'anciens morceaux placés ici ou là. 
Les anciens morceaux ont subi un relooking. Ils ont été complètement déshabillés pour être rhabillés. Ils retrouvent une deuxième jeunesse, à l'instar de "The Wanderer" ou "I may be late" (qui elle vit une troisième jeunesse).


Comme je l'ai dit au début, j'avais eu la chance de voir Jil sur scène en septembre dernier et il nous avait présenté quelques nouveaux morceaux. Peut être les conditions n'était-elles pas optimales ou bien les répétitions étaient trop fraîches, mais j'étais sortie du concert un peu mitigée. Et on sait tous que les artistes sont attendus au tournant quand ils sortent un deuxième album. Il faut savoir se renouveler sans pour autant trop s'éloigner du premier opus pour ne pas trop déstabiliser les fans (tout en se faisant plaisir à soi en tant qu'artiste). Enfin bref, tout ça pour dire que j'avais quand même un peu peur. Mais après hier soir, mes peurs se sont toutes envolées! Les nouveaux titres ont une sonorité plus pop avec des touches électro, mais gardent quand même la patte Jil Is Lucky. 


Sur scène, on retrouve toujours la fine équipe autour de Jil, Julien "Bensé" Bensenior, Antoine Kerninon, Arnaud Crozatier, et Steffen Charron. Et sur cette tournée un petit nouveau a rejoint le clan. Enfin petit nouveau, pas tout à fait car Guillaume de Chirac, échappé du groupe Landscape,  faisait partie de la tournée de Bensé. 

J'étais un peu déçue au début de voir qu'Arnaud était venu sans son violoncelle, mais devinez qui était de retour pour le rappel? Le violoncelle bien sûr!!! En effet, Jil nous a offert une petite cession acoustique tout d'abord en duo violoncelle / guitare pour "Supernovas" et "Without You". Et non je n'avais pas la larme à l'oeil pendant Supernovas, c'était juste une poussière (ou presque). Le reste des musiciens revient ensuite sur scène pour nous interpréter deux morceaux supplémentaire en formation acoustique. Pour cela, Julien se met aux percussions et Antoine délaisse sa batterie pour le saxophone. Ils jouent "When I'm Alone" et "Judas Loew's mistake". Tous ces titres sont bien entendu repris en choeur par le public qui se fait une joie de les ré entendre. 


Tout ce petit monde quitte la scène sous un tonnerre d'applaudissements et un public qui rappel Jil en choeur pour un dernier titre. Bien évidemment, on sait tous quel titre tout le monde attend pour finir ce concert et le voeu du public sera exaucé, "Hoovering Machine" vient clore cette soirée de façon magistrale. Le morceaux reste quasiment inchangé et est joué comme sur la tournée précédente, ce qui me fait plutôt plaisir car je retrouve les émotions qu'elle me procurait à l'époque avec cette montée en puissance et les poils qui se dressent sur les bras au fur et à mesure qu'on avance dans le morceau. 

En ce qui concerne Jil en lui-même, il semblait très ému et ravi de remonter sur scène et de retrouver son public. Comme il n'a cessé de le répéter tout le concert d'ailleurs. C'est un Jil reposé et, je trouve, plus serein qui était sur scène. Il a passé la soirée à faire des blagues et interagir avec le public ce qui était très plaisant. 

En bref, ces retrouvailles avec Jil étaient tout à fait à la hauteur de ce que j'attendais et je suis sortie de ce concert avec des douleurs au zygomatiques après avoir passé 2h à sourire bêtement! Il ne reste plus qu'à attendre (im)patiemment la sortie de l'album, In the Tiger's bed, le 18 février prochain et les concerts à venir dont le 16 mai prochain au Trabendo!

Liste des concerts à venir : ICI

Lo'birds

Wednesday, February 6, 2013

Neon Trees à La Maroquinerie





Samedi Dernier, le groupe venu de l'Utah, Neon Trees, posait ses valise à Paris pour la première date de leur tournée européenne. Neon Trees est un groupe qui a été créé par Tyler Glenn (chant, clavier) et Chris Allen (guitare et choeurs) et dont Branden Campbell (basse et choeur) et Elaine Bradley (batterie et choeur) sont venus grossir les rangs. Sur scène, ils sont accompagné par un guitariste additionnel, David Charles. Ils ont sorti un premier album, Habits, en mars 2010, puis Picture Show en Novembre 2011.

Mais revenons en au concert de samedi. La première partie est assurée par un groupe français, Air Bag One. Air Bag one, ce sont trois garçons, un à la batterie et deux à la guitare électrique. Je ne me souviens pas avoir vu de basse, mais peut être est-ce ma mémoire qui me joue des tours. Sur scène, ils livrent une musique rock avec des touches électro où les riffs de guitares s'entremêlent à la batterie énergique!! Ça bouge, c'est dansant et les garçons ne sont pas mauvais du tout,  mais je dois avouer que je n'ai pas eu de véritable coup de coeur. Une partie du public semble avoir apprécié et c'est tant mieux.



C'est ensuite au tour des américains déjantés de prendre possession de la scène. Dès les premières notes "Moving In The Dark", le public est survolté et ça augmente encore quand Tyler apparaît pour poser sa voix sur la musique. Il chante, danse ( d'une manière qui lui est très personnelle) bouge. Il ne tient pas en place et donne tout ce qu'il peut au public. Les personnes présentes dans la salle semblent ravies. Tout le monde danse sur "Sins of my Youth" ou "Lessons in love" et / ou chante comme sur "1983" ou "Trust".

Tyler nous offre une version très épurée de "Your Surrender" pour laquelle il est seul sur scène au piano. Cette version donne une autre dimension au morceau et ça fait plaisir de l'entendre sous cette forme.


Sur le devant de la scène, une caisse est posée et Tyler monte dessus régulièrement, ou s’assied dessus. Au premier rang, on se retourne et on se fait prendre en photo avec le chanteur par ses amis. Peut-être aurais-e aussi fait cela si j'avais eu entre 15 et 20 ans, mais il est vrai que je suis nettement plus proche de la trentaine.
Nous faisons aussi un petit retour en 1982 quand le groupe reprend le tube de Human League, "Don't you want me". Ça chante et ça saute dans la Maroquinerie. Les années 80 ne sont pas encore mortes!


Puis vient LA chanson attendue par tout le monde ( un peu plus que toutes les autres en tout cas), LA chanson qui les a fait connaître, "Animal". c'est à ce moment là que l'ambiance atteint son paroxysme. Les personnes qui mangent au restaurant au dessus ont surement dû entendre le public chanter (non non je n'exagère pas du tout) en choeur avec le groupe. Tyler tend son micro pour laisser le public s'exprimer, ce que ce dernier fait avec grand plaisir.


Le groupe revient ensuite pour un rappel durant lequel ils interprètent "I am the DJ" et c'est  le premier single extrait de leur deuxième album "Everybody Talks" qui vient conclure le concert.

Je dois dire que je n'ai pas été déçue par la prestation du groupe et que je suis bien contente d'avoir pu les voir sur scène! Seul bémol, la durée du concert, à peine 1h. J'ai trouvé ça beaucoup trop court, mais bon j'ai déjà de la chance d'assister à un concert de qualité, ce qui est déjà une bonne chose! Prochain rendez-vous, en première partie de Maroon 5 le 2 juillet prochain à Bercy!!!

Lo'Birds

Sunday, February 3, 2013

You and You, Suarez et Saule - [Pias] Nites à La Flèche d'Or


Mercredi soir, 30 janvier 2013, La Flèche d'Or accueille une nouvelle soirée [Pias]Nites aux 2/3 belge. En effet, outre You and You, qui est français, les autres artistes présents ce soir-là sont Suarez et Saule qui nous viennent tout droit du plat pays. 


C'est You and You qui ouvre la soirée tout en douceur. Felix à la guitare est accompagné d'un musicien au clavier et au piano. Ils nous interprète des chansons de son EP et de son premier album à sortir en version acoustique. J'ai déjà eu la chance de voir You and You sur scène au Gibus et j'avais beaucoup aimé. Mais je dois avouer que je n'avais pas creusé le sujet à fond, je ne connais donc pas beaucoup de titres qui sont joués. La voix de Félix nous transporte au fil des chansons et j'adhère totalement à ce qu'il nous propose. J'espère pouvoir le revoir en formation complète pour en profiter encore davantage. 




C'est ensuite au tour de Suarez d'investir la scène. Marc et ses acolytes ne semblent pas être très connus du public présent, mais ce dernier semble réceptif à leur musique. La dernière fois que je les ai vus, c'était aux Francos de Spa l'été dernier et on peut dire qu'il y avait autrement plus de monde, mais les Belges mettent autant de cœur dans leur musique et délivrent tout autant d'énergie. Ils nous interprètent principalement des titres de leur premier album et quelques-uns du deuxième dont leur reprise de "Porque Te vas", "L'indécideur" ou "Qu'est-ce que j'aime ça". Ils restent sur scène pendant 45 minutes, ce qui à mon goût, n'est vraiment pas assez!!! Vivement une prochaine date à Paris (ou ailleurs), même si je sais qu'ils sont sur la fin de leur tournée!


Vient enfin le dernier artiste de la soirée, Saule, qui est là pour nous présenter son nouvel album, Géant, qui  sortira de notre côté de la frontière le 18 mars prochain. Il entame le concert par "Home Sweet Home", puis nous offre une version très rythmée de "Chanteur Bio". Il enchaîne ainsi les titres de son nouvel album. Puis vient se glisser le titre "Personne" tiré de son 2ème album, et qu'il chantait sur cet opus en duo avec Dominique A. Pour son titre "Dusty Men", qu'il chante en duo avec Charlie Winston, Saule invite sur scène l'homme au chapeau qui est acclamé par le public. La version enflammée du titre semble ravir le public qui en  redemande. Il finit son set par une version très rock du titre "L'Inventaire". Il revient pour un rappel tout d'abord seul en scène avec un ukulélé pour tailler un costard à la chanson française avec un morceau dont le titre est... "Chanson Française". Il reprend ensuite un titre de son premier album "Saule". Le concert se termine sur une très belle reprise des Beatles "Blackbird", chanson qu'il interprète en duo avec Charlie Winston. 



On ne va pas se mentir, une grande partie du public était présent ce soir-là pour voir Charlie Winston, mais j'espère qu'ils auront eu l'occasion de faire de belles découverte aussi, car on peut dire que c'était une très belle soirée comme on en voudrait plus souvent.

Lo'birds

PROHOM - Un monde pour soi



En ce début d'année 2013, l'électro-rock se doit d'être en fête avec la sortie d'Un monde pour soi. A mi-chemin entre la poésie d'un Dominique A et la sonorité d'un Mickey 3D, Prohom nous livre un quatrième album vraiment bien réussi. Tant visuel que musical, cet album mérite de s'installer dans les premières places des incontournables sorties du moment.

L'univers de Prohom ne surprend pas lorsque l'on s'intéresse de plus près au personnage. Logiquement auteur et compositeur, Prohom est également issu du monde du spectacle. Interprète, comédien, clown, la succession de ces parcours artistiques dessinent peu à peu le squelette d'un univers qui lui est propre, et c'est ce qui fait généralement la force des grands artistes. Visiblement avec ce quatrième opus, Prohom semble atteindre le sommet de son art et les douze nouvelles chansons que je découvre ne me feront pas penser le contraire.


"On va pas faire semblant ce soir, on va les échanger, nos vibrations, nos désespoirs, on va les mélanger. On en fera de l'or, on va les trouver nos trésors, on va pas faire semblant ce soir, on va la créer notre histoire..."


Entre questions préoccupantes : "Comment lutter", "A quoi me fier ?", "Quand reviendras-tu ?" et un duo surprenant "Au coin de la rues" avec la délicieuse présence de Carmen Maria Vega, l'album avance à coup de rythmiques et de textes forts qui nous entraînent dans des émotions pures et parfois dures. "Je voudrais que tu sois morte", titre-phare de l'album, dont le clip aux images douces mais aux paroles douloureuses en est la preuve, montre un Philippe Prohom extrêmement touchant, capable, dans ses ballades, de décrire, avec ses mots à lui, les malaises d'une vie et ce, d'une bien belle manière : "L'encre au bout des doigts", mais surtout "Madame Canaille" ou encore "Dis-toi".On se jette alors sur le livret pour approfondir son plaisir et se régaler d'une écriture magnétique.
A ré-écouter "Demande-moi" ou "Un mot sur tes lèvres", on comprend alors que Prohom préfère les doutes et s'en accommode aisément pour mieux avancer, et c'est en somme toute logiquement que son âme sensible supplie qu'il est l'heure de faire le mort, pas seul mais accompagner, dans "Âme or". "Un monde pour soi" clôture de façon dynamique et offre un final lumineux qui caractérise bien quarante-huit minutes de son exaltant qui se sont écoulées.

Un album somptueux, le genre de disque qu'on aime glisser dans son lecteur pour laisser le temps flotter l'instant de quelques chansons, et s'offrir... oui... un monde pour soi...

Pablito




Le site officiel de Prohom