Monday, December 30, 2013

Dans l'Ipod de MusicAndMe au cours de l'année 2013


Une fois n'est pas coutume, on approche à grands (très grands même!) pas de 2014. Et j'ai donc eu envie de partager avec vous ce qui a bercé mes écoutilles durant l'année écoulée à travers cette playlist. Certains titres sont sortis en 2013, d'autres sont plus anciens mais ont connu une seconde jeunesse avec moi durant ces 12 mois. Je vous laisse donc découvrir tout ça et je serais curieuse de savoir si certains de ces titres vous ont parlé autant qu'à moi durant cette année!

Bonne écoute, bon réveillon et fêtez cela dignement en musique bien évidemment! :-)




MusicAndMe

Friday, December 20, 2013

UNE TOUCHE D'OPTIMISME - Le dernier des grands rois

 



Trois ans après "En avant pour demain" leur deuxième album, Une Touche d'Optimisme nous revient avec "Le dernier des grands rois". Si vous ne connaissez pas, sachez que ces six amis montpelliérains ont dans leurs bagages plus de 300 concerts et 10000 albums vendus. Un pedigree de chiffres intéressant pour ceux qui ne jugent que par ça, mais comme le plus important c'est l'oreille et les émotions que la musique nous procure, je ne serais donc pas surpris du nombre de ceux qui sont tombés sous le charme. Comme ce fut mon cas en écoutant cet album dernièrement. Une découverte palpitante et vivifiante.


Dès les premières notes, on s'aperçoit vite que le groupe porte bien son nom. Le rythme entrainant du premier morceau Le oud de mon père nous embarque dans un voyage d'espoir contagieux... La musique n'a pas de frontière, c'est un passeport vers le bonheur comme ils le chantent si bien dans le refrain.
Tout au long de cet opus, le groupe alterne autant les morceaux rythmés à coup de clarinette que de balades adoucies par le piano. Douze titres dont certains me procurent un énorme bonheur musical pour des plaisirs tantôt festifs (Joyeux bordel, Le dernier des grands rois), tantôt mélancoliques (Papy) sur des textes digne des derniers grands chansonniers où l’on peut y entendre chanter l’amour (Pourquoi es-tu partie ?), la politique (Je n’irai pas voter demain), la religion (Dieu et moi)… Des thèmes de tous les jours, mais des thèmes d’une vie avec ses aléas et ses déboires, et pourtant quand c’est bien fait, le quatrième art est là pour nous rappeler que dans chaque situation brille toujours une touche d’optimisme.




Influencé par La Rue Kétanou, Mano Solo ou encore Jacques Brel, Une Touche d’Optimisme caresse là où ça fait mal, et ça fait du bien. Ils repartent sur les routes de France alors si vous cherchez un peu de gaieté dans notre époque d’indignation, vous savez maintenant quoi faire…

Pablito



Le dernier des grands rois

1- Le oud de mon père
2- Ma vie hélas
3- Pourquoi es-tu partie ?
4- Joyeux bordel
5- Le dernier des grands rois
6- Papy
7- Dieu et moi
8- J’irai pourrir en enfer
9- En pensant à demain
10- Je n’irai pas voter demain
11- Katrina
12- L’effarouchée

Thursday, December 12, 2013

GiedRé-Oldelaf à la Salle Polyvalente de Montfavet (Avignon) le 29 Novembre 2013

Vendredi 29 Novembre, GiédRé et Oldelaf partageaient la scène de la Salle Polyvalente de Monfavet à Avignon. J’ai eu envie d’aller enfin découvrir leurs univers sur scène (bien que les copains du blog aient déjà parlé à de nombreuses reprises de ces 2 artistes, je n’avais jamais creusé ces artistes).



20h30, GiedRé arrive vêtue de sa robe-pyjama rouge sur sa scène kitch à mort faite d’une chouette brillante, d’un chat et nous présente dès le début ses potos de la Bande à Jacky. Les premiers rires arrivent déjà. Une chose est sure : le public ne s’est pas retrouvé dans cette salle par hasard (un peu perdue….) et acclame et accompagne GiedRré dès le début de sa prestation. Nous avons eu droit à une heure et demie de Lalalalala entremêlés de l’humour noir bien connu de GiedRé. Et ça fonctionne parfaitement. Ce ne sont pas les nombreuses familles qui sont venues voir le concert enfants sous le bras qui diront le contraire… Au moins, à la sortie du concert, les enfants auront appris un paquet de choses de la vie ! Mes chansons préférées ont été « Meurs », « Le petit ver de terre » et « L’amour en prison ».  Le mélange « chansons grasses-humour noir/Guitare sèche » a marché à la perfection et le public l’a bien rendu à GiedRon (Oups, GiedRé) en chantant et riant de bon cœur sur toutes les chansons.



22h, c’est au tour d’Oldelaf qui arrive sur scène tout seul avec sa guitare et nous chante « Je suis bien ». Sur le refrain son super groupe (composé encore et toujours des frères Berthier , du batteur Grandiose Amaury Cantet et  du non moins fameux Jacques F. ) le rejoint et c’est parti pour deux heures de rigolade et de jolis textes plein de tendresse. Dès la troisième chanson, on a besoin de « café » pour nous réveiller et l’effet est rapide ! Ce fut le feu grâce à ce vieux titre bien connu de l’époque d’Oldelaf et de Monsieur D.  Oldelaf a alterné ses titres phare tels  « Nathalie mon amour des JMJ » (en duo avec GiedRé), « la Tristitude », « Les filles qui s’appellent Valérie », « Bérénice » et ses ongles de panda, « Le monde est beau » avec de nouvelles chansons qui paraîtront sur le futur album « Dimanche » qui sort le 27/01/2014. Parmi eux, le titre « la belle histoire » a été un véritable coup de cœur , pour le reste je vous laisse patienter jusqu’au 27 Janvier et je peux vous dire que ça donne sacrément envie d’accélérer le temps !
Cependant, mon moment préféré du concert a été le passage sur les inventions d’un des frères Berthier qui arrive à transformer des chiens en Girafe !!!! Pour résumer, les musiciens sont vraiment de très bons comédiens et ce mélange « théâtre-musique » marche à la per-fec-tion. Ce qui m’a surprise dans l’univers d’Oldelaf c’est que ce ne sont pas que des chansons rigolotes, mais il y a beaucoup de petites histoires pleines à la fois de tendresse et d’humour. Je pense évidemment à « Danse », « Les mains froides » (que j’écoute en boucle depuis deux semaines). A la fin, Giédré se joint à Oldelaf pour quelques chansons et ils se sont livrés à une petite « battle » de promo où nous avons appris que Giédré allait sortir un nouvel album en 2014 mais aussi qu’Oldelaf ferait le Zénith de Paris 29 Novembre 2014 !!!
Minuit, c’est l’heure du dernier rappel : Oldelaf, les musiciens et GiedRé munie de Sophie la Girafe en guise d'instrument (Oui oui!) font s’assoir le public, descendent en plein milieu du public avec leurs instruments et entonnent sans aucun micro une chanson parlant d’une famille qui amène la maison entière pour leurs vacances à La-Tranche-Sur-Mer (voici un lien de cette chanson lors du concert à Strasbourg : La Tranche-Sur-Mer ).


Après ces 4 heures de chanson française rigolote, me voici conquise par ces deux sacrés personnages ; pour preuve depuis deux semaines j’ai beaucoup de mal à décrocher de ma playlist GIEDRE/OLDELAF  et je ne suis pas prête de me calmer ! 

Thursday, December 5, 2013

MARCEL ET SON ORCHESTRE - C'est ma dernière surprise party !!

C'est avec une certaine émotion que je me retrouve aujourd'hui avec l'ultime album de Marcel et son Orchestre dans les mains. Une page se tourne, et pas n'importe laquelle. Pour ceux qui ont assisté au fil des années à la naissance de chacun des onze albums du groupe, qui sont allés perdre des litres de sueur et gagner des kilos de bonheur dans des concerts toujours fantastiques, toujours mémorables... Il fallait s'y attendre, un jour ou l'autre tout doit s'arrêter. Même les meilleurs s'en vont. Et bien que tout ça soit triste, disons-nous que si un groupe est éphémère, son œuvre restera éternelle. Et Marcel et son Orchestre laisseront derrière eux quelque chose d'immensément grand.

Le 14 et 15 décembre 2012, Marcel et son Orchestre donnait à Lille, chez lui devant son public chéri, deux concerts d'adieu à L'Aéronef. Deux dates, vous vous imaginez bien complètes, et qui resteront parmi les plus grands drames culturels de l'existence du fan de la première heure qui n'a pas pu s'y rendre. Deux concerts pour plus de quatre heures de scène et quelques cinquante titres avant de baisser le rideau sur vingt ans de carrière. Ça se fête !


En plus du CD live, deux DVD sont présents dans ce dernier cadeau pour encore plus ressentir et vivre le traditionnel fédérateur "Danse ! Déconne ! Dénonce !". Le premier est l'intégralité du concert d'adieu enregistré le 15 décembre avec des invités de luxe comme Skip The Use, Les Fils de Teupuh, Les Prout (de Dunkerque!!), les amis de la scène locale et les anciens membres du groupe. 

Le deuxième est rempli de bonus inédits et surprenants comme le concert symphonique avec le grand orchestre des "Symphonistes Européens" et le "Chœur de l'Université Catholique de Lille" où le répertoire de MESO est réadapté pour créer la Symphonie Sans Glutten. Un autre concert où Marcel revisite également son répertoire au festival "Les Enchanteurs" en acoustique, une rencontre avec leurs cousins Les Prout à Dunkerque ou encore une collaboration avec l'association Colères du Présent... un contenu particulièrement riche !

Un CD, deux DVD = 140 grammes de festivités pour 467 minutes de son et d'images en tête-à-tête avec Marcel. "- Oh oui grand fou !".

Un adieu sur deux jours, avec une énergie qui n'a jamais fait défaut au groupe. Un show final d'intensité et d'adrénaline aussi intéressant en CD qu'en DVD. Car l'un n'ira jamais sans l'autre. Dans l'enregistrement audio, on y retrouve dix-huit titres choisis et remixés de ces deux jours à commencer par Je veux m'amuser avec toi - ce qui veut tout dire, Normal Man, L'amour dans le Nord, Trapèze volant, Marcel Attack, Jésus-Christ Superstar... enfin je ne vais pas tous les nommer ou en faire l'apologie, la chronique serait interminable tant c'est délicieux.
 
Dans l'enregistrement vidéo, on retrouve en plus des morceaux de l'album audio, certains titres déchaînés qui finalement sont aussi bon à voir qu'à entendre, car Marcel et son Orchestre est surtout un groupe de scène. Y défilent Skakaline, où sont passés mes pantoufles, La Fée Depovga, Tout L'Temps T'aimer Toujours, Comme un balai, Femmes mûres, Body Bulding, La grosse madame, Pépé et Mémé, Chantal... Enfin que des morceaux qui ont bercé un bout de ma rock'n'roll de vie comme celle de milliers (Des millions ? Des milliards ?) de fans. Et arrive le moment très attendu avec l'arrivée de Les Vaches. Enfin pas tant désiré que ça puisqu'il s'agit de la chanson traditionnelle qui annonce la fin à chaque concert où Marcel Et son Orchestre invite son public à s'asseoir, et on sait, que ce soit dans la salle il y a un an, ou maintenant devant sa télé que ça sera la dernière mélodie entonnée, le dernier souffle sur la dernière note. 
Le morceau se termine, et quand on les voit s'embrasser, s'entrelacer sur scène, on n'a qu'une envie, c'est de leur dire merci, merci pour le bonheur qu'ils ont offert durant toutes ces années. On le voit dans leurs yeux humides, dans leurs sourires, ils ont l'expression des moments particuliers qu'on n'oublie jamais. Les larmes coulent, les applaudissements sont interminables, les "Ce n'est qu'un au-revoir mes frères" du public semblent rythmer le cœur de chacun des membres qui, à tour de rôle, embarque dans son bateau pneumatique pour se jeter dans la foule. Comme le symbole d'une mer qu'on prend pour partir vers l'horizon, vers de nouvelles aventures.

C'est la fin.
Le rideau est tombé "- pour le désir de goûter à autre chose, pour ne pas finir par ressembler à Phil Collins" ou certainement pour partir de la plus belle des façons, de la plus classe des manières.


Un an après, c'est finalement sans réelle surprise mais avec plaisir de voir que Marcel et son Orchestre nous offre un cadeau extraordinaire à travers ce coffret souvenir. Un feu d'artifice dont lui seul a le secret. Une bombe sonore et visuelle. Un bijou qu'on aime déjà caresser.
Alors même si on a coutume de dire ou de lire que c'est le public qui a fait l'histoire du groupe (ce qui n'est pas faux tant ce public est extraordinaire), c'est parce que, sans chichis et sans tricher, ils savaient aimer ce qu'ils faisaient et le partageaient à merveille. La preuve encore avec ce dernier rendez-vous musical, cet objet de tous les désirs. 

Merci Mouloud, 
Merci Bouli,
Merci Tof,
Merci Tibal,
Merci Jb alias John Bob,
Merci Bistek,
Merci Bidingue

Merci Clodio, David, Jean-Jean, Edouardo, Damien, Grand Franck, Toto, Laurent, Luc, Nanou, Sylvine, Fabrice, Fred, Agaboumboum...

En 1996, je traînais à Montpellier chez un disquaire à la recherche d'un album des Shériff ou de Stevo's Teen, et finalement j'ai acheté un album juste parce que la pochette m'amusait, c'était "Sale bâtard" d'un groupe qui m'était totalement inconnu. Et depuis ce jour... 

Adieu les Marcels et merci d'avoir existé !

Pablito





Sunday, November 24, 2013

Da Silva - Villa Rosa


J'en ai passé des heures à écouter Le Carnaval, L'Averse, L'Instant, La Distance ou encore L'Indécision. Et il faut dire que souvent, ils m'appellent lorsque la mélancolie me guette. L'amour pessimiste comme j'aime l'appeler, les ruptures, l'absence, ... ont souvent caractérisé les 4 albums précédents de l'artiste. Villa Rosa semble présager un album moins sombre. Peut-être que finalement la vie est un peu plus rose que ce qu'on ne pouvait l'imaginer ? En tout cas, c'est l'impression que cela donne dès les premières notes du "Coureur de Fond". Premiers mots : "Les sentiments". Le thème de l'amour sera donc bien présent. Ici, ce seront les non-dits qui primeront même si "tout passe". On pourrait penser que le décor est planté mais c'est de surprises en surprises que nous voguerons avec cet album. 

Nous passerons de thèmes en thèmes, de sonorités en sonorités, chaque chanson étant indépendante l'une de l'autre. On pourra néanmoins faire un constat : les instruments folk de prédilection de l'artiste comme la guitare ou le piano passent au second plan laissant place aux synthétiseurs. Ces expérimentations et ce renouveau sont une vraie volonté de Da Silva qui souhaitait sortir des étiquettes qu'on lui attribuait et réunir dans un album toutes les influences qui font de lui l'artiste qu'il est aujourd'hui. Ils résultent de la collaboration avec deux réalisateurs et amis, Thibaut Barbillon et Frédéric Fortuny. 

Le deuxième titre, "Un jour peut-être" commence de façon aussi entraînante que le premier, ce qui laisse présager de très bons moments en live. Ce sont des couplets "parlés" qui nous attendent suivis de refrains chantés. S'ensuit la grande surprise de l'album "Gin Fizz" aux airs d'un tube des années 80' revisité. Enfilez vos tenues discos, on s'y croirait ! "La tasse" ressemble un peu plus aux précédents albums avec le retour de la guitare, de la batterie et cette fatalité... Dans "l'été", c'est crescendo que va apparaître la présence des instruments et synthés. On se laisse d'abord emmener par la voix de Da Silva. Au loin, on peut capter quelques cris d'enfants. Au fur et à mesure de la chanson s'ajoutent de nouveaux sons, de nouveaux instruments qui vont peu à peu prendre de plus en plus d'espace jusqu'à ce qu'ils l'occupent complètement pour finalement laisser place uniquement ... à quelques cris d'enfants. 


Villa Rosa a été choisi comme premier single de l'album. Et quelle énergie positive! Ca y est, on l'aperçoit cette touche rose, sûrement représentative de la touche féminine ajoutée dans la chanson. Cette touche, on la doit à Dom La Nena, violoncelliste brésilienne présente déjà sur "La Distance". Sur le titre, sa voix murmurant des paroles en portugais rappelle les origines de Da Silva. Reste alors 4 chansons sur les 10 de l'album. "Le puits" nous parle de l'amitié entre deux personnes. La rupture est alors abordée d'un autre point de vue, celui de l'ami, présent. Qu'avez-vous fait de vos "20 ans" ? Ce refrain résume assez bien les souvenirs de ce que peut être la vie et notre vision de celle-ci quelques années auparavant. Comparer l'angoisse à une femme, le pari était audacieux mais réussi pour "La Remise". En parlant de "Paris", elle clôture l'album par un voyage destination ... la suite de l'aventure ? 
C'est donc un 5ème album éclectique que nous a livré Da Silva et qu'on a hâte d'aller applaudir sur les routes. Même si je suis plutôt adepte des instruments classiques, j'ai été complètement séduite par les sonorités et les thèmes de "Villa Rosa". J'ai pu (re)découvrir un artiste accompli qui a pu se renouveler tout en gardant les bases de son univers. Et l'ayant vu en live, je ne peux que vous encourager à réserver vos places pour une des dates suivantes : 

Le 17 janvier 2014 @ Le Forum / Vauréal
Le 21 janvier 2014 @ Esp. Culturel De La Pointe De Caux / Gonfreville 
le 23 janvier 2014 @ L'Ubu / Rennes 
Le 24 janvier 2014 @ la Citrouille / Saint Brieuc 
Le 28 janvier 2014 @ La Dynamo / Toulouse 
Le 29 janvier 2014 @ Espace Julien / Marseille  
Le 30 janvier 2014 @ MJC Perrache / Lyon 
Le 31 janvier 2014 @ La Poudrière / Belfort 
Le 1 février 2014 @ Salle Culturelle / Vandoeuvre Les Nancy
Le 12 février 2014 @ Café De La Danse / Paris  
Le 21 avril 2014 @ Espace Stephane Essel / Nevers

UkuTsuna