Wednesday, August 31, 2011

*Fête du Bruit*, dimanche 14 août 2011, Landerneau



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Grande première pour moi en ce dimanche 14 août. En route pour le festival Fête du Bruit, tout près de Brest, dans cette ville de Landerneau et ce festival que je ne connais pas encore. Arrivées en le lieu saint, la joie est au rendez-vous, l’affiche nous promet de bons moments musicaux et le soleil est au rendez-vous.

A l’arrivée sur le site, mauvaise surprise (outre le fait que la bière soit chère !), je suis fouillée à tel point que je vois mon appareil photo partir à la consigne. Et bien ça commence mal…

A l’entrée, nous voyons également des panneaux : le groupe The Hyves, initialement programmé dans l’après-midi, est contraint d’annuler son concert car l’un des membres s’est gravement blessé la veille lors d’un concert à Lausanne. Les ayant déjà vu dans un précédent festival et n’ayant pas particulièrement apprécié, je ne suis pas déçue outre mesure mais il semblerait que certains spectateurs soient déçus, étant venus spécialement pour leur prestation.

Revenons sur la programmation : Lilly Wood & The Prick ouvrent les festivités. Set habituel de festival, même robe qu’au Pont du Rock pour Nili, on ne change rien…hormis l’ambiance qui est totalement différente ! Le groupe semble s’éclater sur scène, fait participer le public…On retrouve Lilly Wood et ses Pricks tels qu’on les aime, à fond la forme !

Viennent ensuite les très attendus Yodelice, que j’avais déjà vus sur leur précédente tournée, font une entrée fracassante sur scène, sous les hurlements de la foule. Effet Maxim Nucci ?

Ils nous interprètent des tubes de leur dernier album, Cardioïd, mais également les morceaux les plus connus de leur premier album, Tree Of Life. Déchaînement programmé de la foule sur « Sunday With The Flu », participation de ladite foule en délire sur une chanson pour laquelle « il manque les cuivres »…

Très très bonne prestation donc de l’homme au chapeau à plume et ses comparses musiciens.

La suite est assurée par Moby. Moby le grand, Moby le prodige, Moby la bête de scène. Nous avons passé l’heure et demie de concert à sauter. Probablement le concert le plus épuisant physiquement auquel j’ai pu assister mais également l’un qui restera dans les annales. Lui et ses musicien(ne)s revisitent ses tubes les plus connus de façon totalement différente de ce que l’on peut entendre sur ses albums. A tel point que même les chansons les plus connues sont méconnaissables au début. C’est comme un renouveau, ça rend les morceaux encore meilleurs, je trouve.

Moby est donc pour moi L’artiste de ce festival, pour sa générosité avec le public, pour la qualité vocale de la chanteuse qui l’accompagne et qui chante sur quasi la moitié des morceaux, pour le talent des musiciens qui réorchestrent de manière totalement fascinante les morceaux du Monsieur. Chapeau bas, donc.



Une vidéo qui démontre bien l'ambiance de folie qui a sévit sur la prairie de Landerneau...



*MaxiCastor*

Tuesday, August 30, 2011

Cali au Brussels Summer Festival - 15 août 2011


Je sais qu'on vous en a déjà parlé sur le blog (et pour ceux qui n'auraient pas lu, c'est, entre autres, par ici). Mais c'est à mon tour de venir vous narrer mon ressenti!

Entre la musique de Cali et moi, c'est une longue histoire d'amour. Je ne compte plus le nombre de dates de concert que j'ai à mon actif (si je vous l'avouais, je vous ferais peut-être peur pour être honnête!^^), ni le nombre d'heures passées à écouter sa musique. J'ai vécu un véritable coup de foudre musical avec son premier album "L'amour parfait" et celui-ci s'est assez bien poursuivi avec les deux albums "studio" qui ont suivi, "Menteur" et "L'espoir".
Et puis, malheureusement, de mon côté, il y a eu un hic, une cassure avec le dernier album en date, à savoir "La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon coeur". Au premier abord, cet album ne m'a pas du tout transportée comme ont pu le faire les précédents et je n'ai pas compris le virage musical que Cali a alors choisi de faire.
Du coup, j'ai assez mal vécu les deux dates de concert en salle que j'ai faites sur cette tournée. Mais j'ai, malgré tout, voulu y croire encore et je me suis accrochée à cet espoir pour une dernière date, que je ne regrette pas du tout!

Lundi, 15 août, nous voilà à nouveau au BSF pour clôturer le dernier soir sur la scène principale, Place des Palais. Arrivant à peine quelques minutes avant le concert, on parvient à se faufiler et à être tout de même assez bien placées. J'avoue, à ce moment-là, ne pas être très emballée par ce qui m'attend. Mais très vite, je vais me rendre compte que j'avais tort!

Cali arrive sur scène avec "Je sais ta vie". Fidèle à lui-même, plein d'énergie et prêt à s'éclater, on le sent tout de suite plus que ravi d'être là ce soir. Ce plaisir a un effet communicatif sur moi et dès les premières notes de "L'amour fou", je me laisse complètement portée par l'ambiance qui règne au sein du public. S'ensuit toute une setlist de festival que je choisis de ne pas vous détailler revisitant ses succès plus anciens ("Pensons à l'avenir", "Je m'en vais", "Le grand jour", "Elle m'a dit"...) mais aussi des titres du nouvel album ("Ma douleur", "Mille ans d'ennui,...). On sent une grande complicité entre Cali et le public du BSF au sein duquel il ne peut s'empêcher (une fois de plus) de se lancer pour un slam dont lui seul a le secret.

Petite anecdote qui me revient à l'instant en tête: la vive réaction de refus du public lorsque Cali propose de nous donner Sarkozy pour gouverner notre petit pays en mal de gouvernement depuis mal de temps. Ca le fait rire, ça nous fait rire mais comme on dit, il vaut mieux être seul que mal accompagné!
Ce qu'on ignore encore à ce moment-là, c'est que Cali nous réserve une surprise de taille. Quand il lui prend l'envie de comparer le public du BSF au public de Bénabar, personne ne comprend alors ce qui se trame derrière... Et c'est seulement après le premier couplet de "C'est quand le bonheur" que l'on comprend: Cali a invité Bénabar pour partager ce titre!
Le public se déchaîne et les deux Bruno s'amusent comme deux petits fous sur scène. Il ne m'en faut pas plus pour passer le reste du concert sur un petit nuage.


C'est avec son titre "Cantona" (dont le clip a été tourné à Forest National en avril dernier) que Cali termine son show en beauté. Car oui, je pense qu'on peut le dire, ce soir-là, Cali nous a offert plus qu'un concert, il nous a offert un véritable show. Et je peux dire haut et fort qu'il s'agit bien là du concert de "réconciliation" avec Cali de mon côté!

MusicAndMe

Friday, August 26, 2011

BSF, day five : Baden Baden - Great Mountain Fire - Yodelice



Pour ce cinquième jour du festival, nous nous rendons à notre première soirée complète vers la scène du Monts des Arts. On remarque que les spectateurs n’arrivent pas en avance, à 30 minutes du premier concert il n’y a toujours pas foule.
A 19h15, le groupe français Baden Baden entre en scène pour ouvrir cette soirée. Nous ne connaissons le groupe que de nom et, hormis une écoute de leur titre « Alice », nous avons choisi de les découvrir en live. Sur scène, le groupe tente d’échanger avec le public qui est principalement composé de novices comme nous, mais on ne les sent pas à l’aise, un peu trop stressés sans doute. Il y a aussi un manque d’échange entre les membres du groupe. Ils peinent à convaincre le public, ce qui est bien dommage car leur musique teintée de folk qui met en scène des textes parfois en anglais, parfois en français, est tout à fait prometteuse. On leur souhaite de pratiquer encore la scène et de prendre confiance en eux et de nous revenir en meilleure forme.


Après une courte pause, le deuxième groupe à entrer en scène est Great Moutain Fire que nous découvrons également ce soir-là. Et le moins qu’on puisse dire c’est que le groupe est dans le concert dès le début. On est tout de suite embarqué dans l’univers du groupe qui a 1h pour conquérir le public et qui ne perd pas une minute. Les cinq garçons nous proposent une musique à tendance rock avec des touches électro portées par des synthés. Sur scène, le groupe déborde d’énergie. Les membres du groupe (à part le batteur) passent d’un instrument à l’autre, changent de place sur la scène, dansent et s’amusent. Le groupe est heureux d’être sur scène et de partager leur musique, ce qui, en tant que spectateur, ne peut que nous ravir. On est content de partager ce moment avec eux et de voir que ça leur fait plaisir. Après seulement 35 minutes le groupe quitte la scène sous les applaudissements, avant de revenir pour un rappel explosif. Great Mountain Fire est encore une excellente découverte et on espère vite les revoir sur scène en Belgique et en France car ils méritent de passer la frontière.


A quelques minutes du dernier concert de la soirée, la place s’est bien remplie et il y a du monde pour assister au concert de Yodelice. Le groupe mené par Maxim Nucci entre en scène et débute le concert de manière intimiste avec « Breath in » et enchaine avec le très beau « Insanity ». Maxim et sa bande nous transportent à travers des morceaux calmes et envoûtants et nous font danser sur des passages plus rock et dynamiques. Les chansons se suivent, mêlant titres du premier album, « Free », « Shadow boxing » et du deuxième opus, « My blood is burning » ou « Wake me up ». Maxim demande à tout le public de sauter pendant « More than meets the eye ». Il aime voir le public lui répondre et s’amuser. On sent aussi une bonne cohésion entre les membres du groupe qui sont tous très talentueux. Le show est porté à merveille par un magnifique jeu de lumières. Nous avons le droit à une très belle reprise de « Midnight radio » porté par la voix pleine d’émotion de Maxim. Le groupe finit son set entre douceur et force avec « Experience », qui commence très calmement avant d’aller crescendo et de se terminer dans une explosion. Maxim vient tout d’abord seul avec sa guitare pour le rappel durant lequel il nous interprète la très belle « Talk to me », écrite pour la bande originale du film « Les petits mouchoirs ». Tout le public est suspendu à ses lèvres et l’écoute silencieusement. Puis les autres membres du groupe le rejoignent pour nous interpréter deux titres supplémentaires. Les quatre garçons nous font nous déplacer de droite à gauche sur « Wrap it up », ce qui devait très bien rendre depuis le fond, puis ils nous font pousser la chansonnette sur « White page ». C’est sur cette note que s’achève ce concert que j’attendais avec impatience et pour changer, je ne suis pas du tout déçue de la prestation du groupe sur scène. C’est à chaque fois un moment magique qui nous transporte loin de nos préoccupations et de nos soucis quotidiens. Donc si vous avez l’opportunité d’aller les voir sur scène, foncez!

(set list : Breath in - Insanity - Free - Shadow Boxing - My blood is burning - More than meets the eye - Midnight radio - Sunday with a flu - The other side - Wake me up - Experience // Talk to me - Wrap it up - White page)


Lo'birds

Fastlane Candies en Interview


Dimanche 14 août, 3ème jour du Brussels Summer Festival lors de la soirée spéciale "Jaune-Orange".

Quelques minutes après leur prestation qui ouvrait la soirée au Magic Mirrors du Parc Royal de Bruxelles, Alexis Alvarez, chanteur principal du groupe Fastlane Candies (dont on vous a déjà parlé ici), nous a accordé quelques minutes de son temps pour une entrevue.

Après avoir cherché pendant quelques minutes un endroit où nous poser tranquillement pour réaliser l'interview, c'est au sein du parc-même que la rencontre se déroule, avec, en fond sonore le concert de Raphaël sur la scène de la Place de Palais et le concert du groupe El National Quaterback au Magic Mirrors. 


Fastlane Candies, c'est qui, c'est quoi ? Peux-tu nous présenter le groupe en quelques mots ?
En fait, au départ on n'était que deux, il y avait Laurent, le guitariste, et moi et on a commencé comme ça. On faisait de la musique dans d'autres groupes. Mais on avait du temps en plus et des idées. On a commencé à jouer comme ça, moi à jouer de la guitare acoustique et à chanter et lui à jouer une guitare en plus. On faisait plus du rock « pop ». Et puis on a rencontré Sandra, ce qui a fait une voix féminine en plus. Et on a fait plusieurs concerts comme ça avec des boucles de percussions qui tournaient derrière. Après on a enregistré l'EP en studio. Tout ça a pris un an. Et donc, pour l'EP en studio, on avait besoin d'un vrai batteur, François. Et en fait, il était cool, donc on l'a gardé pour plusieurs dates. On s'est directement bien entendu en fait. Et puis il y a eu Yannick, le bassiste, qu'on a aussi recruté pour le studio et ça se passait bien aussi avec lui. Ca fait donc quelques mois, à présent, qu'on tourne avec un line-up comme ça. Donc voilà, au départ, c'est une rencontre amicale, puis ça s'est développé.
Et peux-tu nous dire d'où vient le nom du groupe ?
Alors ça c'est un peu compliqué. Fastlane Candy, au départ, c'était le nom d'un cheval qu'on a vu sur le site du PMU. On a un copain qui nous a dit que, si on voulait trouver un nom de groupe, il fallait aller sur le site du PMU. Là, on a vu un cheval qui s'appelait Fastlane Candy. C'était une jument et elle se mettait tout le temps sur la voie rapide et gagnait les courses. Donc on s'est dit, comme on est plusieurs, on va le mettre au pluriel. Mais après, en fait, on a appris que ça voulait dire quelque chose en anglais. On a joué avec un groupe australien au Bota il y a quelques mois (cfr : Cloud Control) et eux nous ont dit en fait que c'était le nom d'une drogue, des pilules. Et en fait, c'est vraiment marrant car on pensait pas du tout que ça avait une signification à la base.
Votre premier EP « Cold cold Carribean » est sorti en mai dernier sous le collectif « Jaune Orange » très connu dans la région liégeoise. Pourrais-tu nous expliquer comment s'est passée la rencontre et la collaboration ? Comment s'est passé l'enregistrement de ce premier EP ?
Alors, au départ, avec Laurent, on avait fait quelques chansons juste à deux et on a rencontré un membre de MLCD, à Liège, faut savoir que c'est une petite ville. On a donc rencontré Xavier, le bassiste de MLCD qui nous a proposé d'enregistrer une démo chez lui. Donc on a fait ça chez lui puisqu'il a le matériel. Et après, on a vu qu'il y avait de l'intérêt assez vite. Les Ardentes, entre autres. Il y avait quand même des gens qui manifestaient de l'intérêt tout de suite. Donc euh... C'était quoi la question ? (rires) 
 
Comment s'est passé la rencontre avec le collectif Jaune-Orange et l'enregistrement de l'EP ? (rires)
Ah oui, j'étais remonté à Mathusalem là en fait ! (rires). Donc après les démos enregistrées chez Xavier, on les a mises sur myspace et un jour, on a été contacté par l'Ancienne Belgique pour faire la première partie des Tellers. Mais en fait, c'est le collectif Jaune-Orange qui a été contacté, pas nous ! Parce que la personne de la programmation de l'AB s'est dit qu'on devait sûrement être dans le collectif. Mais on n'y était pas. Parce qu'en fait, on les connaît depuis longtemps mais nous on ne voulait pas demander leur demander d'intégrer le collectif. On voulait que ce soit eux qui se disent que notre musique est chouette et nous le propose. En fait ce sont nos amis et on ne voulait pas qu'il y ait de copinage. Ca, on le refusait vraiment. Et puis quand il y a eu cette date-là, JF, le gars de Jaune-Orange s'est dit que c'était peut-être un signe qu'on devait être dans le collectif. Donc on est rentré comme ça. Et puis après il y a eu plein de rencontres et on est super fiers de tourner avec les autres groupes ! Ils sont devenus des amis car l'esprit est bon enfant, très très cool. Ca nous aide beaucoup parce qu'artistiquement, on a toute la liberté qu'on veut. Il n'y a jamais le truc « Oui mais faut que ça passe à la radio ». Mais nous-mêmes, on ne cherche pas à faire de l'expérimental, on cherche à faire des choses qui plaisent aux gens.

Comment se passent la construction et la composition des chansons ? Vous avez une ligne de conduite définie ou c'est plutôt au feeling ?
Au départ, c'est plutôt guitare-voix, donc c'est plutôt moi qui amène le morceau. Et on travaille dessus avec Laurent, comme on faisait au début. Il y a une première mouture et en général, on va au studio à ce moment-là. Déjà à ce moment-là, on voit le truc avec tous les autres. Là en studio, il y a beaucoup de travail avec la batterie et toute une série de changements. Et en fait, pour l'EP, ça a bien fonctionné parce que François ne connaissait aucun morceau avant d'arriver pour la prise en studio. Et là, on l'a guidé un peu et ça a marché. Mais il faut dire qu'on avait quand même un producteur, Xavier de MLCD, et que sans lui ça aurait été vraiment impossible. Il a vraiment la vision entière du morceau, donc ça c'est vraiment génial ! Et puis tout ça,c'est quand même grâce à Jaune-Orange aussi, donc c'est vraiment super. Je trouve ça vraiment super que des gens pour lesquels ça marche se disent « Voilà eux, j'ai peut-être rien à gagner à les aider mais je les aide quand même ». C'est génial, vraiment ! 

Mais on a l'impression que ça fonctionne très très fort comme ça dans la région de Liège, non ?
Oui je trouve qu'à Liège, y a un vrai esprit de s'aider les uns les autres. C'est pour ça que ça a marché à Liège. Peut-être qu'ailleurs il y a moins de collectifs, enfin ce n'est absolument pas une critique, mais peut-être qu'il y a un développement solo plus important.
On ressent un côté très léger à l'écoute de votre musique, c'est quelque chose de voulu ?
Oui ! Enfin, c'est-à-dire que, moi, comme je suis d'origine espagnole, il y a des influences un peu différentes de ce que les gens écoutent ici. Il y a des trucs de merde latino mais c'est quand même des trucs latino. Du coup, j'avais envie qu'il y ait un peu cette couleur-là, alors qu'au final les paroles, c'est quand même un truc un peu sombre. C'est ce contraste-là que je trouve vraiment intéressant. Voilà donc c'est voulu que la musique soit légère mais c'est aussi voulu que derrière, si on veut aller chercher, il y ait aussi de la matière.

Quelles sont les diverses influences musicales du groupe ?
Alors les influences, en fait au départ, niveau groupe, moi j'aime vraiment beaucoup Belle and Sebastian, j'adore leur esprit, ce truc famille. Mais bon après, on a quand même été dans des directions très différentes pour l'EP, c'est plutôt des groupes plus électros, plus dansants, comme Yacht. C'est d'ailleurs la musique d'intro de notre entrée sur scène. Donc c'est un groupe qu'on adore vraiment. Il y a aussi les Crystal Fighters qu'on adore vraiment car ce sont des Espagnols avec un côté à la fois pop et à la fois plus sombre derrière. Il y en a plein d'autres, par exemple, il y a aussi un groupe chilien « Denver ». 

Ok donc on voit des influences très diverses mais en même temps, ça reste assez latino, non ?Oui oui mais disons que c'est une ouverture au monde latino mais pas vers des groupes qui font de la musique comme Shakira. C'est plus alternatif et c'est plus indépendant. Ce n'est pas la caricature de la musique latino !

 
Vous passez depuis quelques temps sur les ondes radiophoniques de PureFm et de Twizz, ça fait quel effet de s'entendre à la radio ? Quelle a été votre réaction à toi et au groupe lorsque vous vous êtes entendus pour la 1ère fois ?
Ben en fait, au début, je ne pensais qu'au morceau. Je me disais « est-ce que ça c'est bien ? Est-ce que les gens vont aimer ? ». Au début j'étais complètement obsédé par le son du morceau. Mais maintenant, enfin depuis un moment en tout cas, quand je le ré-entends sur Twizz, même si je n'écoute pas beaucoup la radio, j'écoute la chanson qui suit après. Par exemple, là il y avait une chanson de REM avec Shiny Happy People, ça c'est quand même un truc de ouf. Là tu te dis que les gens ils t'ont choisi et que tu passes là à côté de cette chanson-là, qui est quand même une chanson incroyable à écouter. Donc, ça c'est super ! De pouvoir se dire ça, bon évidemment, on a pas du tout le même statut mais on passe avec eux ! Donc là on a vraiment eu de la chance et ce n'est vraiment pas donné à tout le monde. Il y a beaucoup beaucoup beaucoup de gens qui proposent et qui ne sont jamais pris. Là c'était vraiment un coup de chance énorme. 

Et est-ce que ça change quelque chose par rapport à la crédibilité dans le milieu ?
Oui ça change quand même beaucoup parce que voilà, les programmateurs fonctionnent principalement là-dessus. Si aux bookers tu dis, « voilà, c'est un single Pure Fm », tu joueras dans le festival, c'est sûr. Donc voilà, ça change quand même beaucoup. 
 
Vous avez déjà quelques grandes dates de concert à votre actif, comme les Francofolies de Spa ou Bruxelles-les-Bains ou encore la 1ère partie des Tellers à l'AB. Quel est le meilleur souvenir scénique que tu gardes en tête jusqu'à présent ?
Disons quand même que l'Ancienne Belgique, c'était super. C'est quand même une salle où on a été plein de fois voir des concerts et jamais, vraiment jamais, je me suis dit « Voilà, un jour, je serai là ! ». Pour moi, c'était impossible, je ne voyais pas même comment c'était possible. Ca fait un an qu'on a commencé le groupe et là, à cette date-là, ça fait même pas un an, ça faisait 6 mois à peine et on se disait que c'était incroyable ! Donc du coup, quand on a joué là, on se mettait au-dessus, il y a une espèce d'espace au-dessus où on voit les gens arriver et on se disait « Waouw, c'est dingue ! ». Et pareil au Bota, quand on a joué à l'Orangerie qui est une des salles vraiment géniales de Bruxelles. J'y étais l'année passée pour voir des concerts et je ne pensais pas du tout qu'un an après, j'y serai pour les Nuits du Bota. Donc ça c'est agréable. 

Mais donc, l'évolution du groupe a été très rapide en fait ? Un an ?
Oui oui donc oui, là on a vraiment eu de la chance ! C'est génial !

Et donc, vous avez un album en préparation ou... ?
Là on vient de commencer, on y a mis la 1ère pierre. Ici on va aller en studio dans 15 jours pour enregistrer 2 titres parce qu'on voudrait bien fonctionner plus titre par titre, avoir toujours une actu qui ne soit pas nécessairement liée à un album. On trouve ça un peu caduque, on préfère les singles comme ça régulièrement et au bout d'un moment, les rassembler, en faire comme une sorte de compile qui sera l'album. On essaie de se dire, il faut un morceau qui tue. Moi-même, franchement, j'écoute rarement des albums entiers d'artistes. Ca peut arriver mais je trouve qu'un artiste, quand il a un morceau qui déchire, il a tout mon respect. Parce que faire un morceau qui est vraiment bien, c'est pas facile. Mais donc voilà, on a des nouveaux morceaux en préparation.
Que peut-on vous souhaiter pour l'avenir ?
Plein de concerts parce que ça c'est ce qu'on aime faire, vraiment !
Nous remercions Alexis Alvarez de nous avoir accordé du temps et de nous avoir fait confiance pour cette interview, ainsi que le label Jaune-Orange.

Lo'Birds & MusicAndMe

A la fin de l'interview, nous avons demandé à Alexis de dessiner ce que la musique représentait pour lui. Nous le remercions de s'être plié au jeu.


Thursday, August 25, 2011

The Bony King of Nowhere, Syd Matters et K's Choice - 19/08/2011 - BSF


Nous avons été présents sur le site du Brussels Summer Festival la majorité des soirs mais je fais le choix de commencer par cette soirée-là car il s'agit probablement d'une de celles qui m'a le plus marquée...

Au programme de cette 8ème journée, aux Monts des Arts, The Bony King of Nowhere, Syd Matters et K's Choice. Une soirée qui promettait beaucoup de beaux moments et qui a tenu ses promesses jusqu'au bout.
En arrivant sur le site, on se rend rapidement compte qu'une ombre plane sur le festival : le Pukkelpop...
19h, c'est avec The Bony King of Nowhere que la soirée débute. Concert particulier pour le groupe puisqu'ils devaient jouer sur le site de Kiewit la veille... Dès les premières notes, l'émotion est à son comble et c'est avec sobriété et pudeur que le groupe rend hommage aux différentes victimes du drame au fil du concert. La douceur de leurs mélodies et la sensibilité de leur univers nous emportent rapidement dans un autre monde, un monde où, comme par magie, les étoiles viendraient embrasser la planète bleue. Ce concert me fait l'effet d'un baume sur le coeur en ce lendemain de veille difficile et j'ai l'impression que je ne suis pas la seule dans le cas.

C'est le groupe français Syd Matters qui prend ensuite le relais. Les connaisseurs dans le public sont au rendez-vous. Et c'est sans chichis que les 5 garçons arrivent sur scène et nous proposent un concert fidèle à leur univers, en mettant l'accent sur les mélodies cadencées teintées de mélancolie dont eux seuls semblent avoir la recette. Et la sauce prend ! Le public (moi y compris) est comblé et en redemande. Seul petit hic qu'on pourrait leur reprocher ? Peut-être un petit manque de communication avec le public, même si, selon moi, cela fait partie du jeu et de l'univers du groupe français.

La foule continue de s'agrandir et le site est complet au moment de l'arrivée très attendue du groupe K's Choice. En arrivant sur scène, la chanteuse, Sarah Bettens, choisit de nous dire quelques mots en hommage aux victimes du Pukkelpop. A sa demande, une minute de silence est alors observée par tout le festival et l'émotion atteint, à ce moment-là, son paroxysme... Le groupe entame ensuite son set avec leur titre « 16 » en acoustique. S'ensuivra un délicieux mélange de titres du nouvel album avec d'autres plus anciens. En observant le public, je remarque que la moyenne d'âge tourne autour de 25-35 ans et je constate alors que je fais partie de la génération qui a été bercée par les gros succès du groupe pendant son adolescence. D'ailleurs, au moment où retentissent les premières notes de « Not an Addict », c'est tout le festival qui reprend en choeur les paroles de ce titre devenu incontournable.

K's Choice est un groupe dont la Belgique peut être fière. Ils restent fidèles à ce qu'ils sont et ont toujours été. Et peut-être que certains diront qu'ils devraient renouveler leur répertoire mais personnellement, je dirais que s'ils se renouvelaient, ce ne serait plus les K's Choice. Et puis je dois avouer que ce voyage musical (in)temporel m'a complètement séduite...
MusicAndMe

Wednesday, August 24, 2011

Retour sur Lasemo







Ah Lasemo ! Un festival qui nous était encore inconnu il y a quelques mois... Pauvres incultes que nous sommes ! Mais voila, nous nous sommes rattrapées et même très bien rattrapées ! Nous voila parties avec nos gros sacs et tentes pour l'aventure ! Malheureusement nous n'avons pas pu arriver dès le premier jour du festival (nos emplois du temps de ministres ne nous le permettaient pas !). Nous arrivons donc en plein milieu de festivaliers déjà bien fou-fou et prêts à faire la fête... Nous sommes déposées devant l'entrée du festival... mais horreur! Nous apprenons que le camping n'est pas vraiment à cet endroit mais à quelques "petits" mètres de là....




Photo du site officiel: Lasemo




Ce que nous retenons du camping est une seule et même règle : évitez de vous placer près de la (sympathique) Raggaravane qui joue (sympathiquement) de la musique jusqu'à 5 heure de mat' ! Mise à part cette recommandation, niveau camping rien à dire, c'est impec : bonne ambiance, bonne tenue et écologique (ce qui est le cas de tout le festival) !


Comme nous sommes arrivées un peu tard ce deuxième jour, nous n'avons pas assez bien profité des concerts qu'il restait pour vous en faire un compte-rendu. Nous en avons alors profité pour observer l'ambiance générale du festival. Et le festival est à l'image du camping que nous avons découvert avant: très très bon esprit général. Nous avons rarement pu observer une telle ambiance lors d'un festival... c'est comme si vous entrez d'un coup, grâce à votre bracelet magique, dans le monde des bisounours ! Tout le monde il est gentil, tout le monde se respecte et parfois nous avons même le droit à des Free Kiss ( les cousins des célèbres Free Hugs). Bref, très bonne ambiance ! Plusieurs choses sont proposées entre les grands concerts: d'autres petits concerts ou spectacles, des ateliers de cirques, des petits shops.. et une grande variété de stands nourriture (à un prix très abordable). Ce jour là, une troupe au nom bizarre joue entre deux "grands" concerts : Les trois points de suspension. La prestation est aussi loufoque que le nom: du théâtre mélangé à un peu de chant, du trampoline avec en prime une histoire à dormir debout où l'on croise des "corbeaux-garous", Sophoclès, un moulpe géant et une personne à quatre bras [entre autres]. Ce spectacle provoque l'hilarité d'un public (venu en masse) alors qu'il n'était pas forcément présent pour ce genre de représentation, c'est donc une très belle ou plutôt une très drôle découverte très osée.




La troisième journée débute avec un réveil difficile... La Raggaravane a fait des ravages sur mon sommeil mais qu'importe, la programmation du jour est géniale et en plus le soleil est au rendez-vous (du moins le matin...). Avant l'ouverture des portes du festival, nous allons au rendez-vous de ce fameux soleil dans la jolie ville d'Hotton! 14 heures : ouverture des portes, sans aucune bousculades, cris etc... que c'est agréable ! Premier rang pour nous, et nous ne la lâcherons pas, cette fameuse grille, ce qui nous permettra de vivre les concerts du jour à fond !




Premier concert: Les Petites Bourrettes ! Je connaissais ce groupe seulement de nom, étant un groupe ami des Fatals Picards (qui étaient aussi présent ce jour là). Je ne connaissais pas du tout leur musique, leur jeu de scène... eh bien, j'ai vraiment bien aimé ! On sent qu'il y a des liens avec les Fatals: même ambiance scénique, même joie de vivre... ça fait vraiment plaisir ce genre de découverte ! Leur passage est vraiment passé très vite, preuve que ce groupe assure vraiment en live... Et le public en demandait encore ! Mais surprise, il n'y a pas que la bonne ambiance et la bonne musique présentes à Hotton ce jour là... Eh non, il y a également la pluie, et je vous assure qu'il n'y a aucun lien entre cette dernière et la voix du chanteur (bien au contraire) ou avec nos voix (là, ça reste à vérifier). Cette pluie ne nous gâchera pas cette superbe journée musicale, parole de mordue de concert ! Et oui, nous n'avons pas lâché la grande scène malgré cette pluie torrentielle (non je n'exagère pas... ou juste un peu). Et que voyons-nous arriver sur la scène avec surprise? Un flamand rose ! Si, si je vous jure ! Non, nous n'avons pas consommé de drogue ni même bu trop de bière ! Certes, il s'agissait d'un chapeau en forme de flamand rose qui gisait sur la tête du chanteur charismatique d'un groupe inconnu à notre bataillon !




Si je vous dis : La Chiva Gantiva... Cela vous dit quelque chose? Non? Ouf, nous ne sommes pas les seules... et nous avions tort car imaginez ce mélange : folie, rock, rires, bonne musique, belle équipe, beaucoup de couleurs... ça laisse rêveur, hein ? Et bien nous avons passé une belle heure à danser, sauter, chanter (enfin.. essayer de chanter... la pluie était toujours présente...) et à la fin de leur prestation les deux mots qui me sont venus à l'esprit sont : waouh, encore ! Ce genre d'énergie ça fait un bien fou malgré notre manque de connaissance !!!
Vous remarquerez que la journée avait bien commencé, deux groupes : deux belles découvertes... Que demander de plus ? Un de mes groupes favoris ?




Bon j'accepte sans broncher et c'est là que rentrent sur scène les Fatals Picards... Je suis une grande fan de ce groupe, leurs musiques, leurs textes et leur humour sur scène c'est juste du pur bonheur! Ils ont enchaîné les tubes des anciens albums (Amélie Poulain, Mon père était tellement de gauche interprété par Jean Marc en acoustique, Punk à chien, Bernard Lavilliers) mais aussi leurs nouveaux morceaux ( Coming Out, Retour à la terre, 1983)... Selon moi, il y a eu quelques oublis comme la célèbre Française des jeux ou bien Djambé Man. Mais bon, en festival il faut savoir fait des choix et cela ne gâche en rien le concert ! Dans le public, c'est la folie : pogos en chaine, quelques essais de slam très vite arrêtés par la sécurité ! Certains crieront qu'un concert sans slam c'est pas un concert rock, ce qui n'est pas totalement faux... Autre petit bémol: le retour confisqué à Paul... Mais oui Paul, un retour c'est pas fait pour servir de sautoir (malheureusement) mais ce cher chanteur est très vite aller le rechercher dans le bureau du directeur (Oups, de l'ingé-son du festival). Au bout d'une heure, comme d'habitude, le concert se termine (ahhh mais pourquoi c'est si court à chaque fois ?). Durant le changement de plateau pour Danakil, nous avons eu la bonne surprise de croiser certains membres des Fatals dans le public venus saluer les fans... Je trouve ça plutôt sympa surtout qu'il n'y a eu aucun mouvement de foule (décidément j'aime le public de ce festival).




C'est maintenant au tour de Danakil de faire son entrée sur scène. Nous connaissions seulement de nom et nous faisions partie des rares novices... Nous avons vraiment eu l'impression qu'une grande partie du public était venu pour Danakil, tant les chansons étaient reprises en cœur et tant l'ambiance était au taquet ! J'avoue que la musique de Danakil ne m'a pas plus touchée que ça mais cela est très vite oublié en observant l'ambiance scénique ! Une bien belle équipe devant nous composée de cuivres,de guitaristes, de chœurs, d'un rappeur, de percussions... On ne sait où regarder tant l'équipe est nombreuse. Ils sont aussi nombreux qu'heureux d'être présents. Mon regard s'est souvent accroché vers les cuivres car les trois musiciens étaient vraiment à fond et chantaient (quand ils pouvaient) en même tant que le chanteur. Ce fut donc vraiment un très bon moment !




Maintenant, je ne vais pas vous mentir, le groupe prévu après Danakil est la raison de ma présence à ce festival (avec les Fatals) : Tryo... Ah Tryo, une vraie histoire d'amour musicale ! Ce fut leur unique date belge et il fallait que j'y sois, chose faite ! Et bizarrement, le public ne m'a pas semblé plus connaisseur que ça... Mais qu'importe, les garçons sont en forme et nous aussi ! Nous avons droit à quelques blagues, à un long interlude sur les chanteurs belges comme Stromae ou Johnny Halliday (et son célèbre tube "Adrienne") mais aussi à des chansons qui n'ont pas été jouées aux Eurockéennes de Belfort comme "Serre-moi" (chanson pendant laquelle un papillon de nuit a choisi de virevolter aux alentours de la scène. Moment poésie). Que du bonheur comme d'habitude avec eux, il faut le dire. On a vraiment ressenti cette joie d'être présents, pour la dernière date de cette longue tournée !


Le festival se ferme sur cette note de bonne humeur et de bonne musique à l'image du festival en lui même: pas une seule fausse note n'a été relevée lors de ces deux jours de fête. N'oublions pas une grosse dédicace à Jean Jean et sa bonne humeur qui a parfaitement bien tenu le rôle de chauffeur de public avec son célèbre "Chaud boulette" .... Donc, pour résumer nos deux jours à Lasemo : Bonne humeur, écologie, bonne musique... BONHEUR ! A l'année prochaine, sans aucun doute !






-Céc-

Tuesday, August 23, 2011

Retour sur le festival Au Pont du Rock @ Malestroit





Quasiment un mois après, retour sur le festival breton Au Pont du Rock. C’est sous un soleil de plomb que se déroule cette 21ème édition. Qui dit soleil de plomb et programmation alléchante dit ambiance festive. Revenons en détail sur le déroulé de ces deux jours passés dans le plus vieux festival breton.

Le vendredi 29 juillet, nous arrivons sur le site alors que Lilly Wood & The Prick finissent leur première chanson. Est-ce le fait que nous soyons arrivés en retard, mais sur cette date, je ne ressens pas l’exaltation des précédentes dates. Il est vrai qu’en concert, la set-list est différente, et les spectateurs ne viennent pas forcément voir le groupe en question. Il n’empêche, leur spectacle est moins « péchu » qu’habituellement. Petite déception donc. Cette tendance s’inversera 2 semaines plus tard, sur une autre date bretonne…A suivre !

Moriarty arrive à leur suite. Le groupe est très attendu, et particulièrement leur chanson « Jimmy », connue de tous les festivaliers. Encore un groupe que je ne connaissais que de nom et qui ne m’a pas déçue. Un concert ambiance pop-folk, assez tranquille sans être molasson.

Le samedi, on décide de profiter du soleil pour flâner dans les rues de Malestroit, noires de monde pour l’occasion. Nous arrivons sur le site pendant le passage de Philippe Katerine, que j’attendais avec quelque impatience. Je ne suis pas déçue, l’ambiance est au rendez-vous, et on a l’immense chance de voir arriver Catherine Ringer qui chantera une chanson des Rita Mitsouko avec lui, Andy, qui achèvera de déchaîner la foule !

Vient ensuite Mademoiselle K, dont je ne connaissais que la dernière chanson sortie. Lorsqu’elle arrive sur scène, elle arbore un « casque » orné d’une crête rouge. Surprenant. Ne connaissant pas le répertoire de la chanteuse, je ne pourrais vous dire quelles chansons desquels albums elle interprète, mais il semblerait que beaucoup de ces anciens morceaux soient repris sur scène. C’est une bonne découverte pour moi, qui ne suis pourtant pas adepte des artistes féminines.

Puis c’est au tour de Catherine Ringer, ancienne chanteuse du célébrissime groupe des Rita Mitsouko, de monter sur scène. C’est certainement l’une des artistes les plus attendues de ce festival. Ce qui me frappe dès les premières chansons, c’est l’énergie qu’elle dégage sur scène. Impressionnante, elle n’a rien à envier à certains artistes plus jeunes. En fin de set, elle accorde un rappel au public et chante « C’est comme ça », pour le plus grand bonheur des festivaliers qui entonnent en chœur l’un des plus grand tube des Rita Mitsouko.

Quelques minutes après, Selah Sue et son imposante chevelure blonde débarquent sur scène. N’ayant pas fait le déplacement assez rapidement entre les deux scènes, nous nous retrouvons au fond et nous remarquons immédiatement que le public n’est pas franchement très attentif. Et vas-y que ça papote, et ça-y que je te raconte ma vie…C’est fatiguant, on entend à peine la petite voix fluette de Selah Sue et ça gâche un peu le moment. Pourtant, du peu que l’on entend, c’est sympathique, mais du coup, peut-être pas adapté à un festival ? Je ne sais pas, le débat est ouvert !



*MaxiCastor*



Medi en Interview



Dimanche 14 août dernier Medi (dont nous vous avons parlé ICI ) ouvrait la soirée de concerts du Brussels Summer Festival sur la Place des Palais. A cette occasion, nous l’avons rencontré quelques minutes avant qu’il entre sur scène pour lui poser quelques questions sur son album et la tournée entre autres.

[Avant de commencer je tiens à préciser que suite à un problème d’enregistrement l’interview a été perdue, donc je me suis attachée à retranscrire au mieux les paroles de Medi sans déformer ses propos.]

L’année dernière tu étais déjà ici sur la scène de la place des palais derrière Charlie Winston, et cette année tu reviens sur le devant de la scène, comment tu te sens à quelques minutes de monter sur scène?
C’était l’année dernière?
Quand je suis sur scène je ne me place pas en tant que chanteur ou en tant que batteur, je compartimentalise et je profite à chaque fois. On est toute une bande d’amis à travailler ensemble, là je suis avec mes frères et mes deux meilleurs potes et que ça soit avec eux ou avec Charlie c'est pareil, on est comme une grande famille. Je suis content d’être là.
En parlant de Charlie, tu étais à Los Angeles en juin dernier pour l’enregistrement de son nouvel album, est-ce qu’on aura l’occasion de te revoir sur scène avec lui?
Normalement oui. Je n’aime pas ne pas travailler, rester sans rien faire, j’aime enchaîner plein de choses, comme pour l’album de Charlie par exemple. En juin j’avais un trou de deux semaines dans la tournée, le lendemain d’un concert le tour bus m’a déposé devant l’aéroport et j’ai pris l’avion pour L.A., j’ai enregistré et au retour pareil, j’ai enchaîné sur un concert.
Je m’imagine bien quand je serai grand-père raconter à mes petits enfants tout ce que je faisais en 2011 (rires)
Tu es venu en Belgique il n’y a pas longtemps déjà pour les Francofolies de Spa et tu as aussi fait une date à l’AB, comment s’était passée la rencontre avec le public belge?
Ca s’est très bien passé. Le public est vraiment très bon et on le sait, tout le monde le dit. Que ça soit quand on en parle en France ou avec des groupes en Angleterre qui sont venus jouer ici, tout le monde trouve que c’est un des meilleurs publics. C’est un public qui veut découvrir de nouveaux groupes, qui laisse sa chance à tout le monde même quand il ne connaît pas l’artiste. Je suis venu faire l’AB au début de la tournée et je n’étais pas connu. Ca devait être une salle de 300 personnes et il devait y avoir 250 personnes dans la salle, j’étais étonné de voir autant de monde. Les gens tapaient des mains, bougeaient et avaient l’air d’apprécier.
Pour l’album You got me [moving], tu t’es entouré de nouveaux musiciens, d’une nouvelle équipe et tu es allé enregistrer l’album à LA, tu peux nous dire comment ça s’est passé?
Quand je suis arrivé à L.A. pour enregistrer l’album avec Tony Berg ( Beck, Black Rebel Motorcycle Club ndlr) j’étais comme un petit garçon face à un Grand Monsieur. C’est un grand professionnel qui a beaucoup d’expérience et qui sait guider. Il sait où il va, il sait dire ce qu’il faut faire, à quel moment le faire et comment le faire. J’aime ça, j’avais besoin d’être guidé, je ne voulais pas de quelqu’un en face de moi qui dise « oui » à tout, je voulais quelqu’un qui sache me dire quand c’est le moment de la fermer (rires).

Sur l’album tu as repris des titres qui étaient déjà sur At last et qui ont été réarrangés. Comment as-tu choisi les titres que tu allais garder et comment s’est passée la réorchestration?
Je suis arrivé à L.A. avec un sac de chansons, dont celles d’At Last et Tony a trouvé qu’il y en avait beaucoup de bonnes qu’on pouvait reprendre.
At Last c’était un album démo, réalisé avec mon argent et de petits moyens et qui n’est jamais sorti dans le commerce. On le vendait à la fin des concerts et sur internet. Quand il m’a dit qu’il voulait en reprendre, je lui ai demandé si il était sûr qu’elles étaient déjà sorties. Il m’a dit qu’elles n’étaient pas sorties dans le commerce. Il avait raison, on avait 2000 copies d’At Last et elles ont toutes été vendues donc on les a reprises et on les a réarrangées pour leur donner la tournure musicale de l’album. Pour moi ce sont de nouvelles chansons que je joue sur scène. Je ne me souviens pas des anciennes versions.

Où est-ce que tu trouves l’inspiration que ça soit pour écrire ou composer? Un lieu de prédilection?
J’aime bien être dehors, au contact des gens, les observer dans les lieux publics. Je n’aime pas le cliché des artistes qui ont besoin d’être enfermés dans le calme dans une pièce fermée et qui se disent « c’est le moment, là j’écris une chanson ».
J’observe les gens, comment ils vivent et je me rends compte que les histoires qui arrivent aux gens sont souvent les mêmes, chacune à leur manière. Souvent les choses se répètent. J’aime que tout le monde puisse s’identifier à mes chansons.
Parfois je peux commencer une chanson et ne plus y toucher pendant un certain temps, puis la reprendre 5 ans plus tard et me dire que ce n’était pas le bon refrain et réécrire les paroles.
Tu as rempli deux fois le Café de la Danse et tu parcours les routes de France, comment se passent les rencontres avec le public?
C’est-ce que je préfère, jouer devant des gens et avoir des retours et j’espère que tous les artistes qui font de la musique le font pour ça. Je ne joue jamais seul dans ma chambre. J’aime jouer devant des gens, des amis, mais surtout des gens que je ne connais pas.
Déjà quand j’étais jeune, à 14 ans à Nice, avec des amis, on allait jouer dans la rue. Mais je ne le faisais pas parce que j’en avais besoin mais parce que j’en avais envie, j’aimais aller à la rencontre du public. Les gens s’arrêtaient et donnaient de l’argent ou n’en donnaient pas. Et ensuite on allait prendre un verre avec l’argent qu’on avait gagné.


Tu étais à Tokyo il n’y a pas longtemps, comment a été l’accueil là-bas?
C’était génial, on a joué devant 2000 ou 3000 personnes qui nous attendaient. Notre titre est numéro un là-bas depuis 2 ou 3 mois. C’est surprenant de se dire qu’à l’autre bout du monde il y a des gens qui écoutent notre musique, connaissent nos chansons et nous attendent. Et puis l’ambiance était très différente. Je suis allé là-bas une semaine, j’ai eu le temps de m’imprégner de la culture et de l’atmosphère. Les gars ne venaient que deux jours et j’avais peur qu’ils ne ressentent pas les mêmes choses, mais même en deux jours ils ont pu s’en imprégner.
Est-ce que tu as de nouvelles dates prévues à Paris ou Bruxelles?
On revient en Belgique à Namur bientôt (le 17 septembre pour les Fêtes de Wallonie ndlr) et il y aura aussi peut-être une date plus tard à Bruxelles.
Il y aura une nouvelle date à Paris mais je ne peux pas encore dire dans quelle salle.
Est-ce que tu as quelque chose à ajouter?
Merci au public Belge d’être venu. Venant de Nice, je ne sais pas si je serais venu à un concert à 18h sous la pluie.(rires)
L'équipe de Bruno & Co tient à remercier Medi, Yannick et Atmosphériques pour cette interview.
Lo'birds et UkuTsuna

Friday, August 19, 2011

Retour sur les Eurockéennes



Finies les vacances pour nous! Il est maintenant temps de revenir sur les différents festivals auxquels nous avons pu assister durant ce mois de juillet, maussade par le temps mais ensoleillé par la bonne musique ! Retour, pour commencer, par le premier jour des Eurockéennes de Belfort.
Nous sommes arrivés vers 16h au parking du camping. L'ouverture des portes étant prévue à 17h, nous étions dans les temps. C'était sans compter les petits imprévus ! Une bonne marche était à prévoir entre le parking et l'entrée du camping, chargés évidemment de tentes, sacs de couchages, ... Arrivés à l'entrée, nous découvrons avec effroi une (très) longue file d'attente, en plein soleil évidemment vu qu'en ce début juillet, il était de la partie... Conseil pour l'année prochaine : venez plus tôt pour vous installer tranquillement. 17h : installation de la tente pratique Q*****A et en route pour rejoindre le site du festival. Des navettes gratuites sont mises à la disposition des festivaliers. Le temps d'attente pour celles-ci est très court car elles sont assez fréquentes. Arrivée sur le site du festival, la presqu'ïle du Malsaucy ! Le cadre est on ne peut plus agréable. Des étangs entourent la plaine et une des scènes (la plage) est située en bord d'eau. Clin d'oeil aux Hurlements D'Léo que nous allons applaudir sur la grande scène, pour le premier concert de la soirée !


Philippe Belossas


L'avantage d'être programmé sur la grande scène en début de soirée ? Elargir son public. En effet, le public est hétérogène, composé de fans des Hurlements mais aussi de fans de Tiken Jah Fakoly, des Ting Tings et de Tryo. Certains sont là par curiosité et veulent découvrir de nouveaux horizons. L'enjeu pour le groupe est donc de conquérir ce public qui n'est pas toujours le leur. Présentation de ce groupe bordelais qui gagne à être connu. Voilà 15 ans que le groupe s'est formé. Depuis, certains membres sont partis et d'autres se sont ajoutés, apportant chacun leur pierre à l'édifice. Vous les connaissez également peut-être grâce à leur collaboration avec les Ogres de Barback sur l'album Un air deux familles. Une famille... c'est ainsi qu'ils se définissent. Et comme dans toutes les familles, il y a de longues discussions, des compromis à faire, des disputes parfois mais c'est aussi l'occasion de nombreux moments de partage. Et c'est avec le public des Eurocks qu'ils ont partagé un moment d'exception. Ce sont des chansons mêlant rock et punk que nous ont livré le groupe. Ils entament leur set par Bordel de Luxe, également titre de leur dernier album. Tout de suite, le public est emmené dans leur univers aux allures de cabaret burlesque. On le doit également à Juliette Dragon, présente sur quelques dates seulement, vêtue de dentelles et de plumes. Vous l'aurez peut-être reconnue, c'est elle qui trône sur la pochette du dernier album. Le set sera composé de titres du nouvel album comme L'allumette facile ou encore El Fuego mais aussi des plus anciens comme le Café des jours heureux. Les paroles sont tantôt crues tantôt touchantes mais toujours riches et sincères. C'est un excellent concert qu'ils nous ont livré et c'est, eux aussi, heureux qu'ils quittent la scène. La fin du concert est l'occasion pour nous d'aller se balader sur le site. Il fait beau, le site est magnifique, autant en profiter ! Nous passerons en coup de vent sur les plus petites scènes avant de partir à la découverte du site. De nombreuses échoppes proposent à manger et à boire pour tous les goûts. D'autres échoppes proposant des produits assez internationaux sont également installés. Vêtements, bijoux, chapeaux (j'avais promis au commerçant qui les vendait de faire sa pub, voilà qui est fait !), objets en tout genre [...] vous serez servis !


Philippe Belossas


Notre intermède shopping nous a fait manquer Tiken Jah Fakoly, notre prochain concert est donc celui des Ting Tings. Nous essayons de nous approcher un peu mais le public est déjà assez compact et nous faisons le choix pratique de rester plus en retrait. Les Ting Tings sont vraiment un groupe qui correspondent à l'esprit du festival et on peut sentir que le public présent était venu pour eux. Lorsqu'ils arrivent sur scène, la foule s'est fortement resserrée et l'ambiance est à son comble. Une excellente ambiance. Le public tape en rythme, saute en rythme, chante juste, le tout sans débordement (du moins là où nous étions placés). Impossible de résister aux musiques rythmées et entraînantes du groupe et la bonne humeur règne partout. Le groupe promouvait la sortie de son second album "Kunst" (signifiant art) à paraître bientôt. Il enchaînera sur scène des inédits de cet album (Par exemple le titre Hands, résolument électro) mêlés aux chansons incontournables du premier album "We started nothing" comme That's not my name, Great DJ, We walk ou le très célèbre Shut up and let me go (Hey !). C'est un très bon show que nous a livré le duo britannique et le public est conquis.






Suite aux Ting Tings, une partie du public quitte précipitamment la grande scène pour se diriger vers l'Esplanade Green Room où se produira Beth Ditto, leader du groupe Gossip. Nous nous hissons donc au 3ème rang afin d'accueillir le groupe que nous attendions impatiemment : Tryo. Nous ne les avions jusque là pas encore évoqués dans un article malgré leur présence dans les liens du blog. En effet, jusqu'à ce printemps, pas de concert en Europe ni de nouvel album prévu. Ils ont néanmoins eu une actualité chargée en Amérique du Sud où ils ont tourné pour quelques dates. (Ils ont été agréablement surpris du succès du groupe auprès du public et charmés par l'accent exotique reprenant leurs plus grands succès [certaines écoles se basent même sur leurs textes pour faire apprendre le français]). Voilà qui est réparé avec cet article qui vous parlera non seulement de l'unique concert en France en 2011 mais aussi ... d'un nouvel album ! Eh oui, le temps d'attente sera moins long qu'après Grain de sable et vous pourrez écouter leur nouvel album à la rentrée 2012. Les dates de la prochaine tournée sont déjà connues (je vous invite à consulter ce lien : http://www.tryo.com/billetterie/index.html). Peu d'informations pour ce nouvel album pour le moment, rien de concret n'est encore décidé mais c'est en bonne voie, notamment cet été. Ils avaient l'air en tout cas impatients de se retrouver pour modeler ces nouvelles chansons ensemble, chacun apportant sa pierre à l'édifice. Car Tryo c'est quatre (Mali, Guizmo, Manu et Danielito) cinq membres (n'oublions pas Bibou!) possédant chacun leur univers, leurs influences et c'est cette rencontre qui rend les chansons du groupe si spéciales. Mais ne vous inquiétez pas, nous aurons sûrement plus d'informations bientôt, les premières concernant la tournée et son visuel, reflétant l'ambiance générale de celle-ci. Si Tryo aime la musique, ils aiment encore davantage la scène.


Philippe Belossas


En parlant de scène, revenons à nos moutons et à nos Eurockéennes. S'agissant de l'unique date en France, nous nous attendions à ce que leurs fans soient venus en grande masse. Nombreux étaient en effet présents d'après ce que nous avons pu constater. Mais devant la scène régnaient également en maître des festivaliers qui auront sans doute chantonné Désolé pour hier soir le lendemain matin... Dès les premières notes de G8, les pogos commencent. J'avais rarement assisté à un pogo d'une telle ampleur. Bousculée de gauche à droite, mon sac en a même été arraché. Nous avons alors entamé un retrait de la foule qui a bien duré 4 chansons avant de retrouver un public motivé mais plus calme. Même les chansons plus douces comme Mrs Roy ou El dulce de leche ne les a pas calmés. Du jamais vu pour ma part à un concert de Tryo (avec pourtant 5 concerts à mon actif). Il m'a donc fallu un peu de temps pour me remettre de mes émotions et commencer à profiter réellement du concert à partir de Toi et moi. Nos 6 garçons (Les Tryo sont entourés de 2 musiciens additionnels d'exception : Pablo Mendez et Frédéric Deville) se sont beaucoup donnés pour nous livrer un show toujours excellent. Dommage que le temps ne leur soit compté par le festival, réduisant quelque peu le set par rapport aux précédents festivals. Comme toujours le public est très réactif sur des chansons comme Désolé pour hier soir (Manu imitant Amy Winehouse [RIP] et ayant séduit Mali) Yakamoneye ou encore L'hymne de nos campagnes qui n'échappera à l'habitude de terminer leur set en osmose avec leur public. Nos festivaliers ont maintenant le choix : assister au concert de Paul Kalkbrenner ou à celui de notre compatriote Stromae. Nous avons choisi la troisième possibilité, celle de quitter le festival. Il faisait en effet très froid en quittant la foule et une looongue journée nous attendait le lendemain (mais ceci est une autre histoire que je ne vous conterai pas !). Les navettes s'enchaînaient vers le camping et l'organisation était vraiment excellente mais vu le monde (le festival a accueilli 90 000 festivaliers) l'attente pour la navette a tout de même duré plus de 30 minutes. Retour à la tente, des étoiles plein les yeux, des souvenirs plein la tête, le regret de ne pas participer aux autres journées et une envie : le prochain festival de l'été; Lasemo (mais ceci est une autre histoire que Céc' vous contera bientôt).




Bilan général : Excellent festival à l'organisation irréprochable et aux artistes toujours aussi talentueux et surprenants. Un tout grand bravo et merci à Ephelide pour la promotion de celui-ci.


UkuTsuna