Saturday, April 30, 2011

L'été des festivals (2)

TOUS A L'OUEST !!!
Non il ne pleut pas tout le temps en Bretagne. Enfin en ce qui concerne la pluie, mais attention, il va pleuvoir beaucoup beaucoup de notes de musiques grâce à l'arrivée des jours printaniers et estivales. Allez ! tous à l'Ouest ! Voici une petite sélection de festivals pour l'été 2011 en terre bretonne.


Du 11 au 14 mai - ROCK N'SOLEX
Vroum, vroum, voici le plus ancien festival étudiant de France. 44 ans tout de même, mais encore une patate à faire pâlir plus d'un. Mêlant musique et courses de solex, dans une ambiance festive, Fest-noz, électro et rock. Une programmation variée, dans l'air du temps, avec beaucoup de groupes de taille moyenne mais de qualité. Rendez-vous à Rennes !
http://www.rocknsolex.fr/



Du 9 au 12 juin - ART ROCK
Attention, voici du lourd ! Rendez-vous sur la côte d'émeraude, incontournable depuis 28 ans, Art Rock s’installe dans le centre-ville de Saint-Brieuc du 9 au 12 juin. Au programme de ce festival pluridisciplinaire, entre autres : Cali, Tiersen, Aaron, Lilly Wood & The Prick, The Hives, Julian Marley...
http://www.artrock.org/



Du 14 au 17 juillet - LES VIEILLES CHARRUES
Le festival le plus connu de Bretagne et l'un des plus gros d'Europe, va fêter ces 20 ans d'existence cet été, et pour marquer l'occasion la tournée d'adieu des Scorpions passera par la Bretagne. Comme à son habitude le festival propose un programme très éclectique : Snoop Dog, Pierre Perret, Lou Reed, David Guetta, Goran Bregovic, The Hyènes et tant d'autres... à Carhaix (29)
http://www.vieillescharrues.asso.fr/


5,6, et 7 aout - FESTIVAL DU BOUT DU MONDE
Lavilliers l’insaisissable, Louis Chédid, Gaëtan Roussel ou la diva rock Catherine Ringer pour la chanson française… Susheela Raman entre Orient et Occident, Bernard Allison et son blues funk-rock en passant par le reggae subtile de Toots and the maytals… Mélange de grands noms et découvertes épicées… L’affiche du Festival du Bout du Monde 2011 confirme la place incontournable du rendez-vous musical finistérien à la Presqu’île de Crozon.
http://www.festivalduboutdumonde.com/


du 5 au 14 aout - FESTIVAL INTERCELTIQUE
Amateur de musiques traditionnelles, amoureux des pays celtes, voici le rendez-vous idéal pour faire gâter vos oreilles au son de cornemuses, de flûtes, de binious.. Tri Yann, Hugues Aufray, Texas, Luz Casal, ou encore The Chieftains... pour les écouter et les voir sur scène, alors rendez-vous à Lorient (56)
http://www.festival-interceltique.com/



13 et 14 août - FETE DU BRUIT
Pour la 3e édition de ce rendez-vous musical, la politique d’une affiche grand public et inter-générationnelle a une nouvelle fois été privilégiée, Moby, Simple Minds, Amy Macdonald, les Ogres de Barback, Asa, Arno, Lilly Wood & The Pricks ou encore Flogging Molly seront à l'affiche. Que le bruit soit de la fête dans Landerneau (29) !!!
Fête du bruit dans Landerneau


26-27 aout - FESTIVAL DU ROI ARTHUR
Accueillant et accessible le festival propose un programme rock, swing, chanson française et musique traditionnelle bretonne. Ce jeune festival de Bréal-sous-Montfort (35 - Ille et Vilaine) promets un bon week-end festif. Babylone Circus, Raggasonic, No One is Innocent et Pierre Perret font parti d'une belle brochette d'artistes.
http://www.festivalduroiarthur.fr/



En conclusion, comme le chantais Ivan Rebroff... "Ah si j'étais riche..."

A lire également : l'été des festivals (1)
Pablito

Thursday, April 28, 2011

Tels Alain Bashung

Il y a un peu plus de deux ans maintenant, la disparition d'un grand monsieur avait ému la France entière. Un immense poète, un chanteur engagé, un artiste hors norme venait de nous quitter le 14 mars 2009. Et c'est pour un hommage tout à fait légitime que vient de sortir "Tels Alain Bashung". Une compilation qui montre qu'à l'évidence, le chanteur a influencé une grosse partie de la nouvelle scène française.

Alors oui, beaucoup se méfient des compilations hommage, qui peuvent souvent se transformer avant tout en intérêt commercial. Pour ma part je ne trouve pas que ce soit le cas, et dès la première écoute de cet album, bien qu'il y ait quelques artistes qui ne font pas partie de ma culture musicale, si je devais creuser pour trouver un point négatif à cet album, je passerais des jours et des nuits à le faire en vain jusqu'à me retrouver en Chine.
Cet album est une réussite. Mais après tout, il s'agit bien d'Alain Bashung non ? Alors tout est naturellement fait dans l'art. Néanmoins, le choix des artistes laissera sans doute certains sceptiques sur la touche. Mais au lieu de juger sur des petits détails qui finalement n'ont pas une si grande importance, plongeons-nous surtout dans le souvenir d'un chanteur qui aura laissé derrière lui une œuvre magistrale. Parce que si on va dans l'extrémité d'une certaine logique, il est évident que seul Bashung peut chanter du Bashung. Mais tout de même en ce qui concerne cet album, il n'y a aucun risque pour nos oreilles... Sans frein à main, j'applaudirai avant de retourner avec les yeux pétillants, m'écouter les originaux. Mais le chemin inverse sera également fait avec enthousiasme.

D'entrée la première chanson nous ramène à une deuxième peine. Après la disparition de Bashung, on peut regretter la séparation récente de Noir Désir. Surtout quand on écoute « Aucun express », magnifiquement interprété par Bertrand Cantat, tout en délicatesse et tendresse. Cette reprise constitue aussi le dernier morceau de Noir Désir en studio, qui avait auparavant collaboré avec Alain Bashung sur le non moins excellent morceau « Volontaire ».

Gaëtan Roussel chante « J'passe pour une caravane ». L'artiste en vogue du moment, s'offre une chanson qui lui va comme un gant. Le mariage de sa voix sur l'univers de Bashung est très bien réussi. On se laisse embarquer à la première écoute.

« Madame rêve ». Avec un titre pareil, qui de mieux que Matthieu Chedid pour l'interpréter ? Et pas besoin de faire de grand discours, juste "sublime" suffira à décrire cette reprise.

« Ma petite entreprise ». Benjamin Biolay ce n'est pas ma tasse de thé, mais j'avoue que je laisse mon corps se déhancher sur ce morceau. Bien joué !

Kerenn Ann « Je fume pour oublier que tu bois ». Possible que les inconditionnels de Bashung crieront au scandale. Mais elle est pas gerbante cette reprise. Bien au contraire, rafraichissante, dansante.

« Angora » par Vanessa Paradis. C'est doux et on sent beaucoup de respect et d'amour dans l'air. On s'y sent bien également. Johnny Depp à la guitare en plus, un cocktail jouissif. Paradis apporte avec sa voix une touche féminine (forcément), une touche de grâce à cette chanson.

« Volutes » par Stephen Eicher. Exit l'harmonica, place au violon. Sortez vos mouchoirs, Stephen sort le grand jeu !

« 2043 » par Dionysos. Y a pas à dire, si on aime le groupe, on s'aperçoit qu'ils ont choisi une chanson qui colle terriblement à leur univers, et c'est vraiment du très bon !

Alain Bashung avait déjà repris une chanson de Christophe, c'était "les mots bleus". Passons les déclarations sensationnelles sur cette reprise car ça prendrait soixante trois lignes de plus et peur de faire pleurer l'assemblée, mais signalons que Christophe renvoie à son tour l'ascenseur avec « Alcaline ». Désolé j'ai rigolé la première fois...beh oui "Alcaline / Aline"... bref...

Les BB Brunes - un groupe auquel je n'accroche pas du tout, musicalement ça passe, mais c'est tout ce tapage "paillettes" qui tourne autour du groupe qui me désespère - réussit le pari de reprendre de façon magnifique « Gaby Oh Gaby ». Une belle surprise. Je m'attendais au pire et puis finalement c'est chouette.

Tout comme certaines chansons citées plus haut, voilà encore une reprise qui colle parfaite à un invité. Miossec s'offre « Osez Joséphine ». C'est un beau cadeau, incontestablement.

« L'apiculteur » par Raphaël. Une touche d'orgue qui sonne comme un adieu. Une voix que je trouve tremblante, qui dénude une certaine émotion. Un dernier morceau pour finir le voyage d'un univers qu'on ne se lassera jamais d'écouter.

Pour finir en beauté, l'album contient une chanson inédite chantée par Matthieu, Anna et Louis Chedid qu'on retrouve sur un CD à part. Ainsi qu'un DVD de 55 minutes dont je ne parlerai pas pour laisser à chacun la surprise de découvrir ou redécouvrir Alain Bashung.
Si je pouvais quand même formuler un regret et pour l'avoir entendu sur scène quelques heures après la mort de l'artiste, c'est de ne pas retrouver sur l'album : "La nuit je mens" que Cali avait reprise à la Maroquinerie en Mars 2009. Pour ceux qui connaissent vous approuverez, pour les autres régalez-vous à la découvrir. Puis des artistes pouvant chanter Bashung, il y en aurait tellement eu que un seul album n'aurait pas suffit...

En résumé, et sans vouloir me répéter, je trouve cet album hommage très réussi. Dans chaque interprétation, on sent une sensibilité, une sensualité, une émotion, un fort souvenir. Alors c'est sûrement fait exprès -le contraire aurait été étonnant- mais si on aime Alain Bashung on est forcément touché. Et même si musicalement c'est difficile parfois d'entendre autre chose que l'original, c'est intéressant de retrouver des morceaux avec des sonorités différentes mais au final, tout nous renvoie quand même à une seule image, celle d'un artiste qu'on aime tant.

Alain, tu nous manques.
Pablito

Wednesday, April 27, 2011

Asaf Avidan & the Mojos- Poor boy lucky man

Quoi de mieux que de passer à la F*** en rentrant du travail, et de tomber par hasard sur le dernier disque d’un groupe qu’on affectionne tout particulièrement… ? RIEN ! C’est ce qu’il m’est arrivée l’autre jour avec Asaf Avidan & the Mojos, et leur dernier disque « Poor boy-Lucky man ». Asaf Avidan est un chanteur israélien qui possède une voix très particulière ; certains disent que c’est une voix qui ressemble à celle de Janis Joplin. Je n’en sais rien. Je sais juste qu’il m’a fallu pas mal de temps pour comprendre que c’est un homme et non une femme qui chante (merci YouTube !)



Ce disque s’ouvre sur une chanson « à la Dionysos » dans la mesure où l’on nous parle d’un personnage imaginaire fait en brique, « Brickman ». Chanson calme, apaisante. Tout est là ! Cet opus semble rempli de personnages tout aussi « farfelus » les uns que les autres, qui pourraient se regrouper dans un cirque et tourner dans le monde avec un spectacle des sentiments. Dans ce cirque il y aurait un « poor boy-lucky man » qui serait né sans « les entrailles de sa poitrine », un clown. Toutes ces chansons sont assez calmes, avec des touches un peu jazzy… En un mot, elles sont apaisantes !
Puis s’ouvre une seconde partie un peu plus rock avec « Wasting my time ». Ca fait du bien de retrouver Asaf Avidan & the Mojos dans cet exercice. Le fait d’entremêler des ballades et des chansons plus rythmées met un peu de rythme dans l’album. Puis, la mélodie « saccadée » de « Losing Hand » , son refrain « tonight, too hard to stop two hearts to beat » et le son “Té” résonnent, et restent en tête.
Puis on repart dans une ballade, au ton plus sérieux cette fois-ci… « Out in the cold ». Je ne m’attarderai pas sur le sujet que je ne maitrise pas du tout, mais il semblerait que cette chanson soit une « interprétation » de la légende de David et Goliath. En tout cas, la musique, le ton du chanteur, les chœurs du refrain ne me laissent pas indifférente même si je ne comprends pas forcément le message de la chanson…Comme quoi, la musique est vraiment universelle !! Et se termine la première écoute avec « My latest sin », une autre belle ballade…
Autrement dit…Si vous aimez la folk, cet artiste vous charmera aussitôt, autant par sa voix que par les mélodies !!!

Tuesday, April 26, 2011

Yann Tiersen, le Dust Lane Tour à Rennes

J’avoue m’être posé quelques questions avant de me lancer dans ce compte-rendu, pour la simple raison que j'ai pris une sacré belle claque et que mes mots n'avaient jusqu'à présent aucun sens réaliste.

Jeudi 21 avril 2011, Yann Tiersen, l'enfant du pays est de retour à Rennes, pour un concert complet à la Cité. A deux pas de la rue de la Soif, la maison du Peuple se remplie tout doucement. Il n'est pas tout à fait 20 heures, et les gens profitent encore du grand soleil qui baigne depuis quelques jours la Bretagne dans une saveur de vacances.

Cela fait des années que j'attendais de voir Tiersen "en vrai" et l'annonce de ce concert fut pour moi une récompense : j'ai tant attendu, que j'y serai quoi qu'il arrive. C'est donc un peu excité mais pas tout à fait conscient de ce qu'il m'arrive, que je me présente devant la salle. Et je présume, que venir jouer dans la ville de son enfance, où le chanteur y a fait ces premiers pas de musicien, c'est comme se retrouver dans son salon, c'est pas désagréable. Le public qui est là ce soir est sans aucun doute un public connaisseur, et admirateur.

La première partie est assurée par Nestor is Bianca, une formation pop-rock électro. Un choix idéal pour ce Dust Lane Tour tant l'atmosphère est assez mélancolique et sensible, bien en osmose avec l'univers du dernier album de Yann Tiersen.
Une voix fragile nous embarque dans des mélodies riches en références au rock anglo-saxon. Un mélange de guitares électriques et acoustiques sur fond de trompette et de claviers qui me rappel un petit côté à la Radiohead ou même à la Waterboys. Enfin ce n'est que mon avis qui n'est pas tout à fait fiable après les avoir vu qu'une seule fois. Pas eu le temps de me plonger dans leurs albums, mais je pense que le coup d'oreilles vaut sûrement le coup.

Nestor is Bianca s'offre même le luxe d'inviter sur deux morceaux Yann Tiersen pour ma plus grande surprise. En tout cas l'ambiance est officiellement lancée grâce à cette première partie réussie qui à plonger le public dans une soirée qui annonce un bon voyage musical.

Arrive enfin le grand rendez-vous de la soirée. Le compositeur hors paire débarque timidement sur scène et entame avec un titre d'un de ces plus beaux albums "Dust Lane". Accompagné de quelques membres de Nestor is Bianca, le concert semble presque privé tant la salle paraît petite, et que le public acclame l'artiste avec beaucoup d'enthousiasme et de sympathie. A peine les premiers accords entamés, les espaces dans la foule se font plus petits et la température monte en puissance. Il fait très chaud et le voyage commence.

Beaucoup de morceaux de "Dust Lane" y passent : de "Ashes" à "Dark Stuff" en passant par "Fuck Me" "- fuck me, love me, c'est un peu la même chose" nous dit-il dans un sourire... Et j'en passe. Il m'est impossible de retranscrire la set-list, voir même de reconnaitre certains morceaux puisque le compositeur semble s'amuser à donner parfois d'autres virages à ses musiques. A longueur du concert, ça applaudit, ça se balance, ça ne quitte pas la scène des yeux car les instruments sont aussi les grandes vedettes de la soirée.. On remarque cependant l'absence de beaucoup de morceaux ultra connus qui ont fait une renommée mondiale qui ne satisfait pas forcément le principal intéressé. J'entends par là les tubes d'Amélie Poulain, et certains classiques joués au piano. Dust Lane est un album électrique, alors ce soir on transpire électrique. Je veux regretter l'absence de "La rade", mais je n'ai pas le droit d'être trop gourmand, parce que le régal est tout simplement au rendez-vous ! On a tout de même eu droit à "Sur le fil" et rien que ça, whaaaaaaou ça colle les frissons de la tête aux pieds.

Au bout de deux heures de concert, j'ai la sensation que Yann Tiersen aurait pu ne pas s'arrêter et jouer jusqu'au bout de la nuit, et nous offrir des morceaux sans fin. Sans chichi j'étais en condition idéale pour signer un CDI (concert à durée indéterminée).
Mais toute bonne chose à une fin. La lumière refait son apparition. Je quitte la salle la tête pleine de belles sensations et d'images fortes, tout mouillé également. Ce fut un premier rendez-vous à la hauteur de mes espérances, et l'atterrissage se fera assurément tout en douceur pendant les prochains jours. Parce qu'on à vraiment envie d'y rester tout là-haut dans les étoiles, je l'ai enfin vu et je peux désormais me la raconter, c'est comme péter dans son bain, c’est jouissif à mort ! C'était Tiersen tout de même !

yann tiersen.com
le myspace de Nestor is bianca

à lire également sur le blog la critique de Dust Lane
Pablito

Thursday, April 21, 2011

L'été des festivals (1)


Cette année, Pâques a un avant-goût d'été ! Soleil radieux, températures bien au-dessus des moyennes saisonnières, cela ne donne pas envie de bosser mais plutôt de s'évader... Et quoi de mieux pour s'évader que de le faire en musique ! A ce moment précis, des milliers de festivaliers se retrouvent au Printemps de Bourges. Pour ceux qui n'ont pu s'y rendre et qui attendent les festivals estivaux avec impatience, petit aperçu par ordre chronologique des 10 festivals à ne pas manquer cet été !
24 - 25 - 26 juin 2011 : Couleur Café (Bruxelles)

Quoi de mieux pour débuter l'été qu'un festival on ne peut plus exotique! A Couleur Café, il y en a pour tous les goûts ! Chanson française, pop rock anglais, reggae, soul, rap,... Le festival se veut ouvert à toutes les cultures, pour le plus grand bonheur des spectateurs. Mais c'est aussi et surtout bien plus qu'un festival de musique. Dans l'enceinte de Tour et Taxis à Bruxelles, vous découvrirez des stands proposant vêtements, bijoux, accessoires [...], des échoppes dont les odeurs qui s'en échappent ne pourront vous laisser indifférents et vous obligeront à goûter à des cuisines venant des quatre coins de notre belle planète mais aussi diverses expositions, défilés, ... Vous ne partez pas en vacances cet été? Laissez les vacances venir à vous ! Même en plein centre de Bruxelles, vous vous sentirez ailleurs...

L'affiche

Vendredi 24 juin : Patrice, Selah Sue, Absynthe Minded, Suarez, IAM [...]
Samedi 25 juin : Puggy, Sergent Garcia, Yael Naïm, Tiken Jah Fakoly, Arsenal, Soja [...]
Dimanche 26 juin : Seal, Ojos De Brujos, Hocus Pocus, Dub Inc [...]


1 - 2 - 3 juillet 2011 : Les Eurockéennes de Belfort


Comme son nom l'indique, les Eurockéennes de Belfort nous propose une affiche très rock ! N'ayant jamais participé à ce festival, je pourrais difficilement vous décrire l'ambiance mais l'affiche nous donne quelques indices sur le thème de cette année ! Si vous venez entre amis ou en famille, vous pourrez réserver dans le camping des tipis spécialement aménagés pour des groupes ! Dépêchez-vous à réserver, le nombre est limité ! Vous pouvez bien sûr aussi amener votre propre tente. Vous pourrez profiter d'un petit-déj', d'internet, de spectacles de rue, d'un apéro géant [...] afin d'égayer votre début de journée avant de vous rendre sur le site des concerts. Et quels concerts ! Cette année encore, le festival nous réserve de belles surprises ! Voyons cela !

L'affiche

Vendredi 1er juillet : Tryo (concert unique en France), The Ting Tings, Tiken Jah Fakoly, Les Hurlements d'Léo, Beth Ditto ( de Gossip), Wu Lyf, Stromae [...]
Samedi 2 juillet : Medi, Gaëtan Roussel, Queen of the Stone Age, Motorhead, Birdy Nam Nam, Anna Calvi [...]
Dimanche 3 juillet : Arcade Fire, Artic Monkeys, Aaron, The Do, Moriarty, Katerine [...]


7 - 8 - 9 - 10 juillet 2011 : Les Ardentes (Liège)

Grand frère des Transardentes et des Ardentes Club, les Ardentes est un festival aux diverses
influences. Que ce soit du rock, de la chanson française, de la pop, de la soul [...] il y a de grandes chances d'y trouver votre bonheur. Le cadre est verdoyant, situé non loin de la Meuse et vous propose pendant le festival des échoppes culinaires aux diverses cultures. Seul petit hic, il vous faudra choisir entre ce festival et le festival Lasemo à moins de 100km de là et s'étalant sur la même période.

L'affiche

Jeudi 7 juillet : Ayo, Selah Sue, Cocoon, Lilly Wood And The Prick, Stromae, Ziggy Marley [...]
Vendredi 8 juillet : Limp Bizkit, Sum 41, Mr Oizo, Wu Tang Clan [...]
Samedi 9 juillet : Snoop Dogg, Arno, Kate Nash, Sexy Sushi, Asian Duc Fondation [...]
Dimanche 10 juillet : Puggy, Mika, Suarez, Ozark Henry, Agnes Obel, Keziah Jones, Florent Marchet [...]



8 - 9 - 10 juillet 2011 : Festival Lasemo (Hotton)



Malgré la couleur prédominante de l'affiche, ce festival est un festival vert, qu'on se le dise ! L'esprit écologiste vous habitera durant toute la durée du festival (Gobelets réutilisables, toilettes sèches, tri des déchets [...]). C'est d'ailleurs dans cet esprit que le festival a vu le jour il y a de cela 4 ans. Lasemo privilégie également le côté familial. A cet effet, il propose au public deux campings. Le premier est réservé aux fêtards (modérés bien sûr) qui voudront faire la fête jusqu'au bout de la nuit au bar (et en musique !) tout en respectant l'environnement. Spécialité de la maison : ce camping est interdit aux chaussures, tout déplacement dans le camping se fait pieds nus. 70', the come back ? Le second camping est réservé donc aux familles, avec enfants ou non, ou le calme et la zenittude seront de rigueur. L'alcool y est interdit et des jeux seront proposés aux plus jeunes.

L'affiche

Tryo, Aldebert, les Fatals Picards, Balimurphy, Sanseverino, Goran Bregovic, La Fanfare du Belgistan [...]

La programmation complète sera connue d'ici peu !


Article à suivre ...

UkuTsuna

Charlie Winston - Life's a Bitch

[Edit] Il semble que le titre en question ne soit pas un titre du futur album mais bien un titre de son premier EP. Merci à la personne qui se reconnaîtra! :) [Fin de l'Edit].

L'information vient de tomber sur le net, Charlie Winston nous offre un extrait de son futur album qui promet, à mon avis, beaucoup de belles choses...

En attendant, pour patienter durant les mois à venir et pour les curieux, il est possible de télécharger gratuitement ce premier extrait intitulé "Life's a Bitch" via son site officiel.

Bonne écoute!

MusicAndMe








Wednesday, April 20, 2011

A Golden Paris Tour with Thos Henley



Pas facile aujourd'hui de se faire une place dans le monde de la musique quand on voit le nombre d'artistes de talents qui essaient de percer avec plus ou moins de succès. Et surtout pas facile de se faire connaître.
Quoi de mieux donc que d'aller directement à la rencontre de son (potentiel) public?
C'est ce qu'a décidé de faire Thos Henley (dont je vous ai parlé il n'y a pas longtemps ICI). Pour la sortie de son album, il a donné 20 mini concerts, dans les 20 arrondissements de Paris, sur 10 jours entre les 11 et 20 avril. Il s'est produit dans des lieux insolites et magique de la Capitale tel que dans le rue devant un fleuriste, sur le Pont Alexandre III, sur l'esplanade du Trocadéro ou encore sur les marches du Sacré Coeur.

Mais vous auriez aussi pu le croiser:

- à la sortie du métro Saint-Paul



- devant la basilique Notre-Dame des Victoires



-devant une galerie d'art



- dans le parc des Buttes Chaumont



-au bar de la Maroquinerie (pour la dernière).



Tout au long de sa balade, des gens l'ont suivi pour écouter sa musique, des passants de tous âges se sont arrêtés pour l'écouter et de nouveaux spectateurs sont tombés sous son charme.


Et pour celles et ceux qui voudraient le découvrir sur scène il passe ce soir au Batofar en compagnie de Naosol & The Waxx Blend et de Nash et sera en concert un peu partout en Europe pendant le mois de mai avant de revenir sillonner les routes de France. (toutes les dates de concerts)



Quelques photos de Lablonde Musique au Sacré Coeur

Lo'birds

Delbi - Little Life Music


Parce que, parfois, les premières parties de concert nous permettent de faire de belles découvertes. Celle-ci en fait partie, pour ma part.

Mais qui se cache derrière le pseudonyme Delbi?
Derrière celui-ci, on retrouve Romain Delebarre, un jeune artiste auteur/compositeur/interprète, originaire de Lille et bourré de talent.
Faisons donc un petit tour dans le passé afin de mieux cerner le personnage qu'est Delbi.

C'est d'abord au sein du groupe "Lulu", groupe chantant en français et fondé en 1998, que Delbi fait ses premières armes. Le groupe tourne pendant plusieurs années et a d'ailleurs deux albums à son actif. Mais Delbi ne s'arrête pas là. Il fait également partie d'un autre groupe, à la même époque, les "Tchobellos".

C'est en 2007 que le projet "Delbi en solo" voit le jour et c'est sous cette forme que je l'ai découvert il y a un peu plus d'une semaine en première partie d'un groupe, dont je vous ai déjà tellement parlé que je fais le choix de ne même plus les citer!

Ce qui est épatant chez Delbi, c'est que c'est un homme orchestre à lui tout seul. Multi-instrumentaliste (guitare, ukulélé, accordéon, piano, percussions,...), il réussit à manier à merveille l'utilisation d'un sampler. Ca a l'air tellement simple quand on le regarde faire... Et pourtant...

C'est donc avec tous ses instruments et sa voix chaude que Delbi nous invite dans son univers unique où il fait le choix de chanter dans la langue de Shakespeare et où il construit peu à peu chacun de ses titres. Sur son album, aussi bien que sur scène, au fil des chansons, on retrouve quelques traces des artistes qui l'ont influencé tels que David Bowie, Pink Floyd ou Neil Young. Personnellement, sur certains titres, je dirais même qu'on retrouve quelque peu un de ses contemporains: Hugh Coltman. Mais peut-être suis-je la seule à faire ce rapprochement?

Rapidement repéré par les professionnels de la musique, il sera alors invité à assurer les premières parties de belles pointures de la chanson comme Mano Solo, Bénabar, Java, Caravan Palace, Benjamin Biolay ou, plus récemment, Puggy (oui je les cite quand même tiens).

Delbi, ou l'homme-orchestre, a sorti son premier album durant ce mois d'avril 2011, "Little Life Music", sur lequel on découvre, entre-autre, le titre accrocheur "Nothing to say". Je ne puis que vous conseiller d'aller jeter une oreille. Vous ne serez pas déçus du voyage!

Son Myspace.
Sa page Facebook.




MusicAndMe

Candide, "Et si..."

Commençons par une petite présentation : Candide, le Lillois, s’établit à Rennes en août 2007 après avoir été guitariste au sein du groupe Smile. Il griffonne plusieurs chansons et est sélectionné en décembre 2010 par les Bars en Trans et SFR Jeunes Talents dans le cadre des Transmusicales de Rennes.

Allez savoir pourquoi, d’après le nom de l’artiste, je m’attendais à écouter un album aux mélodies douces et calmes. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences qui pour le coup sont trompeuses. A la première écoute, il s’avère que les musiques sont rythmées, bien « frappées ».

C’est ce qu’il nous faut pour ouvrir nos écoutilles aux musiques fraîches de la saison à venir. Les cordes sont omniprésentes tout au long de l’album, avec une prévalence de guitares électriques. On constate néanmoins que Candide s’est armé d’un éventail d’instruments tels que le ukulélé ou encore le piano pour nous offrir un opus très varié. D’ailleurs, d’un morceau à l’autre, les mélodies varient à tel point qu’on a l’impression de ne pas écouter le même album. Malgré tout, l’ensemble est harmonieux et cohérent.

Un premier clip paraît en septembre 2010, il s’agit d’Elea.

L’album, « Et si... », est prévu pour le 25 avril prochain. A écouter d’urgence dès sa sortie, parce que cette affaire-là sent le talent à plein nez.

« Et si quelqu’un passe par là, peu importe qui il soit, sa présence est de trop, parfois l’enfer c’est les autres et on s’en passerait bien » - Extrait de L’enfer c’est les autres.
[SITE]

*MaxiCastor*

Friday, April 15, 2011

Ours - El


Mais pourquoi ce nom d'album si curieux qui, en soit, n'est même pas un mot de la langue française? Si vous vous souvenez bien, le premier opus d'Ours s'appelait "Mi". Et donc en tant que grand amateur de jeux de mots, Ours a tout simplement fait le choix de nommer son deuxième album "El" pour pouvoir former le mot "Mi-El" en parlant de ses deux albums. Subtile et bien trouvé!


Et qu'est-ce qui se cache au sein de cet album en fait?

Un premier single "Balancer" aux sonorités simples parlant d'un possible "nous deux". Un énigmatique "Qui est qui?" aux rythmiques plus marquées et au sein duquel Ours s'amuse à imaginer quelles sont les vies cachées derrière chaque visage croisé. Un subtile "Silex" dont le titre est à nouveau inspiré d'un jeu de mots. Un glorieux "En jean Et Féminine" qui ne tarit pas d'éloges sur le port du jean par les filles "Si les robes ont eu droit aux hymnes, le jean aura sa comptine..." (serait-ce là un petit clin d'oeil au titre de son père "Sous les jupes de filles"? Peut-être vais-je alors chercher trop loin?). Un sublime "Une autre" qui nous énumère les petits bonheurs de la vie quotidienne sur fond de mélodie au piano dont seul Ours a le secret et qui pourrait nous rappeler l'esprit de "On essaie d'imaginer" du premier album. Un cocasse "Les chocottes" qui sort tout droit d'une bonne blague et auquel on a déjà eu droit sur scène lors de la tournée de l'album "Mi". Un intrigant "Noeuds" abordant de façon imagée les soucis et tracas que l'on peut rencontrer dans la vie de tous les jours, tout en parlant également de l'unique noeud qu'il ne faut pas défaire, à savoir, l'amour qui tisse un lien fort entre deux êtres "On va défaire tous les noeuds sauf le doux noeud de nous deux...". Un coloré "Vélo" qui, une fois qu'on prête une oreille attentive aux paroles, peut surprendre puisqu'Ours choisit d'aborder les maux de tête avec cette métaphore inattendue! Un doux "Miel" où une pointe de mélancolie se fait ressentir... Un très juste "Un Quart d'Heure" où Ours aborde de façon plus ou moins cachée ce désir que chacun a de devenir un jour célèbre, à l'heure où la télé-réalité connaît son âge d'or... Et un magistral "De Guingois" dont j'ignorais totalement la signification jusqu'à ce titre et qui décrit si bien les cicatrices des blessures de la vie qu'on cache tous au fond de soi...

Derrière ce dernier titre, se glisse une mini-chanson "Chanson aux pommes" qui surprend par sa courte durée et dont on attend impatiemment la suite puisqu'il est annoncé "à suivre" dans le livret de l'album...

En résumé, que pourrait-on retenir de cet album? Un divin mélange de poésie et de jeux de mots, saupoudré de magnifiques mélodies, rend les chansons de cet album plus attachantes les unes que les autres. Amoureux de la langue française, je ne peux que vous conseiller d'y jeter une oreille!




MusicAndMe

Noir Désir | Tostaky

Certaines choses dégagent cette impression. Ce sentiment de rage, de liberté, de révolte qui nous pousse toujours un peu plus à nous surpasser. C'est probablement le cas en écoutant l'album "Tostaky".

[Retour dans le passé]

Tout le monde a cru qu'ils avaient déposés les armes en cette fin d'année 1992, après une multitude de dégâts en tout genre et de concerts éprouvants, achevant corps, âmes et voix. Et puis non. Noir Désir s'est relevé pour mieux revenir avec un album musicalement moderne et brutal qui va littéralement secouer les tympans et décoiffer cette vieillissante musique française des années 90. Surtout au niveau de ce pauvre rock mourant.

"Tostaky" (comprendre todo esta aqui) car tout est ici; un regard indescriptible sur le monde, une force de sagesse, et une sensation d'apaisante colère. Un apaisement à l'intérieur et à l'extérieur, t'en prends plein la tronche ! Tu peux te cacher, de toute façon ils te retrouveront très vite. « Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien ! », as-tu compris ? Ils ont lâché définitivement leur rage à coups de mots et de décibels. Cette fureur accompagnée d'un son plus fort, plus noir, plus saturé, plus lourd, bref un disque décomplexé jouant sur un nuage électrique et jonglant avec des boules de feu mélodiques. Une véritable bombe.

Alors ce sourire timide aux coins de nos lèvres reflète ce que le groupe semble nous dire : "Vas-y, lâche-toi, défoule toi, c'est le moment ou jamais". Voilà le sentiment qui se dégage de cet album, un mélange homogène et rarement égalé qui regroupe toutes les différentes facettes du groupe. Qui pouvait, à l'époque, résister à l'ouragan bordelais où l'ombre de Bertrand Cantat plane à mille lieux au-dessus de tout ? Personne. Le rock français venait définitivement de changer de visage.

Et maintenant, presque une vingtaine d'années plus tard, pendant nos longues soirées nostalgiques, autour de nos bouteilles de bières à disserter encore et encore, nous le savons trop bien que "Tostaky" est l'un des meilleurs albums de tout l'histoire du rock made in France. Devenu à l'époque le fer de lance de toute une génération de groupes qui nous fait bouger aujourd'hui en concert.
Catégoriquement cultissime !
Pablito

Thursday, April 14, 2011

Thos Henley - A collection of early recordings


Je ne vais pas vous raconter à nouveau comment j’ai découvert ce jeune anglais exilé en France depuis deux ans, je l’ai déjà fait en présentant le groupe dont il fait parti, ici.
En revanche je vais présenter ce "troubadour des temps modernes" un peu plus précisément. Thos Henley a commencé à faire de la musique dans son Angleterre natale où il y a rencontré son meilleur ami et complice George Jephson avec qui il fonde le groupe Oh Othello. Ils arpentent les routes d'Europe pour jouer de la musique et trouver l'inspiration dans le voyage avant de poser leur valises dans notre capitale il y a deux ans.

En juin 2010, Thos sort un EP, Golden Europe, sous un forme relativement originale, vinyle doré, et si on ne possède pas de platine pour le lire, ou si on veut pouvoir écouter ses délicieuses ballades partout sur son MP3, il y a aussi à l’intérieur une petite carte pour télécharger les chansons sur internet.

Le 18 avril prochain sortira son premier album chez BS Records, A collection of early recordings (déjà disponible en précommande sur le site des boutiques sonores), qui regroupent un dizaine de chansons enregistrées entre son pays d’origine et son pays d’adoption.

Thos nous propose un album folk, teinté de pop. Les mélodies sont toutes en douceur, nous transportent et nous font voyager sans pour autant nous endormir. Ses chansons ont une base musicale de guitare voix et sont enrichies avec d’autres instruments, aussi divers et variés les uns que les autres, qui viennent sublimer certains passages, certaines chansons. La majorité des titres qui composent l’album a un rythme plutôt calme qui nous embarque dans un voyage différent à chaque morceau. Parfois les rythmes accélèrent un peu, comme sur "Gone with Devon", ou sur la fin de "Keeper of my breath".

Thos est un poète qui aime la littérature et cela se ressent dans ses textes. Une attention particulière est portée aux paroles qui sont toujours poétiques et à travers lesquelles on peut remarquer son amour de la poésie. Il y fait référence à de nombreux auteurs, notamment à l’auteur de littérature de voyage Patrick Leigh Fermor qu’il remercie d’être pour lui une source d’inspiration infinie et qui est cité dans "Another Brother". "Another Brother" qui donne l'impression, en écoutant attentivement les paroles, d'être dédié à George Jephson, un peu comme une lettre qui lui serait destinée. Ce dernier fait d'ailleurs les choeurs sur cette chanson.
L’influence de la France et de ses voyages est également très présente. Il glisse dans de nombreux textes des mots ou des expressions françaises, ainsi que des nom de lieux parisiens ou de villes de l’hexagone.

En résumé, si vous ne savez pas quoi écouter en ce début de printemps ou cet été pour égayer votre journée, vous remonter le moral un jour de coup de blues, ou que vous avez simplement envie de voyager par procuration, A collection of early recordings est le médicament qu’il vous faut!

En attendant, Thos assure une promotion très originale de son album à travers un "marathon conceristique" dans les rues de paris du 11 au 20 avril 2011. Avec le Paris Golden Tour, il propose 20 concerts dans les 20 arrondissements de Paris à raison de deux concerts par jours dans des lieux insolites de notre belle capitale.


Lo'birds

Monday, April 11, 2011

Agnes Obel à l'Ancienne Belgique - 09 avril 2011

Samedi soir, 20 heures, nous voilà une nouvelle fois à l'Ancienne Belgique pour y passer une excellente soirée tout en douceur en compagnie d'Agnes Obel (pour les curieux, on en a déjà parlé par ici sur le blog).

Je découvre alors l'Ancienne Belgique comme je ne l'ai jamais vue, sous sa forme "théâtrale" avec des sièges là se trouve la fosse habituellement. Après m'être faufilée et avoir trouvé une place qui me convient, je me pose et me laisse bercer par la première partie de cette soirée: Clare Louise. Cette jeune artiste française, exilée dans notre capitale belge, a déjà tout d'une grande. Avec sa voix unique et puissante, elle réussit tout de suite à nous plonger dans son univers folk alternatif et à se mettre le public dans la poche! Deux guitares acoustiques et un violoncelle, c'est simple et pourtant, il n'en faut pas plus pour que la magie opère. Je lui souhaite d'aller loin car, selon moi, on a là une bonne dose de talent qui gagne à être connu!



Vient ensuite Agnes Obel accompagnée de sa violoncelliste et choriste. A nouveau, on a affaire au talent à l'état pur, c'est beau, c'est simple, c'est magique! Pendant 1h20, Agnes nous offrira ses petites perles que l'on peut retrouver sur son album "Philharmonics" mais également deux nouveaux titres qui, comme elle nous le confiera, n'ont pas encore de nom. Elle nous offrira aussi une superbe reprise de John Cale "I Keep a Close Watch" que l'on peut retrouver sur son EP "Riverside".

Et puis Agnes nous confiera également qu'elle est tombée sous le charme de notre ville qu'elle compare à un juste milieu entre Paris et Berlin. Il faut dire qu'elle a aussi la chance de découvrir Bruxelles sous ses meilleurs jours vu la météo estivale qui règne sur la capitale en ce moment!



C'est avec des étoiles plein la tête que je ressortirai de cette superbe soirée concertique. Un conseil, laissez-vous tenter si vous avez, un jour, l'occasion de la voir sur scène!

Retrouvez-la également sur facebook ou sur myspace.


MusicAndMe

Saturday, April 9, 2011

Carte Blanche à Tom Poisson au Café de la Danse, le 6 avril 2011.

6 avril 2011, date que j’attendais avec beaucoup d’impatience étant donné qu’après avoir vu Tom Poisson en novembre dernier en première partie d’Alexis HK, je zieutais assidument sur une date que Tom Poisson aurait pu faire dans les environs plus ou moins proches. Malheureusement, à part une date en région parisienne et cette date au Café de la Danse, rien à l’horizon. Qu’à cela ne tienne, direction Paris et le Café de la Danse que je rêvais presque de découvrir depuis qu’Alexis HK y avait élu résidence pour de nombreuses dates il y a quelques années de ça.
Revenons à nos moutons…En « première partie », Alexandre Kinn arrive sur scène, guitare en bandoulière. Il nous interprète quelques titres de son album à paraître, et je dois dire que ça s’annonce plutôt bien.
Tom Poisson avait invité pour l’occasion quelques artistes de qualité : Florent Marchet, Aldebert, Alexandre Kinn, Clarika, Niuver Er (une artiste cubaine pour laquelle Tom Poisson a écrit une très belle chanson, « N’importe quoi »)… Durant plus d’1h30, Tom Poisson interprète la plupart des chansons de son dernier album, Trapéziste. Il les chante tantôt seul, tantôt en duo. Le public parisien semble à première vue un peu « frileux ». Néanmoins, les applaudissements sont fournis et l’ambiance se réchauffe très rapidement. Elle devient carrément électrique lorsque Tom Poisson, en duo avec Aldebert, se lance dans une reprise endiablée de Still Loving You, accompagnée du ukulélé. Vient ensuite un duo avec Florent Marchet, lequel interprétera ensuite son nouveau titre, La Charrette, issu de l’excellent album « Courchevel » . Le public se lève, danse, chante, frappe des mains. Tom Poisson a l’air ravi d’être là, ça fait plaisir à voir et à entendre !
A la fin du concert, la chorale d'un collège ainsi que l'ensemble des invités rejoignent Tom Poisson pour la chanson Trapéziste, mettant sur scène une joyeuse ambiance
Si vous ne connaissez pas encore Tom Poisson, il n’est pas trop tard pour vous ruer sur Trapéziste, dont j’en avais déjà fait la critique ici.
*Tom Poisson*

*Tom Poisson & Clarika*
*Tom Poisson & Aldebert*
* Tom Poisson & Alexandre Kinn*
*Tom Poisson & Florent Marchet*


MaxiCastor

Quelqu'un comme vous, Bénabar au Théâtre du Rond-Point


Pour celles et ceux qui suivent l’actualité de Bénabar, il ne vous est pas échappé que celui-ci se lançait dans le théâtre. En effet, depuis le 3 mars et jusqu’au 10 avril, Bénabar joue aux côtés de Jacques Weber, dans une pièce de Fabrice Roger-Lacan mise en scène par Isabelle Nanty. La pièce se déroule au sein du prestigieux Théâtre du Rond-Point, situé au cœur des Champs-Elysées, à Paris.
La pièce se déroule dans un décor estival, sur une plage déserte, où deux hommes, qui apparemment n’ont rien en commun, se rencontrent. Il y est question de secret, de règlement de compte et de mystère qui plane sur ce décor à première vue de rêve.
Si la réputation de « théâtreux » de Jacques Weber n’est plus à prouver, on y découvre un Bénabar très à l’aise dans ce nouveau rôle. On l’avait certes découvert dans le film Incognito, dans lequel il avait joué notamment avec Isabelle Nanty et Franck Dubosc, mais ce rôle au théâtre est une grande nouveauté dans la carrière du chanteur.
Je dois bien dire que je partais avec certaines appréhensions. Si vous avez déjà eu l’occasion de voir le chanteur en concert, vous avez sans doute pu constater qu’il pouvait avoir certaines difficultés à retenir les paroles de ses chansons, qu’il a pourtant écrites et qu’il chante pour certaines depuis plusieurs tournées. Or, dans le contexte du théâtre, on découvre ou redécouvre un Bénabar à l’aise, parfaitement au point sur son texte. Il joue avec justesse et régularité, on voit qu’il est dans son élément sur les planches.
Malgré les critiques plutôt mauvaises, j’ai beaucoup apprécié la pièce et j’ai été ravie de découvrir Bénabar comme je ne l’avais encore jamais vu.
La pièce sera en tournée dans quelques villes de France et également en Belgique.

MaxiCastor

Monday, April 4, 2011

Joseph d'Anvers - Rouge Fer


Commençons par une (rapide) présentation de cet artiste touche à tout aux multiple talents.

Cet ancien boxeur, qui a fait des études de cinéma, a été opérateur sur des tournages et chanté au sein de plusieurs groupes avant d’entamer une carrière solo sous le nom de Joseph d’Anvers.
En 2006, il sort un premier album intitulé, Les choses en face, chez Atmosphériques.Il fait de nombreuses première partie et tourne avec son album pendant un an et demi, avec un passage remarqué, en tout cas par moi vu que c’est là bas que je l’ai découvert, aux Solidays en 2006.
Tout en préparant son deuxième album il est contacté par Alain Bashung pour lui écrire une chansons, qui sera "Tant de nuits", sur Bleu Pétrole.
Il écrit également pour d’autres artistes, notamment pour Dick Rivers, pour qui il écrit et compose entièrement l’album L’homme sans âge.
En 2008, Joseph sort son deuxième album, Les jours sauvages, sur lequel figure entre autres, "Kids" en duo avec Money Mark, clavier des Beastie Boys.
En 2010, parallèlement à l’écriture de son troisième album, il sort son premier roman, "La nuit ne viendra jamais", un thriller noir et rock’n roll chez La Tengo Edition.


Venons en à ce qui nous intéresse aujourd’hui, son troisième album, Rouge Fer, sorti le 4 avril dernier.
Joseph a entièrement réalisé ce nouvel opus et s’est entouré pour l’enregistrer de Sébastien Gohier (ingénieur son), Raphael Séguinier (batterie), Ludovic Legros (basse), Alex Maillard (guitare) et des fidèles David « Tahiti Boy » Satane (claviers) et Cedric Le Roux ( guitare). Le mixage de l’album a été fait par Darrell Thorp qui a déjà travaillé avec Radiohead, Beck ou Charlotte Gainsbourg.
Joseph d’Anvers se renouvelle et propose de nouvelles sonorités à chaque album et Rouge Fer ne déroge pas à la règle, il est encore différent des deux premiers. On y retrouve un son résolument rock, avec quelques touches électro très bien utilisées pour mettre en valeur certaines chansons ou certains passages.

On retrouve sur cet album la participation du Budapest Symphony Orchetra sur "La résilience", mais surtout sur le magistral "Ma peau va te plaire", écrit à l’origine pour Alain Bashung et qui ouvre de manière parfaite cet album, comme une sorte de clin d’œil à l’artiste qui nous a quitté. On pourrait également retrouver ce clin d’œil dans le titre du l’album, Rouge Fer, comme une référence à Bleu Pétrole.


Joseph qui avait déjà osé un soupçon d’anglais sur Les jours sauvages, réitère et nous propose davantage de touches de la langue de Shakespeare, particulièrement sur les refrains, "Leave me alone" ou "Always better (paranoïd)", et évidement sur "(I caught an) Exotic bird", le duo très envoûtant qu'il partage avec Troy Von Balthazar.
Grâce à ses paroles, parfois sombres, parfois fatalistes, mais où on peut toujours chercher un peu d’optimisme, Joseph nous embarque dans une nouvelle histoire à chaque chanson.

Avec Rouge Fer, Joseph d’Anvers confirme le talent qu’on lui connait, tant au niveau des paroles, qu’au niveau des mélodies et on attend avec impatience de voir tous ces bijoux sur scène.


En attendant de le retrouver sur scène, vous pouvez consommer son album sans modération, sur lequel figure ce "Radio 1", qui a tout pour devenir un tube!!!



Lo'birds

Les sorties d'albums (avril 2011)

Nous voilà déjà en avril, le printemps est là et les beaux jours remontrent le bout de leur nez. Alors que les jours rallongent, plein d'artistes nous proposent de découvrir leurs nouvelles pépites musicales.

Voilà ce que nous pourrons écouter dans les jours à venir.



11 avril : Jehro, Cantina Paradise. Avec ce nouvel opus, le chanteur continue de nous faire voyager à travers différentes influences et divers styles musicaux.




4 avril : Ours, El. Après son premier album, Mi, sorti en 2007, le chanteur nous revient avec son deuxième album très prometteur.




4 avril : Laszlo Jones, Banana Nation. Après un premier single "Downlaod me I'm free", qui a attiré beaucoup de monde sur internet, le chanteur sort un premier album aux multiples sonorités. (critique de l'album sur zikannuaire)



18 avril : Hugh Laurie, Let them talk. Le célèbre Dr House, qui est également musicien, sort un premier album blues, avant un concert parisien le 11 mai.




26 avril : Moriarty, The Missing Room. Après le succès de Gee Whiz But This Is a Lonesome Town, le groupe nous revient avec un nouvel qui a d'abord été l'objet d'une tournée et qui sort enfin en support physique.



Le reste des sorties en bref:



4 avril



Noah and the whale, last night on earth

The Kills, Blood Pressures

The Dodos, No color

Laetitia Velma, les eaux profondes



11 avril


Antoine Leonpaul

Foo Fighters, wasting light

Nicolas Fraissinet, les métamorphoses

Fabien Duclerc, Fabien Duclerc




12 avril


Alex Beaupain, pourquoi battait mon coeur



18 avril


Gorillaz, The Fall

Empyr, Unicorn

Scarlet queens, Outside play

Brigitte, Et vous, tu m'aime ?

Thos Henley, A collection of early recordings



25 avril


Candide, Et si ...

Alessi's ark, Time Travel

La Mathilde, Equilibriste

La féline, wolf & wheel

Cyril Mokaiesh, Du rouge et des passions

Guillemots, walk the river

Cat's Eyes, Cat's Eyes



26 avril


The Wombats, This modern glitch



A noter, l'album de Joseph d'Anvers, Rouge fer, dont la sortie était initialement prévue le 28 mars, sort finalement le 4 avril.



Lo'birds