Sunday, September 30, 2012

El Comunero-Sigue Luchando


Le 8 Octobre El Comunero nous emmène faire un voyage dans le temps et ravive les chants de lutte espagnols de lutte de la guerre civile espagnole avec leur deuxième album « Sigue Luchando » (=continue la lutte). Ce collectif est composé entre autres de plusieurs membres des groupes L’Air de rien, Les Hurlements d'Léo, Anakronic Electro Orkestra, Elektric Geïsha.



El Comunero revisite ces chants de luttes espagnols en y ajoutant une touche de rock et de modernité. On entre dans le vif du sujet dès les premiers titres avec « Canción del frente unido », un chant multilingue qui prône l’union de tous les ouvriers en espagnol, anglais, français, catalan et allemand. Puis, ils s’attaquent à l’un des classiques « El paso del Ebro (i Ay Carmela !) ». Jean-Paul Roy et Denis Barthe (ex-Noir Désir) ont participé à « rockiser » un max ce titre. Le refrain « deberemos resistir, i Ay Carmela ! i Ay Carmela ! » résonne en même temps que la batterie. Un autre classique, repris déjà de nombreuses fois, a été retravaillé d’une manière encore très rock par El Comunero : « L’Estaca ». Cette chanson, qui était à l’origine un symbole de lutte contre l’oppression franquiste en Catalogne, est aujourd’hui devenue un symbole de lutte pour la liberté en général. Ici, la clarinette enivre le refrain.

Puis, arrive LE Bijou du disque « The Partisan ». Un peu d’histoire pour cette chanson encore : en 1943, Emmanuel d’Astier de la Vigerie écrit « La complainte du partisan ». Cependant, la version la plus connue de cette complainte est la version bilingue adaptée par Léonard Cohen en 1969 (pour le plaisir je nous remets le lien de cette version: ici).  C’est de cette reprise splendide dont il est question. Et le jeu en vaut la chandelle ; l’interprétation est toute aussi poignante que le thème abordé.

El Comunero nous offre les trois derniers titres de l’album en live avec « Santa Barbara », « El tren blindado » et « A las barricadas ». Ainsi on peut sentir l’ambiance tantôt solennelle tantôt énergique lors de leurs concerts. Pour conclure, on pourrait penser que ces chants de lutte ne sont que pur "folklore", or ils sont plus que jamais d'actualité, car le message principal c'est "l'union fait la force", alors ce collectif a toute sa raison d'exister et se doit de continuer à faire revivre ces évènements passés. C'est ce qu'on appelle le devoir de mémoire, non?



Riziña

Interview Dionysos (1)


Le temps passe vite ! Il y a déjà un petit moment que le festival Terre du Son s'est terminé et tant de choses se sont passées depuis ! C'est le moment pour nous de revenir sur le passage de Dionysos qui a enflammé la plaine... Restez connectés, ça va Bird'n Roller ! 



Nous étions plusieurs médias présents à la conférence de presse, en voici le compte-rendu !

B&C : Par rapport au Bird n’ roll, comment est venue l’idée de la chorégraphie ? Est-ce que cela vient de quelqu’un du groupe qui a mis en place cette chorégraphie ? Comment cela s’est-il passé ?

Mathias Malzieu : Bah écoute, il y  a un moment où l’on a trouvé l’inspiration sous la douche et puis on s’est fait installer une douche dans notre studio où on pouvait tous se changer ensemble et puis un jour où le jet d’eau était particulièrement puissant et dans la tonalité d’un la mineur, on s’est tous mis à danser comme ça. On s’est dit « Bon ça, ça va être la danse de l’album, ça va être le bird’n roll ». On s’est séchés  et la décision était prise. (rires)

B&C : Quand tu trouves une idée, un thème ou un personnage pour une chanson, comment tu choisis si elle sera en anglais ou en français ?

Mathias Malzieu : En principe, on essaie toujours en arabe ou en allemand d’abord et puis ça marche pas alors on se rabat sur le français ou l’anglais. (rires). C’est une histoire de couleur. C’est comme si tu me disais comment tu choisis comment tu vas t’habiller aujourd’hui. Ca dépend de la chaleur, ça dépend de la couleur. C’est une matière en fait. C’est comme prendre un ukulélé au lieu d’une guitare électrique. Ce sont des choix qui vont avec la chanson. Il n’y a pas de règles, je ne me dis pas « cette chanson, il me la faut en français. » C’est au moment où ça se compose, l’envie, et c’est instinctif.

B&C : Au niveau des paroles, est-ce que le reste du groupe vient aussi ajouter sa petite touche ou est-ce que tu écris tout seul ? Est-ce que quelqu’un d’autre du groupe aurait envie de se lancer aussi dans l’écriture de chanson ?

Rico : C’est Mathias qui fait l’univers des textes, on aime son univers aussi. Puis après, chacun est vraiment à sa place. Mike fait ses bidouilles à la guitare. On se connait aussi depuis des années et on aime aussi un peu ce que fait l’autre. On discute entre nous mais souvent Mathias a ses textes et voilà. Nous on n’aurait pas la prétention de faire des textes mais c’est bien.

B&C : Et toi, Babet, qui écris aussi pour ton album solo est-ce que tu aurais envie d’écrire pour le groupe ?

Babet : Je l’ai fait une fois, ça a fait une chanson très particulière. Et en fait je pense que c’est pour ça qu’on fonctionne comme ça. Pour avoir une cohésion et une unité sur le disque, ce serait compliqué si on était plusieurs à écrire. Mathias, il a vraiment une patte très particulière et du coup je pense que pour faire un album cohérent ce ne serait pas bien qu’on commence tous à écrire des chansons.

Parlons zen : Maintenant tu as pris l’habitude de faire des albums avec un univers à chaque fois très précis, est-ce tu pourrais faire un album sans qu’il y ait forcément …

Mathias : de chansons ? (rires)

Parlons zen : … de ligne directrice vraiment précise, plus libre ?

Mathias : C’est marrant les clichés parce que justement c’est plus libre de connecter les choses. Ca crée de la surprise, ça crée de la nouveauté, alors que ce qui est moins libre et plus classique, c’est de faire un album sans ligne directrice. Ca, c’est pas la liberté. Mais ça pourrait nous arriver de ne pas faire un album connecté à un livre ou une idée ou une danse ou un fil rouge ou je ne sais quoi. Mais le rapport à la liberté, il n’est pas là. Le rapport à la liberté, pour nous, il est dans le moment où on se surprend. Par exemple, dans le livre il n’y avait pas l’idée de la danse mais elle vient directement du fait qu’on ait commencé à connecter avec cette idée de personnage homme-oiseau et l’idée de la danse est venue entre le processus de création du groupe et prendre des choses du livre. Et c’est toujours dans ces moments-là qu’il se passe quelque chose de spécial. Il ne faut surtout pas que ça devienne systématique et c’est pour ça qu’on n’a pas refait comme la mécanique du cœur non plus. Là, ça ne deviendrait pas libre si on se disait « Bon, la mécanique du cœur ça a bien fonctionné, on fait de nouveau le livre avec le même titre, la chronologie, tous les personnages ». Ca pourrait devenir enfermant. Mais se dire que d’être libre c’est de faire un truc qui n’est pas connecté à quoi que ce soit, si ça se trouve à un moment donné, pourquoi pas?, mais  je ne veux pas me dire qu’il faut se connecter systématiquement au livre.

Parlons zen :  Concernant le film, la bande son sera-t-elle 100% Dionysos ?

Mathias : ah oui, on rêve de faire de la bande originale depuis longtemps, maintenant qu’on a l’occasion, on en profite ! Il y a l’album et puis Mike qui va travailler au son et puis il y a environ 20-30% de scores qui ont été tirés de la tournée acoustique. C’est un régal ! Pour moi mettre la musique du groupe à l’image c’est magique, ça boucle vraiment la boucle de manière hyper cohérente.

Parlons Zen : C’est un exercice qui est je suppose nouveau pour tout le monde. Comment travaillez-vous pour que ça colle ? De la même manière ?


Mathias : Ca ne se passe pas de manière aussi cadrée que tu le dis, on s’adapte aux situations et ça marche surtout à l’envie. Quand tu fais un arrangement, il n’y a pas d’habitude. Tu vois par exemple on a travaillé avec un orchestre symphonique, un arrangeur, … En fait les habitudes, on se les bouscule à chaque fois. Mais en même temps, on a quand même effectivement un vécu commun artistique, humain et social qui fait qu’on a des repères aussi et c’est cet équilibre-là qui est marrant en fait. Tout balayer c’est facile. Je peux faire quelque chose qui n’a rien avoir avec ce que j’ai fait avant ou alors carrément être dans l’automatique et les recettes par rapport à ce que tu sais faire.  Le plus passionnant c’est d’être  dans l’équilibre entre les deux. Se surprendre, se réinventer et assumer son parcours depuis le début. Et c’est valable pour le film, pour la setlist de festival, pour une tournée acoustique, pour des remix. 




UkuTsuna et Maxi Castor

Thursday, September 27, 2012

Charlie Winston au Zénith de Lille - 22 septembre 2012



C'est sous un beau soleil de septembre qu'on s'est rendus  au zénith de Lille, samedi dernier, pour assister au dernier concert en salle de la tournée de Charlie Winston.

Dès notre arrivée sur les lieux, un constat me saute aux yeux, les fans de Charlie, contrairement à d'autres fans, sont hyper cools, hyper respectueux entre eux, aucun hystérie, ni bousculade pour entrer dans la salle et/ou atteindre la barrière pour ceux qui le désirent. Chouette, ça fait du bien de voir que les gens peuvent être encore civilisés!

Le concert n'est pas sold-out (c'est l'une des seules dates de cette tournée d'ailleurs). Mais c'est pas grave, le public lillois saura très bien accueillir l'artiste malgré tout!

20h, les lumières s'éteignent et c'est Charlie en personne qui vient nous présenter la première partie, Tom Baxter, qui n'est autre que son propre frère! Rapidement, je me rends compte que la ressemblance vocale est frappante, surtout quand Tom prend la parole. Celle-ci se fait moins ressentir lorsqu'il chante. C'est en formule duo, accompagné de son violoniste, Oli, que ce dernier nous présente ses titres, dont ceux de son Golden EP. Le public semble charmé. Pari tenu, pari gagné, Tom a chauffé la salle comme il se doit pour Charlie!

21h, c'est partiellement avec la chanson "Kiss" de Prince que Charlie et ses acolytes arrivent sur scène, tous vêtus d'une tunique noire à capuche et de leur, désormais connues, lentilles géantes déformantes pour entamer un démentiel "Speak to Me" devant un rideau noir. Les musiciens s'éclipsent ensuite pendant que Charlie nous offre une partie revisitée de "Like a Hobo". C'est surprenant mais j'adhère, ça me plaît!

S'ensuit un tombé de rideau pour "Kick the Bucket" et durant 2h40 Charlie assurera un spectacle digne de ce nom! On aura droit à un subtil mélange entre les titres de son dernier album ("Where Can I Buy Happiness", "Great Conversation", "Hello Alone", "Wild Ones", pour ne citer que ceux-là) et ceux du premier ("Tongue Tied", "Boxes", "I love Your Smile", "Like a Hobo", ...). 

Je suis surprise de voir que le public lillois se montre timide au début, ce qui ne colle pas à la réputation qu'il a. Mais c'est sans compter sur Charlie qui n'hésite pas à venir le titiller plus d'une fois, en tentant de le faire chanter en canon (et ce n'est pas gagné!) ou en se mêlant au public sur "In Your Hands". Mais il a fallu attendre le titre "Rockin'in the Suburbs" pour que le public se lâche vraiment et se montre alors digne de sa réputation. Ce titre, en live, est tout simplement époustouflant. Charlie invite alors sur scène un de ses amis, Adian, qui donne une touche de rap/hip-hop au titre, dont l'effet ne peut que faire grimper la température de la salle! Ils seront rapidement rejoints par Tom également. Sur scène, ça saute partout, dans tous les sens et il en est de même dans la fosse! Ils s'éclatent, on s'éclate! On peut le dire, Charlie et toute sa bande ont le don pour mettre le feu!

Pour cette dernière date, quelques surprises sont aussi au programme et nous avons, par exemple, droit à un duo entre Charlie Winston et Saule, "Dusty Men" (duo qui se trouvera sur le nouvel album à venir de Saule, qui a été produit par Charlie himself). Depuis pas mal de temps à présent, j'ai découvert Saule et évidemment, je suis d'autant plus ravie de voir les deux artistes se produire ensemble sur scène sur cette date!

Mais les surprises ne vont pas que dans un sens. Après avoir jeté des bracelets lumineux et des confettis au sein de la fosse durant le concert, pour le salut final, les Charlie's Angels ont préparé une surprise pour Charlie en distribuant des petites affiches à tout le public avec pour message "Thank you!". Immédiatement, Charlie fait le rapprochement et invite alors tous ses anges à le rejoindre sur scène lors du rappel pour les remercier. C'est chouette de voir la proximité entre lui et ses fans. D'autres artistes devraient peut-être en prendre de la graine...


On n'arrête plus Charlie! Après avoir remercié toute son équipe, ses musiciens, sa famille, ses amis, ses fans, il continue le show en nous offrant des titres supplémentaires (qui, à mon avis, n'étaient pas spécialement prévus à la base), comme "I'm a Man" ou "Want". Et c'est avec la reprise du titre "Au suivant" de Jacques Brel qu'il clôturera cette soirée inoubliable!

Y a pas à dire, Charlie et ses acolytes, ils ont l'art du spectacle dans la peau et c'est pas moi qui vais m'en plaindre!

Setlist:

Speak to me
Kick The Bucket
Where can I buy Happiness
Great Conversation
Tongue Tied
Wild Ones
Hello Alone
Unlike Me
Boxes
Makink Yourself So Lonely
Summertime Here All Year
She Went Quietly
Satisfied
In Your Hands
Rockin'in the Suburbs
I love Your Smile
Extrait de In Your Hands avec l'ensemble de percussions
Generation Spent
Dusty Men (avec Saule)
Like a Hobo
Lift Me Gently
I'm a Man
Want 
Au Suivant

MusicAndMe

Friday, September 21, 2012

DAGUERRE - Mandragore



Il n'y a rien de plus satisfaisant que de recevoir le nouvel album d'un artiste que vous pensiez connaître, avant d'être remis en question et, éventuellement, conquis par sa dernière excursion musicale. C'est ce que Daguerre m'a fait réaliser avec son "Mandragore" ... Le premier lot de nouvelles chansons depuis 2008 et "Le cœur entre les dents". Dans la chronique de son précédent album (voir ici), je lui souhaitais "d'être définitivement le chanteur à la hauteur de son talent" lors de la sortie de son futur opus, qu'il "était un artiste en devenir". Voilà, ça y est, nous y sommes. Après avoir été séduit, me voilà emballé. Avec ce quatrième album, produit par Cali, le rockeur basque montre qu'il est encore plus ambitieux. Il maîtrise plus que jamais son arsenal sonore et poétique pour secouer les cœurs déchus et les âmes perdus. L'amour c'est son fond de commerce... et il est sacrément bon dans ce domaine.


Je me dis toujours que l'efficacité des deux premières chansons d'un album est importante puisqu'elle consiste à bien rentrer dedans, mais quand je me prends à chanter les refrains alors que je viens à peine de découvrir l'album alors là, il ne fait aucun doute que le lancement est bien plus qu'efficace. On y retrouve onze nouvelles chansons aux arrangements incisifs où cordes mélancoliques et riffs bien placés défilent au gré des sentiments versatiles qu'offre cette vie que Daguerre défie. 

Et effectivement l'album débute dans les meilleurs conditions avec l'énergique "Mandragore". Tambours battants et violon possessif de Bertille Fraisse nouvelle à bord, Daguerre y chante l'amour exaltant, celui qui fait battre tant de cœurs. Le texte est fort, le chant est parfaitement bien en place et on ne peut pas en douter, le rockeur poétique nous livre un bijou bien plus affuté que "Le cœur entre les dents". Daguerre continue de traiter l'amour avec trois morceaux puissants, composés avec merveille, où la force musicale côtoie la fragilité des mots :  "Pour deux", "Je crois encore", "Au couteau". L'acharnement d'un sensible qui hurle avec spontanéité, sans gant, mais avec les mots bien choisis. Si bien que le chanteur n'hésite pas, sur "J'espère que tu es loin", à chanter sa rancœur. Et bam ! Bien fait, bien dit...
Après Aurélie, voici Françis. Décidément les Cabrel aiment Daguerre, et vice-versae. Les deux compères du Sud-Ouest mettent en musique un poème de Théophie Gautier "Carmen". L'éloge d'une femme par ses défauts, un autre coté de l'amour que Daguerre n'a de cesse d'explorer, et ça fonctionne parfaitement. Mais l'assoiffé n'en oublie pas non plus l'amitié qu'il chante si bien avec "Dans mon sang", ou encore, les petits plaisirs de la vie "Une journée à la mer".


Et puis, il y a "De la lumière", porté par un jeu de cordes à vous faire perdre tous vos sens. Un hymne mélancolique à une vie d'exclusion... et là pendant trois minutes vingt-neuf je ne sais quoi penser. Je ne peux juste dire qu'une chose : Daguerre est beau... c'est beau... inexplicablement beau.. (Je veux de la lumière comme sens à la vie / Et une porte ouverte pour sortir de la nuit). Un morceau comme celui-ci n'est pas donné à tout le monde. Du moins on ne l'entend pas n'importe où...des similitudes y en auraient, mais je ne pense pas avoir les épaules assez dodues pour comparer Daguerre aux plus grands auteurs de notre siècle... M'enfin je décolle aussi... Et lorsqu'il ne reste plus que sa voix accompagnée par une simple guitare sèche sur "Sans beaucoup d'estimance" je n'ai plus qu'une envie : lui dire bravo et merci... vraiment.

Alors après avoir écouté "Mandragore", il serait compréhensible de penser qu'il s'agit d'un excellent album. Il a fait un disque qui combine passion et excès, pour arriver à une véritable agitation, du fond du cœur, du fond des tripes, à la fois hymne, à la fois révolte, parfaitement rythmé et avec un message qui doit être entendu. Rock on, Daguerre est là !

Pablito


A lire également sur le blog :
La chronique de "Le cœur entre les dents"
Daguerre au sentier des Halles

Concernant Daguerre :
Daguerre sur VsCom
 
La page facebook
Daguerre sur myspace

Thursday, September 20, 2012

MARK KNOPFLER - Privateering

Le "scottish cowboy" vient de ressortir sa Gibson pour nous concocter un voyage blues-country-rock intitulé « Privateering ».
Et lorsque la voix et la guitare de Dire Straits sort un nouvel album solo (son septième), qu'on est d'accord sur le fait qu'il est un des plus grands guitaristes au monde, et qu'on apprécie la musique comme une œuvre plutôt qu'un produit, alors il est tout à fait normal d'y coller une oreille.


Privateering vient compléter ma collection des chef-d’œuvre de cette année musicale 2012.
Assurément, logiquement et profondément.

Un peu comme Eddie Wedder, Mark Knopfler a un don lyrique. Une voix qui semble venir d'ailleurs, tombée du ciel juste pour nous alléger et nous emmener dans un voyage qui navigue entre les genre musicaux sans vraiment suivre une direction précise. Ici, le blues se mélange au bon vieux rock'n'roll, le folk se teint de musique celtique, la country montre le bout de son nez dès qu'elle le veut, le tout faisant de chaque morceau un tourbillon de notes mélancoliques et de mélodies entraînantes. Le sexagénaire, qui s’est lancé l’an dernier dans une tournée commune avec son ami Bob Dylan, nous embarque dans son vieux camion, poussiéreux mais chaleureux, à la découverte de sa campagne écossaise, des bas-fonds de Chicago ou encore du nord de l'Angleterre. Le voyage est merveilleux, il suffit de fermer les yeux. Peu importe où Knopfler décide de nous emmener, la profondeur et l'ampleur du son de cet album frapperont plus d'une personne. Malgré certaines paroles teintées de regrets, las de ce monde, la joie s'y dégage et au final, on en sort tel un whisky qui prend de l'âge.


C'est avec "Redbud Tree" que l'envoûtement commence. Une ouverture relativement douce mais tellement captivante qu'on ne remarque pas que le deuxième morceau "Haul Away" est entrain d'être joué, malgré sa mélodie écossaise... A peine deux morceaux et l'accoustique extrêmement nette et fluide ne nous aide pas si l'on veut sortir de l'album. T'as un truc à faire ? Laisse tomber, tu t'es fait avoir, Mark Knopfler t'a enchaîné et, pas de chance, le reste de l'album ne comporte aucune déception. "Privateering", mon gros coup de coeur, marque le premier morceau d'un ensemble de plusieurs chansons qui apportent ce sourire à notre visage, hochant la tête, tapant du pied en rythme. La sauce est prise, et on peut même en remettre une couche avec "Corned Beef City", "I Used To Cloud" et dans une moindre mesure "Hot Or What", "Today Is Okay" et "Got To Have Something". Avec ça, y a de quoi faire swinguer dans les chaumières ! Mais l'éternel passionné n'en oublie pas pour autant de nous faire partager ses émotions en ballade. Et c'est "Dream Of The Drowned Submariner" qui reçoit toute mon attention, même si "Go, Love" est pas mal aussi dans son style "piano-bar".

Alors, même si vous n'êtes pas forcément adepte de folk et encore moins de blues, impossible de ne pas vous recommander Mark Knopfler qui, je n'en doute pas une seconde, va en surprendre quelques-uns. Avec vingt nouvelles chansons, il y en a forcément au moins une qui vous fera l'apprécier. Mark Knopfler prouve qu'il est un auteur-compositeur sérieux, un instrumentiste magistrale et, peut-être en raison de son âge, un chanteur éloquent.

Pablito

Tuesday, September 18, 2012

NICOLAS BACCHUS - La verVe et la joie

Je pense pouvoir dire mais sans être affirmatif que Nicolas Bacchus fait partie de la catégorie de chanteurs qui divisent. Il y a donc deux types de personnes sur cette planète, ce qui n'est pas un secret. Il y a ceux qui se réjouissent des textes de Nicolas Bacchus et les autres qui sont offusqués à l'annonce du mot rectum. Personnellement je me place dans la première catégorie, ce qui n'est pas un secret aussi. En 2005 j'avais adhéré au troisième album "A table", et puis après plus rien. Plaf.

Où était-il passé ? Enfin je dirais plutôt où étais-je passé ? Moi qui raffole de verbes forts, de phrases engagées, de chansons à textes... Il y a tellement de bons chanteurs, qu'il est souvent difficile de suivre. Si je cours trop vite, le cerveau ne suit pas. Alors j'ai disparu de la circulation sans aucune explication valable. T'inquiète Nico je reviens, et l'album que je suis entrain d'écouter est en train de m'exploser les neurones, de joie. Transition parfaite, "La verVe et la joie" est donc le dernier opus studio du chanteur paru en janvier 2011. Et alors là ! J'en ai eu pour mon argent parce qu'un véritable mur de mots aussi beaux les uns que les autres, s'est dressé devant moi.


De la douceur, de la légèreté, de la réalité, de la créativité, de la diversité...

Dans ce nouvel opus, on retrouve tous les éléments qui font le talent du chanteur. A savoir sa voix envoûtante, les guitares toujours dansantes et ses histoires de cul et de cœur. L'acrobate émotionnel est également un virtuose de la métaphore filée. Parlant tantôt avec humour : "Identité nationale (Les métèques)" en trio avec Agnès Bihl et Sarclo, écrit par Patrick Font (excusez du peu...). Un clin d’œil à Perret avec "Filet mignon" mais aussi "Sanson du bizoutier". Tantôt de son homosexualité ou de la vie de couple : "Les uniques", "Ce que je fais de moi", "Après-toi". Tantôt sur le mariage "Ta mère" futur tube en puissance.
Les chansons sont engagées, portées avec passion et amour, et ça se sent. Plus l'avance dans l'album se fait, plus il m'apparaît comme un édifice aux proportions démentes. Sans aucun doute Nicolas Bacchus s'entoure bien et maîtrise parfaitement son sujet.



"La Pierrette à Pigalle", qui donne la parole à un légionnaire devenu travesti et prostitué, est, en plus d'être devenu une magnifique chanson, un poème de Bernard Dimey mis en musique par Nicolas Bacchus. Le chanteur épingle aussi "Les gens de son pays", et revendique le droit à la différence et à la tolérance avec "La fin du bal (le vol arrêté)" qui termine l'album.

« la traque systématique de tout ce qui relève de la pensée, de l’éducation, de l’art […] fauche ceux qui sont déjà en l’air, brise l’envol de ceux qui partaient, cloue au sol ceux qui n’auront même pas le loisir de désirer [...] pourquoi, pourquoi elle vient trop tôt la fin du bal ? C'est les oiseaux jamais les balles qu'on arrête en plein vol...»

Quatre albums studios au compteur... Voici plus de dix ans que l'énergumène trace son sillon sans l'appui des médias. A ne pas mettre entre toutes les mains car la connerie et l'imbécillité auraient vite fait de l'abîmer, car c'est un bijou ! Un bijou rempli de joies que Nicolas Bacchus éclabousse de sa verve... et sans arrière pensée, on en redemande* !

Pablito


A savoir un peu plus :
Le site officiel
La page facebook
Ecoutez l'album sur deezer



*Nicolas Bacchus vient justement de sortir un album live intitulé "Devant tout le monde" qu'il faut absolument écouter ! (voir le teaser)

Monday, September 17, 2012

Un Ange Passe - Tombés des nues

Encore un groupe français à mettre en valeur, dans la même veine enrichissante de Deportivo, Louise Attaque, Noir Désir...UN ANGE PASSE est à placer dans la lumière, même si le groupe hélas n'existe plus depuis un an. Comme dit l'autre, c'est toujours les meilleurs qui s'en vont les premiers.


Il y a un an au hasard d'un clic et d'un clip, je suis tombé follement amoureux d'une voix, puis de sa poésie, et puis de ses rythmes, de sa tranquilité, de son énergie. Un an après, cet enthousiaste n'a pas perdu de sa splendeur et c'est avec logique et conscience de l'importance du talent de ce groupe, que cet article voit le jour. Un hommage mais aussi un gros regret.


Un Ange Passe est un groupe de rock originaire d'Angers, fondé en 2005 par Alexis (guitare et chant) et Fik (guitare), qui devient véritablement un groupe en 2009 avec l'arrivée de Marco à la batterie et, peu avant, de Guillaume à la basse. Une fois complet, le groupe s'inscrit au tremplin Emergenza ; les concerts s'enchaînent, et le succès est à chaque fois au rendez-vous. Si bien que, de Gibus en New-Morning, le groupe se retrouve, en juin 2009, en finale à l'Élysée-Montmartre, où sa fougue et son enthousiasme compensent sa faible expérience de la scène : Un Ange Passe arrive 4e du concours, une place plus qu'honorable.
Les quelques mois qui suivent se passent en concerts, en répétitions, en composition, et, en mars 2010, le groupe entre en studio pour enregistrer un premier EP très attendu "Tombés des nues".


En 2011, le départ de Fik annonce la fin prématurée d'Un Ange Passe.
Il ne reste plus que sept titres à se mettre dans les oreilles, c'est maigre mais c'est quand même vraiment bon. Je n'ai pas la science ni le talent d'un Philippe Manœuvre pour mettre le doigt sur une qualité, mais j'ose penser qu'Un Ange Passe possédait vraiment quelque chose de particulier qui pouvait faire croire à une belle carrière. Comme quoi, tout se joue à peu de choses, et la fragilité d'un groupe peut devenir un sujet de thèse très passionnant. Au diable ! ça me fait penser à Loch 3.50 (le myspace), disparu trop vite aussi... Plus c'est bon, plus c'est long ? Non pas toujours..


Le E.P Tombés Des Nues offert par le groupe (cliquez ici)


L'amour, l'ivresse et les âmes torturés...
L'EP débute avec Dublin. L'introduction à la guitare annonce la couleur, ça va être tonique, et quand la voix s'emballe, c'est un feu d'artifice de deux minutes trente-huit qui explose dans la boite crânière. Allez lève ton verre, dansons en s'en péter les reins. Amateurs de rythmiques, de grosse caisse imposante et de cuivres enflammés, La Valse Des Cocus va vous rendre assurément tout chose. Ce morceau nous empêche de rester assis, même si dans son salon, c'est un peu ridicule de sautiller tout seul, c'est plus fort que tout. Ce groupe est un rouleau compresseur, il emporte tout sur son passage. Avec Les Miettes Du Temps, on croit pouvoir se poser, souffler un peu.. oui pendant une minute dix... Après quoi la cavalerie se remet en route à grand coup de riffs de guitares et de voix hurlante. Les vingt dernières secondes sont tout simplement anthologiques.   
Le groupe ne fait pas que du "bruit", il chante aussi merveilleusement bien. Un vrai groupe à textes. Pour preuve : Vieux Serge. Une ballade entraînante rappelant que le rock alternatif se comporte toujours aussi bien.

J'ai essayé de ne pas tomber dans les comparaisons et l'excès d'influences, mais j'avoue que la tâche s'avère difficile. The Real Dwarf me fait penser à Queen Of Universe de Deportivo. Je ne sais pas pourquoi, il y a quand même une différence importante, mais la rage est la même. L'alchimie entre la voix, les instruments, les chœurs, l'utilisation au maximum de l'espace est un ensemble qui forme l'atout principal du groupe. Elza montre parfaitement l'union du groupe et il semble impossible de dissocier le chant de la musique et vice-versa, surtout avec ces refrains accrocheurs et ces rythmes festifs et déchaînés.
Sinon Un Ange Passe n'est pas qu'électrique. Avec une guitare sèche mise en avant, il termine cet unique E.P avec Le Colibri... "Je préfère mourir que ne jamais sourire", c'était peut-être un signe... un ange est passé.

Et maintenant, le Mp3 dans les oreilles, branché sur "Tombés Des Nues"  je ferme les yeux. En écoutant les morceaux, je m'imagine dans la fosse, au milieu d'un nuage de terre, soulevé par la foule conquise, le groupe devant nous, sur la scène immense et mythique des Vieilles Charrues (forcément...). Un Ange Passe était un grand groupe et à mes yeux fait partie des références du rock français de cette nouvelle décennie.
 

Pablito


Pour en savoir un peu plus :
Une interview sur  From Paris
Le myspace du groupe
La page officiel facebook

Sunday, September 16, 2012

Dionysos plays Bird'N'Roll !

Je vais vous faire part de mon enthousiasme pour le Bird'N'Roll de Dionysos. Voilà, c'est fait.
Si ce groupe paraît, à vos yeux, être l'un des meilleurs groupes rock français du monde entier et de tous les temps, et si, comme moi, vous avez attendu dix mille ans avant de l'écouter depuis sa sortie, passez rapidement cette lecture et procurez-vous le vite !

Un septième album studio très bon sans doute parce que, comme La mécanique du cœur (même si l'album ne tourne pas qu'autour du livre Métamorphose en bord de ciel), le Bird'N'Roll est plus un concept artistique qu'un album composé de succession de chansons lambda. Mathias Malzieu orchestre celui-ci comme la précédente œuvre du groupe, présente une osmose de chants et de textes délicats, délicieux et une structure sonore propre au groupe. Un album très proche du rockabilly et du rock’n’roll,  avec toujours cette touche qui consiste à user du ukulélé, à tester de nouveaux instruments, à ajouter des chants d’oiseaux (bird-attitude quoi !) et pleins d’autres sonorités, si cela s'avère nécessaire. Encore une fois, on peut tenter de vous dire à quoi ressemble musicalement Dionysos, le comparer avec un autre groupe, mais rien ne serait plus concret que ceci : Dionysos fait du Dionysos tout simplement.
Et pour la septième fois, le groupe laisse libre cours à leurs inspirations et aspirations, sans qu’elles ne se répètent forcément. Il pratique un voyage imaginaire qui finit par faire vivre ce Bird'N'Roll qui est en fait une «maladie magique qui consiste à danser comme on vole. Le Bird’N'Roll est le premier pas (de danse) sur la lune. Mi-rock’n'roll mi-battement d’ailes, constellation de sauts désespérés destinés à effleurer le ciel, le Bird’N'Roll génère un taux d’endorphine, l’hormone du plaisir, extraordinairement élevé. En ces temps de crises & rêves rapetissés, le Bird’N'Roll constitue un anti-mélancolique de premier ordre. Il se raconte que sa pratique intensive accélèrerait le rire des femmes, densifiant ainsi leurs fréquences érotiques au point de provoquer des accidents voluptueusement surnaturels.»

Certains passages sont calmes avant d’être secoués de soubresauts. C’est dans ces moments-là qu'on imagine ce petit bonhomme de chanteur gesticuler de partout derrière son micro. Le genre de morceaux auquels ils nous ont habitué et qu’on aime tant entendre et voir en concert. Mais... pardonnez-moi, je pense qu'à part "Cloudman" et "June Carter En Slim", aucun des autres morceaux de cet album ne nous fera bouger dans la salle. Je dois forcément me tromper car Dionysos surprend toujours. J'attends donc de les retrouver sur leur tournée actuelle pour affirmer le contraire par la suite. En attendant, l'opus tourne toujours et me propose des morceaux à écouter comme on écoute quelqu'un nous raconter une histoire. Passons le fait que Mathias Malzieu soit romancier, et concentrons-nous sur les chansons telles que "Le roi en Pyjama" et "Le Grand Cheval Aux Yeux Gris" dédiée à Alain Bashung, pour comprendre ce que je veux dire. Et même "La Sirène Et Le Pygmalion" est un morceau pour ceux qui savent écouter, et ne sera pas à son avantage lors d’une écoute absente ou en prenant un morceau de façon aléatoire. Encore une fois, c'est un tout, un album à apprécier dans son entièreté pour l'histoire qui se développe au fil des morceaux, avec ses rebondissements et ses nouveaux personnages qui viennent agrandirent la famille Dionysos.
Certains nouveaux morceaux nous renvoient aux succès d'antant... "Le Retour De Jack L'Inventeur" me rappelle quelque peu "Giant Jack", et le parallèle entre "Dark Side" et "Song For Jedi" me saute aux yeux. Encore ces sortes d'allusions que l'on retrouve dans quasiment toute la discographie du groupe et qui ravissent les gourmands de la plume de Matthias...

1.     Bird 'n' roll   
2.     Cloudman   
3.     La Sirène et le Pygmalion
4.     June Carter en slim
5.     Le Roi en pyjama
6.     Dreamoscope
7.     Le Grand Cheval aux yeux gris
8.     Sex with a Bird
9.     Dark Side
10.     Platini(s)
11.     Le Retour de Jack l'inventeur
12.     Spidergirl Blues


Alors aujourd'hui et plus que jamais on écoute « Dionysos plays Bird’n’Roll » comme on hume l’air du vent, pour sentir le temps qu'il reste, le temps qu'il fait, le temps qu'il faut. On écoute Dionysos pour tenter de se convaincre que, dans la vie, rien n'est permanent, hormis la volonté d'accepter que l'imagination n'est pas forcément quelque chose d'irréel. On plonge dans un univers capable de faire vivre n’importe quel mort, comme cette femme cynique que l'on connaît tous, et qui ne sourit que lorsqu'elle mâche quelque chose. Allez... bouge, cours, danse, déploie tes ailes et envole-toi ! c'est l'effet du Bird'N'Roll !

Pablito

Pour tout savoir sur le groupe :
Le site Officiel
La page facebook


A voir également sur le blog :
Le piano monstre de Babet

Friday, September 14, 2012

5 bonnes raisons d'écouter... (8)

"Hoppipolla" de Sigur Rós





(Petite parenthèse: Oui, je le reconnais, j'ai mis un temps fou à partir à la rencontre musicale de ce groupe et j'ai un peu beaucoup l'impression d'arriver avec 3 guerres de retard... Je ne comprends d'ailleurs toujours pas comment j'ai pu passer autant de temps sans les écouter! C'est et ça reste un véritable mystère! Mais soit, mieux vaut tard que jamais, voici donc mes 5 bonnes raisons d'écouter cette pépite. Et ceci est donc la fin de ma parenthèse, passionnante, je vous l'accorde.)

  • Dès les premières notes de la chanson, la magie opère, la paix et la sérénité s'invitent et l'on comprend mieux le pourquoi du comment du célèbre dicton "La musique adoucit les moeurs"...
  • En plus de la beauté musicale, le clip qui l'accompagne est magnifique et est un véritable hymne à la vie...
  • Cette chanson réussirait presque à nous réconcilier avec la nature humaine et à nous faire croire en la bonté de cette dernière...
  • Le titre a été utilisé à de nombreuses reprises au cinéma et à la télévision et c'est amplement mérité...
  • Quelque chose me dit qu'en live, cette pépite doit réussir à nous faire dresser les poils et à nous donner les larmes aux yeux, même aux plus insensibles d'entre nous...

Alors si après tout ça, vous n'êtes toujours pas convaincu, cliquez sur la vidéo, vous comprendrez mieux!


MusicAndMe

Monday, September 10, 2012

Daniel Powter - Turn on the Lights


Daniel Powter, ce nom ne vous dit peut-être rien. Et pourtant, je suis sûre que vous avez fredonné, au moins une fois dans votre vie, son plus gros succès, "Bad Day".


Ce tube, devenu mondial, a fait décoller la carrière du jeune homme en propulsant alors son album, au titre éponyme et sorti en 2005, en tête de nombreux hit parades à travers le monde entier.

Et puis curieusement, la sortie de son second album en 2008, "Under the Radar", est quasiment passée inaperçu.
Mais ce n'est pas pour autant que l'artiste a lâché prise, loin de là. Et c'est en cette rentrée automnale 2012 qu'il vient nous présenter son nouvel album, "Turn on the Lights".

Quatre années se sont écoulées depuis son dernier opus, quatre années durant lesquelles Daniel Powter a pris le temps de se recentrer sur sa musique afin de lui donner un nouvel élan artistique. Il le dit d'ailleurs lui-même:  "C'est moi sortant de l'obscurité, presque Jekyll et Hyde. Je sens que j'écris des chansons plus édifiantes, Turn on the Lights dévoile tout cela. Je révèle tous mes secrets."

Le premier single "Cupid" qui en est issu, que vous avez peut-être déjà entendu sur les ondes radiophoniques, et avec lequel s'ouvre l'album, nous donne tout de suite une idée de la ligne conductrice de cet opus: de la pop scintillante, légère et résolument optimiste! Dans la même lignée, on retrouve, selon moi, d'autres titres de l'album, comme "The Day We Never Met", qui sent bon la fraîcheur et qui tombe à pic pour rebooster nos humeurs parfois moroses en cette fin d'été!



Au sein de cet opus, on remarque également que Daniel s'essaie à des titres plus rythmés aux sonorités subtilement électrisées, comme "Crazy All My Life" ou "Birthday Suits", sur lesquels on imagine facilement remuer nos popotins sur une piste de danse ou en concert par exemple!

Et puis à côté de ça, on retrouve le style qui sied à merveille à Daniel, des ballades romantiques à souhait ("Come back Home", "Best of Me", "What I Meant to Say") dans lesquelles on retrouve la petite touche qu'on a toutes et tous tant apprécié au sein de "Bad Day". Aucun doute là-dessus, les fans de la première heure devraient y trouver leur compte!

Et puis il y a mon petit coup de cœur (ah ben oui, fallait bien se douter que je craquerais pour l'un ou l'autre titre de cet album, vous me connaissez à la longue, non?;-)), "Except the Blue". Je ne saurais même pas vous expliquer le comment du pourquoi j'affectionne plus ce titre qu'un autre (ne vous méprenez pas, j'aime aussi les autres chansons de l'album). Mais faut-il toujours trouver une explication aux coups de coeur musicaux?

En résumé, avec la pop énergisante de "Turn on the Lights", Daniel nous aide à mettre les idées noires au placard et à positiver en nous persuadant que le meilleur reste à venir! Un retour sur le devant de la scène que l'on ne peut que souhaiter triomphant!

Date de sortie de l'album: 1er octobre 2012

MusicAndMe

Tuesday, September 4, 2012

Coldplay ou comment mettre le feu au Stade De France



Normalement, le mois de septembre rime avec rentrée et mauvaise humeur mais en cette année 2012, le mois de septembre rime avec COLDPLAY ! Après avoir enflammé le Parc des princes en 2009 et Bercy en décembre dernier, les anglais ont donc squatté, avec 80 000 personnes, le Stade de France! Et ils ne sont pas venus les mains vides au grand plaisir des fans! En effet, nous avons eu droit à un vrai spectacle totalement grandiose... mais revenons sur le déroulement de cette soirée.

Les portes se sont donc ouvertes, avec un peu de retard à 18h30 laissant les fans, qui attendaient, pour certains, depuis la veille, courir pour être au plus prêts de Chris Martin et sa bande. Nous entrons à notre tour pour nous retrouver au milieu de l'avancée donc très bien placées. Une heure plus tard, la première partie débute avec un public encore un peu froid mais qui se réveillera au fur et à mesure. Cette première partie est assurée par Marina & the Diamonds comme ça a été le cas sur les autres dates de la tournée des stades européens. La chanteuse sait que conquérir un stade tel que celui-ci n'est pas une mince affaire pour une première partie, mais elle y va et se donne à fond avec des chansons assez osées comme Bubblegum Bitch et un look excentrique..Pour vous donner une idée de ce qu'est Marina Lambrini Diamandis, prenez Madonna, Katy Perry et Amy Whinouse, mélangez-les et vous aurez cette chanteuse certes totalement différente de Coldplay mais tout aussi douée !



Après le show de Marina, nous avons une attente d'environ 45 minutes, accompagnée d'une musique d'ascenseur pas du tout stressante... Durant cette attente, l'ambiance monte de plus en plus. Qui dit stade dit ola et le public du Stade de France assure de ce côté-là !

21h, les lumières s’éteignent et le show peut enfin commencer... En avant pour un retour vers le futur! Les 80 000 personnes, du premier au dernier rang sont dans l'euphorie totale ! Et le groupe débarque pour débuter la setlist avec "Hurts Like Heaven". Cette set list ne sera pas vraiment différente de celle de Bercy mais reste parfaite, un savant mélange d'anciens titres devenus cultes avec des titres un peu moins connus du nouvel album. Mais quels que soient les titres, le public chante toutes les paroles!

Tout au long du concert, la folie du groupe, mais aussi celle du public, ne descend pas. Dans le public on danse, on chante en choeur, on saute.... une vraie fête, une vraie communion. Et le groupe fait de même. Chris Martin, comme à son habitude, ne tient pas en place... Il danse, saute, court, s'allonge et lance même sa guitare.

De plus, comme le Stade est immense, ils ont également pensé à ceux qui étaient au fond et ont chanté deux titres sur une scène installée au niveau de la pelouse : "Us against the world" et "Speed of Sound".

Lorsque je vous dis que le groupe n'est pas venu les mains vides, je ne suis pas dans l'euphémisme.... A notre entrée dans le stade, nous avons eu le droit à deux bracelets chacun (appelés Xylobands) qui se sont illuminés tout au long du concert au rythme de la musique, ce qui a créé un "plus" magique lors du spectacle! Mais il n'y a pas que cela, nous avons eu aussi de nombreux feux d'artifices,des milliers de confettis (notamment sur "In My Place"),  des ballons énormes. Tout cela a rendu le show encore plus extraordinaire.


 



De plus, le concert a été filmé et un DVD (de tout ou partie) du concert devrait sortir vers la fin de l'année. Les anglais ont profité de l'occasion pour inviter (sans surprise) Rihanna afin d’interpréter "Princess of China" (deux fois, car problème technique lors de la première interprétation). Autre titre interprété deux fois : "Paradise" pour une captation pour une émission au bénéfice de l'association Stand up to Cancer. Et en bonus, nous avons eu une interprétation en piano-voix de "Umbrella" avec Rihanna.





Après 1h45 de concert rempli d'émotions... Le groupe repart sur les dernières notes de "Every Teardrop Is A Waterfall", les derniers feux d'artifices éclatent, les lumières du Stade se rallument et nous en sortons avec des étoiles plein les yeux et un sourire jusqu'aux oreilles

Vidéo résumant tout le concert:



Les gens sortent avec du Coldplay et des rêves plein la tête. On entend par ci par là les gens fredonner les titres et on devine que la seule envie de ces personnes est de refaire un nouveau concert de ce fabuleux groupe.


MERCI COLDPLAY !





Set List

Sur la grande scène:

Mylo Xyloto
Hurts Like Heaven
In my place
Major Minus
Lover in Japan
The Scientist
Yellow
Violet Hill
God Put a Smile Upon Your Face

Sur l'avancée:

Princess of China (x2)
Up In Flames

Sur la grande scène:

Don't Let it Break Your Heart
Viva la Vida
Charlie Brown
Paradise

Sur la scène du fond (premier rappel):

Us Against The World
Speed of Sound

Deuxième rappel:

Clocks
Fix You
Umbrella
Paradise 
Every Teardrop is a Waterfall






-Céc-