Wednesday, February 12, 2014

Gael Faure - De silences en bascules


Vous l'avez surement remarqué, je suis davantage tournée vers la musique anglophone, mais, parfois, mon attention est retenue par des artistes qui chantent dans la langue de molière. Et c'est le cas de l'artiste dont je viens vous parler aujourd'hui. 
Gaël Faure, je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises, notamment ICI, en première partie de Daguerre, où encore ICI, avec quelques photos d'une des premières parties de Nadéah à La Boule Noire. A l'époque déjà, j'étais tombée sous le charme de ses chansons, de ses mélodies. Sur scène on le sentait à l'aise et le contact avec le public semblait naturel et facile. 
Cette aisance sur scène n'a pas été démentie quand je l'ai vu aux Trois Baudets en décembre dernier. Cette fois, il était accompagné de deux musiciens, un batteur et un guitariste/bassiste/pianiste. Les nouvelles chansons que j'ai découvert m'ont beaucoup plus donc on peut dire que j'étais d'autant plus impatiente de découvrir cet album. 

De silences en bascules est sorti lundi et je n'ai pas perdu de temps pour aller l'écouter en sortant du boulot. Je ne vais pas vous faire une analyse pointue de l'album parce que ce n'est pas quelque chose que je sais faire, mais je vais vous en toucher deux mots pour vous donner mon ressenti et peut être vous donner envie d'aller l'écouter! 


Sur cet opus, on retrouve les deux singles déjà sortis, "On dirait l'Islande", qui avait particulièrement retenu mon attention la première fois que je l'ai entendue sur scène. Le titre traite des racines du jeune chanteur, ancrées au coeur de l'Ardèche. Le texte écrit par Tété s'accorde parfaitement avec la mélodie composée par Gaël. On y retrouve aussi "Tu me suivras" que Gaël nous avait fait chanter lors des premières partie de Nadéah ou de Daguerre.  
Pour ce 2ème album, le chanteur a pris son temps. Il s'est entouré d'auteurs confirmés comme Barcella, Ben Ricour ou Fabien Boeuf qui est à l'origine de plusieurs textes sur l'album.
De son côté il compose des mélodies plutôt folk qui retiennent l'attention et font voyager.

 

On traverse l'album comme on traverse l'hiver. ( Oui j'avoue c'est une référence à une de ses magnifique chanson qui n'est pas présente sur l'album, "Traverser l'hiver"). En écoutant l'album, on passe par différentes émotions. On a envie de tomber amoureux, d'être aimé, d'être entouré d'amis. On ressent aussi de la mélancolie, de la nostalgie ou de l'optimisme comme ces jours d'hiver où le froid domine mais le soleil brille et le ciel et bleu et ça nous redonne le sourire. 


Peut-être allez-vous me dire que je dis ça parce que nous sommes en hiver et que si l'album était sorti en été j'aurais dit que ça sentait bon la mer et le sable chaud. Et peut-être que vous avez raison. Mais les photos du livret de l'album me font penser le contraire. En effet, on retrouve Gaël au bord de la mer un jour où le ciel est plutôt couvert. Les très belles photos d'Hélènes Pambrun valent aussi le coup d'oeil. 

Je vais m'arrêter là et je vais vous laisser traverser l'album et faire votre propre voyage, en espérant qu'il vous plaira!
En tout cas, moi je le suivrai au Café de la Danse le 11 mars prochain. 



Lo'birds

Sunday, February 2, 2014

Edward Sharpe And The Magnetic Zeros @ L'Olympia (Paris) - 28-01-14


Mardi dernier, Edward Sharpe And The Magnetic Zeros posaient leurs valises à Paris pour un concert à L’olympia. Peut-être ne les connaissez-vous pas, mais, si vous avez la télé, vous connaissez forcément leur tube « Home », utilisé pour une pub de Peugeot.
Edward Sharpe And The Magnetic Zeros c’est un groupe de folk indé né en 2007 en Californie. A l’origine du groupe, on retrouve Alex Ebert et Jade Castrinos. Le nom du groupe est le nom d’un personnage inventé par Alex dans un livre qu’il avait commencé à écrire. Ils sont entourés d’une dizaine de musiciens et leur musique n’est pas sans rappeler la mouvance Hippie des années 60-70.
En 2009, ils sortent un premier album studio  Up from below, sur lequel on peut retrouver « Home » ou « 40 Day Dream », qui est le générique de début de « La Parenthèse Inattendue » sur france 2. Puis en 2012, vient Here . Leur 3ème et dernier album en date, qui est éponyme, est sorti en juillet 2013 sur le label de Mumfond & Sons, avec qui ils avaient fait une tournée en 2011 aux Etats-Unis.

Après cette brève présentation, revenons-en au concert.



L’olympia est déjà bien rempli quand la première partie, assurée par Foy Vance, entre sur scène. Il est seul avec sa guitare et nous propose une musique que je ne peux raccrocher à aucun genre. Sa voix est parfois un peu éraillée, ce qui me plaît assez. Bon honnêtement, je dois avouer que je n’étais pas assez concentrée pour en profiter pleinement.
Moment coup de gu**** du billet : j’étais trop énervée contre les gens qui parlaient dans la salle. J’aime les concerts à Paris la plupart du temps, mais c’est de plus en plus difficile de profiter des premières parties, même quand elles sont bonnes. Les gens parlent comme si ils étaient chez eux dans leur salon, voire plus fort, parce que la personne qui chante sur scène les dérange… Si vous ne voulez pas écouter, sortez et revenez après !!! Ce manque de respect (qui va grandissant, je trouve) me sort par les yeux et à chaque fois la chanson de Passenger me revient en tête « I hate people who pay money to see gigs and talk through every fucking songs » (« je déteste les gens qui payent pour assister à des concerts et parlent durant toutes les chansons »). Mais bon passons. Si vous voulez découvrir cet artiste, je vous propose d’aller regarder le Taratata de cette semaine !


Après une "courte" attente (quasiment 45 minutes), les lumières s’éteignent et toute la troupe entre sur scène. Comme je vous l’ai dit plus haut, on retrouve dans leur musique un côté hippie, et on peut dire qu’on est tout de suite dans le bain car ils débutent le concert avec une reprise d’un mash-up de la comédie musicale  Hair , rendu célèbre par Nina Simone « Ain’t got no…I Got Life ». Je ne connaissais que « I Got Life », mais j’ai bien pu situer le contexte.
Le côté Hippie est aussi très présent dans le look d’Alex et Jade que je vous laisse admirer sur les vidéos.
Ils enchaînent avec une chanson que j’attendais beaucoup, « 40 day Dream », et apparemment je n’étais pas la seule à l’attendre. Les gens reprennent les paroles en chœur.




Je ne pourrais pas vous donner la set-list exacte, je ne l’ai pas notée et ils n’en ont pas sur scène. Ils choisissent les chansons au fur et à mesure du concert et prennent aussi en compte les demandes du public, ce qui me plaît beaucoup. Il y a un côté désorganisé qui va tout à fait avec l’image du groupe et qui rend le concert assez vivant. Pas de set-list et de timing chronométré. Le chanteur demande régulièrement combien de temps il leur reste. 

Pendant le concert, on peut écouter et profiter des morceaux calmes et on peut danser sur les morceaux plus entraînants. On est aussi mis à contribution et on nous fait chanter, comme sur « I Don’t Wanna Pray ». Alex fait même chanter deux personnes du public, qui ne se sont pas mal débrouillées du tout.



Quand un des musiciens vient sur le devant de la scène pour interpréter un de ses titres, on nous demande encore de chanter, ce qui ravit tous les spectateurs.
De la salle on sent la complicité entre Alex et Jade, comme pendant « That’s What’s up » . Il y en a peut-être un peu moins avec les musiciens, encore qu’elle existe bien entre Jade et les musiciens. Alex a l’air plus dans son monde.

Il est temps pour moi de déclarer mon amour pour les neuf musiciens présents sur scène. Il y a deux batteries, un piano, deux claviers, des cuivres, une contrebasse, des guitares et j’en passe. Tous les musiciens sont excellents et réussissent à suivre le rythme et les envies d’Alex. J’aime cette multitude d’instruments qui rend le concert encore plus vivant. Je ne sais plus où regarder tellement il se passe de choses. Pendant une même chanson un des musiciens peut passer du clavier à la trompette, puis revenir au clavier. Et ils font tous les chœurs sur les chansons.
Durant le concert, le groupe nous a aussi joué « Janglin », « If I WereFree » ou « Black Water » qui avait été demandés par un des spectateurs.

Le groupe achève le concert par leur tube « Home ». Je ne sais pas si j’ai mal compris ou pas mais j’ai l’impression que ce n’est pas le titre qu’ils préfèrent jouer sur scène. Mais ils ne peuvent pas passer à côté, une grande partie des personnes dans la salle l’attendent et on s’en rend bien compte dès les premières notes. Cependant, contrairement à certains concerts auxquels j’ai assisté, le public connaît très bien tout le répertoire du groupe et n’a pas attendu ce titre pour chanter et c’est assez plaisant.



A la fin de la chanson, le groupe quitte la scène, les lumières se rallument et la musique sort des haut-parleurs. Mais le public ne compte pas les laisser partir comme ça. Personne ne bouge, tout le monde crie, chante, applaudit, tape des pieds pendant 5 bonnes minutes avant de voir toute la troupe revenir sur scène, visiblement émue par un tel accueil et ravi de nous offrir un dernier titre, « Om Nashi Me ».

Après ce titre le groupe quitte la salle, Alex et Jade descendent devant les crash barrières pour saluer le public une derrière fois et Jade reste parler quelques minutes avec des personnes du premier rang.

Je suis ressortie du concert avec une bonne dose de bonne humeur et d’optimisme que j’espère garder et j’espère les revoir très vite sur scène. 


Lo'birds