Tuesday, November 29, 2011

Fastlane Candies - DUBAI - Le clip!

Les Fastlane Candies, on les aime tout simplement et on vous en a déjà parlé. Pour les retardataires, vous pouvez trouver une petite note de rattrapage ici et une de nos premières interviews ici!

Et comme on aime ce qu'ils font, on n'a pas fini de vous en parler! Hé non!

Voici donc leur nouveau clip "DUBAI", cliquez, regardez, partagez, c'est tout bon, tout chaud! Le clip parfait pour nous réchauffer lors des longues soirées hivernales qui nous attendent!
Bon visionnage à toutes et à tous!




MusicAndMe

Friday, November 25, 2011

Colline Hill - Wishes


(Crédit photos: HamiltonLake)



"Wishes", rien que le titre de cet album éveille ma curiosité et me donne envie d'aller voir ce qu'il se cache au sein de l'univers de Colline Hill, pas vous?
Et si nous allions découvrir ensemble les voeux et les souhaits que cette artiste exprime à travers cet opus? Mesdames et Messieurs, accrochez vos ceintures, nous voilà partis pour un voyage musical d'une durée approximative de 40 minutes!

Dès les premières notes de "Someone Left Before Me", premier single de l'album, le ton est donné et le décor est planté! Avec sa musique pop-folk aux rythmes entraînants, Colline est bien décidée à nous emmener dans ses valises pour voyager musicalement à travers les immenses contrées américaines, et loin de nous l'idée de nous en plaindre! Je me suis rapidement retrouvée à fredonner les "palala palala palala lapaaaaa" sans même m'en rendre compte! Un premier titre accrocheur, porteur de belles promesses pour l'ensemble de l'album.

C'est le titre "Autumn Girl" qui prend ensuite le relais et qui s'inscrit dans la même lignée. Mais ce dernier, sans même qu'on ne s'en aperçoive, opère une transition parfaite, tout en douceur, pour nous amener dans l'univers plus intimiste de la superbe ballade "She Believes In Me". A travers cette dernière, on divine un peu quelles sont les influences de Colline. A vue de nez (ou plutôt d'oreilles), je dirais que Tracy Chapman et Alanis Morissette ont dû beaucoup compter dans son paysage musical.

Après l'émotion, place à nouveau à un titre plus péchu et très pop, "From Now", qu'on imaginerait bien écouter à fond au volant d'une vieille voiture lors d'un road-trip avec les copains et les copines! Quand je vous disais que Colline allait nous faire voyager musicalement, ce n'était pas une blague!

Vient ensuite "No More No Less", un titre calme qui, par son introduction entre autres, me fait quelque peu penser à d'anciennes ballades d'Elvis Presley. Non, ne me demandez pas le pourquoi du comment de ce rapprochement qu'a opéré mon esprit, je ne pourrais pas vous l'expliquer! Peut-être à cause de l'atmosphère qui s'en dégage? Comme si Colline avait eu envie de nous plonger dans la vieille Amérique, celle des années Rock & Roll et Blues durant les années 50. Mais peut-être suis-je la seule à faire un tel rapprochement, qui sait?

Curieusement, la chanson qui suit, "Rassure-toi", est, comme son titre l'indique, en français. C'est agréablement surprenant de retrouver un titre dans la langue de Molière au sein de cet album. Autre fait positivement surprenant, les intonations de la voix chaude de Colline varient lorsqu'elle chante en français. Ca m'a fait sourire à la première écoute.

"By You" et "Cause I Love" viennent ensuite nous titiller les oreilles et nous rappeler l'esprit du premier single "Someone Left Before Me", dont je vous ai déjà touché quelques mots. Le genre de chansons qui nous incite à l'évasion et au vagabondage de nos esprits trop souvent enfermés et torturés!

La douceur de la guitare folk vient ensuite ponctuer le magnifique "When You Joigned the Sky" où l'accent est davantage mis sur la chaleur se dégageant de la voix de Colline qui vient parfaitement épouser le message troublant et émouvant de ce titre... Difficile de rester alors insensible...

C'est avec le titre "Where You Are" que vient se clôturer notre road-trip musical. Pour moi, ce titre résonne comme une petite bulle musicale où l'espace de 4'16", le temps s'est mis sur pause et tout reste en suspens. Le genre de petites bulles qu'on n'a pas du tout envie de briser et qu'on aimerait qu'elles durent pour toujours...

C'est ainsi que s'achève notre voyage musical. J'espère que cela vous plaira autant qu'à moi et que, tout comme moi, vous serez séduits par l'univers que nous offre Colline Hill. Retenez bien ce nom, quelque chose me dit qu'on n'a pas fini d'en entendre parler!

Date de la sortie de l'album: février 2012 chez AkaMusic/Universal
Date de la sortie du single "Someone Left Before Me": 21 novembre 2011 (autrement dit, il est déjà dans les bacs les amis!)

MusicAndMe

Tuesday, November 22, 2011

LES COWBOYS FRINGANTS - Que du vent

Oui, bien sûr, la pression montait, j'étais presque mort d'impatience, ce n'est pas facile d'attendre le nouvel album d'un groupe qu'on adore terriblement. En même temps l'album était sorti une semaine en avance en version numérique, et des morceaux commençaient à fleurir sur le net, l'horreur ! Mais non, je suis resté fidèle à ma bonne conscience, têtu comme un breton, j'ai patienté pour m'en tenir à mon bon vieux rituel préféré.
Jour-J. Je dois encore attendre ma pause syndicale de l'après-midi, du coup je passe la matinée à tourner en rond à l'intérieur de moi-même en attendant de pouvoir glisser le CD dans le lecteur et me délecter de plaisir. (même si j'ai un amour profond pour les Cowboys Fringants, pas la peine de chercher de métaphore). Mais au lieu d'entrer dans des confessions intimes de frotti-frotta, partageons plutôt ce "Que du vent", le huitième album studio des québecois.

Dès la toute première écoute, je n'hésite pas à dire que la cohérence est éblouissante (le superlatif est faible...), tant dans la thématique des paroles que dans les ambiances musicales, ce nouvel album sorti des entrailles du quatro québécois explore, comme ils savent si bien le faire, les histoires banales et bancales de la vie. Ils jouent leur musique, leurs envies de telle façon que plus aucune autre étiquette ne peut leur être collée, sauf celle du meilleur groupe folk-rock francophone... Si si j'insiste, "Que du vent" nous le prouve encore une fois.

D'entrée de jeu le premier morceau est une surprise générale ! "Télé" m'égrène quelques déhanchements enthousiastes puis je glisse dans une transe déchaînée provoquée par le rythme de la batterie et les riffs de guitare. Je suis assez surpris par ce style disco/rock... Mais c'est réussi, je suis entré de plein pieds dans l'album... passé cette intro funky déjà mémorable, la suite est un régal. C'est effectivement un album créé pour la scène comme le prouve "Paris-Montréal" au refrain fédérateur qui sera évidemment repris en chœur par tous les fans lors des concerts, moi le premier.
Deux trois paroles accrocheuses sur fond dramatique, un coup de violon-piano-accordéon, une batterie présente et une guitare entraînante, voilà la recette qui a fait et fait encore le succès du groupe. Les chansons poignantes sont toujours de la partie, comme "Marilou s'en fout" la petite sœur de la Catherine ou d'Hannah, ces femmes à qui la vie ne sourit pas et avec deux-trois accords de poésie, il y a toujours une lueur d'espoir. Tout comme "l'horloge", magnifique chanson sur les désillusions de la vie et les rêves perdus. La voix de plus en plus maîtrisée de Karl Tremblay, se pose sur les mots de J-F Pauzé comme de la chantilly sur un gâteau moelleux. Et contrairement à "L'expédition" ou il était peut-être moins évident à l'oreille, l'accent québécois reprend du service dans cet album, notamment sur "Que du vent", "Classe moyenne (avec anchois)" ou "Party!". Dans cet album, je retrouve l'énergie festive du groupe lorsqu'ils jouaient Break Syndical. Il y a du plaisir qui en découle, c'est évident, et de mon côté, une irrésistible envie de taper des mains, des pieds et de danser sur la table à mémé.
Et puis badaboum !! "Comme Joe Dassin" vient chatouiller nos tympans et ramène des vieux souvenirs d'amour lointain qui brillent encore au fond des yeux. Parce que, dans toutes douleurs, il n'en ressort finalement que le bonheur. C'est ce que m'ont appris les Cowboys Fringants. Et j'espère qu'ils m'en apprendront encore longtemps, même quand ils seront "Hasbeen (on est des)", chanson ironique dont on rigolera quand ils la chanteront dans vingt-cinq ans. Chiche ? Les Rolling Stones l'ont bien fait, pourquoi pas eux?
A noter qu'un disque des Cowboys Fringants sans engagement, sans révolte n'est pas imaginable et "Shooters" confirme la règle, cette volonté du groupe pour la revendication. Dans cette ballade-country, ils chantent avec affection la détresse d'ex-salariés dont l'usine a fermé. On ne reste pas insensible.

Clap final :

C'est rien qu'une histoire / Comme il y en a d'autres / Mais ça reste quand même la nôtre / Quand arrive le soir / On tire les couvertes / Au lieu d'lancer la serviette / Couchés en cuiller / Collé su' ton derrière / T'es mon petit port de mer / A la fois la lumière / Et le gouvernail / Qui me ramènent au bercail.
C'est sur ce dernier couplet de "On tient l'coup", très jolie chanson, que se termine le nouvel album de nos cousins fringants.

Je pourrais être un peu déçu qu'il n'y ait que 11 chansons. Mais Jean-François Pauzé me rassure dans une interview : «On avait pas loin de 20 chansons, mais pour les autres albums, avec le recul, on se disait souvent qu'il y en avait deux ou trois de trop. Cette fois-ci, on voulait un album plus festif et précis. Les autres, on les enregistrera sur un petit disque, ou on les donnera sur Internet».

Pour conclure, je dirais que "Que du vent" n'est pas leur meilleur album car à mon goût "La Grand Messe" (2005) ne peut être égalé mais il peut se vanter d'être bien en place, plus rock, comme à leurs débuts, séduisant, énergisant, rafraîchissant, plus mordant, fringant. Il peut être fier d'être un album fait sur mesure pour faire trembler les planches. Who-ooooh-oooooh-oooh ça va être chaud !
Un nouvel opus de grande classe, une pierre de plus à ajouter à l'édifice de l’œuvre générale des Cowboys Fringants, et ça c'est vraiment l'fun !

Saturday, November 19, 2011

Deluxe

Un petit tour en ville, de la musique au loin, un groupe de gens qui regarde quelque chose sur une des nombreuses places d’Aix…Chouette un concert impromptu ! Malheureusement je suis arrivée pour les 10 dernières minutes, mais cela a suffit à plaire à mes oreilles !Je vous présente (quand même) Deluxe, un groupe de jeunes aixois apparemment aux sons electro-jazzy-punchy. J’ai beaucoup aimé la voix plutôt rauque de la chanteuse. J’ai bien sur acheté leur cd et je vous conseille vraiment ce groupe car on ne peut s’empêcher de dandiner son popotin en l’écoutant (bien sur, j’en fais de même en écrivant ce petit article). A première écoute, le disque semble plus instrumental, mais reste très agréable à écouter. Ce groupe a de l’avenir !
Pour les écouter, vous pouvez aller sur le myspace ou bien sur leur site où plusieurs titres sont disponibles à l'écoute.
Riziña

Sunday, November 13, 2011

Les Têtes Raides, festival Eclectik'rock, Saint-Dizier (52), 12/11/11

    
     Enfin ce rendez-vous tant attendu avec les Têtes Raides !

     Mais je voudrais d'abord commencer cet article par un coup de gueule. Chez moi, on se plaint beaucoup du fait qu'il ne se passe pas grand chose au niveau culturel, qu'il n'y a rien à faire etc. Certes. Et là, les Têtes Raides sont à l'affiche dans une petite salle, avec deux autres groupes, pour à peine le prix d'une place de cinéma et que vois-je ? Un public très très très clairsemé (dont une petite  partie légèrement trop alcoolisée qui passe son temps à gueuler... vive le manque de respect pour les artistes.) ! Franchement, BOUGEZ-VOUS les gens !!!
     Voilà, la parenthèse est refermée.

     On arrive à la salle Aragon quelques minutes avant que le premier groupe ne commence à jouer. Il s'agit des NTTF, un groupe que je qualifierais de punk/métal (jetez moi des pierres si je me trompe) avec la plupart des textes très décalés (dont un sur la cuisine au beurre). Ça n'est pas vraiment mon style de musique mais c'est plutôt marrant. On se dit qu'après quelques verres, ça doit l'être encore plus... ce qui nous sera confirmé quelques minutes après par joyeux papy qui enchaînait les coupes de champagne et abordait les gens avec un « c'est pas mal heiiiin ? ».
     Vient ensuite le groupe Tournelune, et là je retrouve un peu plus un style qui me plaît. Ils ont la pêche et j'accroche plutôt bien. Leur myspace ici.

     Vers 22h, c'est enfin au tour des Têtes Raides de monter sur scène. Le groupe nous a offert une superbe prestation avec toujours autant d'énergie et des fans qui font plaisir à voir. Je n'ai pas eu l'impression que la playlist avait beaucoup changé depuis octobre mais j'ai eu beaucoup de plaisir à la réentendre. Deux chansons en particulier ont été des coups de cœur : So free qui sonne vraiment très rock et avec des jeux de lumières très réussis. Et je ne saurais pas tellement dire pourquoi mais je trouve qu'Emma dégage quelque chose de très émouvant.
     Et puis bien sûr il y a eu les incontournables Gino et Ginette. J'ai remarqué qu'encore une fois Ginette était très attendue, j'ai entendu pas mal de personnes en parler bien avant que le concert ne commence (moi y-compris d'ailleurs). Ce moment est tellement énorme que je crois pouvoir dire que de tous les lives que j'ai pu voir et tous artistes confondus, ça reste mon plus grand souvenir de concert. Après le premier rappel, je doute que le groupe ne remonte sur scène. Finalement, même s'il n'y a pas foule, les nombreux applaudissements et chœurs de Ginette parviennent à faire revenir les Têtes Raides pour un second rappel. L'identité achève un concert que pour ma part, j'ai adoré du début à la fin. Je quitte la salle un peu mélancolique, avec quand même un goût de trop peu. Je fredonne un air, celui d'Emma. 
   
                                                                                                                                            L'as des AS


Saturday, November 12, 2011

Rock'n mode aux Galeries Lafayette


Comme tous les ans, les Galeries Lafayette ont inauguré leurs vitrines de noël cette semaine et l’honneur d’allumer les illuminations est revenu à Charlie Winston, le plus français des chanteurs britanniques.
Ce choix n’est pas un hasard, en effet, cette année, les vitrines ont enfilé leur plus beaux atours rock pour un thème rock ‘n mode imaginé par l‘américain Andrew Yang. Les galeries ont choisi d’explorer le thème rock côté scène et côté coulisses.
A cette occasion, et en partenariat avec W9 et le programme « Talent tout neuf », les parisiens et les touristes qui se baladent du côté du boulevard Haussmann pour observer les vitrines de noël ont eu, ou auront l’occasion, de découvrir une vitrine toute particulière. Du 9 au 17 novembre, des « talents tout neuf » se produiront dans une vitrine prévue à cette effet! Oui, oui j’ai bien dit dans une vitrine.
Imany a ouvert le bal mercredi 9 novembre. Puis ce fut au tour de Joseph d’Anvers, qui a passé «un étrange, mais bon moment » , de se prêter au jeu le jeudi 10 novembre.
En ce qui me concerne, j’ai pu assister aux prestations de Cyril Mokaiesh le 11 novembre et de Medi le 12 novembre.

Cyril Mokaiesh et ses musiciens avaient l’air d’avoir un peu de mal à trouver leur marque en s’installant dans la vitrine pour les réglages techniques, ce qui n’est pas étonnant dans un si petit espace. A 17h, ils donnent un premier mini concert de 4 titres : « Le sens du manège », « Tes airs de rien », « Des jours inouïs » et « Mon époque », puis ils reviennent à 18h pour « Nos yeux », « Va savoir », « Des jours inouïs » et une chanson qui détonne un peu dans ce lieu, « Communiste ». Les passants s’arrêtent et découvrent l’artiste avec plaisir. Certains qui ne connaissent pas semblent repartir, en voulant en savoir davantage sur l’artiste.




Aujourd’hui, c’était au tour de Medi de se produire en vitrine. A 17h, il nous offre 3 chansons, « The woman I used to love », « I know what you did » et « How would you do it ». Il se prend au jeu et s’amuse de la situation en se collant à la vitre ou en proposant un prix de vente pour chacun de ses musiciens en les présentant. Avant le deuxième concert, quelques personnes arrivent pour assister à la prestation de Medi, contrairement à la veille où le public était principalement composé de badauds qui passaient par là. A 18h, Medi et ses musiciens reviennent en vitrine pour une deuxième session durant laquelle les garçons nous jouent « Excuse my French », « How would you do it », « Say the word » et « I know what you did ».



On peut dire que l’expérience est pour le moins originale, que ce soit du côté du public comme du côté des artistes, qui n’entendent pas ce qui se passe dans la rue.

Si vous avez un moment durant la semaine et que vous voulez aller y jeter un œil au concept, le programme est le suivant :

- Nadeah le lundi 14 novembre à 17 et 18h30
- Mademoiselle K le mardi 15 novembre à 17h et 18h30
- Inna Modja le mercredi 16 novembre à 12h30 et 14h
- Brigitte le jeudi 17 novembre à 12h30

A la fin de la deuxième prestation chaque artiste offre une séance dédicace au 6ème étage au rayon loisirs.


Lo'birds

Thursday, November 10, 2011

Kaiser Chiefs à l'Ancienne Belgique - 6 novembre 2011


Dimanche 6 novembre, je me retrouve une nouvelle fois à l'Ancienne Belgique (qui a dit que j'y avais pris un abonnement?^^) pour assister alors au premier des deux concerts sold-out du groupe Kaiser Chiefs.

Eux, j'ai déjà eu l'occasion de les voir dans cette même salle lors de leur tournée précédente et j'en ai gardé un excellent souvenir! En 2009, j'avais fait le choix de m'asseoir durant le concert. Ici, je me sens d'humeur à profiter à 500% du concert et me faufile donc au premier balcon.

20h, les Tribes entrent en scène, je ne connais pas du tout, je découvre sur le moment-même. C'est pas mal, c'est sympa, mais pour être honnête, je trouve ça un peu "passe-partout" et banal, rien de bien transcendant en gros.

La salle se remplit au fur et à mesure et à 21h, quand les lumières s'éteignent à nouveau, il y a foule et le public semble en grande forme.
Si ma mémoire ne me joue pas des tours, c'est avec un de leurs gros succès "Everyday I Love You Less and Less" que le groupe entame son set. Le ton est tout de suite donné, ça envoie du lourd, du très lourd même, et ça décoiffe!
Il me sera difficile de vous dire exactement ce qui a suivi dans la setlist car j'avoue ne pas connaître le répertoire des Kaiser Chiefs sur le bout des doigts (erreur qui sera très vite réparée, promis!). Mais on aura droit aux autres gros succès comme "Ruby", devenu presqu'un hymne et durant lequel le public s'en donnera à coeur joie, "I predict a Riot" ou encore "Angry Mob" pour ne citer que ceux-là, ainsi qu'à des titres de leur nouvel album "The Future is Medieval".

Le fait que je ne connaisse pas tous les titres ne m'empêche pas de profiter au maximum du show qu'ils nous offrent car, oui, je pense qu'on peut le dire, ce n'est pas un concert mais véritablement un show auquel nous assistons. Le petit (gros?) grain de folie du chanteur, qui ne cesse de sauter et de courir dans tous les sens, fait monter rapidement l'ambiance dans la salle et quand celui-ci se décide à sauter dans la fosse, la température grimpera encore de quelques degrés supplémentaires.

Je remarque une chose (et je ne suis sûrement pas la seule à l'avoir remarqué), Ricky connaîtra de gros problèmes avec son retour du son durant tout le concert et ce, même après avoir changé plusieurs fois de boîtier. Mais, malgré tout, cela ne l'empêchera pas d'assurer tout le concert avec professionnalisme. Donc chapeau!

Après 1h30 de concert, le groupe s'éclipse sous un tonnerre d'applaudissements et revient alors nous offrir un bis qui se clôturera avec un magistral "Oh My God" (titre qui me trotte dans la tête depuis ce jour!).


A la sortie du concert, je suis ravie et conquise et je ne suis sûrement pas la seule. Il n'y a rien à faire, les British restent les maîtres dans ce domaine musical!

MusicAndMe

Wednesday, November 9, 2011

DAGUERRE - Le coeur entre les dents

Si l'on se fie à la pochette, on pourrait dire de Daguerre que c'est un dur. Le genre de rockeur qui fait peur, tatoué et moustachu. Mais lorsque l'on plonge derrière son regard noir, que l'on se laisse guider par sa voix de papier-verre, que sa poésie chatouille nos oreilles, alors c'est une énergie d'amour et de vie qui s'empare de nous. Et oui ! "Le cœur entre les dents" c'est en quatorze titres une façon de (re)découvrir un artiste aussi intense que tendre.

Daguerre a croisé mon chemin musical un soir de concert en novembre 2009. Il assurait en binôme avec son extraordinaire bassiste Mimi, la première partie du BORDEL TOUR de Cali vS Les Hyènes. Sa voix et sa présence s'étaient parfaitement prêter à l'atmosphère rock de la soirée. Depuis je me contentais de quelques titres sans jamais avoir un de ses albums dans ma discographie. Mais maintenant j'ai le troisième album du basque entre les mains (et non pas entre les dents). Un troisième opus aux couleurs du Sud-Ouest, qui marque une amitié catalano-basque car coproduit par Bruno Caliciuri et Bruno Buzan sous le jeune label BCBA. Mais, même si l'empreinte de Cali peut paraître évidente, notamment avec la présence du trompettiste Nicolas Puisais ou du pianiste Julien Lebart, Olivier Daguerre sort magnifiquement son épingle du jeu, il ne joue pas les apprentis de service et livre un album sincère et authentique qui le place parmi les grands de la chanson française, même si j'ai l'impression qu'il lui manque encore une étape à franchir pour être définitivement reconnu. Laquelle ? Je ne saurais dire. Ce n'est qu'une impression.

Le cœur entre les dents balance sans cesse entre opposés. Tantôt une bonne dose d'amour sur fond de colère, tantôt un désir de vivre sur fond de révolte, mais garde toujours l'équilibre… Là est tout le talent de Daguerre. Musiques à textes, chansons réalistes, engagées, festives ou encore poétiques, dans cet album, il y a du bon partout à déguster sans modération, les oreilles toutes grandes déployées comme mes petites préférences :
"Notre amour était presque parfait" en duo avec Aurélie Cabrel annonce la couleur. C'est l'histoire d'un couple à la recherche du second souffle sentimental. Musicalement les connaisseurs iront s'intéresser au génie de Michel Mousset le bassiste.
"Et dehors" la poésie de Daguerre donne ici toute l'étendue de sa beauté. Les notes du violoncelle glissent comme des caresses sur une peau douce et l'ensemble donne un tableau magnifique. Le même exemple d'écriture, dans la chanson "Faut-il" où Daguerre joue de la plume comme Jimmy Hendrix jouait de la guitare. C'est pour vous dire ! Bon oui j'exagère peut-être un peu, mais il faut reconnaitre que c'est vachement bien écrit... A noter aussi, le bel hommage dynamique pour Léo Ferré dont Daguerre est fan avec "Le Revenant". L'intéressé en serait surement très fier. Y a vraiment de quoi !
Et puis "De L’ivresse" la chanson phare de l’album dont il n'est pas question ici d’abus alcoolisé mais plutôt d'étreinte brûlante entre deux corps amoureux à vous en donner des sueurs. Une intense chanson "d'amour"... Bref on ne s’ennuie pas. On dansera même sur "passager du vent" ou sur le semi-reggae "un peu moins con" ou encore sur le rock de "Des histoires".
L'album se termine sur un sensationnel "Time to go" qui me laisse penser qu'il y a sûrement du Bob Dylan dans les influences de Daguerre. En tout cas la comparaison des timbres de voix est assez troublante de ressemblance.



Alors si vous ne l'avez jamais écouté, et qu'un jour l'envie vous prend d'acheter son dernier album (qui commence à dater quand même), n'hésitez pas à croquer l'amour et toute sa rage à pleines dents avec un artiste en devenir ! Et puis la bonne nouvelle c'est que Daguerre sort un nouvel album le 24 septembre 2012. Avec ce quatrième album, je lui souhaite d'être définitivement le chanteur à la hauteur de son talent, un très grand !

Pablito
Daguerre sur myspace

Monday, November 7, 2011

Archimède fait son grand retour sur scène et dans les bacs



Le 5 septembre dernier rimait avec retour pour Archimède, groupe lavallois désormais bien connu du public depuis la parution de leur premier album éponyme, en 2009. J’avais déjà bien accroché avec ce premier opus mais dès le jour de la sortie de Trafalgar et son écoute attentive, il m’a semblé que celui-ci était encore meilleur que le premier. Des mélodies plus affirmées, que l’on reconnaît dès la première écoute comme étant la plume d’Archimède. Et ça, c’est assez rare pour être souligné.
Alors, puisque ce nouvel album est si bon, je n’ai pas attendu bien longtemps avant d’aller voir Nicolas, Fred et leurs copains sur scène. Ce fut le 20 octobre dernier, à l’Ubu, petite salle de Rennes, parfaitement adaptée à la « situation ». Atmosphère intimiste, on est en petit comité dans la salle.
Mixons maintenant album, nouvelles chansons et prestation scénique. Le concert quoi, comme on dit par chez nous.
Ca commence fort avec le premier titre, L’Intrus. Ca cause de Kévin, intellectuel de la famille un peu mis à l’écart par des parents un peu has-been, passionnés de tunning, de films pour grands sur Canal et tutti quanti. Certainement la chanson la plus drôle de l’album. Elle pourrait d’ailleurs servir de bande-son des mauvais documentaires du jeudi soir d’une célèbre chaîne de la TNT made in France. Parce que c’est ultra ironique et à prendre au 4ème degré.
Vient ensuite Le Bonheur, premier extrait du nouvel album du groupe. Il faudrait être parti s’exiler en Alaska pour ne pas l’avoir entendue sur les ondes, alors un petit visionnage de clip suffira pour causer de cette chanson ! Chanson qui, soit dit en passant, envoie de la pâte à crêpe sur scène.
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3ème chanson, Je Prends, l’une de mes préférées de l’album. L’histoire d’un Caliméro de service qui nous chante ses moult râteaux, ses lapins, ses rendez-vous manqués, et qui du coup est prêt à conter fleurette à « tout c’qui glousse en [sa] présence, tout c’qui trépigne et tout c’qui danse ». C’est marrant, en écoutant attentivement la chanson, on dirait que le chanteur nous raconte son histoire. Enfin non, tout bien réfléchi, c’est un peu tragique quand même (et là tu pleures public, t’es compatissant !).
Les Premiers Lundis de Septembre (qui est, soit dit au passage, l’une des chansons favorites de Laurent Ruquier, qui a très récemment reçu Archimède sur le plateau d’ On est pas couchés) semble être elle aussi une chanson autobiographique, qui, sur scène, est d’ailleurs chantée en guitare-voix. Moment émotion du concert, Fred-le-guitariste est discrètement assis par terre, derrière son micro. Je n’avais pas été vraiment attentive à cette chanson sur l’album. La scène m’a réconciliée avec elle. Ce fut également le cas pour Tout Fusionne, chanson pour laquelle le groupe fait participer le public en fin de chanson. On peut alors participer à un chœur de « Nanananana » des plus splendides. On est bons à Rennes, y’a pas à dire. C’est eux qui le disent hein.
Mention spéciale pour On aura tout essayé, hyper rythmée et entrainante, que j’attendais avec impatience sur scène. Je n’ai pas été déçue, bien au contraire. Et tout le public semble avoir apprécié, à en juger par l’ambiance électrique qui secoue la salle. Il était temps d’ailleurs, parce que le public était quelque peu mou du genou. Même le chanteur s’en est aperçu, c’est un peu gênant tout de même.
Evidemment, la set-list du concert est également composée des anciens titres du groupe : Vilaine canaille, L’été revient, Au Diable Vauvert, Eva et les autres…Plus d’ambiance sur ces titres-là, il semblerait que le public n’ai pas vraiment eu le temps d’intégrer les chansons du nouvel album. Dommage car ce dernier album est aussi bon que le précédent. Voire meilleur.
Côté concerts, à noter qu’Archimède est lancé depuis début septembre sur les routes de France et de Navarre à la rencontre de leur public. Point important également, ils font actuellement les premières parties d’Hubert-Félix Thiéfaine (rien que ça !) dans de nombreux Zénith.
  • Les dates de concert ici
  • Le site officiel ici

*MaxiCastor
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Oldelaf, *Le monde est beau*


Honte à moi. Avant de découvrir la pub sur France 4, je n’avais encore jamais pris le temps d’écouter le répertoire d’Oldelaf. Pourtant, ce n’est pas faute d’en avoir entendu parler. Je sais que ce monsieur est loin d’être un débutant, qu’il a officié un moment avec Monsieur D., toussa, toussa. Et puis là, une publicité pré-Taratataesque plus tard, je décide de stopper net mon ignorance et me lance dans de savantes recherches (au moins ça !) sur Oldelaf. La chanson diffusée dans la publicité me plaît bien, les images aussi : évidemment, il s’agit d’une vidéo du public en transe durant l’un de ses concerts !
Bref, bien m’en a pris, puisque Le Monde est Beau tourne maintenant en boucles dans mon iPod. Les chansons sont tour à tour comiques, émouvantes, absurdes…Il y en a pour tous les goûts sur cet album « vachement mieux que les autres » que dit la pub. Et, une fois n’est pas coutume, elle a raison, la pub. Je ne pensais pas écrire ça un jour, m’enfin, bref.
1ère chanson très marquante de cet album, selon moi : La Tristitude. Dès les premiers mots, le phrasé ressemble à s’y méprendre à une voix très connue, une idole des jeunes, un blondinet aux Claudettes…Il s’agit bien évidemment de Claude François le célébrissime. C’est flagrant, c’est frappant, grand retour dans les années 80 que j’affectionne tant. Youhou, on dégaine la boule à facette et le pantalon patte d'eph' !
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Petit voyage dans le Ch'noooooord à présent avec la chanson Courseulles-sur-Mer qui raconte l’histoire d’un couple qui s’en va à la mer en Normandie (l’hiver indien, une saison qu’on ne trouve qu’en Normandie), un accident de voiture, une entaille de pied à cause d’un coquillage, un brevet de secouriste bien utile…Mélangez tout ça, vous obtenez une chanson qui vire dans dans le tragico-comique !
Vient ensuite Danse, chanson coup de cœur de cet album. Comme son titre l’indique, elle donne envie de danser, de tourner dans tous les sens. C'est évidemment très rythmé donc ça me plait !
Autre chanson avec une mélodie particulière, du moins sur les premières notes de la chanson : Les filles qui s'appellent Valérie. Ça cause de toutes ces femmes "considérées à la va-vite comme héritières de 68". Toutes ces femmes qui mènent de front leur vie de femme, leurs espoirs perdus et leurs kilos gagnés.
Beaucoup d'autres tubes sont à découvrir sur ce nouvel opus d'Oldelaf. Prêtez-y une oreille attentive, vous ne serez pas déçus !
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*MaxiCastor*

Aldebert, *Les meilleurs amis*


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3 ans après la sortie de son album Enfantillages, Aldebert nous revient plus en forme que jamais avec un nouvel opus intitulé Les Meilleurs Amis. Si je n’avais pas accroché avec Enfantillages, ce nouvel album, lui, me ravit. 13 nouvelles chansons, tantôt gaies, tantôt plutôt tristes, rythmées, plus calmes…Tous les ingrédients sont donc réunis pour une écoute accrocheuse. Voilà ce qui s’est passé pour ma part, j’ai accroché. Premier bon point.
Le titre de la première chanson, Les coups de pieds à la Lune, me paraissait déjà bien poétique. Et à raison d’ailleurs. Aldebert nous livre là une mélodie épurée, douce, avec tout de même un chouilla de batterie pour « réveiller » tout ça.
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Grand retour du piano que semble tant affectionner Mr Aldebert dans Les petites amourettes, dont les paroles sont inspirées de « ainsi font, font, font, les petites marionnettes ». Si ça a l’air enfantin au premier abord, il n’en est rien. Ca cause d’une personne « qui tombe amoureux un peu comme on respire ».
La troisième chanson Sur ton berceau est une chanson dans laquelle Aldebert s’adresse à un bébé –petit bout de mec ou petit bout de meuf – peu importe, l’important est de savoir que « l’avenir appartient à ceux qui rêvent tôt ». Il se demande comment sera ce bébé à venir ; bonne-sœur altermondialiste ou un artiste dans l’âme ; homme d’affaire opiniâtre ou jet-setteuse borderline ?
Dans Trop belle pour moi, il se demande comment cette fille a pu s’intéresser à lui - incompatible anatomique-. Petit coup de banjo au début, arrivée de la batterie, ça frétille !
Homonyme est, selon moi, la plus belle chanson de l'album. Chantée en duo avec Simon Mimoun, en mode guitare-voix-harmonica, elle traite des absurdes difficultés que rencontrent les amants du même sexe à se faire accepter dans une société où l'homosexualité semble être toujours un tabou.
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GPS évoque quant à elle la vie d'un couple, qui évolue au fil des routes, entre accidents de parcours et détours...La mélodie est composée de violons donc forcément, ça me réjouit au plus haut point !


Du grand Aldebert cet album, en somme...Retrouvez-le dès à présent en concert. Il sillonnera les contrées de France et de Navarre pour nous présenter son nouvel opus, pour le plus grand bonheur de nos écoutilles...

  • Les dates de concert ici
  • Site officiel par ici

*Maxicastor*

Sunday, November 6, 2011

Mamas Gun envoûte la Flèche d'Or (19-10-2011)



Il n’y a pas si longtemps nous vous avons parlé de l’album d’un groupe britannique, Mamas gun (ICI) que nous avons beaucoup aimé. Il se trouve que les garçons étaient de passage à Paris pour nous faire découvrir leur musique sur scène et que j’y étais. Je dois avouer que je me suis décidée au dernier moment, car la Flèche d’Or propose des soirées durant lesquelles nous pouvons découvrir quatre groupes et que lorsqu’on veut voir le dernier groupe on peut être certain de rentrer tard chez soi, mais d’après le programme sur le site de la fnac et sur le site de la salle, je me suis dit que Mamas Gun passerait en deuxième, peut être troisième, mais que ça irait. Bon finalement ils sont les derniers à jouer, mais ce n’est pas grave, les vacances sont bientôt là, je pourrais dormir à ce moment là, je ne veux pas rater leur passage à Paris. Je reste donc toute la soirée et assiste au trois concerts précédents. Je choisis de ne vous parler que d’une des autres artistes présentes car je n’ai pas été assez attentive pendant les deux autres.

Avant le passage de Mamas Gun j’ai pu découvrir une artiste canadienne Lindi Ortega. Seule sur scène avec sa guitare, elle nous interprète des chansons pop-folk aux accents de country de sa composition. Bien que ne parlant pas français, elle interagit avec le public, nous dit qu’elle est ravie d’être en France pour présenter ses chansons. Elle arrive à captiver le public et à la fin de sa prestation tout le monde en redemande.



Les Mamas Gun entrent en scène vers 23h, les cinq garçons se mettent en place et entament le concert avec une petite intro avant d’interpréter le titre « The Life and Soul», qui est aussi le nom de l’album. La dimension soul de l’album ressort très bien sur scène et les musiciens sont habités par la musique qu’ils nous livrent. Leur énergie est communicative et le public s’en imprègne et le rend bien au groupe.

On sent une réelle complicité entre les membres du groupe. Le claviériste et le bassiste se livrent à certains moments à des petites chorégraphies qui ont l’air de les amuser tout autant que nous.
Les chansons s’enchaînent et on passe de moments rythmés et énergiques, avec « Inferno » par exemple, à des moments plus calmes et plein d’émotion, comme avec « The Art ». La voix envoûtante du chanteur nous transporte sur chaque titre, on se laisse porter où il veut nous emmener avec plaisir. Au milieu des morceaux du second album, le quintet nous joue également des morceaux du leur premier album, Routes to Riches que je n'ai pas encore écouté, mais je compte bien réparer cette erreur rapidement.



Le groupe finit son set avec « Reconnection » qui fait danser le public. A la fin du morceaux, le public offre une belle ovation au groupe et en redemande davantage.
Finalement, je quitte la salle à regret et espère qu’ils repasseront rapidement sur Paris pour un concert un peu plus long et devant un public plus nombreux, car ces musiciens sont pleins de talents et ils le méritent.


Set list

INTRO
THE LIFE AND SOUL
FINGER ON IT
ROCKET TO THE MOON
INFERNO
THE ART
POTS OF GOLD
LET’S FIND A WAY
BIG BETTY
RECONNECTION

Lo'birds

Saturday, November 5, 2011

NIRVANA - Nevermind : Happy birthday !

A moins que vous veniez de passer quelques mois sur une île déserte, vous savez tous qu'il y a vingt ans de ça sortait "Nevermind" de Nirvana et que le mois dernier, l'album est ressorti sous diverses éditions collector pour marquer cet anniversaire. Avec des titres inédits en live ou encore des mixes originaux, des versions démos. Le son est tellement authentique, qu'on a l'impression d'être assis sur le canapé de Kurt en train de siroter une petite bière en regardant le groupe répéter...
Alors après deux mois à nous rappeler à quel point Nirvana fut un grand groupe et Nevermind un si grand album, j'ai eu moi aussi envie d'ajouter ma petite chronique à la longue liste d'articles élogieux que l'on a pu lire par-ci et par-là. Et puis parce que c'est aussi le but de ce blog musical, de faire partager nos goûts musicaux. On s'en donne à cœur joie, et vous aussi de part vos réactions et commentaires.

1991 déjà... sortait un album qui allait secouer la planète rock. Un tremblement de terre dans l'univers musical. Un album à la pochette très controversée qui va devenir l'une des icônes des années 1990-2000. Et c'était aussi le début de la vague grunge, le mouvement d'une jeunesse qui essayait de se créer une identité pour échapper à l'ancienne vague hippie de leurs parents. L'époque du look "jemenfoutisteyaautrechosedeplusinteressantquelapparence" et aux cheveux aussi propres qu'une cuvette de WC d'une salle de concert, et qui a permis des économies de shampoing à nos mamans de l'époque, quand nous étions adolescents et qu'elles nous prenaient pour des malades mentaux quand on s'extasiait sur les cris de Kurt Cobain.

Nevermind c'était un grand disque, et l'occasion de découvrir un génie en la personne de Kurt Cobain qui, pour moi, est devenu tout simplement et logiquement un personnage historique qui aura marqué son temps, notre époque, ma vie.

Bref, mine de rien c'est important de parler du deuxième album studio de Nirvana, car, en plus d'avoir eu un impact sur une génération entière, il est rempli de tubes comme "Smells Like Teen Spirit" en tête. Alternant douceur et explosions de violence, servi par une mélodie redoutable il est devenu incontestablement l'hymne universel de Nirvana. Quatre mots aussi puissants et célèbres que l'historique "Vive le Québec libre" du Général de Gaulle. (Je voulais placer le mot "Québec" dans mon article, c'est chose faite.) ou encore "Come As You Are" l'un des titres les plus avenants de l'album que tout le monde connaît. Un album sous tension entre riffs tranchants et chants corrosifs, marqué par l'écriture de Cobain, chargée de tumulte intérieur et de rage contre le système, et la vie elle-même. J'écris "sous tension" dans le sens "brutal" - "nerveux", car au-delà des mélodiques "Teen Spirit", "Lithium" ou "Come As You Are" d'autres titres comme "Territorial Pissing" qui, en deux trois accords punk, dévaste tout sur son passage tout comme le métallique "Breed", l'un des plus beaux morceaux de Nirvana à mes yeux, avec "Aneurysm" de l'album Incesticide. Et puis dans cet album il y a "Polly"... Vous savez "Polly" ce morceau qui évoque le kidnapping d'une amie du chanteur qui a été violée et torturée. Après avoir écouté cette chanson sur scène, Bob Dylan dira "Nirvana a des tripes, Kurt Cobain a du coeur" et je suis parfaitement d'accord. Faut pas croire que parce qu'il se droguait et n'avait que des idées noires "I hate myself and I want to die" que Kurt n'était pas quelqu'un de bien. De plus, il avait un réel talent d'auteur-compositeur.



L'album aurait pu être conclu dans le calme et en violoncelle avec le magnifique "Something In The Way" mais fait rarissime à l'époque, un morceau caché "Endless Nameless" résonne comme un coup de tonnerre où on entend un Cobain énervé et fracassant sa guitare dans une explosion de feed-back et de larsens qui rappelle la fin des concerts du groupe, qui étaient de véritables feux d'artifices de violence et de bruit. Ca décoiffe et c'est vraiment bon.
C'est sur ces notes que le grunge est vraiment né en 1991 avec Nevermind, même si le terme a été lancé en 1987 par le chanteur Mark Arm de Mudhoney. Ce n'est pas exagéré que d'affirmer ça, tant l'héritage alternatif qu'a laissé Nirvana a ouvert de nombreuses portes aux groupes qui ont suivi.

Depuis, le mythique album a souvent pris des proportions exaspérantes, Kurt Cobain est devenu le Che Guevara commercial du Grunge, et tous deux s'affichent désormais sur les tee-shirts d'adolescents, récupérés par une société de consommation et prêts à proclamer être des grunges alors qu'ils sont quasiment tous à côté de la plaque. L'époque du "avoir" au lieu du "être", nous sommes en plein dedans que voulez-vous... L'âge d'or du mouvement underground est mort lui aussi le 05 avril 1994. Mais vingt ans plus tard, la nostalgie n'existe toujours pas, ni le souvenir du groupe ni l'album n'ont pris une seule ride. Tout semble être resté intact. Finalement "the grunge is not dead" !!! Et même si Bleach reste mon album préféré de Nirvana, je ne pourrais jamais me passer de Nevermind, il coule vraisemblablement et définitivement dans mes veines...

Pablito

Lànre - Pen Voyage Chapter One : Singing for Change


Une fois n'est pas coutume, je vais, à présent, vous parler d'une artiste qui gagne à être connue: Lánre.

J'avoue que l'univers musical que nous offre Lànre n'est pas un univers vers lequel je me serais tournée spontanément. Mais après avoir eu l'occasion d'écouter son premier album "Pen Voyage Chapter One: Singing for Change" en profondeur, je me suis dit qu'il fallait tout de même que je vous en touche quelques mots!

Faisons les choses dans l'ordre, commençons donc par les présentations.

Lànre est une jeune auteur-compositeur-interprète anglaise avec des origines nigériennes. Avant de se lancer avec ce premier album, elle a d'abord fait partie du groupe de gospel "GK REAL" qui a été de nombreuses fois récompensé. Et c'est riche de cette expérience qu'elle a ensuite décidé de prendre son envol pour une carrière solo. Durant l'année écoulée, Lànre a souvent eu l'occasion de se produire sur scène dans divers bars, cafés ou restaurants à Londres et s'est aussi jointe à des causes caritatives. Elle a également donné ses premiers concerts au Canada et, à mon avis, ne devrait pas tarder à se faire connaître de ce côté-ci de La Manche.

Venons-en ensuite au fameux album.
Au fil de l'écoute de ce dernier, l'importance des racines africaines de Lànre m'a sauté aux yeux (ou plutôt aux oreilles!), surtout avec des titres comme "Prayer (Oun Gbogbo)", avec lequel s'ouvre l'opus, ou encore "Mà Gbagbé".

Mon premier coup de coeur de l'album se porte sur le titre "Beautiful", un titre accrocheur, entraînant où la douceur de la voix de Lànre s'harmonise parfaitement avec la tendance pop-folk qui s'en dégage. Il s'agit du genre de chanson que l'on se surprend rapidement à fredonner sans même s'en rendre compte!
J'ai également un faible pour le titre "Running" en duo avec Karl Nova qui fait la part belle au ukulélé et à la batterie dans un premier temps, qui nous incite à battre la mesure du pied ou à taper des mains dans un second temps et qui invite, de façon un peu inattendue, un petit bout de rap-slam dans un troisième temps. A la sortie d'un tel titre, on a, en effet, l'impression que Lànre a tenu la distance sur un "sprint" d'une durée de 3'38!

A côté de ces titres, il y en a d'autres, comme "Wishful Thinking",au travers duquel les racines nigériennes de Lànre refont surface, ou "Love Way", pour ne citer que ceux-là, où son expérience passée dans le Gospel se fait agréablement ressentir.

L'album se conclut avec la chanson "Goodnight" qui sonne comme une douce berceuse et que j'imagine bien écouter tard le soir à la fin d'une journée bien chargée... Ce titre se prolonge d'ailleurs par un p'tit bout morceau de chanson a capella "Ipàdé".

En conclusion, Lánre est le genre d'artistes que j'imaginerais parfaitement dans un festival comme "Couleur Café" où se côtoient les styles musicaux du monde entier. Espérons que la France et la Belgique lui ouvriront leurs portes et lui donneront l'occasion de nous montrer tout son talent!

Pour écouter quelques extraits de son album, il vous suffit de cliquer ICI.

MusicAndMe

Tuesday, November 1, 2011

Coldplay - Mylo Xyloto


Aaaah Coldplay... Coldplay et leurs incontournables succès. Qui n'a jamais écouté "The Scientist", fredonné "Clocks" ou "Viva la Vida", pleuré sur "Fix you" ou "Trouble"?... Combien de films ou de séries (bien souvent dramatiques, il faut le reconnaître) n'ont-ils pas choisi les chansons du groupe en bande originale?
Il y a des groupes comme ça qui s'inscrivent dans l'Histoire de la musique et pour lesquels on a l'impression que chaque titre sorti est destiné à devenir un tube planétaire. Coldplay en fait partie!

Alors, il y a quelques mois, quand le groupe a annoncé la sortie du nouvel album "Mylo Xyloto", comme beaucoup de fans, je m'en suis réjouie. Et puis, le premier extrait "Every Teardrop is a Waterfall" a été dévoilé et là, j'avoue que, pendant quelques temps, je me suis demandé ce qui avait bien pu passer par la tête de Chris Martin et de ses acolytes pour reprendre une rythmique telle que celle-là. Mais soit, cela a davantage éveillé ma curiosité au final!


Donc à la sortie de ce fameux album il y a une semaine à présent, je l'ai acheté et j'ai pris quelques jours avant de m'y plonger complètement. Et au final, même si je ne suis pas séduite par toutes les chansons qui y figurent, je ne regrette en rien mon achat!

La sensibilité de chacun fait que nous ne sommes probablement pas tous conquis par les mêmes titres. Mais je trouve que l'introduction musicale "Mylo Xyloto" suivie par le titre "Hurts like Heaven" est un choix judicieux car à l'écoute de ceux-ci, ma première envie a été de pousser le bouton du volume, de pousser les meubles dans un coin et de transformer mon salon en une immense piste de danse (et j'exagère à peine, si si!).
S'ensuit le titre "Paradise". A la première écoute de celui-ci (en radio alors), j'avoue ne pas avoir été réellement transportée. Mais après avoir vu le clip (qui m'a bien fait rire, même si je ne sais pas si c'était le but premier d'un tel clip) et surtout, après visionné quelques vidéos en live de ce titre, je me dis qu'à nouveau, Coldplay a trouvé la recette pour faire de cette chanson un tube qui sera très probablement repris en choeur par leur public lors des concerts.
Dans la même lignée, c'est le titre "Charlie Brown" qui prend ensuite le relais.


Puis, discrètement mais sûrement, "Us Against the World", une ballade, douce et belle, une de celles dont seul le groupe a le secret. Dès la première écoute, les frissons sont là, voilà l'esprit "Coldplay" que j'aime, celui qui m'a embarquée il y a quelques années et qui me rappelle des succès plus anciens. J'aime, ni plus ni moins! Quelques chansons plus loin sur l'album, on trouve le titre "U.F.O" qui me fait le même effet et que j'inscrirai donc dans la même lignée.

On retrouve ensuite un interlude musical "M.M.I.X." parfaitement bien placé pour introduire le titre suivant (sur lequel je ne vais pas revenir puisque je vous en ai déjà parlé) "Every Teardrop is Waterfall".

"Major Minus" arrive ensuite et là, je ne sais pas trop quoi en dire. Probablement, un titre qui doit exploser en live. Mais là, sur la version studio, j'avoue que ce titre ne me parle pas. Je ne vous ai pas caché ne pas être conquise par l'entièreté de l'album. Voilà qui est le cas pour ce titre...

Bon, il y a aussi le fameux duo "Princess of China" avec Rihanna. Qu'en dire? Ce titre divise un peu les fans, j'ai l'impression. Certains vont le trouver extraordinaire, d'autres pas du tout... Je vous laisse un peu deviner dans quel "clan" je m'inscris (quel suspens, n'est-ce pas?;)).

"Up in flames" avec son introduction avec un duo piano/batterie est un petit bijou selon moi où, l'espace de quelques instants, j'ai l'impression de retrouver l'esprit de Neil Young, principalement sur le refrain.

On trouve ensuite à nouveau une transition musicale "A Hopefull Transmission" qui tombe à pic pour introduire le titre suivant "Don't Let It Break your Heart".
Et c'est avec le sublime "Up with Birds" que vient se clôturer l'album.

En quelques mots, qu'est-ce que je retiens de ce nouvel album? Que, même si certains titres peuvent surprendre et que, parfois, on peut avoir un peu l'impression que le groupe s'essouffle, l'esprit de Coldplay est toujours bel et bien présent. Et j'espère sincèrement que, contrairement aux rumeurs qui courent, cet album ne sera pas le dernier! Croisons les doigts tous ensemble, les amis!

MusicAndMe