Monday, January 30, 2012

Quand AaRON envoûte l'Ancienne Belgique - 27 janvier 2012

Mon premier concert de l'année 2012 et quel concert!

19h45, c'est Nadeah qui entre en scène et ouvre la soirée. Les premières parties commencent souvent avant 20h à l'AB et quand on l'ignore, on se fait surprendre et on rate parfois de bien belles découvertes ou confirmations scéniques. Cette fois-ci, je ne me fais pas avoir et je suis à l'heure au rendez-vous.
Nadeah, je l'ai découverte sur le plateau de Taratata lors d'un duo avec Charlie Winston, j'ai bien aimé, j'ai creusé un peu plus sa discographie et j'ai totalement adhéré à son univers musical rose-bonbon acidulé, un brin provocateur et complètement fou.
Sa prestation scénique de vendredi vient tout simplement confirmer tout le bien que j'en pense!



21h, les lumières s'éteignent, la salle est archi-comble, le public est chaud bouillant et c'est avec le titre "Inner Streets" que le duo, accompagné de leurs trois acolytes, entre en scène.
Dès les premières notes, la magie opère et le public s'embrase. Je suis réellement surprise par l'ambiance qui règne dans la salle. J'avais eu l'occasion de voir AaRON à Forest National en avril dernier et j'avais déjà remarqué que leur public était bien présent. Mais là, ce n'est quasiment en rien comparable avec l'ambiance qui règne ce soir à l'AB...
Durant plus d'1h30, Simon et Olivier nous feront voyager dans un univers féérique de toute beauté au son de leurs divers titres comme "Seeds of Gold", "Mister K", "A Thousand Wars" (véritable bijou selon moi), ou encore "Ludlow L.", pour ne citer que ceux-là parmi tous les autres.
Une belle complicité se fait ressentir entre la scène et le public et on remarque que Simon s'en amuse beaucoup.

Entendre toute l'Ancienne Belgique chanter en choeur le refrain de "Little Love" me donne la chaire de poule. Un pur moment d'émotion intense, c'est là toute la magie des prestations live...

Vient ensuite l'incontournable succès du duo "U-Turn (Lili)", revisitée, complètement épurée, une version surprenante qui, je dois l'avouer, m'emporte moins que la version originale. Mais cela reste mon ressenti personnel.

Après de multiples tonnerres d'applaudissement, Simon et Olivier reviennent une dernière fois sur scène pour nous offrir une version acoustique, simple et douce de leur titre "Endless song"...

On les sent émus au moment des "au revoir", ils nous disent avoir passé l'une des plus belles soirées de toute cette tournée mais je pense pouvoir affirmer qu'ils ne sont pas les seuls, loin de là...

MusicAndMe

Sunday, January 29, 2012

La déferlante Shaka Ponk vécue en live


Encore inconnus il y a de ça quelques mois, les Shaka Ponk, groupe français de leur état, sont maintenant bien ancrés dans le paysage musical hexagonal.
Lorsque j'ai vu qu'ils s'arrêtaient dans ma contrée bretonne pour une date de leur tournée archi-complète (et c'est pas peu dire, voyez par vous même ici), je n'ai pas hésité à faire le (court) déplacement afin de voir ce que cela donnait sur scène. Et je n'ai pas été déçue, loin de là.


Ils sont 6 trublions à se défoncer sur scène aux rythmes de mélodies endiablées, manifestement très efficaces sur le public qui les attend de pied ferme. La composition dudit public est hétéroclite : jeunes et plus âgés se mélangent.
Dès les premiers morceaux, on perçoit aisément une belle énergie que l'on retrouve également sur l'album, The Geeks & the Jerchin Socks. Toutefois, cette énergie déployée est toute autre et prend une autre dimension lorsqu'elle est transposée sur scène.
Une reprise de "Kids in America", rendue célèbre par Kim Wilde, enchantera le public qui reprendra en chœur les "oh oh".

Lorsqu'on observe attentivement les membres du groupe, on remarque d'emblée qu'une chevelure luxuriante est la marque de fabrique du groupe. Le claviériste est quant à lui la copie quasi conforme d'Hagrid, l'un des personnages de la saga Harry Potter - remarquez mes références cinématographiques au passage -

La totalité de leur dernier opus est transposée sur scène, dans un décor très travaillé. Un immense "rond", entouré de spots, constitue l'unique pièce (et pourtant maîtresse) de la scène. Le singe, petit animal emblématique du groupe, est mis en scène au travers de ce décor. Tantôt danseur, tantôt musicien, toujours surprenant.
Mais ce décor est également utilisé par les deux chanteurs du groupe, qui interpréteront un morceau derrière ce "rond", expérimentant un jeu d'ombres du plus bel effet.


Des mélodies sur-vitaminées, un décor simple mais efficace. Bref, tous les éléments sont réunis pour une soirée rythmée, riche en sons rock et alternatifs...à la limite de l'électro. Un cocktail détonnant pour un groupe explosif.


*MaxiCastor*

Tuesday, January 24, 2012

Marshmallow


Alors voilà, on me présente un groupe : Marshmallow... là tout de suite je me dis, dans mon petit esprit de gourmande : «oh oui, des marshmallows... grillés, autour d'un feu de camp... » puis, je me reprends et je me dis qu'un groupe avec un tel nom, il ne peut qu'être sympa.
La seconde qui suit, je me rappelle que UkuTsuna en a parlé dans son article concernant Le Chantier des Francos (mine d'or musicale) et que donc mes idées basées seulement sur leur nom, fort agréable, ne doivent pas être si fausses que ça.
Bon, ni une ni deux, je fonce écouter leur EP (sortie le 30 janvier 2012). Après quelques écoutes attentives et bien l'idée qui ressort c'est que leur nom, et bien il n'est pas choisi au hasard. Les titres sont à la fois sucrés et légers... n'est-ce pas également la définition même d'un marshmallow ?
L'on ressent à l'écoute de ces titres, une vrai légèreté de la part des mélodies mais également des paroles. J'écoute cet EP, et j'ai d'un coup d'un seul, une folle envie d'être sur la plage de sable fin à faire la fête avec des amis...oui bon c'est peut-être le temps hivernal qui rajoute un peu à cette envie ou bien peut-être aussi les titres des morceaux : «A l'heure d'été », « Bloody Mary », «Des palmiers sur ton uniforme »... oui je suis très bon public et si l'on me propose un tel voyage auditif et bien je fonce !
On remarque également, un petit côté pop anglaise à ce groupe... est-ce fait exprès ? Bon, allez un petit tour chez mon ami Google pour me renseigner sur eux... (ou bien sur l'article écrit par UkuTsuna ) et je suis donc tombée sur leur page Facebook... tiens tiens, je vois donc des influences tournées vers les Beatles (mes oreilles ne sont donc pas folles !). Vous souhaitez en savoir un peu plus sur eux ? C'est par ici
Petite surprise, tout de même dans cet EP... titre que je n'ai pas mentionné auparavant car je voulais en parler un peu séparément : «Réalité »... et là pour les plus connaisseurs d'entre vous, vous vous dites «mais j'ai déjà lu ou entendu ce titre quelque part ! »Et bien oui ! Ceci est une reprise du duo Amadou&Mariam qui je l'avoue n'est, à la base, pas trop ma tasse de thé... mais ils en font un titre, encore une fois (oui je me répète) léger et très sympathique qui ne dénote en rien avec le reste de l'EP... mais bon, j'ai quand même cette question qui me taraude : pourquoi ??? Quand on connait leurs influences, on en est très loin....

Bon, en conclusion : c'est très agréable... comme UkuTsuna ce n'est pas un gros coup de cœur mais ils sont très sympathiques... et après avoir écouté l'EP, j'ai une envie (enfin une autre que d'être sur la plage à faire la fête) c'est de les voir sur scène ! Alors je dirais : à suivre !
Tiens en parlant de scène, si vous aussi vous voulez les découvrir en live... ils seront le 2 et 15 février à Paris (Le Lautrec) ainsi que le 2 et 15 mars au même endroit ! Courez y !

-Céc-

Sunday, January 22, 2012

Nico Stai



Comme vous le savez déjà je suis accro aux concerts, mais ce que vous ignorez surement, c'est que ce n’est pas ma seule addiction, je dois aussi avouer que je regarde beaucoup de séries américaines. Et comme chacun sait (ou si vous ne le savez pas, je vous le dis), les séries américaines ont tendance à mettre beaucoup de musique dans chaque épisode. Il y a quelque temps maintenant, grâce à une série, j’ai donc pu découvrir un excellent chanteur, Nico Stai. D'ailleurs, vous avez surement déjà entendu son brin de voix si vous suivez des séries comme Private Practice, Chuck ou Gossip Girl.

Ce californien d’adoption est né et a grandi en Espagne avant de rejoindre Los Angeles. A Los Angeles, le jeune chanteur a fait partie de plusieurs groupes dont Tinpaco ou The Bony Stai. En 2006, il se lance dans une carrière solo et sort la même année The Viva Deap EP et Park Los Angeles, qui reprend des titres du premier EP. Il revient en 2008 avec deux nouveaux EP, Dead Pony et The Victory of Miss Friday. En 2009, il ressort ces deux derniers EP sur un seul support intitulé Dead Pony & Miss Friday, oui c'est original!
Nico nous propose une musique plutôt pop folk, avec une grande présence de la guitare sèche. Les morceaux de Park Los Angeles sont relativement épurés, ce qui nous donne l’opportunité d’apprécier sa très belle voix, légèrement éraillée sur certains morceaux, qui nous raconte des histoires qui ont l’air de sortir tout droit de ses tripes et de son histoire personnelle ( marquée entre autre par la drogue et l’alcool, mais dont il est sorti). Je dois avouer que la chanson « One octobre Song » me ferait presque verser une petite larme à chaque écoute.

On sent que de nouveaux moyens et de nouveaux musiciens sont arrivés pour Dead Pony &Miss Friday. Les instruments sont plus nombreux et plus présents et les morceaux plus travaillés. On notera par exemple la présence de cuivres sur « Scream ». La batterie, présente sur certains morceaux et qui se faisait très discrète sur le premier opus, retrouve une belle place et le piano entre en scène. Nico n’en oublie pas pour autant son instrument de prédilection et il nous interprète à merveille « Maybe Maybe », juste en guitare-voix.
On sent que son univers évolue, mais on reconnait quand même la touche Nico Stai et on ne peut qu’aimer (il se peut que je ne sois pas objective). L’atmosphère semble aussi plus gaie et plus optimiste, mais peut être n’est-ce que mon ressenti. Cependant, certaines paroles sont là pour le prouver, comme dans «Miss Friday», "You got a lot to live for, so bye bye bye misery, I'm gonna cut you into three and I'm gonna stay" (Il te reste beaucoup de choses à vivre donc au revoir souffrance, je te couperai en trois et je resterai).

Nico Stai est en pleine préparation d’un album qui devrait sortir courant 2012 et j’espère vraiment pouvoir le découvrir sur scène un de ces jour de notre côté de l’Atlantique.

Photo by Carl Pocket
Lo’birds

Thursday, January 19, 2012

The Ting Tings à La Flèche d'Or (18-01-12)


Hier soir à La Flèche d’Or, certains chanceux (dont je faisais partie) ont pu assister au concert des Ting Tings, venus promouvoir en avant première leur deuxième opus.
La salle, qui peut accueillir un peu moins de 500 personnes, était pleine à craquer pour le premier concert du duo britannique en salle en France depuis un bout de temps.
Juste un peu avant 21h, Jules et la pétillante Katie entrent en scène pour un concert qui s’annonce rythmé. Sur scène le groupe alterne des nouveaux morceaux et d’autres plus anciens, tiré de leur premier album We started Nothing. En ce qui concerne les nouveaux morceaux je ne peux pas vous en citer les titres, mais je peux vous dire qu’il y en a quelques uns qui ont retenu mon attention. Sur les anciens titres, le public est évidemment plus réactif. Nous avons eu le droit à « Great DJ », « Fruit Machine », « Keep your head », « We walk », et les incontournables « That’s not my name » et « Shut up and let me go ». C’était un réel plaisir de réentendre ces morceaux en live, d’autant plus qu’ils ont été réarrangés.
Petit plaisir personnel, pendant un des nouveaux morceaux, nous avons eu le droit à une apparition de Clément Fonio à la guitare. Vous avez pu le voir sur scène sur quelques dates de la tournée de Gaetan Roussel ou à la basse avec Lilly Wood And The Prick. Il fait aussi partie du groupe Oh la la.
Seul bémol pour cette soirée, la durée du concert, à peine 1h seulement, ce qui est quand même très court. Heureusement, on peut espérer qu'avec l'arrivée du nouvel album, qui devrait s'intituler Sounds From Nowheresville et sortir le 5 mars 2012 en France, nous aurons le droit à de nouvelles dates à travers la France.


Lo'birds

Wednesday, January 18, 2012

Botibol - Born from a shore


Botibol ! Mais qui est à l’origine de ce drôle de nom? Vincent Bestaven est à l’origine de ce projet solo dont le nom est tiré d’une nouvelle de Roald Dahl, M. Botibol. M. Botibol est d’ailleurs le nom sous lequel il a déjà sorti deux maxis, Christmas : The Tale of Polly Parker and other songs en 2008 et EP en 2009.

Avec Born from a shore, sorti le 28 février 2011, le bordelais nous offre une musique pop folk qui sent bon les embruns de l’Océan Atlantique. Le jeune chanteur s’est plongé entièrement dans la conception de cet album, il a non seulement écrit et composé tout l’album, mais c’est aussi lui qui s’est mis derrière tous les instruments présents sur l’album (guitare, basse, ukulélé, piano,…) à l’exception de la batterie sur certains titres.

Vincent Bestaven nous fait voyager à travers les 12 titres qui composent cet opus. On s’imagine tantôt à la mer, tantôt à la montagne, mais aussi à la campagne au milieu d’un champ de hautes herbes. Tout au long de l’album, on se laisse envoûter par la voix du chanteur qui est calme et posée et que l’on suivrait n’importe où pour ne pas cesser de l’entendre. Le matin, elle nous donne envie de nous lever pour passer une belle journée et le soir, elle nous aide à nous endormir et à faire de beaux rêves.

On peut trouver de nombreuses influences dans la musique de Vincent Bestaven, Jeff Buckley ou Sufjan Stevens, mais aussi, et ce n’est que mon avis, des touches de Jack Johnson et des Beach Boys sur certaines parties de certains titres. Ou peut être est-ce dû à l’ambiance de l’album.

On se laisse facilement séduire par les titres présents sur l’album, que ça soit les plus calmes et envoûtants comme « Dancers », que Vincent interprète avec pour seul accompagnement sa guitare et quelques chœurs, ou « Joe Cowboy », mais aussi les plus rythmées, comme « We were foxes », premier single de l’album et dont le refrain est chanté en français, ou « Friends », durant laquelle on se verrait bien à une soirée sur la plage autour d'un bon pique-nique et d'un grand feu avec ses amis. On ne peut aussi décemment pas résister au titre « Through the mountains » ou « Walk Slowly » qui ouvre l’album. On ressent toute l’émotion contenue dans « Oh son » qui clôt l’album et qui me fait dresser les poils sur les bras à chaque écoute.

Comme vous l’aurez compris, je vous recommande grandement l’album de ce jeune chanteur qui est à suivre et vous souhaite de le voir prochainement sur scène, moi j’espère que ça sera pour bientôt.

Les prochaines dates
- Vendredi 20 janvier, en première partie de La Maison Tellier (à découvrir aussi) à Haute Goulaine au Quatrain
- Mardi 27 mars au Magic Mirrors de la Défense dans le cadre du Chorus Festival des Hauts-de-Seine.
- Jeudi 29 mars à Limoges à La Fourmi A Limoge.
- Mercerdi 25 avril à Paris au Point Ephémère (FMR)

Lo'birds

Monday, January 16, 2012

Le premier EP de Corson


Il y a quelques semaines à présent, en écoutant une des grandes radios belges, mes écoutilles ont été attirées par un titre quelque peu différent. Ni une ni deux, je suis allée faire mes petites recherches sur le net et j'ai alors découvert le nom de l'artiste qui se cachait derrière ce titre, à savoir Corson et son premier single "We'll come again".

Le premier extrait de son EP, disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal, est lié à un superbe clip, très émouvant, qui nous raconte l'histoire d'un drame familial. Il s'agit là d'une histoire très personnelle que nous conte Corson puisqu'il s'est inspiré de la disparition de sa mère pour écrire ce titre...

La première chose qui m'a séduite au sein de ce titre, c'est la parfaite alliance que l'artiste a réussi à faire entre deux univers qui, de prime abord, n'ont pas grand-chose en commun: la pop et le chant d'opéra. Corson a effectivement réussi à marier la douceur d'une pop qui se veut plutôt planante et douce avec la force d'un chant lyrique qui relève plutôt du domaine de la puissance. Ce savant mélange nous donne ce magnifique titre dont mes petites oreilles ne se lassent pas. Je vous laisse juger par vous-mêmes si vous ne connaissez pas encore et vous m'en direz des nouvelles!


On retrouve ce côté planant, dans la musique de Corson, au sein du second titre de l'EP, "Lost in the Air", débutant tout en douceur avec une introduction à la guitare pour, progressivement, monter en puissance, et au sein duquel les cordes viennent nous agréablement nous surprendre. Une ballade aux consonances un peu plus folk selon moi.

Le côté pop électrisante refait son apparition au sein des deux prochains titres de l'EP, à savoir, "The Rain" et "Forever Young".

Et alors, curieusement, à la première écoute du dernier titre, "Still" (et oui déjà... 5 titres, c'est trop court, on est d'accord là-dessus), une chose m'a sauté aux oreilles: la voix de Corson me fait vraiment penser, à certains moments, à la voix de Jasper Steverlinck, le chanteur du groupe Arid. Mais peut-être que ce sont mes références en musique pop-rock belge qui me jouent des tours? Enfin, toujours est-il que ce dernier titre est un petit chef-d’œuvre à lui tout seul, selon moi, construit sur l'alternance de deux tableaux: le premier relevant d'un univers pop-rock entraînant qui vient se laisser surprendre par une pointe du second, le chant lyrique, pendant quelques secondes, avant de reprendre la parole pour clôturer le titre.

C'est ainsi que se termine le premier EP de Corson. Je ne peux que vous conseiller d'aller jeter une oreille sur ces 5 titres pour vous faire votre propre idée du talent de l'artiste. Mais retenez bien ce nom, quelque chose me dit que 2012 sera son année!

Sa page facebook.


MusicAndMe

Sunday, January 15, 2012

Chantier des Francos - Janvier 2012

Rappelez-vous, je vous en avais déjà parlé dans un article il y a de cela un an. Durant l'année, les Francofolies de La Rochelle (qui annonceront par ailleurs les premiers noms de la Grande Scène Saint-Jean d'Acre le 23 janvier ici) organisent les Chantiers des Francos. Durant une semaine, plusieurs artistes/groupes débutants sont coachés par des professionnels du milieu musical. Leur workshop se termine par une session ouverte au public. Celle-ci aura lieu le 20 janvier à La Rochelle (informations pratiques ici). Ce chantier a particulièrement attiré mon attention car deux groupes que j'apprécie beaucoup y seront présents. Présentations.

We Were Evergreen



J'ai découvert ce groupe récemment grâce à la chanson "Penguins & Moonboots" qui m'a dès les premières secondes donné l'envie d'approfondir l'univers musical de ce groupe français. Le ukulélé étant mon instrument de prédiction, j'avoue avoir été conquise dès la première note. Musicalement, cette chanson m'a laissé derrière elle un sentiment du bonheur éprouvé lors de retrouvailles entre amis, lorsqu'on laisse tous les soucis de côté pour profiter du moment présent. Dès la fin de celle-ci, je me suis ruée sur S*****y : mes oreilles en réclamaient plus (mes yeux aussi d'ailleurs, vu le magnifique clip qui l'accompagne). Et je n'ai pas été déçue! Je suis tombée sur leur EP[onyme], sorti il y a deux ans et j'y ai découvert d'autres perles comme "Vintage car". D'ailleurs, le groupe dégage une sorte d'ambiance vintage mais ... moderne ! Un peu à la manière d'autres groupes français chantant en anglais comme Cocoon par exemple, mais tout en marquant de sa patte une empreinte unique. Ils ont par ailleurs ouvert le Prix Constantin 2011 et se sont également faits remarquer par Matthieu Chedid lors de leur passage sur la scène SFR jeunes talents ... aux Francofolies 2011. Je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir par vous-mêmes ce groupe dont il faut bien retenir le nom ... on risque d'en entendre souvent parler dans les années à venir ! D'ailleurs, on se les arrache déjà au pays de Kate et William !

Selim


Il y a environ un an, je découvrais le clip de Joseph Chedid "Le kid revient" sur la toile. J'ai tout de suite accroché et ai cherché de plus amples informations. C'est ainsi que j'ai découvert son groupe, Selim. Composé du benjamin Chedid mais aussi d'Elise Blanchard (bassiste de -M-), Alexis Bossard (percussionniste d'Ours) et Valentin Durup, cette joyeuse troupe possède un univers original. Des chansons françaises aux paroles tantôt décalées, tantôt teintées d'émotions et à la musique tantôt hyper énergique avec une envie de sauter partout, tantôt douce et onirique. J'ai eu l'occasion de les voir en concert lors d'une escapade à Paris, au ciné 13. L'ambiance était très intimiste et la mise en scène assez recherchée. Sur leur chanson "Le Parfum", ils portaient tous des lunettes ornées de deux petites lumières. Les autres lumières quant à elles étaient toutes éteintes et nous étions plongés dans le noir. Succès garanti !


Marshmallow

J'avoue que mon estomac connaissait mieux ce nom que mes oreilles avant de voir l'affiche des chantiers. J'ai donc été remédier à cela en espérant faire une belle découverte. C'est un univers très entraînant, pop et rock que j'ai découvert. Je n'ai pas eu un coup de coeur mais cela se laisse tout à fait écouter, et surtout ça donne la pêche ! Un petit goût de vacances, je dirais même !

Cette session s'annonce vraiment bien et je vous encourage à y assister (si cela est possible bien sûr) ! Malheureusement, je ne pourrai pas y aller car je vis en Belgique. Mais je compte bien me rattraper cet été du 11 au 15 juillet car les artistes de ces sessions sont souvent invités à cette belle fête musicale que sont les Francofolies.

Le début du chantier, c'est demain ! Alors bon chantier à tous !

UkuTsuna

Saturday, January 7, 2012

Boulbar - Motor Hotel


Il est des albums qui sont de véritables invitations aux voyages. L'album "Motor Hotel" de Boulbar en fait définitivement partie, d'autant plus quand on connaît les conditions dans lesquelles cet album a été écrit et composé.
C'est en effet durant l'automne 2010 que Bertrand Boulbar prend l'initiative de faire une traversée en solitaire des Etats-Unis, allant de New-York à San Francisco, et c'est durant ses longues soirées en solitaire, dans de nombreux motels américains, qu'il trouve l'inspiration et compose cet opus.

A la première écoute de cet album, en ne prêtant pas tout de suite attention aux paroles, une chose m'a sauté aux oreilles: la ressemblance entre l'ambiance qui se dégage de l'album et la célèbre chanson "In the Death Car" d'Iggy Pop et Goran Bregovic, bande originale du film "Arizona Dream".

Il me serait difficile de parler de l'un ou l'autre titre en particulier parce qu'il s'agit bien là, selon moi, d'un album à prendre dans son ensemble, nous contant les différentes étapes du périple de Boulbar, à travers cette Amérique qui se veut souvent si moderne et qui peut être pourtant tellement décalée, voire parfois un peu "à côté de ses pompes". Après l'avoir écouté plusieurs fois de façon plus attentive, je dirais que cet album nous raconte vraiment une histoire, il ne faut pas l'écouter comme un ensemble de chansons mises bout à bout mais plutôt comme un roman. Un roman musical dans lequel on se plonge volontiers et qui débute à "New-York, 6h du matin" lors d'un lever du jour automnal, pluvieux et gris. On accepte ainsi avec plaisir l'invitation au voyage de Boulbar et on s'imagine facilement se glisser dans la voiture côté passager. Au fil des chansons (qu'on pourrait presque rebaptiser "chapitres"), on n'a aucun mal à se représenter les différents paysages défilant sous nos yeux, faits de grands espaces, tantôt verts, tantôt désertiques ("Je cherche ta voix"), ou encore de petites villes perdues et/ou oubliées ("De paquebots en épaves", "De vent et de poussière")...
Plus de 8000 kilomètres plus loin (et douze titres d'album), le périple se termine (déjà!) sur un "Dernier jour à San Francisco" avec une touche de mélancolie qui nous fait regretter que l'histoire touche à sa fin...

Avec son second album, sous forme de concept de carnet de voyage, Boulbar a relevé un défi avec brio: nous embarquer dans ses valises pour suivre son périple américain fait de musique, de récits et de rencontres!
(Boulbar a d'ailleurs tenu un blog durant son voyage, vous pouvez donc poursuivre le périple par ici, si le coeur vous en dit).



Date de la sortie de l'album: 27 février 2012

MusicAndMe

Wednesday, January 4, 2012

Bénabar, Les Bénéfices du Doute


♪♫♪♫♪♫♪

Cet album, je l'attendais...Même si j'étais un peu dubitative depuis la parution de Politiquement Correct et quelques temps auparavant Ta Main à nos Enfants, qui ne m'avaient absolument pas touchée, je partais plutôt confiante...

Mieux vaut tard que jamais, à ce qu'il paraît...Quasiment un mois jour pour jour après la sortie de l'opus, il est maintenant temps de faire une petite grifouille sur ce dernier album de Bénabar. 3 ans après la parution d'Infréquentable, l'un des pionniers de la chanson française actuelle nous revient, plus serein que jamais malgré les critiques parfois dures à encaisser.

Parlons tout d'abord du visuel. Minimaliste, un Bénabar en costume-cravate (mais sans cravate), l'air un chouilla malicieux.

La première chanson parue à la radio, Politiquement Correct, n'a semble t'il pas fait l'unanimité parmi les auditeurs. Il est vrai que c'est loin d'être ma chanson préférée de l'album. Néanmoins, je pense qu'en concert, elle peut être du meilleur effet. J'imagine déjà le public entier hurler "et moi j't'emmerde" à l'unisson !

♪♫♪♫♪♫♪



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Je vais continuer par les chansons qui sortent du lot selon moi : Les Râteaux tout d'abord. Deuxième chanson de l'opus et l'une de mes préférées. J'aime bien les chansons marrantes. Et celle-ci l'est justement, je trouve ! Ça évoque les péripéties d'un dragouilleur en mousse qui se ramasse tous les râteaux possibles et imaginables. C'est pétillant, bien rythmé et entraînant. Tout ce que j'aime.

"Le râteau de Georges Clooney, s'il existait, ça se saurait"

S'en suit L'Agneau, autre chanson marquante de cet album. Dès le début, la musique m'interpelle. Et tout de suite, je me projette au concert. Important, très important ! Bon par contre, gros bémol quant à la présence de choristes. Je trouve pas ça très "heureux", musicalement parlant. Ça jure un peu. Mais dans l'ensemble, elle est plutôt réussie, cette chanson !

Et puis il y a Moins vite (oui je saute quelques chansons qui ne m'ont pas emballée pour y revenir ensuite !). Ca cause des enfants qui grandissent trop vite ("On vous dépose à la crèche un matin, on vous récupère en CM1"), la nostalgie de leur jeunesse trop vite envolée...Très belle réussite !

Guitares entrainantes, rythme sympathique, on arrive à l'écoute de Après de près. Chanson qui parle de la relation très ambiguë qu'une personne alcoolique peut entretenir avec sa bouteille d'alcool. Le sujet est grave mais la musique est légère, gaie, entrainante.

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"C'est une amie je te l'accorde, si t'es convaincu que la potence et la corde sont les amies des pendus..." - Après de près

"De loin t'es comme le toutou, au bout de sa laisse, qui est certain que c'est lui qui balade sa maitresse..." - Après de près
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Piano en solo (les premières notes m'ont tout de suite fait penser à cette chanson que j'ai écoutée en boucle, Qu'est ce que tu voulais que je lui dise), il s'agit de Différents...Grosso modo ça parle des gentils, des méchants qui sont comme tout le monde...Si les paroles ne sont pas forcément ultra recherchées, j'adore cette chanson quand même. J'adore cette dernier phrase à la toute fin de la chanson : "Il suffirait d'un ennemi".

Faute de goût ou l'ôde à la nana un peu chiante que l'on est toutes, au fond. "C'est fou le temps qu'tu perds, à te trouver moche". Le ton est donné. Si cette chanson est entrainante tout à fait comme je les aime, je n'accroche pas. Alors je zappe, la plupart du temps. Mais qui dit que ça n'enverra pas du pâté en concert ?

Petit medley des chansons qui m'ont carrément moins emballée à l'écoute du CD :

* Alors, c'est ça ma vie...Mouais, non, je n'aime pas. Peut-être le fait qu'il y raconte beaucoup trop sa vie.

* Les Mirabelles : la chanson en hommage à Jocelyn Quivrin est massacrée selon moi. C'est dommage parce que le titre présageait quelque chose de bien (même si je vois pas trop le rapport entre les Mirabelles et le reste. Bref !)...Ca me fait mal d'écrire ça, mais je trouve que c'est ultra faux. Et les paroles, très bof..."J'ai prié Dieu d'exister"...Encore plus bof. Je pense qu'en concert, cette chanson a le pouvoir de faire déprimer un Zénith entier ! Grosse fiesta !

* Perdre la raison : dès l'intro on dirait qu'une armée de Péruviens armés de flûtes ont débarqué dans le studio ! Et puis ça continue après. Les paroles c'est du "free-style", ça m'a fait pensé à la chanson "je suis un oiseau fâché, et je tue des cochons" de Thomas Dutronc...Tout ça pour finir par "reviens à la maison".

* Quelle histoire ! : alors c'est l'histoire justement de Machin-Truc qui raconte une drôle d'histoire à Bidule-Chouette, etc, etc, etc...Et au final on ne saura jamais c'est quoi cette drôle d'histoire. C'est frustrant, vous en conviendrez ! Seul passage (qui dure une phrase) de cette chanson que je pourrais écouter en boucle, c'est "puisque c'est comme ça, je me tais et puis voilà" suivi du rythme qui reprend après ! J'adore cet effet !

* C'est d'l'amour : titre guimauve, musique guimauve, paroles shamallow (sauf la phrase sur Andros, le berger des fruits !), je n'aime pas (du tout). Grand retour des Péruviens flûteux, par la même occasion !

Voilà, je crois qu'on a fait le tour de cet album duquel l'écoute me laisse dubitative et d'avis mitigé. Dommage.
Les critiques ne sont pas tendres à l'égard de ce nouvel opus : à les entendre ou les lire, l'album dans sa globalité serait à jeter ; je ne suis pas d'accord. Il est certes vrai que Bénabar nous avait habitués à mieux. Mais pour les quelques chansons sortant du lot, celles-ci sont vraiment bonnes et valent très largement qu'on y prête une oreille attentive.
Alors, faites l'impasse sur ces quelques critiques malveillantes qui ne tiennent compte que des "ratés" sur cet album et faites-vous votre propre opinion !

A bon entendeur...

*MaxiCastor*